Amours éloignées : les âmes-aimantées…(2)…

Publié le par imagiter.over-blog.com

Amours éloignées : les âmes-aimantées…(2)…

Pourtant, Pearl vit ; plutôt vécut, cette tempête tranquille comme si Gundi était entièrement présent. Plus que la vie. Plus que l'univers. Plus que tout. À cette distance. Ce qui transforma Gundi en but à atteindre. Si densifiés de toute la matière, que, pour se rejoindre, ces deux êtres allaient mettre à nu des pans entiers de la société. Comment s'enchaînent les mécanismes précis, les rapports sociaux. Comment filtrent, ou plutôt, afin de fuir ce genre d’horrible vocable, comment sont la genèse, la maturation et toutes les nuances des rapports humains. La société pour son but – que personne n'avait même jamais à définir clairement : la société qui serait toujours l'incessant apprentissage de vivre en société – trouvait la même familiarité que si elle eut été une personne. Tous les débats décantés. Les questions dans leurs retranchements. Puisqu'un homme et une femme avaient, qu'il en aient conscience ou non, avec leur volonté ou non, qu'ils y consentent ou non, leurs destins complètement liés, indissolubles – Gundi et Pearl allaient transformer la société. Comment donc ?

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Comment transformer la société, cela ne tient pas debout, de fond en comble, c'est même un comble. C'est que les métaphores socio-logiques aboutissent à un tel décalage par rapport au réel, une telle distorsion, une telle disproportion, même si la vague indication de la direction, du sens, reste grosso modo praticable. Transformer la société, c'est transformer la vision qu'elle a, d'elle même et du reste – en fait. Puisque pour Pearl et Gundi leur rencontre devenait plus importante que leur vie – ils étaient bien en train de modifier la vision qu'avait la société d'elle même. Si tu en aimes un, pourquoi n'aimes-tu pas toute l'humanité. Le premier pas est fait. Ensuite, plus qu'une question d'échelle. Étrange, du moins profondément inhabituel, de faire ainsi de la société un personnage réel, se profilant dans le champ du romanesque…ayant une épaisseur et des vecteurs de réactions concrètement descriptibles.

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Mais la société c'est le tiers exclu de ces deux âmes-sœurs et la société ne pratique guère la croyance que les âmes puissent être destinées l'une à l'autre, que l'ordre de l'univers – chaos devenu cosmos – se déplie bien d'un sens ; aussi, la société balance coups de béliers sur leurs liens sacrés. La science, pourtant, principalement depuis un siècle, montre et démontre que tout est lié et relié, que des quarks, atomes, molécules jusqu'aux étoiles – tout demeure en résonance ; que des cellules, organes, végétaux, animaux jusqu'aux humains - tout reste en interdépendance. Que ce qui décrit le plus précisément tout l'univers, matériel et mental, c'est bien le mot solidarité. Or, la société ( mal « dirigée » !) vit très exactement l'inverse, le méticuleux opposé ; pour elle, les hommes ne sont pas liés et reliés entre eux, il ne peut exister – entre eux – aucune interdépendance, juste une familiarité vulgaire racolant vers la déchéance. Alors, quant au concept de solidarité en combien de conscience a-t-il pénétré ?

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La société, dans le sillage de qui veut se faire croire la diriger, se permet de renier et dénier les plus fermes conclusions scientifiques. Froides inquisitions faites comme si elles n'existaient même pas. La société leur tourne carrément le dos - mais les scientifiques n'y trouvent apparemment rien à redire. « Cet irrationalisme institutionnel produit un cataclysme, un chaos total dans la vie quotidienne », surgit Dogan. L'homme qui aime les quatre civilisations, en a en fait le croisement de la joie, de l'union, celles qui aspirent les forces énergétiques apaisées. Il dit ne pouvoir vivre, tout simplement respirer, vaquer, sans la civilisation africaine, sans la civilisation amérindienne, sans la civilisation orientale, mais sans le meilleur de la culture occidentale, non plus.

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Face aux assauts sournois et répétés, sans grandeur et sans but ultime, contre la culture, il est de ces quelques résistants, près desquels les dissidents russes semblaient…

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…………………………….peu torturés, et tous les Salman Rushdies moins menacés

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…………….en remerciement d'Eugène - Trouble Fêtes !...

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

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Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

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trouvez, aussi, un compliment à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org, onglet 1 "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" ou bien "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" et "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou, encore, "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques", et "Rien de plus solide que le solidaire", sinon, onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends

Le si rare moment de la jubilation ?

La façon d’écrire se nomme infini respect

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 500 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

Publié dans Croque tes crocos

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Trouble fêtes 21/05/2014 14:57

L'over - plus pull que blog - continue de ramer !...allways below zero !!!
*<;o))

Merci.
Michel