Dette grecque ou dettes allemandes ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Dette grecque ou dettes allemandes ?

Lorsque le dernier plan « d’aide » du 13 juillet 2015, imposé aux grecs par l’Allemagne et l’Europe des banquiers, obtient, abondamment, l’avis de nombreux grands économistes. Et que ce plan serait dit, à la fois, non-viable, déraisonnable, non soutenable, chimérique de bout en bout et… punitif – nous commençons à nous poser de nombreuses questions sur Merkel. Fonçant dans toujours plus d’irréalismes alors qu’elle prêchait une politique sèche, toujours objective et détachée de toute…émotivité. Nous sommes bien en train de la voir entièrement submergée d’émotions négatives envers la Grèce. Et très incapable d’émettre une seule décision saine et pondérée. Allons-nous la laisser détruire l’Europe des peuples du haut de sa rigidité morale qu’elle est devenue, d’ailleurs, incapable d’assumer.

D’abord parce que l’Allemagne est pays extrêmement malhonnête sur ses propres dettes qu’elle a toujours renâclé à régler. Et n’a donc absolument pas le droit de donner des leçons à qui que ce soit : qu’elle paie d’abord ses propres dettes, assume ses propres engagements et arrête de rançonner le reste de l’Europe avec ses taux usuraires.

L’Histoire ?

*** ’En 1953 sur les 21 créanciers de la RFA, il y avait …la Grèce qui a tout fait pour aboutir à un plan équitable, sensé et…humain… Joseph Stiglitz ne manque de souligner le manque de bon sens et de…compassion de Merkel acharnée, seulement, à étaler sa haine anormale pour la Grèce. En effet – même situation, décisions diamétralement opposées. Un accord signé en 1953 avait permis à la RFA d'annuler plus de 60% de sa dette contractée avant et après-guerre. Annuler entièrement…pas étaler les paiements.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/01/27/20002-20150127ARTFIG00150-quand-la-grece-acceptait-d-effacer-la-dette-allemande.php

(((légende)) - Un accord signé en 1953 avait permis à la RFA d'annuler plus de 60% de sa dette contractée avant et après-guerre. La Grèce était alors un des 21 créanciers de la RFA.

*** 1990 ? Puisque pour les presque 40 % de dettes restantes il était stipulé, en 1953, qu’en cas de réunification ces 40 % devrait être intégralement payés. Nous attendons toujours…"Au XXe siècle, Berlin a été le roi de la dette" …Voyez-vous ça !!! Oui, le chancelier d’alors, Helmut Kohl, a refusé d’appliquer l’Accord de Londres de 1953 [..tiens, attitude jugée répréhensible lorsqu’il s’agit de la…Grèce !] sur les dettes extérieures de l’Allemagne, qui disposait que les réparations destinées à rembourser les dégâts causés pendant la Seconde Guerre mondiale devaient être versées en cas de réunification. Quelques acomptes ont été versés. Mais il s’agissait de sommes minimes. L’Allemagne n’a pas réglé ses réparations après 1990 – à l’exception des indemnités versées aux travailleurs forcés. Les crédits prélevés de force dans les pays occupés pendant la Seconde Guerre mondiale et les frais liés à l’occupation n’ont pas non plus été remboursés. A la Grèce non plus.

http://www.courrierinternational.com/article/2011/06/30/au-xxe-siecle-berlin-a-ete-le-roi-de-la-dette

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/10/20002-20150710ARTFIG00139-l-allemagne-a-t-elle-rembourse-toutes-ses-dettes.php

Scrutons l’entêtement allemand à faire oublier ces conduites de très mauvais…endetté. Avec même refus que la Grèce de ne pas honorer les dettes – mais refus suivi d’effets…jusqu’à aujourd’hui. Faites ce que je dis pas ce que je fais en réalité !!! Et alors que les dettes allemandes furent ANNULÉES à 60 % - pour la Grèce il ne s’agit que du plus raisonnable des étalements. Les créanciers ne peuvent être déclarés en état d’apnée urgente…encore deux poids insensées et deux mesures encore plus insensées. L’Europe des individus raisonnables et pondérés devrait obtenir que l’Allemagne, et l’Europe des banquiers par trop centrée autour de l’Allemagne, soient DESSAISIS DU DOSSIER grec. Pour intérêts trop évidents à charger la Grèce afin de faire oublier des comportements précédents. Et conduite trop passionnée et non objective des débats.

http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/mais-pourquoi-tant-de-haine-entre-l-allemagne-et-la-grece_997051.html

L’analyse qui suit repose sur un ensemble de données dont il n’a pas été fait mention puisque, malheureusement, la France s’est ralliée au peu reluisant gouvernement de Merkel CONTRE la Grèce. Gageons que ses prises de positions vont changer !!!

1) -

http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/cinq-preuves-que-le-plan-de-reformes-impose-a-la-grece-n-est-pas-realiste_1001165.html#xtor=AL-67

1Des premiers effets négatifs sur l'économie

L'accumulation des mesures d'austérité prévues dans le plan d'aide aura dans un premier temps un effet négatif sur la croissance du pays : les hausses et les baisses des dépenses publiques vont augmenter le poids de la dette publique, déjà estimé à 177% du PIB. Au total, certains économistes prévoient une contraction budgétaire de plus de 6 milliards d'euros en 2015 et 2016, soit 3,6% du PIB. "Un objectif délirant surtout quand on sait que la Grèce est en récession depuis 2014", avertit l'économiste Diego Iscaro, cité par Le Monde.

Pour Joseph Stiglitz, ce nouveau plan de rigueur démontre même que la "troïka" n'a rien appris de ces erreurs. Le prix Nobel d'économie estime ainsi que l'histoire va se répéter. "Tout l'argent, qui devait revenir au peuple grec, est revenu aux banques allemandes et françaises. Ce n'était pas un plan de sauvetage pour la Grèce mais pour les banques européennes", explique-t-il dans une interview à Al Jazeera (en anglais). Et Joseph Stiglitz de conclure : "Demander plus à la Grèce tient de l'inconscience." Un avis partagé par Paul Krugman. Dans une tribune au New York Times (en anglais), l'économiste soutient que les nouveaux objectifs fixés par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international vont priver le pays de rentrées fiscales, qui plomberont davantage son économie.

D'autant plus que ce troisième plan d'aide démarre dans un contexte plus délicat qu'en 2010 : les banques grecques sont fermées depuis près de trois semaines, les entreprises ont très peu de moyens de financement et les investisseurs, méfiants, évitent toute transaction avec la Grèce.

2Des délais de réalisation trop courts

Lors de l'accord du 13 juillet, les créanciers ont donné très peu de temps à la Grèce pour prendre un certain nombre de mesures telles que la hausse de la TVA, la baisse des pensions de retraites, la mise en place d'un conseil fiscal de surveillance de la dette... "Angela Merkel et les autres chefs d'Etat européens ont contraint la Grèce à des mesures encore plus draconiennes avant de pouvoir éventuellement discuter d'un tel financement", dénoncent dans une tribune publiée dans Libération les économistes Hélène Tordjman et Dany Lang. Quel pays peut faire de telles réformes en si peu de temps ?

Autre délai jugé "irréalisable" : les créanciers ont donné aux Grecs jusqu'au 22 juillet pour qu'ils puissent refondre leur Code civil afin de permettre une accélération des procédures judiciaires et une réduction de leurs coûts. Ce délai était comparé aux "douze travaux d'Hercule" par le blogueur Olivier Berruyer et a été moqué par de nombreux internautes sur Twitter, comme le montre Slate.fr.

3Un système administratif grec défaillant

En plus d'accorder des délais réduits pour mettre en place des réformes structurelles, les créanciers semblent ne pas bien connaître la situation de la Grèce. L'application des réformes demandées par les institutions européennes va en effet se heurter à bons nombres d'obstacles : lenteur du système judiciaire et administratif, résistance des syndicats et opposition d'un peuple grec épuisé par six années d'austérité... Par exemple, pour l'économiste Jean-Marc Daniel, interviewé dans Le Figaro, le système de collecte des impôts est tellement défaillant que "toutes les hausses de fiscalité annoncées auront peu d'impact".

Même point de vue pour Olivier Chemla. Selon l'économiste en chef de l'Afep (Association française des entreprises privées), la gouvernance de l'administration grecque est le vrai sujet, bien plus que le niveau d'imposition. Il souligne toutefois la volonté d'Alexis Tsipras de créer une agence autonome pour collecter l'impôt. Mais rappelle que les mêmes mesures se trouvaient déjà dans le plan de l'ancien Premier ministre Georges Papandréou en 2011.

4Des privatisations impossibles

Une autre interrogation porte sur la création d'un fonds de privatisation. L'objectif de ce fonds est d'engranger 50 milliards d'euros à travers la privatisation de secteurs de l'économie grecque, comme le port du Pirée ou la Compagnie nationale d'électricité. Cette somme servira pour moitié à restructurer les banques et pour l'autre moitié à investir.

"La somme attendue, 50 milliards d'euros, est proprement délirante, car cette estimation ne repose sur rien et les précédents gouvernements sont à peine parvenus à privatiser pour 10 milliards en cinq années d’austérité dure", dénoncent Hélène Tordjman et Dany Lang dans Libé. En cause : le prix des actifs privatisables a beaucoup chuté avec la récession.

Au terme du précédent plan d'aide, les ventes de l’État devaient rapporter quelque 23 milliards d'euros entre 2014 et 2022 mais l'agence chargée des privatisations, Taiped, a vendu depuis 2011 pour 7,7 milliards d'euros d'actifs seulement. En outre, elle n'a encaissé pour l'instant qu'un peu plus de 3 milliards d'euros.

5Un "Grexit" toujours sur la table ?

Une des victoires de l'accord du 13 juillet est le maintien immédiat de la Grèce dans la zone euro. Mais pour combien de temps ? Selon certains économistes, l'accord trouvé ne fait que reculer l'éventualité d'un "Grexit".

Pour les analystes du Crédit suisse, par exemple, les mesures votées sont les plus "lourdes en termes d'austérité". "Il y a 30% de chance que la Grèce sorte de la zone euro à cause des mesures imposées par l'accord", expliquent-ils ainsi sur le site Business Spectator (en anglais). Et personne ne peut encore peser les conséquences de plusieurs semaines de fermeture des banques et de paralysie de l'économie que connaît le pays depuis le 29 juin.

Pour Paul de Grauwe, professeur à la London School of Economics, "le prix de l’accord est très élevé et le résultat, c’est que la Grèce se maintiendra dans la récession pour un certain nombre d’années".

2) – Joseph E. Stiglitz

http://www.liberation.fr/monde/2015/07/15/joseph-stiglitz-l-allemagne-n-a-ni-bon-sens-economique-ni-compassion_1348536

Ce que l’Allemagne a imposé à coups de bâton est tout simplement inconcevable. C’est aussi de la très mauvaise politique économique. On va continuer à imposer des modèles qui sont contre-productifs, inefficaces et producteurs d’injustice et d’inégalités. Continuer à exiger de la Grèce qu’elle parvienne à un budget primaire en excédent [hors paiement des intérêts de la dette, ndlr] de 3,5 % du PIB en 2018 est non seulement punitif, mais aussi d’une stupidité aveugle. L’histoire récente de la Grèce l’a prouvé. Et cela va continuer à amplifier la dépression dans un pays qui a connu une chute de son PIB de 25 % depuis cinq ans. Au passage, je ne connais aucun autre exemple d’une dépression qui aurait été créée de manière aussi délibérée et dont les conséquences humaines auraient été aussi catastrophiques. Et on en remet une couche encore plus humiliante.

On le sait, et même le FMI, l’organe le plus historiquement hostile à un tel processus, l’admet désormais : il faut une restructuration de la dette grecque ; mieux, un allégement. Mais l’Allemagne ne veut entendre parler ni de l’un ni de l’autre. Elle dit, dans ses paroles, qu’il faut remettre la Grèce sur ses pieds, mais milite pour une politique et impose un programme qui, dans ses actes, la mettra encore plus à genoux. L’intrusion dans la souveraineté d’un pays comme la Grèce, le diktat qu’on lui impose sont très dangereux. Les citoyens grecs ont élu un gouvernement qui s’est engagé à mettre fin à l’austérité. Ils ont voté par référendum contre un plan dit «d’aide» qui alimentait encore plus cette austérité. Et voilà que, par aveuglement, on tord le bras de son gouvernement et on lui impose malgré tout une nouvelle cure… Mais cela ne marchera pas plus avec la Grèce que cela a marché par le passé où de telles politiques suicidaires ont été imposées et appliquées.

C’est le pire, justement, dans ce feuilleton irrationnel ou trop rationnellement glacial ; le pire avec l’hypocrisie, et le manque de compassion : les leçons non tirées de l’histoire. L’Allemagne ne doit son rétablissement économique et sa croissance qu’à la plus grande annulation de dette jamais observée, en 1953. Et devrait avoir compris, depuis le traité de Versailles signé en 1919, les conséquences de dettes insurmontables. Elle n’a ni appris de la compassion ni du désastre de ces deux périodes clés de l’histoire.

C’est un désastre. Si j’étais l’un des pays de la zone euro, je poserais la question que tous les économistes lucides posaient lors de la création de l’euro : que se passera-t-il en cas de choc asymétrique [qui affecte de manière différente deux régions qui ont décidé de faire monnaie commune] ? La question clé est la solidarité. Avec elle, on peut surmonter un tel choc. Mais l’Allemagne dit : «Pas question, si vous en subissez un, acceptez-en les effets.» Je ne voudrais pas être membre d’un club dont le leader ne montre aucune réflexion de bon sens économique, aucune solidarité, et, encore une fois, aucune compassion. Et dit : «Si vous subissez un choc asymétrique, vous mourrez.» On devrait assister à un mouvement politique puissant qui dénonce cela avec force, pas forcément avec ces mots, mais au moins avec cette philosophie, sinon cet événement sans précédent marquera sans aucun doute le début de la fin pour la zone euro.

Absolument. Pour les deux, et pas seulement la zone euro. Cette dernière a été créée pour que des pays se rapprochent. Désormais, elle les pousse à se déchirer et voit les éléments les plus forts dévorer les plus faibles. C’est la négation même de la zone euro que l’on a vue à l’œuvre. La question se pose : la zone est-elle encore réparable avec des dommages aussi importants ? On ne peut diriger une zone monétaire comme l’euro sans un minimum de vision, de lucidité et de solidarité. Si la BCE autorise les banques grecques à rouvrir et qu’un accord est renégocié, les blessures peuvent en partie se refermer. Mais si l’Allemagne réussit à utiliser cela pour, in fine, exclure la Grèce, les dégâts seront tellement profonds qu’ils seront irréparables. Certes, la politique de la zone euro n’a jamais été un projet très démocratique. La plupart des États membres n’ont pas cherché l’approbation de leurs citoyens pour remettre la souveraineté monétaire de la zone entre les mains de la BCE. Mais au moins, il y avait une vision commune, une forme d’entraide et de solidarité. Cette vision-là est révolue. Il est dans l’intérêt de l’Europe de changer de braquet sur la Grèce. Il faut qu’elle reconnaisse qu’il faut davantage d’aide, et moins de conditions drastiques. Sinon, on va vers la sortie de la Grèce de la zone euro. Cet échec serait d’autant plus grave que l’Europe devrait s’inquiéter de voir le sud-est de l’Union si affaibli et vulnérable. La migration, les influences du Moyen-Orient, de la Russie, ou de la Chine rendront cette partie du monde encore plus fragile. Et si j’étais l’Europe, je ferais tout pour la renforcer.

Bien évidemment. C’est une question de gouvernance politique. Mais elle n’existe pas ou, plutôt, elle ne sert aujourd’hui qu’une idéologie et une logique des seuls intérêts financiers, une alliance qui n’a jamais fait bon ménage. Le monde de la finance et les banquiers, les plus grands avocats du laissez-faire économique, ont pourtant prié pour que les Etats volent à leur secours en les arrosant de centaines de milliards de dollars pour les sauver du naufrage. Et ce sont les mêmes qui ont multiplié le lobbying pour que le plan d’aide à la Grèce soit le plus sévère possible. L’hypocrisie, là encore, est générale. Rappelez-vous, au passage, qu’une infime partie des colossales sommes d’argent prêtées à la Grèce était destinée, avant tout et en priorité, à rembourser les créanciers privés, notamment des banques en Allemagne et en France. Au moins 90 % de l’argent prêté était destiné à revenir dans les établissements financiers des pays prêteurs. Ce n’était pas un sauvetage de la Grèce, mais, encore une fois, un sauvetage des banques !

Les pays riches ont créé la plus belle architecture mondiale pour favoriser l’évitement fiscal et l’évasion fiscale, et surtout brouiller les frontières entre les deux. A tel point d’ailleurs que, depuis la crise de 2007, ils découvrent l’ampleur du manque à gagner et viennent de pousser l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques] à agir et proposer des pistes de réformes. Mais quand le reste du monde demande, comme à Addis-Abeba, de créer un comité fiscal international placé sous l’égide de l’ONU, ils freinent comme jamais. Pourquoi ? Parce que les pays riches et leur institution, l’OCDE, pensent qu’on peut réformer le système financier actuel. Or, on ne peut pas réformer un système irréformable. Il faut en changer. Et le faire serait remettre en cause l’ensemble qui bénéficie aux pays riches. N’est-ce pas la preuve d’un double discours qui met en lumière l’hypocrisie des pays riches, sur la Grèce comme sur le reste du monde ?

3) - Thomas Piketty : voir, aussi, les très nombreuses vidéos jointes en fin d’article.

http://www.levif.be/actualite/international/thomas-piketty-denonce-l-hypocrisie-de-l-allemagne-envers-la-grece/article-normal-404313.html

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/07/07/thomas-piketty-lallemagne-est-le-pays-qui-na-jamais-rembourse-ses-dettes-il-nest-pas-legitime-pour-faire-la-lecon-aux-autres-nations/

Exemplaire, l'Allemagne ? Un modèle de rigueur budgétaire et de remboursement des dettes ? Non, répond l'économiste Thomas Piketty (photo AFP) dans une interview au journal allemand Die Zeit, dont Slate propose une traduction française des principaux arguments.

Dans cet entretien, donc, l'auteur du Capital au XXIe siècle rappelle, comme cela a déjà été dit, que l'Allemagne a bénéficié d'une restructuration de sa dette en 1953, au sortir de la guerre, ce qui lui a permis de remettre son économie sur les rails et d'aboutir au résultat que l'on connaît. Mais il va plus loin :

«Ce qui m'a frappé pendant que j'écrivais, c'est que l'Allemagne est vraiment le meilleur exemple d'un pays qui, au cours de l'histoire, n'a jamais remboursé sa dette extérieure, ni après la Première, ni après la Seconde Guerre mondiale. [...] L'Allemagne est LE pays qui n'a jamais remboursé ses dettes. Elle n'est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations.»

Cette thèse, Thomas Piketty, chroniqueur à Libé, l'a plusieurs fois exposée, décrivant par le menu comment l'Allemagne, et aussi la France, ont fait jouer la planche à billets au sortir de 1945, obtenu des effacements d'ardoise et imposer les hauts patrimoines. D'après les accords européens de 2012, la Grèce se retrouve dans l'obligation «de dégager un énorme excédent de 4% du PIB pendant des décennies afin de rembourser ses dettes», rappelait-il dans notre journal. Une stratégie absurde, «que la France et l'Allemagne n'ont fort heureusement jamais appliqué à elles-mêmes».

Au lendemain du référendum grec et de la nette victoire du non, l’économiste Thomas Piketty a accordé une interview au quotidien allemand Die Zeit (traduite en anglais par le site Medium). Piketty, l'un des économistes les plus influents au monde depuis le succès de son analyse historique des inégalités, Le Capital au XXIe siècle, prend clairement partie pour une restructuration de la dette grecque, jugeant que maintenir les Grecs dans l’austérité est une solution intenable et injuste.

La position de l'économiste Thomas Piketty est claire : il souhaite que la dette de la Grèce soit apurée. Invité sur France Info ce mardi, il a estimé qu'il fallait "de toute façon trouver un accord" et pour cela la Grèce doit "retrouver son niveau économique de 2008. Je pense que quand on a une économique dont le niveau d'activité à baisser de 25%, vouloir encore l'asphyxier n'est pas la bonne solution."

"J'ai très peur que l'intransigeance, l'idéologie et le nationalisme, nous conduisent vers une catastrophe" (Thomas Piketty)

Thomas Piketty estime que "chacun doit y mettre du sien pour que la Grèce s'en sorte" et il écarte la possibilité d'une sortie d'un "Grexit". "Je pense que ceux qui pensent que l'on va stabiliser et discipliner la zone euro en expulsant un pays, sont de dangereux apprentis-sorciers, explique-t-il. Ce qu'Alain Juppé, Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy est très dangereux." Pour l'économiste, l'Europe s'est construite dans les années 1950 sur l'effacement des dettes du "passé", et "notamment la dette allemande".

http://www.zeit.de/2015/26/thomas-piketty-schulden-griechenland

***

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/restructurer-reprofiler-ou-effacer-la-dette-le-dico-des-sauveurs-de-la-grece_1699189.html

http://www.franceculture.fr/2015-06-30-tout-comprendre-sur-la-dette-grecque-en-six-etapes
6 étapes et une série de graphiques pour comprendre pourquoi la dette grecque est devenue l’une des clefs de l’avenir de la zone euro et de l’Union Européenne.

*****

Enfin, ultime étape, est-ce que la façon dont les plans « d’aides » (sic) à la Grèce sont vraiment légaux ?

L’impartialité ? – La philosophie administrative et juridique dit que l’on ne peut décider impartialement lorsque l’on a d’évidents intérêts dans l’affaire. La décision ne peut être juste, droite, probe, objective et…équitable. Il y a donc bien conflits d’intérêts (les siens et ceux impliqués par la décision) puisque la décision ne peut aller que dans un sens – Celui de ses propres intérêts. D’où la déclaration dite d’intérêts – jurer sur l’honneur n’avoir aucun intérêt dans l’entreprise, le grand commerce, le département, la personne oui…le pays. On ne peut, à la fois, être juge et partie. Pourquoi pour la Grèce aucune de ces règles ne sera respectées ?

Prenons l’exemple de la CDAC, Commission qui vote sur les autorisations d’ouverture des grands commerces. La loi stipule « Tout membre ayant dans l’affaire examinée un intérêt personnel et direct, représentant ou ayant représenté une des parties intéressées, est exclu de la délibération et du vote.
De même est exclu de la délibération tout membre n’ayant pas satisfait à l’obligation de fournir la déclaration d’intérêts visée aux articles L 751-3 et R 751-7 du code de commerce. »

L’intérêt personnel ou privé dans la décision des activités qui est donc susceptible de placer dans des situations de conflits d'intérêts….Fait qu’il n’est pas possible de voter, de prendre part aux décisions dans l’affaire. Et l’Allemagne et les financiers européens ne le peuvent évidemment encore moins.

****

En conclusion temporaire :

S’acoquiner avec les seuls financiers et banquiers qui ne pensent qu’à « leur » (sic) argent – est-ce vraiment cela diriger l’Europe ? Et qui se limite donc à cette posture ? Lorsque cette troïka bancale concocte des plans de sauvetage (ou de noyade ?), imposés, anti-européennement, à La Grèce – mais qui sont, de plus, tous jugés… irréalistes. Oui, nous mesurons leur entière déconnexion de la réalité…n’avoir trouvé depuis tant d’années qu’une ritournelle : toujours tout « sacrifier » aux seuls et uniques intérêts de l’argent dévoile les financiers, comme le pays Allemagne, tels les véritables ennemis et destructeurs de l’Europe des peuples.

C’est bien à cause de ces aveuglements répétitifs qu’il apparait qu’ils n’y connaissent absolument rien à la vie que mènent les immenses populations – il faut donc les dessaisir d’urgence de tous les dossiers européens !!!

Lorsque Merkel, pour son soutien exagéré à ces dangers publics, oui donne honte mais honte à tous les peuples d’Europe – dessaisissons-là du dossier grec !!!

…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 " La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir " et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, LE ROMAN DE L’ÉCONOMIE, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 800 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

Dette grecque ou dettes allemandes ?
Dette grecque ou dettes allemandes ?
Dette grecque ou dettes allemandes ?
Dette grecque ou dettes allemandes ?

Pourquoi l'Allemagne devrait faire profil bas.....

l’Allemagne qui pille l’europe ? Et fait défaut sur le remboursement de ses propres dettes autrement solides que celles de la Grèce 1953 1990 – d’où le soi-disant miracle allemand

ce que l’Allemagne doit à la Grèce ne lui permet en aucun cas de se déguiser hypocritement en modèle hautement moral – c’est le contraire: un modèle à ne pas suivre...

idem...

Publié dans economie et politique

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said 23/04/2020 19:18

Bonjour chères frères et sœurs

Je m'appelle Delarue Vanessa

Je fais ses témoignages pour témoigner la compétence d'un vieux vraiment formidable.

Je vous assure que j'ai eu à contacter plusieurs marabouts qui sont rien que des faux , des menteurs, des escrocs je ne sais plus quoi les qualifiés mais suite aux plusieurs recherches je suis tombé sur ce vieux qui m'a vraiment redonner le bonheur , le bonheur que je recherche depuis tant d'années il est vraiment formidable je souffrais d'une rupture avec mon mari il m'a quitté cela à fait 1 an 1 mois et même au boulot j'ai perdu le travail mon père était gravement malade mais dans un intervalle de 3 jours je vous rassure que j'ai eu des miracles dans ma vie grasse à ce vieux aujourd'hui je vis bien avec mon mari , mon père est guérit, on m'a ra-pellé au boulot et j'ai même refuser mais actuellement je suis dans un autre service qui est mieux que l'autre vraiment je ne sais pas comment remercié ce vieux il m'a travailler sans me prendre un euro j'ai d'abord eu la satisfaction avant de le récompenser vraiment il est très bon ce vieux . Alors vous qui souffrez de n'importe que problème, vous qui avez n'importe des soucis ne vous faites plus de souci contacté directement ce vieux voici son adresse

E-email : said.marabout@outlook.fr

Ou vous pouvez l'appelez directement sur son numéro portable 00229 98 98 29 82

Ou sur son Whatsapp: 00229 98 98 29 82