T’erreur – ou bien Miss Take ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

T’erreur – ou bien Miss Take ?

Errer dans l’erreur. L’apprentissage par le jeu des erreurs ? Et autres poncifs trop poncés – au point que nous n’en voyons plus que le brillant si indifférent. Ce qui fait, ici, avancer le multi-savoir ? L’irruption d’une psychologie à la bourgeoise (il n’y a d’autres types humains « possibles » (T.I.N.A.) que le…bourgeois unique. Unique tunique ?). Voyons-en la typologie simpliste

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Ainsi - l’erreur ( « ce genre de comportement ») ne dépend que de trois causes :

*** - 1) la surconfiance en soi (i.e. la mauvaise évaluation de ses compétences),

*** - 2) l’impulsivité

*** - 3) et la difficulté à se concentrer.

Apparemment, le tour de la question a été, là, effectué ! Dans le plus simplet des mondes ! Vérifions tout de même ! En extrayant des extraits du lien suivant.

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Comment nous faisons tant d'erreurs sur nos prétendues erreurs ?.

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« À la lecture de cette étude, je me demande si le terme "stupidité" ne devrait pas être remplacé par celui "d’irrationalité". On considère un comportement irrationnel lorsque nos comportements sont en contradiction avec nos buts, attentes ou nos croyances (auteur de référence sur le sujet de l’irrationalité : Dan Ariely). Pensons par exemple à :

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- Fumer alors qu’on souhaite vivre longtemps

- Procrastiner en attendant pour faire un travail à la dernière minute alors qu’on souhaite obtenir une bonne note

- Considérer épouvantable que des enfants meurent de faim en Afrique et ne pas faire de dons de charité

- On sait qu’à partir d’un certain revenu, il n’y a pas d’augmentation du niveau de bonheur. Pourtant, on cherche toujours à faire plus d’argent, en achetant des billets de loterie par exemple

- On sait que dépenser de l’argent pour des biens rend moins heureux que de se payer des expériences, mais on consomme quand même des biens matériels en croyant augmenter notre bien-être

- On traite d’imbécile sur le coup de la colère notre ami (sœur, frère etc.) et le conflit créé nous rend encore plus mal que nous ne l’étions

- Tous les comportements risqués : consommer de l’alcool excessivement, les relations sexuelles non-protégées...

- Les erreurs de planifications : ne pas avoir considéré une éventualité évidente.

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L’article attribue ce genre de comportement à trois causes : la surconfiance en soi (i.e. la mauvaise évaluation de ses compétences), l’impulsivité et la difficulté à se concentrer. Je crois que les comportements que je préfère appeler "irrationnels" peuvent être aussi attribuables à plusieurs autres causes psychologiques. […Evident tout de même – la pauvreté de la vie bourgeoise peut se voir réduite à une mécanique simpliste – pas la vraie vie, l’universelle vie.].

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1) La motivation pour le renforcement à court terme versus à long terme. Les théories du conditionnement opérant (behavorisme) expliquent le comportement par les conséquences agréables ou désagréables qui les accompagnent et qui nous motivent. Le problème est que parfois les conséquences à court terme sont agréables et celles à moyen ou long terme ne le sont pas. Comme les conséquences immédiates sont plus "motivantes" souvent que celles à long terme, cela nous amène souvent à poser des gestes irrationnels. Pensons à la personne qui mange du chocolat alors qu’elle souhaite perdre du poids. Plusieurs comportements irrationnels sont explicables à la lumière de ce mécanisme.

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2) La sagesse rétrospective. C’est un biais cognitif connu en psychologie sociale. On a tendance à croire que les conséquences d’une action/situation étaient beaucoup plus prévisibles qu’elles ne l’étaient en fait au moment où se sont passés les événements.


Qu'est-ce qui fait que l'on perçoit quelque chose comme stupide alors qu'il s'agit des fois de malchance, de divergence d'opinion ou d'irrationalité ? Comment définir précisément la stupidité ou un acte stupide ?

La réelle "stupidité" est relative au manque de jugement.

On jugera donc comme "stupide" des erreurs de prévision des autres, mais en exagérant souvent le degré de prévoyance qu’il était possible d’avoir connaissant les faits ultérieurs a posteriori.

Il y a les réels comportements "stupides" qui témoignent d’un manque de jugement. Le jugement est une capacité mentale faisant partie de l’intelligence.

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Par exemple :

- Une personne qui lors d’un entrevue d’embauche révèle à son futur employeur qu’elle a dû quitter son emploi parce qu’elle arrivait trop souvent en retard (elle manque de jugement concernant ce qu’il est judicieux de dévoiler ou pas dans ce contexte social).

- Une personne qui laisse un enfant de 6 ans seul à la maison parce qu’elle manque de jugement sur les capacités d’autonomie de l'enfant à cet âge.

- Une personne qui parle sans arrêt de son ex-conjoint dans un premier rendez-vous galant. » Etc.


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Nous nous sentons comme embourbés dans un utilitarisme en solde. Sans jamais de grandeurs ni d’élans qui nous surpassent !

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Si l'erreur est le contraire de la vérité que peut-elle donc nous apprendre ?

**** - Sur le plan de la connaissance scientifique - Ce sera une suite d'erreurs rectifiées comme si, on se servait de l'erreur comme d'un tremplin pour se rapprocher de la vérité sans jamais l'atteindre.

Si l'erreur est humaine, comment la science est-elle possible ? Si l'échec, lorsque la prévision déduite de la théorie diverge de l'observation réelle mesurable produite expérimentalement, cela signifie bien que le moteur de la science c'est l'erreur., C’est l'échec qui oblige le chercheur à modifier la théorie ou même à la changer. Qu'apprenons-nous, alors, de l'erreur sinon qu'elle entraîne un progrès de la connaissance.
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*** - Et pour nous-mêmes mécaniquement il en va de même…

Même au point de « se désolidariser » de nous…A ressasser que, sans cesse, notre conscience immédiate se trompe. Je vois le monde tel que je suis et qu'il faut, en conséquence, nous méfier de l'opinion qui transforme nos besoins en connaissances. L'erreur ne viendrait-elle pas de la précipitation? De se précipiter sur la précipitation ? Comment y parer ?

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Comme ce décalage nous contredit tant dans ce lien ?

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petit-traite-anti-ecologie-blasphemes-jubilatoires-


C’est que ces manières d’interroger le réel tournent en rond. Le mot « erreur » lui-même est abordé du mauvais côté. Se perdre (et non se retrouver en ayant intégré le contexte global), se tromper (et non être trompés), commettre une faute ‘(d’orthographe et non une…erreur corrigeable). Voire la pente… d’aberrations (par computations ?), de déviances (maus qui édicte cela se permet de se « dérégulariser » à sens unique - ce en quoi il ne sera plus jamais régulier, honnête, respectueux de la loi …par égard à autrui)…etc…,

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Enfin, nous trouvons un des chemins afin de nous désincarcérer de ces façons sordides de voir la gigantesque réalité.S’il y a recherche, s’il y a élan adulte à découvrir l’inconnu, si nous voulons changer l’organisation sociale et vivre dans une nouvelle civilisation, etc. l’erreur (comme tâtonnement) est incluse dans ces démarches. Mais une erreur déculpabilisée puisque perçue comme existante comme aventure et utile pour parvenir au but. Comme des extraits du lien ci-dessous le confirment :

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http://www.philolog.fr/erreur-et-illusion/

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« En quoi l’erreur est-elle humaine ? Quelle est la positivité de l’erreur ? En quoi la non prise en compte de l’erreur et de sa positivité est-elle finalement inhumaine ? L’erreur n’est certes pas synonyme de faute, et pourtant on les assimile souvent. La faute n’est pas seulement une erreur que l’on condamne moralement : bien souvent l’erreur de l’Autre est constitutive de la faute. Il s’agirait donc au moins de déculpabiliser l’erreur, d’aller au-dela de la faute ; il s’agirait d’aller vers la civilisation en reconnaissant les vertus civilisatrices de l’erreur elle-même, en tant qu’elle fait partie intégrante de toute recherche.



Donc l’erreur est humaine, mais à quel « niveau » elle est humaine ? Quel genre d’erreur ? Toute sorte d’erreur ? On le voit bien, il nous faut commencer par définir l’erreur. Un brin d’étymologie. Erreur vient du latin « error », course à l’aventure, et de « errare », errer. En français l’erreur n’est pas un terme formidablement ambigu ou polysémique, tout simplement parce que cela semble le contraire de la vérité, dans ses deux dimensions principales, à savoir vérité logique et expérimentale. 2 plus 2 égale 5 est une erreur de calcul, un jugement contraire à la logique mathématique. Il neige aujourd’hui est une erreur, un jugement contraire à la réalité des faits. De ce double point de vue, l’erreur est une privation de connaissance, ce qui est un phénomène humain en effet. Nous n’aurons aucune difficulté à souligner la positivité de l’erreur : puisque ne se trompe que celui qui cherche la vérité, la vérité a besoin de l’erreur pour apparaître. L’erreur n’est qu’une vérité en gestation, à partir du moment où l’on admet (comme il convient) que l’éclosion de la vérité est un processus historique et laborieux, collectif, et pas forcément linéaire. Je m’appuierai sur deux domaines classiques pour réhabiliter l’erreur : celui de science et celui de la politique. Je montrerai avec Bachelard que la science va d’erreur en erreur, je montrerai avec Popper que la démocratie elle-même va d’erreur en erreur, et comment ceux qui n’acceptent pas l’erreur, qui n’acceptent ni la possibilité de l’erreur ni la possibilité de corriger l’erreur sont précisément anti-démocrates, parce qu’ils croient en une vérité absolue, dogmatique.

Mais voilà, je n’ai nullement l’intention de m’en tenir à l’erreur, au sens classique que je viens de définir. S'il est vrai que l’erreur est humaine, alors il faut appréhender la vérité elle-même dans son sens pleinement humain. Et la vérité n’est pas seulement logique ou expérimentale, elle est aussi profondément subjective. C’est en quoi elle est elle-même humaine et non surhumaine. Lorsque Descartes affirme que « je pense donc je suis » est la première des vérités, justement ce n’est pas une vérité comme les autres, c’est une évidence qui a la structure d’une certitude. Il s‘agit là non seulement d'une vérité indubitable mais encore d’une certitude "subjective" en ce sens qu’elle est précisément fondatrice pour le sujet, une certitude qui pour lui ne laisse place à aucune illusion. Or justement, l’illusion est peut-être bien la dimension subjective, la dimension humaine par excellence de l’erreur. Notons que l’illusion n’est pas le contraire exact de la certitude, le contraire de la certitude est le doute. L’illusion serait plutôt une manière de pallier le doute, et chacun sait bien qu’une certitude peut très bien être illusoire. Mais en quoi l’illusion est-elle particulièrement humaine, excusable, et même nécessaire ? L’illusion n’est pas le produit de l’intelligence, du jugement, comme c’est le cas de l’erreur (l’erreur est un mauvais jugement), elle est le produit de l’imagination. C’est en quoi elle est subjective, et plus humaine que l’erreur, laquelle est seulement « fonctionnelle » si l’on peut dire.




I - Erreur et vérité

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1) L'analyse cartésienne de l'erreur



D'où viennent nos erreurs ? Descartes est formel : toute erreur est par définition une erreur de jugement, et doit être attribuée à la volonté qui juge. Elle n’incombe pas à la sensation, par exemple - il n'y a pas d'erreurs des sens. Pas davantage, l’erreur ne touche l’entendement proprement dit, c’est-à-dire cette faculté qui appréhende, analyse et décortique, qui tisse des relations, mais ne décide pas de ce qui est vrai ou faux. Pour ce qui est des sens, donc, on ne peut pas dire qu'ils se trompent ou qu'ils nous trompent ; par contre, il arrive que nous nous trompions à cause d'eux, mais c'est différent. Pour ce qui concerne l'entendement, notre faculté de concevoir, c'est exactement pareil. "Maintenant, pour ce qui concerne les idées, si on les considère seulement en elles-mêmes, et qu'on ne les rapporte point à quelque autre chose, elles ne peuvent, à proprement parler, être fausses ; car soit que j'imagine une chèvre ou une chimère, il n'est pas moins vrai que j'imagine l'une que l'autre."
Descartes fait une distinction essentielle entre entendement et volonté [:L'entendement est fini, la volonté infinie ]. Il faut s’y arrêter. La première conçoit, la seconde juge. Notre faculté de juger, de décider, donc d'assentir (donner son assentiment) ou de nier, c'est-à-dire au fond notre liberté, est infinie : elle peut se porter sur n'importe quel objet, elle peut produire des jugements sans limite. Cela ne veut pas dire qu’ils soient justes d’ailleurs. Descartes tient beaucoup à cette liberté de la volonté. Il faut reconnaître que si le mot « choix » veut dire quelque chose, ce pouvoir que nous avons de nous orienter, d’orienter tout notre être (et pas seulement notre esprit) d’un côté ou d’un autre, eh bien un choix est par définition libre. La volonté, le fait de vouloir, signifie la même chose : c’est à chaque fois le sujet tout entier, de façon indivisible, qui « veut » quelque chose. Un choix, un acte volontaire, mais aussi un jugement est indécomposable, il n’est pas mesurable, il n’est donc pas « limité » au sens mathématique du terme : c’est pourquoi notre volonté est infinie. Et notre capacité de nous tromper, par conséquent, est aussi infinie.

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L’erreur n’est pas une faute, car elle est inévitable. Celui qui ne se risque pas à juger, celui qui ne cherche pas la vérité ne se trompe jamais [mais ne bougeant pas – il ne peut parvenir à la certitude de rien…]. Pascal et surtout Descartes savent trop combien l’erreur est inévitable et nécessaire car, contrairement aux philosophes de l'antiquité qui pariaient sur un savoir fixe et éternel, eux parient déjà sur un progrès possible de la connaissance. […C’est parce que nous progressons sans cesse, donc avons cessé d’être fixes et immuables, que les possibilités d’errer ont augmentées infinement. Cependant, il y a des mentalités qui diminuent fortement les erreurs ! C’est là où nous nous dirigeons].

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Un philosophe français du début du siècle, fervent admirateur de Descartes, soulignait la positivité de l'erreur : non seulement il tentait de la dédramatiser mais il lui trouvait une certaine grandeur. Il s'agit d'ALAIN : "Quiconque pense commence toujours par se tromper. L'esprit juste se trompe d'abord tout autant qu'un autre ; son travail propre est de revenir, de ne point s'obstiner, de corriger selon l'objet la première esquisse. (...) Toutes nos erreurs sont des jugements téméraires, et toutes nos vérités, sans exception, sont des erreurs redressées. (...) Descartes disait bien que c'est notre amour de la vérité qui nous trompe principalement, par cette précipitation, par cet élan, par ce mépris des détails, qui est la grandeur même. Cette vue est elle-même généreuse ; elle va à pardonner l'erreur ; et il est vrai qu'à considérer les choses humainement, toute erreur est belle. Selon mon opinion, un sot n'est point tant un homme qui se trompe qu'un homme qui répète des vérités, sans s'être trompé d'abord comme ont ait ceux qui les ont trouvées."
Notons quand même que si l’erreur est « pardonnable », c’est qu’elle a bien une dimension morale ! Il y a quelque chose de très ambigü dans la citation : « ce mépris des détails qui est la grandeur même… ». Ce que dit Alain, c’est qu’il n’y aurait pas d’impulsion scientifique, pas d’enthousiasme sans ce mépris des détails (il ne faut pas s’y arrêter), mais ce mépris des détails (qui est le propre de la philosophie et non de la science) est une cause d’erreur…



2) Positivité de l'erreur

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a) - Aspect épistémologique

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Pendant longtemps deux courants de pensée se sont affrontés concernant les problèmes liés à la connaissance : ce sont le rationalisme intellectualiste (Descartes, Leibniz…) et l’empirisme (Locke, Hume…). Ces doctrines divergent notamment (mais pas seulement) quant à la portée de la preuve expérimentale. Les rationalistes affirment que l’expérience peut éventuellement confirmer, mais non réfuter une théorie. Le fait qu’une expérience ne marche pas prouve certes qu’une hypothèse ne fonctionne pas, mais non que l’ensemble de la théorie est fausse. Pour le rationaliste, la théorie prime toujours sur l'expérience.



L'empirisme accorde au contraire à l'expérience un rôle décisif : c'est la théorie de l'expérience cruciale défendue en tout premier lieu par Bacon. Son raisonnement a la même structure que ce qu'on appelle raisonnement par l'absurde en mathématiques. On déduit la vérité d'une proposition à partir de la fausseté de son contraire. Pour l’empiriste l'expérience se voit conférer le pouvoir, non plus de vérifier, mais, à l'inverse, de réfuter une théorie : une seule expérience négative, non-concluante, oblige à réviser toute la théorie. En quoi l’erreur est-elle positive ? Le fait qu’une expérience échoue prouve qu’une hypothèse ou qu’une théorie était erronée. Ce n’est pas l’erreur par elle-même qui est positive, mais la démarche qui consiste à chercher l’erreur !



C'est ce qu'exprime aussi l'épistémologue contemporain Popper, qui affirme la possibilité d'expériences cruciales susceptibles de réfuter une théorie. Pour Popper, la vérité d'une théorie ne se décide pas en fonction de sa résistance absolue à l'erreur, mais au contraire à sa capacité d'envisager, de prévoir les conditions où elle pourrait faillir, c'est-à-dire être fausse. Ce qui caractérise une science négativement, ce n'est donc pas son caractère infaillible, mais sa capacité interne à produire des procédures d'auto-falsification. Une théorie scientifique doit pouvoir dire dans quelles occasions elle pourrait être fausse. Une science admet la sanction de l’expérience, autrement dit elle admet pouvoir se tromper, sinon précisément ce n’est pas une science. Que cela soit en science ou en politique, l'important n'est pas de fonder une théorie ou une pratique sur des arguments intangibles et indubitables, mais de prévoir négativement des instances de contrôle. Popper parle alors d'une "ouverture d'univers" par opposition au monde clôt, par exemple d'inspiration platonicienne.

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b) - Aspect politique


Quelles sont les politiques qui n’admettent pas l’erreur, c’est-à-dire qui ne reconnaissent pas la légitimité de l’erreur ? Ce sont celles qui ne se remettent jamais en question : ce sont des politiques tyranniques, parce que dans ce cas la politique s’exprime par une voix unique qui ne peut se tromper […principe de la…pensée unique !], ou des politiques démagogiques parce qu’elles se fondent essentiellement sur le mensonge. [Et les manipulations, les déshonneurs de la novlangue, etc.].


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Donc le seul univers politique réel (pour reprendre le concept de Popper), c’est-à-dire un univers ouvert, c’est la démocratie […qui refuse toute censures comme toutes lois d’exception]. La démocratie fonctionne sur la base de projets qui ont valeur d’essais, des projets révisables. Ne serait-ce que par le jeu du vote populaire. Le caractère éventuellement erroné de ces essais ne constitue en rien un échec politique, du moins pour la démocratie, puisqu’ils vont être le ressort de l'alternance démocratique. Celle-ci ne serait donc pas possible si les dirigeants politiques ne se trompaient pas !

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Ce qui est grave, ce ne sont pas les erreurs politiques. C’est l’incapacité de reconnaître ses erreurs [..et donc de les faire subir aux autres : exemple, l’austérité !]. L’incapacité d’infléchir une politique pourtant critiquée par le peuple, l’incapacité de reconnaître comme normale et légitime l’alternance politique, etc. Cette alternance ne serait pas possible dans une société composée d'hommes politiques convaincus de détenir une vérité de droit […ce qui est « avoué » par se permettre de s’octroyer des privilèges exorbitants et tous plus…illégaux les uns que les autres]. Malheureusement on peut se demander si nous ne vivons pas, spécialement en France, dans une société où les politiques semblent incapables de reconnaître leurs erreurs […comme le bien-fondé de positions opposées à eux…]... La démocratie est faillible par essence, et c’est ce qui fait sa vertu. Par contre, ce qui complique les choses, c’est l’incompatibilité absolue de l’Etat avec l’erreur. L’Etat, depuis Machiavel, est censé avoir toujours « raison » ; l’Etat ne peut pas se tromper au sens où l’Etat est une institution et non un Sujet ; ce sont les représentants de l’Etat (qui sont en même temps les représentants du peuple) qui, en tenant les rênes de l’Etat, peuvent se tromper. Mais le vice politique par excellence, c’est de rabattre sur l’infaillibilité de l’Etat (la souveraineté de l’Etat, en fait, tout à fait légitime) l’infaillibilité supposée des gouvernants. La démocratie, normalement, prévoit des dispositifs de contrôle, elle veille à la séparation des pouvoirs de manière à ce que l’un soit en mesure de limiter et même de falsifier l’autre.



[et donc]…Nous avons expliqué le mécanisme de l’erreur, nous l’avons évalué de façon relativement positive, mais nous n'avons pas expliqué vraiment pourquoi nous nous trompons, pourquoi nous errons... Je veux dire : nous n’avons pas expliqué cette volonté d’erreur, comme si errer était d’une certaine façon la seule façon d’exister. Comme si la vérité seule était invivable. C’est alors que nous nous berçons d’illusions. Nous allons voir que le ressort subjectif de l'erreur appartient précisément à l'illusion. »

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Nous progressons assez vite : …la propagande nous avait ancré de détester la vérité (une blessure insupportable, une exigence torturante, etc.) et à… mépriser les erreurs. Ce n’est plus ni l’une ni l’autre des attitides ventriloquées qui convient. Sortir de la sordide psychologie bourgeoise est bien une…libération. Comme des extraits du lien suivant vont nous en réjouir immensément…MISS TAKE (mistake, erreur !) c’est cette force jeune qui prend, saisit, attrappe et produit, etc. du vrai nouveau. Miss take it !

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Accordons-nous-le-droit-a-l-erreur

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«Si les bactéries n’avaient pas fait d’erreur, nous ne serions pas là. » Le Québécois Jean- François Vézina, psychologue et essayiste, donne le ton. L’apparition de la vie, explique-t-il, est le produit d’un accident dans le grand silence cosmique. Par conséquent, selon lui, petits ou grands, nos « dérapages » ne sont pas un bug de notre fonctionnement mental, dont le paradigme serait une ligne continue et sans heurts, bien au contraire : ils en sont l’essence, l’expression même. Issus du chaos, nous restons chaos. […oui mais un chaos qui peut s’apprendre à vivre !]

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L’une des conséquences de cette…peur est que nous avons tendance à nous identifier à notre impair, à nous confondre avec lui. À tel point que nous ressentons de temps en temps l’envie de mourir, ou du moins de disparaître, après en avoir commis un. « Lors d’un Salon du livre, j’ai félicité une lectrice pour une apparente naissance prochaine, raconte Jean- Michel, 51 ans, illustrateur. Elle est devenue écarlate. “Je ne suis pas enceinte !” Et elle est partie. J’avais envie de me volatiliser tant j’avais honte. »

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Kathryn Schulz, journaliste, essayiste et « erreurologue » américaine, analyse cette réaction dans son dernier ouvrage, Cherchez l’erreur ! : « Le souhait de quitter le monde constitue l’une des réponses récurrentes aux erreurs que nous commettons […]. Comme si une faute pouvait réellement nous priver de visage ; comme si être en tort risquait d’effacer notre identité. » Nous préférons en conséquence « ne rien savoir », et traversons une phase de déni : nous n’avons pas conscience de notre écart durant un temps plus ou moins long, de l’instant où nous le commettons jusqu’au moment où nous le reconnaissons. Nous mettons de côté l’information non désirée, car elle nous révèle que nous sommes dans le faux.

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« Le déni agit comme un mécanisme de défense, il nous protège de ce que nous vivons lorsque nous nous trompons », explique Jean-François Vézina. Or, personne n’a envie d’être confronté à ces moments. » […faux si nous ne sommes pas des bourgeois bunkérisés, nous affrontons tout bien en face !- voyons, ici comment…].

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Dernière étape (pour le moment) où fréquenter, sans complexes, la possibilité d’erreur rend même très heureux. Et plus crispés sur une perfection persécutrice – puisque très mal utilisée - qui exclut trop de possibilités vives pour oser se prétendre…parfaite. Nos extraits viennent du lien…

http://coreight.com/content/kathryn-schulz-a-propos-de-nos-erreurs

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Une étrange impression d'avoir toujours raison

"J'ai passé les cinq dernières années à réfléchir aux erreurs que nous faisons. (...) En fait, la plupart d'entre nous faisons tout notre possible pour éviter de réfléchir au fait de se tromper, ou du moins pour éviter de réfléchir à la possibilité que nous puissions avoir tort. Nous restons dans l'abstrait. Nous savons tous que tout le monde fait des erreurs. Que l'espèce humaine, en général, est faillible. Mais quand il s'agit de moi, là, tout de suite, de tout ce en quoi je crois, ici dans le temps présent, tout d'un coup toute cette appréciation abstraite de la faillibilité s'envole - et je ne peux pas vraiment penser à quelque chose sur quoi je me trompe. Le fait est, nous vivons dans le temps présent. Nous allons à des réunions dans le temps présent; nous allons en vacances en famille dans le temps présent; nous nous rendons aux urnes et nous votons dans le présent. Donc, effectivement, nous en venons tous à traverser toute la vie, pris au piège dans cette petite bulle où on a l'impression d'avoir toujours raison pour tout."

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Évidemment, puisque nous devons tous prendre quotidiennement des décisions, nous faisons nos choix parce que nous pensons que nous prenons la bonne décision. Et pourtant, Kathryn Schulz pense que c'est un problème.

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"Je pense que c'est un problème. Je pense que c'est un problème pour chacun de nous en tant qu'individus, dans notre vie personnelle et professionnelle, et je pense que c'est un problème pour nous tous, collectivement en tant que culture. (...) Je tiens à vous convaincre qu'il est possible de sortir de cette impression, et que, si vous pouvez le faire, c'est le plus grand bond moral, intellectuel et créatif que vous puissiez faire."

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Alors pourquoi nous retrouvons-nous coincés dans cette impression d'avoir raison ?

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"Quelle impression cela fait d'avoir tort, du point de vue émotionnel ? Horrible, mortel, embarrassant - merci, ce sont d'excellentes réponses. Mais ce sont des réponses à une question différente. Vous répondez en fait à la question: qu'est-ce que cela fait de se rendre compte que vous avez tort ? Vous rendre compte que vous avez tort, (...) cela peut être dévastateur, cela peut être révélateur, cela peut être assez drôle. Mais se tromper ne ressemble à rien."

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Elle cite ensuite la fameuse "Fallor ergo sum" - "Je me trompe donc je suis." de Saint Augustin :

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"Augustin a compris que notre capacité à nous planter, ce n'est pas une sorte de défaut gênant dans le système de l'homme, une chose que nous pouvons éliminer ou surmonter. C'est tout à fait fondamental pour ce que nous sommes. Parce que nous ne savons pas vraiment ce qui se passe là-bas. Et contrairement à tous les autres animaux, nous sommes obsédés par essayer de le comprendre. Pour moi, cette obsession est la source et la racine de l'ensemble de notre productivité et de créativité. (...) > […les créatifs ont tellement bien intégré la possivilité de se tromper… « nous allons faire mieux » - ce qui est le sens harmonique de la « perfection » que de « pouvoir » toujours…se perfectionner !].

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Au fond, nous aimons les choses avec des rebondissements, des fausses pistes [étymologie d’erreur, aller à l’aventure…], et des fins inattendues. Quand il s'agit de nos histoires, nous aimons avoir tort. Mais, vous le savez, nos histoires sont comme ça parce que nos vies sont comme ça. Nous pensons que cette chose va se passer et c'est quelque chose d'autre qui se produit. (...) Peut-être pensiez-vous que vous alliez grandir et épouser votre amour de lycée et revenir dans votre ville natale et élever des d'enfants ensemble. Et c'est autre chose qui s'est passé. C'est la vie. Pour le meilleur et pour le pire, nous générons ces histoires incroyables sur le monde qui nous entoure, et puis le monde tourne et nous étonne.

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C'est comme ça que ça se passe [..avec passage du témoin, dans la course de la vie…]. Nous trouvons une autre idée. Nous racontons une autre histoire. Nous donnons une autre conférence. Le thème de celle-ci, que vous avez maintenant entendu sept millions de fois, est la redécouverte de l'émerveillement. Pour moi, si vous voulez vraiment redécouvrir le monde, vous devez sortir de ce minuscule espace terrifié de justesse, vous tourner les uns vers les autres, ouvrir les yeux sur l'immensité et la complexité et le mystère de l'univers et être en mesure de dire :

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"Wow, je ne sais pas. Je me trompe peut-être."

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Il nous aura donc été appris à détester la vérite et à…mépriser les erreurs. Ce qui est bien impraticable. De quoi se casser complètement de se tracasser ! Comment faire alors ? C’est que ce « système » ne peut survivre qu’en multipliant les faux besoins, les faux probèmes (dans le sens que, puisque les solutions existent, tous ses efforts sont concentrés afin de les empêcher de se…mettre en place). Et aussi toutes les occasions de nous… culpabiliser à fond (alors que c’est bien eux qui devraient se sentir vraiment responsables des désastres qui nous environnent). D’où ces amertumes inutiles telles j’ai l’impression de toujours mal faire. C’est strictement faux, ce sont là les agressions du système. Aussi dans ce contexte renouvelé - nous avons déniché tous les liens qui font aimer, laïquement, la vérité. Et réhabilitent les erreurs comme ce qui fait avancer les savoirs collectifs. Oui un article qui rend pleinement heureux ! Ce qui prouve à quel point les médias dominants pourraient, si facilement, le faire aussi. Quel que soit le thème. Donc, tout au contraire, ils préfèrent tout nous rendre difficile, désagréable et inconfortable. Ceci sont de très graves…erreurs ! En effet, ils nous auront tous perdus. Nous ne croyons plus « un » mot de leurs gribrouillages ! Tout se fera…sans eux

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…Nous sommes tous devenus (sauf eux)…érronéotypés !!!

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>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> SANS OUBLIER >>>>>>>>>>><<<<<<<

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Les obstacles à la vérité ?

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http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/03/07/libertes-numeriques-aux-etats-unis-les-bibliothecaires-font-de-la-resistance_4877934_4408996.html

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Toutes les formes de résistances se multiplient.

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http://www.droit-inc.com/image11638

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image oblige !

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

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Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

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……………. tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, LE ROMAN DE L'ECONOMIE, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il y a d’opinions très différentes moins le monde risque de se tromper ………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

miss take - l'erreur qui devient "take", prendre, saisir , attraper les...solutions !

miss take - l'erreur qui devient "take", prendre, saisir , attraper les...solutions !

connaitre ce que vous aimer ne signifie pas que vous ne pouvez aimer que ce que vous connaissez

connaitre ce que vous aimer ne signifie pas que vous ne pouvez aimer que ce que vous connaissez

T’erreur – ou bien Miss Take ?
passer par-dessus de ce qui faut – avant – dénommé comme une erreur – mais dont vous venez d’apporter la preuve qu’elle ne l’est plus ! – (signé : Miss Take it) .

passer par-dessus de ce qui faut – avant – dénommé comme une erreur – mais dont vous venez d’apporter la preuve qu’elle ne l’est plus ! – (signé : Miss Take it) .

Dan Ariely – il peut être prédit que nous sommes… irrationnels

avoir tort peut devenir très salubre...chercher l'erreur oui c'est bien risquer de la...trouver.

à prendre au second degré...

Publié dans Victoires**

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Rosa Carmon 09/03/2016 14:34

Bonjour,

Merci pour ton article, il y a du travail! Félicitations!

Pour ma part, je réduis la question "T'erreur ou bien Miss Take" à ça justement, une dualité, une dualité entre notre nature profonde et nos conditionnements liés à des millénaires de civilisation marqués par les choix de nos prédécesseurs, pour lesquels nous ne sommes pas responsables.
L'allégorie de la caverne en somme.
Le problème, comme tu le soulignes, c'est que beaucoup, lorsqu'ils prennent conscience de ces conditionnements préfèrent y rester plutôt que d'aller vers la lumière, par orgueil ou peur, surestimation ou manque de confiance en soi, en somme sous l'influence d'un ego qui n'est pas à sa juste place.
Or, comme dirait Confucius: "La vraie faute est celle que l'on ne corrige pas".

Je réfléchis aussi à ces questions sur mon blog, entre autres. Si cela te dit d'y jeter un coup d’œil, cela sera avec plaisir que je te compterai au rang de mes lecteurs.

Cordialement.

http://la-rumeur-du-monde.over-blog.com/