LETTRE A MA DÉRAISON

Publié le par imagiter.over-blog.com

LETTRE A MA DÉRAISON

LETTRE A MA DÉRAISON

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………………………………….A moi

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…Non je ne me noie point. Ce n’est pas « à moi ! » que j’époumone. Vers les autres. Mais c’est vers moi que je dirige la flamme incorrompue de mon feu intérieur. Il n’y aurait ainsi aucune conséquence à toutes ces inconséquences ?

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…Si je puis en dérouler toutes les séquences c’est donc que la raison la plus vaste s’aborde bien par un retirement, un retrait. Comme un gant qui s’enlève. Une idée qui se désabonne. Le flot des mensonges qui se désabuse. Et qui n’accorde plus rien. Toutes affections désaffectées dans les villes en ruines toutes. Une autre que de se désaltérer. Que de se désaliéner. Autre encore que de désarmer, se désavantager, qui ouvre, pourtant, l’aube de se déséchouer : désagrégation à décrire. La positivité y fait son plein, désenclaver désencombrer désencrasser désénerver désenfler désenfumer désengager désengorger désengourdir désennuyer désensorceler désentraver désescalader désinfecter désintéresser désintoxiquer désinvestir désinvolter désobéir désobstruer desserrer desservir détacher dételer détendre déterminer détromper dès dès. Dès que ce sera commencé tout se poursuivra. Ainsi ce qui renforce le « hors de » du préfixe « ex », dès ce qui enlève, retire, diminue, soustrait - nous augmente bien plus que toute imagination hors du réel des mots ne peut le savoir. Déraison ? Ce qui m’enlève de la raison ne m’enlève pas du tout la raison, du tout, ah là là, vu que ça m’y introduit. La déraison, ce qui est retiré de la raison n’en est absolument pas le retrait. Que tout ceci serait bien trop abstrait ? mais abstrait justement comme un extrait, une extraction, un trait tout droit surgi de son retrait. Rien de plus producteur que l’abstraction ! Vous voyez bien, ma déraison qu’il est moins étrange que je vous écrive qu’il n’y parait. C’est que c’est vous qui m’écrivez en fait.

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…Ce reflet de moi-même, le plus inattentif au réel, c’est vous qui le gardiez, le protégiez, le conserviez. Le concret des mots, jambages et caractères, m’apprit comme vous sûtes me forger le caractère afin qu’il soit le plus universel possible. Puisque, vous, la déraison, vous savez tout dire à qui a jeté les miroirs de la vanité courte. Les mots – et leur amour incorrompu – s’adresseraient avec adresse à nous, nous communiqueraient comme le feu se communique ou comme le couloir communique avec la chambre. Les mots, cette déraison qui se fait lettre, lentement, se construisant, syllabe à syllabe, lettre à lettre, pour émerger de l’inconnu et s’acheminer jusqu’à moi. A moi à qui je croyais octroyer la missive alors que c’est elle qui m’offrait à moi-même. Le réel est plus simple que l’on croit penser à partir du moment où il est accepté être un couple androgyne. Avec qui le langage, étape la plus proche de la perfection qui soit, permet de dialoguer serré. Si serré que la démocratie, impratiquée dans sa totalité, jusqu’à aujourd’hui, fait sa première apparition juste à l’horizon. Excusez-moi tant tant ma déraison je n’avais prêté, donné, offert attention qu’à ma raison parce que ça fait propre, bien rangé, bien inodore, incolore, inaudible, invisible dans ce monde illégitimement cruel. J’oubliai tant qu’ignorer qui est méconnaitre, dédaigner, mépriser est bien le comble de « l’ignorance » (…ignorance à la source de tous les malheurs du monde) que semblent pratiquer trop d’intelligences stériles. Mais je ne leur jette nulle pierre, je constate et donne à tâter, à vérifier, à prouver en éprouvant. Pour qu’ils changent de chemin. Puisqu’à l’évidence ils ne pratiquent pas comme moi.

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…Quelle humilité faut-il pour croire aux mots ? Et je me place en dessous – déraison se situant plus bas que raison – que ces petites choses : les mots ! Qui ose prétendre qu’il y aurait le moindre orgueil en moi ? Juste de la fierté, fier de la beauté, de la vérité et de la justice universelle. Même si les sociétés humaines leur tournent (si peu raisonnablement) le dos. Même lorsqu’ils ne pratiquent que la déraison ils n’attachent nulle attention à cette déraison ? Et c’est moi qui n’en ferais qu’à ma tête ? Alors que j’en fais uniquement aux têtes des meilleurs en tous domaines. Si je ne puis me passer de l’Afrique, de tous les indiens mais de la sagesse orientale, je ne puis me passer de nombre de penseurs ou écrivains au point que je ne suis comme une synthèse tendue vers toujours plus de perfection et d’exigence. Ah bon ! ce ne sont pas les meilleurs. C’est que n’en faire qu’à sa tête n’omet pas de s’interroger !: qu’est-ce qui lui est proposé ? Peut-on vivre hors d’une Raison qui donne toutes ses raisons ? Le choix de l’absence prouve –t-il l’absence de choix ?

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…Ne faut-il pas toujours, avant implacable et méticuleuse vérification, suivre la loi du nombre et tous ses pré-jugés de prolixe folie ? En effet, se priver de quelques accès au réel possible c’est comme se rétrécir à une seule nationalité. C’est se refuser tous les autres accès et fermer toute issue aux ténèbres vers cette déraisonnable lueur que devient, alors, l’Humanité. Les infantiles attitudes d’exclusions, donc de privations de tout le reste, servent à devenir de plus en plus petit. Ce qui rend nain à ne plus voir que les problèmes. Il faut grandir, se dépasser soi-même, afin de trouver la taille des solutions. Exclure c’est se diminuer jusqu’à l’inloupabilité. Tout le contraire, en somme, de l’enfant qui grandit grandit inclut tout inclut tout. Aimer les enfants c’est leur offrir le monde entier. Qui peut encore prétendre les ÉLEVER, ces enfants ? Ma déraison, ma déraison tu réponds moi, tu réponds oui à toutes ces questions. Mon déraisonnement, celui-là même qui fait tout l’inverse des illégitimes arraisonnements, je t’avais trop négligé, pour faire comme les autres, parfois. Et voici, qu’aujourd’hui, tu m’écris et que je comprends tout ce que je n’avais pas compris. Les meilleurs sont ceux qui n’ont pas qu’une vie, qui transforment tout en or pur, l’œuvre de leur ignorée unité (un seul tout seul !) crée, à elle seule, l’Unité. L’Univers ne se confie qu’à qui se méconnait lui-même, il peut alors tout connaître, parent d’être trans-parent, le cryptogame décrypte le mieux, au précis du précieux. La déraison est la sensualité de la raison. Le couple androgyne du réel m’a encore bien eu !!!

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…………………………………………signé : Et nous ?

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

**** trouvez, aussi, un compliment à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 1 "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" ou bien "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" et "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou, encore, "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques", et "Rien de plus solide que le solidaire", sinon, onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 800 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

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