Le corps dilaté ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Quelle est la plus grande des socialités possibles ? Si ce n’est le cœur le plus évidemment à l’extérieur de soi **. L’égoïsme stérile se planquant, lui, dans un coffre fort inaccessible à tout. Le cœur extériorisé, tel un tambour frémissant, apprend toutes les sensibilités possibles. Et connaît le réel d’une manière disons très intime. L’avarice des sentiments ne connaît rien à rien, même pas son intérêt objectif – ce pourquoi il braille sur tout !!!

Ce sera donc des chuchotements qui nous conduiront à la source des trésors intérieurs :

« Le cœur le plus évidemment à l’extérieur de soi » c’est bien de Jean Jacques Rousseau. Comme quoi les soi-disant rêveurs observent la réalité d’une manière plus enveloppante que des esprits prétendus réalistes. Ils peuvent oui extraire une carotte de glace mais n’en font rien dans la vie sociale la plus globale !!! Le cœur le plus évidemment à l’extérieur de soi – par exemple, devrait être inscrit fermement dans toutes les institutions politiques… !!! Pourquoi donc ?

…oui pourquoi ? retrouvons le corps dilaté ? Cette surprenante appellation suit un cœur dilaté, d’abord. Mais encore ? Nous ne sommes pas vraiment plus éclairés avec cela ? « La joie spacieuse – Essai sur la dilatation » de Jean Louis Chrétien, 2004, nous informe afin d’ouvrir la grande réponse. Oui comment commencer à vraiment écouter ? « Seule la parole démesurée des poètes sait dire la démesure de la joie », prévient Jean Louis Chrétien. Oui lorsque les lois physiques rencontrent le tissu physique des lois de nos corps - que nous n’entendons pratiquement plus…oui que faire ?

Oui …Sinon le écoutons en silence pour une fois !!!

« Notre respiration se fait plus ample, notre corps l’instant d’avant replié sur lui- même, n’occupant que sa place ou son coin, tout à coup se redresse et vibre de mobilité, nous voudrions sauter, bondir, courir, danser, car nous sommes plus vifs dans un plus vaste espace, et le défilé resserré de notre gorge devient le gué du cri, du chant ou du rire déployé (op cit.).» On ne peut plus clair. Oui grandement. C’est que, pour notre propre sensation intérieure de nos corps – nous ne savons pas dire où ils se terminent. Sans bords réellement fixes. Comme si notre peau s’agrandissait ou se rétrécissait. Et tout un chacun sait très bien que, dans le même corps (le même – nous n’en avons pas deux), parfois, nous nous sentons au grand large, tout à fait à l’aise, la peau comme une prairie immense qui nous caresse de fraicheurs. Parfois, tout au contraire, nous nous sentons si resserrés, la peau barbelée qui nous étouffe et nous ligote de partout. Or, ces dilations et constrictions ne sont pas du tout une fonction du corps !!!

Alors ?

Humiliés, exclus, terrorisés, diffamés, etc. nous nous sentons si petits, recroquevillés dans la petitesse. A l’inverse, des attentions, de l’honnêteté sociale, de l’écoute, un sourire, etc. et nous nous sentons plus grands et déployés. Oui plus grands que la Terre, à la taille de tout l’univers si plein d’étoiles qui scintillent à notre rythme. C’est donc l’organisation sociale qui cogne ou apaise. Nous cogne dessus ou nous apaise – et, en dernière analyse, jamais personne d’autre. C’est, par conséquent, au niveau des émotions et des sentiments que tout se passe pour nos corps. La Raison, cette boisson des dieux, n’est plus bue que par les êtres de plénitudes intérieures. Avec le cœur le plus évidemment à l’extérieur d’eux-mêmes. La Raison qui peut tout résoudre n’est plus jamais utilisé socialement – sauf dénaturée et inutilisable dans les propagandes sans issue.

La société conserve des responsabilités immenses – qu’elle n’assume pas – dans les blessures profondes faites aux humains. Ainsi, Boris Cyrulnik, ce clairvoyant aux propos toujours très durs, a clarifié : « si nous consacrions un petit budget pour comprendre l’impact du sourire de la mère sur le développement de l’enfant – nous économiserions les milliards de milliards dépensés pour la guerre »…les faux-jetons évacuent ces sages paroles et se monopolisent, ainsi illégitimement, les paroles trafiquées et falsifiées des autres !!! Par eux déformées. Cet exemple n’illustrant que la gigantesque implication sociale sur les coups – si évitables – portés à chacun d’entre nous. Par la porte de nos sentiments et de nos émotions !!!

Bien, mais ce qui est un mal – à partir du moment où nous en prenons conscience… ce pourquoi, d’ailleurs, les vrais écrivains sont, scandaleusement, écartés de la société : en effet, il NE FAUT PAS que nous prenions conscience de quoi que ce soit de global !!! Possibilités d’agir alors à notre portée…-- oui ce qui était un mal, à partir du moment où nous en prenons conscience, peut – ainsi – se transformer en un bien …la joie, visiblement, rend plus fort. Oxygénant tout, nous laissant nous reposer sur le dos puissant de la tranquillité intérieure, faisant couler à pleins pots les certitudes de vivre dans le sang ardent. Une présence vraiment solide au monde d’où la joie coule en abondance et déborde de partout. Plus aucune propagande ne peut nous déloger de notre fondation. Ce pourquoi les pouvoirs haïssent la joie, le bonheur simple, le cœur aimant, la fidélité spontanée, la conscience intelligence, etc. – puisque nous n’avons même plus besoin de contester, nous attestons juste que leur monde de pouvoir est inconsistant.

Nos joies, dilatées partout, nous rendent aussi grands que l’univers. Pourtant, elles ne se vivent aux détriments de personne, et ne nuisent à strictement aucun-e d’entre nous. Bien au contraire. Si ce monde tarde tant à changer c’est que nous manquons de témoins droits et paisibles – nous n’avons que des spectateurs de l’absence du sens, toujours plus frénétiques et irréalistes !!!

Irréalistes ? Oui commençons donc par avoir le cœur le plus évidemment à l’extérieur de nous…ceci peut, peut-être, faire plus souffrir au sort collectif que l’égoïste cloitré dans son coffre fort d’antisocial. Mais les jouissances restent un milliard supérieures pour un cœur le plus évidemment à l’extérieur de soi. L’égoïste ne connaitra, intimement, jamais personne même pas lui, dont il méconnait tant les vrais intérêts. Tels que garder le cœur le plus évidemment à l’extérieur de soi et non le gâcher rabougri au fond d’une poitrine qui ne se dilate jamais. Et donc ni ne vit ni ne vibre !!!

Oui la joie est la dilatation. Elle seule permet de ressentir que le monde s’élargit à notre taille intérieure. En fait, c’est nous qui sommes élargis à la taille du monde. Mais cette sensation se déchiffre ainsi. La joie seule fait du dedans tout le dehors et du dehors tout le dedans !!! La joie vive reste vivace et donc vive ce qui nous vive vive/ vif !!!

Ce vaste mouvement hors de soi qui nous propulse dans le monde démesuré et nous fait sentir, sur chaque centimètre de peau, que l’univers nous embrasse. Oui qu’il est content de nous. Et cette insurpassable extase se révèle encore plus puissante si nous avions toujours gardé le cœur le plus évidemment à l’extérieur de nous-mêmes…cette apparente amplification mesure seule les dimensions du monde. L’utilitarisme n’est utile personne, en fait…

Si les plaisirs déçoivent par satiétés et pertes des goûts, des goûts à les retrouver en somme – la joie jamais. Aucune déception à la joie - que des réceptions. La joie prend, reçoit, s’ouvre à toujours plus – mais ce sont aux inépuisables qualités. La joie est intimement écologique – les plaisirs beaucoup moins. Prêts à tout trahir !!! Sinon il n’y aurait pas eu la régression de la société de consommation sans jamais de dilatation du cœur. Ni la moindre joie. Mais alors ?

Puisque tout est joie. La joie intellectuelle reste immense et la société de consommation refuse l’intelligence, son ennemie la plus tranquille, puisque paisiblement sûre d’elle. Penser déborde de joie. Aimer gratuitement (sans rien attendre en retour !) reste joie. Sentir et ressentir se font joies multipliées lorsque toutes les sensations deviennent…sensationnelles !!! Les émotions fusent joies. Respirer digérer danser, etc. tout peut « devenir » joie qui dilate !!! Imaginer ce que peut devenir danser SUR Le cœur le plus évidemment à l’extérieur de soi. Ce que ce cœur peut ressentir tressauté tel le plancher d’une salle de danse…

Oui aucune limite à cet éloge…même la conclusion qui avoue que la Justice immanente (non celle trop sélective des humains !) est de son côté, à la joie !!!

En effet, on ne peut devenir joyeux. Soi on l’est soi on ne l’est pas !!! Aussi…

…il faut et il suffit de rester disponible à la joie.

…………………………………………………..Et disponible…rend toujours si dispos !!!

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

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(à suivre)

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

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Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

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L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

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