Comment empêcher que les histoires d'amour finissent mal ? (5/ 5)

Publié le par imagiter.over-blog.com

Comment empêcher que les histoires d'amour finissent mal ? (5/ 5)

Pendant une poussée de secondes, je suis tellement toi que ma démarche change, plus légèrement aérienne, ou plus lourdement tellurique, comme si ton corps me mouvait ou que je meuve ton corps. Juste une touche à peine palpable où je sens comme une femme. Je sens tout mon corps tel une muqueuse de mon entière taille toute attendrie de toi. Le dialogue de Gundi et Pearl, leurs pensées séparées par longues distances, s'entrecroisaient pourtant avec une précision d'orfèvre. Pas mieux s'ils étaient alanguis, côte à côte. Ils participent l'un de l'autre. Mais toi tu vois le monde comme quelqu'un qui « de l'intérieur » d'une maison regarderait la rue « à l’extérieur ». Feuillette Dogan, p. 65, (Norbert Élias - La civilisation des mœurs -, 1969 - 1973) « … l'individu se ressent comme un objet extérieur à la nature, celle-ci n'étant devant lui qu'un « paysage », l'individu se sent indépendant de tous les autres hommes dont le destin lui paraît « étranger » et lui semble n'avoir aucun rapport avec sa nature « profonde ».

Un abîme monstrueux sépare, dissocie chacun-e du monde et des autres vus comme « objets ». Il ne s'agit de rien de plus qu'une transformation des mentalités, des sensibilités afin de construire des ponts au dessus de tous ces abîmes, concrétise Dogan. A toi de te situer et ta maison dans le réseau des rues et structures mouvantes que serait le tissu humain, afin que s'estompe, lentement en toi, le sentiment d'être «intérieurement» quelque chose pour toi. Tandis que les autres ne seraient qu'une société, un environnement, un paysage qui te ferait face, et qu'un gouffre séparerait de toi.

«Je suis ici tout seul ; tous les autres sont à l'extérieur, à l'extérieur de moi, et chacun d'eux poursuit comme moi son chemin tout seul, avec une intériorité qui n'appartient qu'à lui, qui est son véritable moi, son moi à l'état pur et il porte extérieurement un costume fait de ses relations avec les autres (p. 65 - ibidem). »

Une transparence d'égaux vivant la même expérience se voit définitivement obscurcie par l'aliénation, alius (l'autre) transformé en aliud (objet). « L'occident commence là où commence le partage entre un groupe défini, la cité, et les autres ou l'autre » précise Lucien Sfez dans « Les leçons sur l'égalité ». Alien – cette action de partage qui met l'autre A DISTANCE et lui assigne sa place d'autre. Il n'a rien dit, ne peut rien dire. C’est soi qui met l'autre à distance et « chacun à sa place » ce qui ne veut strictement rien dire et, pourtant, c'est sur ces phrases là et leurs médiocres dicteurs que la société vit (pas avec ses grands hommes !) chacun à sa place, par rapport à qui, qui est le chef d'orchestre ? Il n'a rien dit et je le/ la mets à distance. Ensuite, quoiqu'il fasse tout sera interprété d'après cela. Celui qui agit ainsi se pose donc comme le maître absolu, le créateur de l'autre, dieu en fait. « Je ne suis pas toi et je te mets à distance, mais tu fais de même en ce qui me concerne et nous gardons à l'interne notre « même ».

Une ressemblance surnage encore mais l'aliénation finale est que « De l'altérité nécessaire, nous passons à l'altération, puis à la subalternité. Étrange opération qui emprunte ses traits à la métamorphose (…) il s'agirait ici d'une transformation du contenu de l'ancien « même » en une figure qui est identique à celle de son tourmenteur. Phagocytose du même par l'autre pour en faire un même que lui, au point que l(ancien même est devenu étranger à lui même, à sa propre égalité avec soi. Il est désormais transformé en chose » (p. 221) conclut Lucien Sfez…«La séparation» rendant impossible tout rapport humain, puisqu'elle ne sait qu'attarder son mécanisme,surtout dans une société de « communication ».

Tout le monde est séparé de tout et de tout le monde. Il faut attendre que la majorité n'en puisse plus de cet exil, de cette sécheresse stérile, de ces êtres « isolés » comme de l'électrique courant ; il faut attendre que la majorité veuille changer de regard, de façon de voir les choses et les autres humains. Chacun sous-marin, blockhaus, veut retrouver la mer des autres, veut redevenir sans défense. Chacun veut cesser de ressentir son intériorité comme inaccessible aux autres, tellement, jour après jour , elle s'est éloignée, scindée. Tous ces mois dans leurs coquilles, leurs carapaces, ont le sentiment d'être perdus, dans le noir et, pourtant, malgré tout, ressentent cette séparation comme « La forme de la conscience », celle dont on ne peut se défaire sans risque. Dogan baisse le ton. Psychedelic issue…

Il s'agit de sentir, aimer et penser que tout est lié et relié à tout pour changer de mentalité. De l'intérieur vers l'extérieur. Mais l'accepter, le vouloir, le rechercher – en aucune façon forcer cet assentiment aux sentiments. Le pont au dessus de l'abîme de l'égo-isme ne peut se nommer que solidarité, aux solides solives ! Seulement l'âme-sœur, à ressentir le manque d'être, d'un autre comme ce qui déchire le corps, arrache l'esprit et propulse l'âme ardente en sa recherche éperdue dans tout l'univers ; uniquement l'âme- sœur, de sentir que l'apparition de l'âme double ressoude tout le corps, devient la symphonie de l'esprit soudain au maximum de ses possibilités, en fait danser l'âme dans le bonheur d'être entièrement présente ici et maintenant ; toucher et guérir – ce mouvement d'empathie obligatoire, tout à la fois physique et mental, sensuel et sentimental, allez-vous comprendre enfin que le mental et le sentimental sont deux faces du même savoir – la source même de tous conflits, de toutes guerres, de toutes destructions et comment, y mettre, fermement fin. La paix après la guerre…La guerre, trop paradoxalement, c'est une histoire d'amour, met à jour Dogan, une affaire de sentiments. C'est pour cela même que, devant l'union visuelle, si lumineuse, de deux âmes-sœurs,

…………la société sort sa violence de son étui et veut …………………

...........................flanquer la guerre entre elles. !!!

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

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Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

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trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 " La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir " et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, Le Roman de L’Économie, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim il a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 500 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

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