On peut accueillir toute la misère du monde

Publié le par imagiter.over-blog.com

On peut accueillir toute la misère du monde

D’abord en la supprimant. C’est même ce qui coûte le moins cher dans la société que d’abolir la misère. Tandis que de maintenir l’exagérée richesse des 100 personnes les plus riches du monde coûte autant que de laisser vivoter les 3,5 milliards d’humains les plus pauvres. Nous allons encore venir vérifier que ce qui est la misère du monde est le contraire d’un fardeau social, d’un coût réel, d’une charge collective, d’un encombrement financier. Ceci peut même être l’inverse : cette misère rapporte, oui fait faire des gains, des bénéfices. Toute la misère du monde nous accueille sans cesse. C’est elle l’accueil – nous, la porte claquée au nez : Et sans aucun motif rationnel, défendable ou présentable Et donc la proposition infamante se retourne contre l’occident : nous pouvons accueillir toute la misère du monde – c’est toute la misère du monde qui ne peut plus nous accueillir !!!

Elle ne peut faire autrement que de nous abandonner à toutes nos misères morales et nos indigences affectives. Comme le texte suivant le scande :

« 1) Les 100 personnes les plus riches possèdent plus que les 3.5 milliards de personnes les plus pauvres. Donc quand on explique qu' « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde », c’est TOUT sauf une question de moyens.

2) Les immigrés rapportent plus à l’Europe qu’ils ne « coûtent ». Donc leur criminalisation et leur diabolisation est un choix politique et NON une question de « rationalité économique ».

3) « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde », mais on oublie de dire que dans une partie des situations politiques et économiques qui poussent des êtres humains à quitter leur terre et leur famille, nous avons souvent une part lourde de responsabilité.

Les migrants ne se sont PAS réveillés un matin, de manière spontanée en se disant: « Tiens, si on allait en Europe, histoire d’être traités comme si notre vie ne valait rien? » On a souvent provoqué les conditions de leur départ et de leur détresse.

4) On veut la libre circulation des marchandises, la libre circulation des capitaux, mais pas celle des êtres humains. On veut pouvoir concurrencer les Africains CHEZ EUX en leur vendant NOS produits et NOS légumes sous pesticides, dopés par NOS subventions, tout en leur interdisant de nous concurrencer ICI par leur travail. En fait, ce qu’on leur propose, c’est une prison à ciel ouvert dont NOUS sommes les gardiens.

5) Pour une année donnée (disons 2015), la somme des aides alimentaires aux pays du Sud est de 50 milliards. Pour la même année, les intérêts de la dette payée aux pays du Nord est de 500 Milliards. Donc en gros, je te donne 1 en « charité » et je te prend 10 en intérêts. En fait, si nous finançons la « misère de leur monde », c’est qu’ils financent la richesse du notre.

6) Qu’ils soient migrants, réfugiés, illégaux ou autorisés, les hommes et les femmes qui sont parqués comme des animaux dans des camps ou refoulés aux frontières sont des êtres humains (c’est dramatique de devoir le rappeler) et, à ce titre, ont des DROITS. Il s’agirait de commencer à en prendre conscience plutôt que de les traiter comme des criminels.

7) Certains ont fuit la guerre, l’extrême pauvreté, traversé la mer dans des barques de fortune, résisté aux pires injustices, porté leurs enfants sur le dos sur des distances qui défient l’entendement, subi des épreuves qu’aucun (e) d’entre nous ne pourrait endurer.

Ils ne sont PAS « la misère du monde », ils sont l’honneur de l’humanité. »

http://reseauinternational.net/la-misere-du-monde-en-7-points/

Les mécanismes de la misère sont qu’elle est toujours provoquée de l’extérieur. Les miséreux ne sont pas responsables de leur propre misère – ce sont des misérables qui réunissent toutes les conditions concrètes afin que la misère se présente comme un effet provenant de causes externes. Le système est simple. Par exemple : le Fond Monétaire International (F.M.I.) octroie des crédits aux états africains, les taux sont évidemment exorbitants, si bien que les gouvernements doivent privatiser dans tous les secteurs afin de rembourser (temporairement) la dette ... Les secteurs touchés sont les hôpitaux, le système de santé en général, l'eau potable, l'extraction de minerais, de pétrole, etc .... La quasi totalité de la production agricole part désormais à l'exportation au Ghana et le pays importe du riz d'Amérique alors qu'il en exportait il y a seulement 10 ans, les agriculteurs Ghanéens ne comprennent plus le fonctionnement de leur propre pays ! Il y a aussi les entreprises étrangères qui ne sont pas soumises à une réglementation contraignante, si bien qu'elles polluent sans états d'âmes, déchargent leurs rebuts sur les terres agricoles, tout est fait afin qu'elles soient le plus rentable possible et ce, au détriment de l'environnement et des populations locales. C'est là qu'est la formidable arnaque du FMI, car la majorité de la population croient que le FMI vient en aide aux pays pauvres, mais, dans les faits, on observe exactement l'inverse ...Ce sont les pays pauvres qui AIDENT les pays riches.

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Et les mouvements monétaires persistent à rester dans l’anomalie d’aller du Sud vers le Nord. Et non l’inverse. Donc nous accueillons toute la misère du monde du fait de leur extorquer leur…richesse. Mais nous ne voulons pas que cela se voit. Donc nous agitons des images, nous les imagitons, afin de faire croire de tels mensonges. Non la misère du monde ne nous coûte rien – c’est nous qui lui coûtons bien trop cher.

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D’autre part, si nous n’accueillons pas toute la misère du monde – nous accueillons qui est la cause et le fomentateur, l’origine et le provocateur de cette misère : le misérable !!! Or, ce sont tous les misérables du monde qu’il ne faut plus accueillir. Des synonymes : crapules, escrocs, canailles, pillards, vauriens, bandits, fripouilles…etc. Nous faisons l’éloge des causes très dommageables. Mais ne supportons pas « la vue » des effets qui n’en sont que les conséquences logiques. La CONTRADICTION réside chez nous pas dans la misère. Celle-ci tape à nos portes afin de nous rappeler…juste la réalité. Cette misère c’est la conscience et elle doit être respectée…

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………….C’est très clair : un monde à l’envers touche à sa fin !!!

…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 " La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir " et"L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, LE ROMAN DE L’ÉCONOMIE, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 800 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

la misère est une conséquence finale : le moteur est ailleurs....

la misère est une conséquence finale : le moteur est ailleurs....

nous accueillons donc effectivement toutes les richesses de ces misères - mais, trop malhonnêtement, nous ne voulons pas des porteurs de cette richesses...

nous accueillons donc effectivement toutes les richesses de ces misères - mais, trop malhonnêtement, nous ne voulons pas des porteurs de cette richesses...

Avant les années 80, le Ghana était considéré comme un pays en voie de développement prometteur. La crise économique que connaît le pays va amener une situation locale désastreuse au niveau des services de base. Le FMI et la Banque Mondiale proposent des prêts au pays, sous la condition dite d'ajustement structurel. Le pays est contraint de s'impliquer dans le libre échange, en orientant la production interne vers l'or et la cacao plutôt que vers les productions vivrières. L'incitation à la "récupération des coûts" va entraîner la privatisation des services publics de base de soins et d'adduction d'eau. L'implantation d'entreprises étrangères est favorisée grâce une politique fiscale avantageuse et une réglementation peu contraignante, notamment vis à vis de l'environnement. La richesse en or de la province du Katanga a attiré l'industrie minière. L'état ghanéen a délocalisé la population locale qui vivait de banane plantin, manioc, huile de palme et arachide. Les paysans on touché une indemnisation ridicule, les manifestants ont été éloignés par la force militaire. L'activité d'extraction a stérilisé les champs alentours : les déblais ont envahi les champs de manioc, la pollution métallique affecte l'air et l'eau. Les rizières sont aujourd'hui en jachère...

Lorsque les causes sont explicitées on compatit enfin aux effets qui n’y sont pour rien. La misère vient des pays trop riches. Et rien ne peut effacer cette causalité du réel.

Publié dans sociéte

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