Comment on nous a refilé une fausse liberté contre la vraie ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Comment on nous a refilé une fausse liberté contre la vraie ?

Cette liberté sans sujet ni finalité, mue seulement par une logique économique et technocratique, évacue, du coup, toute la dimension politique de la liberté qui est au cœur de l’existence humaine. Et qui se montre, elle, sans ambiguïté, debout à dire Non à un tel système. Tout autre prétendue liberté est un asservissement !!! Alors, comment la soif intense de liberté peut-elle se retourner contre l’individu lui-même ?

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Le néolibéralisme n’est qu’un passéisme très nocif qui nous reconduit vers ce qu’il y aura eu de plus aliénant dans le passé, pourtant obsolète. En effet, pour le néolibéralisme, les « sujets » dont on invoque la liberté et la souveraineté inviolables sont avant tout des organisations corporatives d’ampleur planétaire revêtues du statut juridique de « personne morale ». Elles s’assujettissent les sociétés comme les individus, les cultures comme les civilisations. Cette liberté en devient sans sujet (sans personne pour l’incarner en chair et en os). Comme une liberté sans finalité. Qui tourne à vide. Comment cela peut-il être devenu possible ? C’est l’économie qui vit pour nous et contre nous – les monstres qui soutiennent un telle inhumanité sont bien les êtres les plus « abstraits » que l’Humanité ait connu. A savoir que l’on peut être « abstrait » sans savoir à peine lire, écrire ou parler. Ou en le sachant.. Nous parlons bien ici d’anti-humains châtrés de toute émotion, sentiment ou sensualité. Le vrai savoir n’est que libérateur. Clair ?…

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La liberté proprement humaine, au ras des pâquerettes, qui ne s’use jamais si l’on s’en sert, qui n’est que partageable et que semable à l’infini…etc. Oui cette liberté-là prend, entièrement racine à travers deux concepts : ceux de solidarité (aidos) et de justice (dikè). En dehors de ce naturalisme bien social – pas de liberté RÉELLE ? Qu’une liberté d’image détachée de la vie quotidienne ? Oui une liberté bien ennemie de l’individu qui s’en revêt ? C’est ici, qu’intervient la compréhension du véritable POISON qu’aura été le post-modernisme, cette théorie pseudo-libératrice.

La liberté post-moderne contre l’individu ?

Dans sa théorie critique de la postmodernité, Freitag part du fait de la généralisation d’une certaine idée de la liberté, individualiste et utilitariste, laquelle se serait finalement retournée, totalitairement, contre l’individu lui-même.

En coupant toutes les racines avec le transcendantal (dans le sens sain du terme), en se distanciant d’avec un certain humanisme qui associait l’individu à l’appartenance civique et à l’engagement politique. Ces deux dimensions faisaient donc, initialement, contrepoids aux effets pervers de la liberté individualiste et utilitariste de l’argent qui vit à notre place.

Or l’individu contemporain, s’éloignant de cet humanisme, s’est lui-même coupé d’une partie de son humanité, en se privant ainsi d’un tel attachement concret au monde. Il ne va plus vivre que dans les impassibles images « abstraites » (quoique d’apparence sensibles, seulement d’apparence…), qui, telles le papier collant qui attrape les mouches, va toujours tout lui prendre sans plus rien lui donner. Les images glaciales coupent les liens concrets entre les individus : et cela ce n’est pas de l’abstrait !!!

Et pourquoi lâcher ainsi la proie pour l’ombre ? Et comment se fait-on couillonner ? La manifestation première du phénomène d’atomisation individuelle sera visible dans le processus d’autonomisation globale de l’économie par rapport à la société. Ce processus va de pair avec l’effacement du politique comme mode de régulation collective permettant de penser le bien commun. Cet état des choses en viendrait donc à inaugurer un système « sans sujet ni respect pour l’humain ».

Le massacre de la vie intérieure du véritable humain est-il terminé ?

Non, puisque le système s’est constitué sur la négation de l’expérience sensible du monde, négation contenue en grande partie à la fois dans la pensée scientifique moderne (avec Descartes, notamment…) et dans le courant du rationalisme utilitariste. Cette conjonction aura eu pour effet de constituer la liberté sur le mode négatif du «désengagement ». Comme si on pouvait être libre sans s’engager dans tout, sans dire oui à la vie ?

C’est quoi ce désengagement ? En clair, s’y généralise une liberté réduite à sa seule dimension marchande et utilitariste là où l’individu, possessif et calculateur, est dépeint comme affranchi de toute norme et de toute forme de dépendance sociale. Il n’est donc plus un être social, mais bien un individu souverain, ainsi délié du collectif. La perversion de l’esprit complètement malade et corrompu du capitalisme aura, ainsi, RETOURNE la démocratie contre ses citoyens mêmes !!! Et pour cela, toute libération survient, désormais, d’une immense répulsion existentielle envers le capitalisme. Cette déchéance visible de la grandeur humaine !!! « Croire » donc à l’individualisme comme « la liberté » c’est, au sens fort, être complètement fou. Faut se lier et relier à fond, revenir dare dare au collectif !!!

En dernière instance, dans le cadre de ce qu’on pourrait qualifier d’économicisme triomphant, tout ce qui n’entre pas dans ce schéma - politique, culture, solidarité, identités collectives, etc. - est disqualifié d’emblée. Selon le schéma simpliste de la barbarie à visage inhumain : Nous et eux. Heu, heu …heu…qui eux , eux deux, eux heu…heu, oublieux eux….oubliés hé eux…Disqualifier d’emblée ? Ou le moyen malade de faire perdre TOUS ses génies à la société !!! Et plus personne pour DÉFENDRE véritablement les « humains » ? Ouuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Voilà comment on nous aura refilé une fausse liberté contre la vraie ?

Michel Freitag, qui aura contribué à faire émerger un tel savoir, n’aura accordé qu’une seule entrevue de sa vie (toujours cette pertinente méfiance envers les médias…)

En voici d’instructifs extraits

(….)

Relations : Dans vos analyses, vous montrez que la conception de la liberté centrée sur l’individu qui s’est imposée dans la modernité s’est retournée contre l’individu lui-même. Comment expliquez-vous ce phénomène?

Michel Freitag : En effet, la conception de la liberté qui s’est imposée dans la modernité s’est progressivement affranchie de sa dimension transcendantale – c’est-à-dire de ce qui liait l’individu a priori à la société ou au monde. Elle s’est aussi progressivement affranchie de la conception humaniste – qui lui servait de contre-poids dans la formation de l’idéologie moderne et qui, tout en prenant en compte la dimension individuelle, la reliait de manière essentielle à l’appartenance civique et à un engagement politique. Ces deux dimensions renvoyaient, chacune à leur manière, à une solidarité sociale fondamentale et à un attachement concret – ou ontologique – du sujet humain à la nature et au monde. C’est donc dire que la conception utilitariste et individualiste de la liberté, présente dès l’origine de la modernité, portait en elle les germes d’une dissolution de cette solidarité et de cet attachement. Nous commençons à voir les effets catastrophiques de cette dissolution : l’accroissement des inégalités sociales qui frise une rupture radicale avec une appartenance à une commune humanité et la crise écologique aux envergures planétaires

Relations :Mais quelle est cette conception de la vie humaine qui expliquerait qu’une liberté fondée sur l’individu en vienne à se transformer en liberté des systèmes « sans sujet ni fin? »

Michel Freitag : Les courants de pensée dominants qui ont façonné la modernité – et sur lesquels se fonde la compréhension individualiste de la liberté – se sont efforcés de nier une donnée existentielle fondamentale de l’existence humaine, sans laquelle la liberté du sujet n’a plus de prise : l’expérience sensible du monde.

Cette expérience sensible du monde est la condition absolue de possibilité de la liberté. Elle implique l’engagement d’une subjectivité pour s’approprier le monde extérieur par la médiation de cette chose assez mystérieux qu’on appelle la sensibilité. Être, c’est exister en éprouvant ce qui est en dehors de soi et autre que soi. Cet espace de liberté nous sort de la représentation que la science physique donne du monde en termes de « faits » et de « processus ». Cette forme subjective de conscience demeure la seule base à partir de laquelle un sujet humain peut entrer lui-même dans un échange social significatif, tout en s’accomplissant.

Relations : Iriez-vous jusqu’à dire que la solidarité vis-à-vis du bien commun impliquerait de refonder la modernité sur un autre idéal que celui de la liberté ?

Michel Freitag : Nous sommes collectivement devant l’exigence incontournable de réorganiser les rapports entre les humains et entre les sociétés au niveau planétaire, et donc aussi de réviser les valeurs, les principes et les idéaux qui nous animent. La recherche ou la défense de la liberté ne saurait être le slogan ou l’idée maîtresse d’un tel engagement. Comme le propose Hans Jonas, tout l’univers normatif doit plutôt être articulé autour du concept (et du sentiment) de la responsabilité.

Cette exigence d’une prise de responsabilité – non seulement individuelle mais collective – implique donc d’adopter une autre conception de la vie humaine que celle qui a fini par prévaloir à travers les cinq ou six siècles de la modernité issue d’Occident. Il se pourrait qu’il faille reconnaître maintenant que la société construite sur le principe d’une liberté individualiste n’est pas parvenue à transcender la sagesse des primitifs ni la richesse des traditions. Nous gagnerions à nous mettre à l’école ou à l’écoute de toutes les formes sociales prémodernes qui ont occupé la terre depuis si longtemps sans la détruire.

http://www.cjf.qc.ca/fr/relations/article.php?ida=1601

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Contre les différents discours olympiens des « procès sans sujet ni fin » qui régnaient dans les années 1970, la sociologie générale de Freitag se présente alors comme un retour par l’intérieur à la catégorie commune de société – pour la définir comme structure unifiée des pratiques où tout agir particulier a sa propre signification – et sur la catégorie philosophique de sujet – dont les actes intentionnels et les fins qu’il vise sont la réalité en acte des normes et, partant, de la société. Cette sociologie se déploie donc, à l’intérieur de la praxis, comme manifestation de la constitution normative des sujets humains tout en se voulant un lieu de réflexion sur les formes particulières de cette constitution, ce qui suppose que la « distance » du de au sur qu’assume la sociologie n’est elle-même qu’une forme sublimée de la hiérarchisation des pratiques sociales à laquelle est suspendue la persistance de toute société.

L'existence de toute action sociale « normée » suppose en effet un certain degré d’action sur la norme de l’action : le sujet humain agissant toujours en fonction d’une forme idéale prédéfinissant son agir, cette forme doit elle-même, dans certaines circonstances, devenir objet d’action. C’est cette réflexivité constitutive de l’action humaine que Freitag va mettre au centre des société historiques (avec la notion d’institutionnalisation) pour faire ressortir le caractère conflictuel (politique) et explicite de l’action sur les normes dans ce type de société. Il pourra ensuite replacer cette forme particulière de l’action de second degré dans une typologie plus générale des modes de reproduction formels de la société, typologie qui constitue l’introduction à sa sociologie générale.

Dans le mode culturel-symbolique de reproduction de la société (et de régulation de l’action), les résultats de la réflexion sur l’action sociale sont constamment (et imperceptiblement) réintégrés dans la structure symbolique d’ensemble des pratiques sociales pour disparaître dans une culture communément partagée qui, en retour, limite fortement la marge d’arbitraire de ce travail sur les normes.

Dans le mode historique de reproduction de la société que Freitag nomme politico-institutionnel, on assiste à l’unification et à la hiérarchisation dans le conflit social des capacités d’action sur les pratiques, unification et hiérarchisation dont le principe devient un pouvoir légitime et dont les résultats s’accumulent comme normes institutionnalisées, idéologiquement reconnues comme supérieures à celles de la culture commune.

Enfin, dans le mode décisionnel-opérationnel de reproduction de la société, les capacités d’agir au second degré sur l’action, bien que décisives et hiérarchiquement soustraites à l’action commune, tendent à perdre toute unité en prenant la forme d’une pluralité de systèmes opérant en parallèle sur les pratiques significatives, systèmes qui sont les uns pour les autres des variables de l’environnement auquel ils s’adaptent en le manipulant.

Les sociétés particulières, dont aucune ne peut être réduite strictement à l’une ou l’autre de ces manières d’agir sur les normes – quant à son existence ou en tant que société humaine –, trouvent cependant dans l’un ou l’autre de ces modes de régulation le principe de leur unité en tant qu’ordre social. Cette unité tendra pour cela à se présenter soit comme ensemble cohérent de significations immanentes aux rapports sociaux et au monde (culture), soit comme capacité unifiée d’action légitime sur les normes (pouvoir), soit comme système mouvant de déterminations factuelles des conditions de l’agir (contrôle). C’est donc une phénoménologie des divers types d’unité de la société qu’expose d’abord la théorie des régulations de l’action et c’est d’elle que partira ensuite le sociologue quand il voudra étudier les types historiques concrets de société, types concrets dont l’observation par la tradition sociologique lui avait permis de dégager les concepts d’action, de régulation de l’action puis, plus précisément avec Freitag, de reproduction des systèmes de régulation de l’action.

Critique de la postmodernité

Cette typologie de base a permis à Freitag de donner à l’examen critique des orientations contemporaines des sociétés développées le point d'ancrage théorique qui lui faisait défaut depuis que la critique marxiste, repliée assez tôt sur une doctrine de l’essence économique de la société, avait perdu toute capacité de discrimination, saturée par les développements récents de sociétés capitalistes devenues assez radicalement « économiques » et « matérialistes ».

En retournant vers la nature politique des sociétés modernes et en montrant dans l’unité de leur système institutionnel le lieu du dépassement des contradictions qu'engendrait en elles la légitimation des pratiques de la domination par des valeurs appelant à la libération de l'individu et à la réification de ses droits, Freitag va pouvoir identifier les tendances propres à cette logique contradictoire du développement moderne. Par opposition à ce type de développement, il a ensuite saisi les phénomènes nouveaux liés plutôt à la mise en place de systèmes de contrôle direct de l’action, systèmes qui, parallèles à la domination politique ou installés encore « dans ses pores », sont cependant globalement opposés à ses idéaux.

Il va ainsi pouvoir centrer son examen critique sur ce que nous pourrions nommer, par anachronisme, une contradiction d’ordre supérieur, une contradiction opposant une modernité qui dissipe fatalement son idéal projectif de rationalité sociétale dans la gestion des problèmes et une postmodernité où la compétition entre les organisations qui opèrent sur la pratique se décide sur la base de l’efficacité différentielle de leur reproduction élargie. C'est selon ce mouvement global et progressif de substitution de la contrainte factuelle au pouvoir légitime que s'instaure, selon Freitag, une sorte « transcendance de l'état de fait » et que l'idéal régulateur du pouvoir, où il se donnait à être jugé, fait place à un ensemble de contraintes extérieures indifférentes aux libres mouvements d'identification délirante ou de rejet qu'elles suscitent dans la subjectivité.

Apparues sur un terrain politiquement libéré au profit de l’individu par l’institution moderne de la propriété privée, ce sont de telles puissances organisationnelles, par exemple, que l’on voit à la fin du XIXe siècle mettre en exploitation les institutions du marché à titre de corporations de droit privé pour s’approprier ensuite, sur cette lancée, la destination de tous les « droits » des personnes en s’en appropriant l’usage. La forme institutionnelle de la liberté du sujet moderne devient ainsi la coquille extérieure de systèmes concrets qui l'envahissent et qui ne prennent place aux côtés de ce sujet que pour s’élever, de partout, au-dessus de son action. L’analyse par Freitag de la mutation sociétale contemporaine porte donc sur une tendance dont le terme serait l’unification de la société par des contrôles de l’agir qui seraient indépendants du « sens que les acteurs donnent à leur action » et, par là, radicalement soustraits à la réflexivité constitutive de l’ordre symbolique.

Une telle situation est évidemment encore démentie, ne serait-ce que par les décisions politiques qui imposent consciemment la « globalisation » des organisations et qui doivent pour cela présenter l’adaptation à l’état de fait comme une valeur et une finalité « morale » universelle. Reste que dans le mode de régulation décisionnel-opérationnel de l’action et dans le type d’unification de la société qui est visée par ce programme, la socialité tend en conséquence à paraître comme le résidu des différents mondes du sens qui hantent une dynamique systémique globale, une dynamique elle-même sans garde-fou réflexif. C’est dans cette tendance, nous semble-t-il, que Freitag voit une menace inédite pour la constitution normative des diverses humanités de l'Universum humain. »

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Nous en savons, désormais, assez afin d’établir des moyens de reconnaissances de la corruption intégrale de la pensée post-moderniste accrochée au plus que scandaleux néolibéralisme !!!

Dernière étape de cette monstruosité ? CHANGER L’HUMAIN ? D’où l’étrange nom de « révolution » conservatrice ? Et l’absolue nécessité de faire perdre à l’humain le souvenir de sa vraie liberté – afin que tout puisse être décidé sans lui

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D’où - à bas la liberté réduite à sa dimension marchande et utilitariste là où l’individu, possessif et calculateur, est dépeint comme affranchi de toute norme et de toute forme de dépendance sociale. Alors qu’il est pire qu’asservi de partout et avec plus personne pour défendre ses droits…à l’humain….A bas l’individualisme pour stupidité satisfaite !!!

Plus crétin cela se trouve ? A cause de ses lubies, cet individualiste escroqué n’est plus un être social du tout et sûrement plus un participant à l’Humanité. Mais bien un individu souverain (le consommateur Roi toujours plus irrespecté) - ainsi délié du collectif. Sa seule source de salut, pourtant !!! Qui aimerait se faire escroquer à ce point ?

Ce n’est donc pas parce qu’il/ elle se seraient « faits avoir » - qu’elle/il doivent contraindre tout le monde à la même servitude forcée et non volontaire ?

…….Nous, nous sommes libres et ce n’est pas ainsi que l’on nous parle !!!

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

**** trouvez, aussi, un compliment à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 1 "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" ou bien "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" et "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou, encore, "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques", et "Rien de plus solide que le solidaire", sinon, onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 800 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

..de quoi être zappé dru....

..de quoi être zappé dru....

pourquoi tourner autour du bocal ? pour revenir dedans ?

pourquoi tourner autour du bocal ? pour revenir dedans ?

Michel Freitag trace admirablement le rôle de l'intellectuel dans la société, de la grèce antique à nos jours. Il soutient aussi que l'intellectuel ne peut plus se définir par l'espace où il était reconnu avant, soit l'espace public. Il doit donc se reconvertir quelque part, comme dans les institutions d'enseignement et dans les mouvements de contestation pour porter secours à la dérive du monde contemporain.

Michel Freitag était un sociologue et philosophe québécois d'origine suisse. Le journal Le Devoir le qualifiait récemment de « géant méconnu de la sociologie québécoise». Il n'aimait pas être devant les caméras. Dans toute sa vie il n'a donné à Radio-Canada qu'une seule entrevue, à Second Regard, quelques mois avant son décès en 2009. Ce qu'il nous disait alors et ce qui nous frappe aujourd'hui, c'est la pertinence et l'actualité de son propos. Ses critiques radicales de la postmodernité ont toujours une résonance dans les grands mouvements sociaux qui secouent notre monde.

Ce qu’il est convenu de baptiser « crise » n’est autre qu’un formidable basculement de civilisation dont nous sommes les spectateurs, rageusement impuissants, et qui nous contraint à revoir nos « logiciels » d’analyses, formatés par des siècles de Tradition et de Modernité, l’une et l’autre disparues corps et biens. La post-modernité qui leur succède se présente comme un ectoplasme, protéiforme, insaisissable, qui inaugure une nouvelle cage de fer, celle du totalitarisme de la dissolution et d’un retour de la fatalité. Cette pensée est hautement celle des collabos !!!

Pierre Rabhi - La crise n est pas financière mais humaine

Et si la domination n'était pas là où on la croit ? C'est le propre de toute époque que de trouver dans un ordre d'idées le principe du pouvoir et de la cohérence, remarquera-t-on, sauf que cette idéologie se présente comme l'anti-pouvoir, le facteur d'une liberté jamais imaginée. Ce court ouvrage s'efforce d'en construire le modèle et de prendre la mesure de l'ampleur de l'agenda du post-modernisme, cette pensée née en France dans les années 1970, redécouverte aux états-Unis et devenue, depuis, la « langue commune » de toutes les élites du monde démocratique, à travers ses multiples visages : multiculturalisme, post colonialisme, queer theory, altermondialisme, mondialisme, etc. Cette théorie qui n’est plus que celle des dominants doit être pulvérisée… Dans la perspective de la sociologie de la connaissance, Shmuel Trigano tente d'identifier les centres de pouvoir et l'ordre nouveau qu'installe cette idéologie. Il tente de comprendre le contexte de son développement, notamment la décomposition de l'état-nation européen des suites de l'unification européenne, grosse, selon lui d'une forme de pouvoir de type impérial. Un livre de savoir mais aussi un livre engagé qui alerte face à la dernière née des escroqueries politiques.

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