La croissance, c’est notre dette ? (1/2)

Publié le par imagiter.over-blog.com

La croissance, c’est notre dette ? (1/2)

Plutôt énigmatique comme formulation ? Cet Ovni vient d’où alors ? Un peu de patience ! Nous allons trouver le déclic qui ouvre la porte de la compréhension. Cette phrase est issue d’un témoignage d’une citoyenne qui a quitté son emploi dans une banque et qui explique très bien pourquoi !

Le désir de comprendre le pourquoi de son « la croissance c’est votre dette » nous a contraint à un très grand périple. Aussi afin de ne pas faire un article trop long, nous divisons la difficulté par deux :

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** - 1) - D’abord, puisque la croissance économique est la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) nous commençons par démontrer que le PIB est un indicateur de croissance erroné. Pour cela nous nous aidons, principalement, de la démonstration impeccable de Jean-Marc Jancovici. Ensuite, nous vérifions si la croissance viendrait de l’ensemble des profits. Qui nous chuchotent…la création monétaire des banques…

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*** - En (2) nous nous pencherons sur la triple rente bancaire (d’oligopole, d’arbitrage institutionnel et rentes informationnelles). En parcourant la constitution des plus values dans l’économie actuelle. Ce qui amènera à des conclusions !

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Autre élément troublant sur la croissance ? Celui-ci : « Selon Big Browser, le blog du Monde, près de 97 % de l’argent disponible dans le monde, en réalité, n’existe pas. » De fait, où se trouve-t-il cet argent qui n’existe pas étant virtuel ? Où ?

Premier pas : « …Je sais que, lorsque vous faites un prêt, c’est votre établissement bancaire qui invente l’argent avec lequel vous paierez votre voiture, votre téléviseur, l’ordinateur ou le téléphone sur lequel vous êtes en train de lire cette story. Sachez-le : vous créez de la dette, et donc, de la richesse. Car la croissance, c’est votre dette.

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Nous voici tiré vers la croissance c’est la monnaie, l’argent…Or, superficiellement, il apparait que la croissance ne peut être celle de la masse monétaire réelle : malgré la propagande de l’utopie capitaliste et de sa métaphysique loufoque de l’argent auto-créé (le profit viendrait du génie du spéculateur qui produit de l’argent extra terrestre n’existant pas, précédemment, sur Terre). De l’argent immaculée conception, surgi de nulle part. En conséquence, malgré ces hallucinations graves où l’argent se multiplie en…dormant…oui, où l’argent devient plus nombreux par la force de l’esprit pris…où le profit, enfin, couronne les seuls élus de dieu…etc. – impossible de voir où il y avait 10 000 billets de 5 € soudain 10.500 billets ou 12.000 ... Il y aura toujours 10.000 mais répartis différemment. Tout gain est pris à quelqu’un d’autre. Tout bénéfice se fait au détriment d’un non bénéficiaire. Le profit est un coût reporté plus loin. Et donc le profit pur (gain immaculé surgi de nulle part) n’existe pas. Le profit est une foutaise métaphysique qui donne honte à qui utilise sa Raison. Cet argent métaphysique (nous le verrons en 2 -) serait alors celui de la création monétaire par les banques ! Mais bien différente de la présentation…officielle.

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D’où si l’argent est immatériel…la croissance est une dette ? Puisque la richesse en argent c’est la dette (« vous créez de la dette ») ? L’argent-dette. C’est de fait (la croissance) un leurre de plus jeté afin de ne pas voir l’acte de mains visibles qui dévalisent – par en haut – l’argent d’autrui ? Si, selon Alexandre Dumas fils « l’homme d’affaires c’est celui qui vit sur l’argent des autres » !...

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Après cette introduction encore énigmatique – entrons directement dans le témoignage !

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« Longtemps, j’ai volé les gens. C’était ce en quoi consistait à peu près 95 % de mon temps passé au bureau. Enfin, je n’étais pas une voleuse au sens strict du terme; j’étais une arnaqueuse de première main, mais institutionnalisée. J’étais également bien plus disciplinée, soumise. J’étais une voleuse légale, qui ne volait même pas pour son propre compte, mais pour celui de ses patrons. Ces derniers, cyniques, me donnaient des objectifs – journaliers, hebdomadaires, mensuels. Et à chaque forfait que je commettais, j’avais même droit à toutes les félicitations. Mon job était connu de tous: je bossais dans une banque.

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Témoignage d'une insider bancaire sur son travail...réel

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Bien sûr, bosser dans une banque lorsqu’on sort d’un BTS assistante de gestion, c’est loin d’être la chose la plus séduisante. Pour ma part je voulais me tourner vers les maisons d’édition et aider des auteurs à être publiés. Visiblement ce n’était pas le choix qu’avait mon père pour moi. Pour lui, la banque était un domaine «plus stable», et en ce temps il était d’ailleurs l’ami d’un directeur d’agence qui avait « un siège libre pour moi ». Je ne me souviens plus de ma rémunération lorsque j’ai commencé. Je sais en revanche que le dernier conseiller à être arrivé en fin d’étude à l’agence a commencé à hauteur de 1 600 euros nets par mois. Je sais aussi que mes dernières fiches de paie n’étaient guère plus hautes. Ma vie de bureau – mon monde – était constituée de gens biens sous tous rapports, surtout dans le rapport à l’argent. Costard-cravate pour les hommes et tailleurs-parfum pour les nanas. Respect des codes et de la procédure, respect des horaires et respect des objectifs; le tout, dans une apparente bonne ambiance. Moi, j’étais tout en bas de l’échelle.

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Tellement bas même, que mon ordinateur et les logiciels qui y étaient intégrés avaient plus de pouvoir que moi. On appelle ça « conseiller financier », ou conseillère, tout simplement. Il s’agit de ces personnes qui vous reçoivent dans leurs bureaux à la banque et qui vous donnent des leçons sur la manière de mener votre vie en fonction de vos ressources. Voilà ce que je faisais. Pendant 12 ans, j’ai passé mon temps à refourguer des assurances inutiles, des crédits revolving, des agios, des cartes bleues, des forfaits, à des gens qui n’avaient rien demandé. Selon Big Browser, le blog du Monde, près de 97 % de l’argent disponible dans le monde, en réalité, n’existe pas. De fait, où se trouve-t-il ? En tant qu’insider, j’ai un début de réponse. Je sais que, lorsque vous faites un prêt, c’est votre établissement bancaire qui invente l’argent avec lequel vous paierez votre voiture, votre téléviseur, l’ordinateur ou le téléphone sur lequel vous êtes en train de lire cette story. Sachez-le : vous créez de la dette, et donc, de la richesse. Car la croissance, c’est votre dette.

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Pourtant, quand j’ai commencé, je croyais fermement à mon métier. Je pensais sincèrement que je pouvais venir en aide à certaines personnes en difficulté devant la gestion de leurs comptes bancaires. C’est ce qui me motivait, réellement. Étant moi-même issue d’une famille ayant vécu quelques « contraintes » financières, je me faisais fort d’être celle qui saurait comprendre et accompagner mes clients dans leurs réflexions et leurs démarches. Mais très vite (4, 5 mois à peine) j’ai été rattrapée par le vice, et sans m’en rendre compte, j’ai changé. Par mes principes d’abord, et puis par ma boîte ensuite. Car celle-ci a bien compris tout le potentiel et toute l’énergie que je pouvais dépenser pour son compte.

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Il m’aura donc fallu 12 années pour m’apercevoir, comprendre et accepter le fait que je ne changerais rien, ni au monde, ni à la France. Absolument rien. Et que le jeu était faussé, truqué, dès le départ. Et ce, malgré toute la bonne volonté du monde. Quand j’ai débuté, les conseillers avaient encore un peu de liberté. Certains pouvaient encore jouir de délégations et ainsi octroyer quelques facilités à certaines personnes. Le grand changement, ce fut l’informatisation à outrance et la part de plus en plus prépondérante que prenaient les machines et les algorithmes. Les fameux algorithmes et avec eux les célèbres quotas, scoring, pourcentages et statistiques.

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De fait, en rendant les turnovers – terme pour définir le fait de « renouveler le personnel » – plus fréquents, les dirigeants de la banque amenuisaient considérablement le pouvoir de l’empathie qui pouvait se nouer entre le conseiller et ses clients. Ainsi, ma relation avec eux s’est lentement dégradée. D’humain à humain, elle est dans un premier temps devenue paternaliste. « Tous les clients sont comme des enfants à qui il faut enseigner un rapport à l’argent normalisé tel que nous l’entendons », ai-je notamment entendu plusieurs fois au cours d’un colloque. Et ensuite, la relation est vite devenue conflictuelle. De plus en plus tendue, et à tous les niveaux. Les objectifs ont augmenté, les primes ont baissé et les clients ont gueulé. Normal. Néanmoins, la seule réponse que je pouvais leur apporter se résumait à ça : « Je suis désolée. Je ne peux pas intervenir et ne dispose pas des droits pour. » À nous aussi les conseillers, il pouvait nous arriver de manifester nos désaccords. Les réactions de la part de nos supérieurs étaient alors immédiates. Ces derniers nous faisaient changer d’agence tous les deux ou trois ans, avec parfois plus de 50 kilomètres de distance entre deux affectations. De notre côté, on avait juste le droit de fermer notre gueule. De même, la rémunération des postes de conseillers n’a fait que chuter avec les années. Le tournant des années 2000 a été fatal. Les 13 e et 14 e mois payés par exemple, c’est fini depuis belle lurette.

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Sachez-le : vous créez de la dette, et donc, de la richesse. Car la croissance, c’est votre dette.

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Les années 2010 ont, elles, sonné le glas de la décence parmi mon corps de métier. Aujourd’hui, ce sont les actionnaires qui se rincent. Avec environ + 10% par banque par rapport à 2014. Les agents pour leur part, on les utilise comme de la chair à canon. Ce sont ceux qui vont au front pour prendre les roquettes balancées par les clients mécontents. Sans surprise, nos supérieurs s’en foutent royalement. Ils n’ont jamais à subir les conséquences de leurs décisions. Nous, on est coincés dans l’étau, entre la direction qui nous contrôle en permanence et nous demande toujours plus de chiffre, et les clients qui voudraient toujours moins de frais.

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Or, concilier les deux est impossible. Puisque c’est justement sur les frais facturés aux clients que les banques gagnent de l’argent. Et les frais, eux, ils n’ont jamais cessé d’être augmentés ; frais de lettre à 15 euros – ça fait cher du timbre –, frais d’attestation à 12, frais de dépassement de découvert, ou encore, frais d’impayés – de loin l’un des plus cyniques. En somme, on vous explique que vous êtes punis par l’argent justement parce que vous n’en avez pas assez.

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Les années passaient, bon an mal an, et tout devenait insupportable. Nos rendez-vous étaient minutés. Nous étions intimés de mettre la pression aux clients, leur insuffler une forme particulièrement sournoise de culpabilité, de peur aussi.

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Puis un jour, lors de la finalisation d’un dossier d’emprunt immobilier, à la fin d’un rendez-vous, le courtier qui avait prescrit les clients et qui les accompagnait pour cet entretien, m’a pris à part. Puis il s’est penché vers moi avant de se lancer dans une tirade d’une cruauté absolue. Il m’a dit : « Vous savez, dans quelques années, vos patrons n’auront plus besoin de vous. Tout est déjà géré informatiquement. Si vous êtes encore là, c’est juste pour donner le change », a-t-il commencé. Je l’ai regardé interloquée, ne sachant trop que répondre. Il ne s’est pas démonté. « C’est pour que vos clients aient toujours cette impression que leur argent est géré par un humain, dans l’intérêt d’un autre humain. Mais vous n’avez d’ores et déjà plus la main sur la machine. Vous ne pouvez plus intervenir. Vous n’avez plus le moindre pouvoir », a-t-il renchéri, s’excusant presque de me présenter mon travail sous cet angle sinistre. Enfin, il a conclu sa démonstration par une pichenette humoristique dont j’ai le plaisir de vous faire part ici : « Le pire, c’est que le jour d’une panne informatique, vous ne serez même plus capables de faire quoi que ce soit. »

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Je vous avoue que se faire renvoyer son inutilité à la face, comme ça, d’un coup, ça fait mal. Néanmoins, je me suis aussi rendu compte que c’est bien lui qui avait raison. Aujourd’hui, en agence, les conseillers bancaires ne servent plus à rien, sinon à vendre des produits inutiles pour faire empocher les frais inhérents à ces produits aux actionnaires, et accessoirement, à faire passer les colères justifiées des clients en servant de punching-ball. Ce courtier cynique n’a en réalité fait qu’accélérer le processus à l’œuvre à ce moment de ma vie : celui de ma future démission .Comprenez bien qu’une banque, en 2016, ne vous aidera que si vous êtes déjà riches. Là, elle vous expliquera sans réserve les mécanismes vous permettant d’en redistribuer le moins possible aux plus pauvres, afin de le conserver dans son giron. Quand vous êtes pauvres au contraire, la banque vous explique qu’il est de votre devoir de payer les riches, afin de faire rouler l’économie. C’est une arnaque sur toute la ligne, et je suis désolée d’y avoir participé pendant plus d’une décennie. J’ai donc somatisé, et ai, comme nombre de mes collègues conseillers, frôlé le burn-out. Mais nous n’étions pas tous des enfants de chœur. Je me souviens de pas mal de collègues qui enculaient le client avant de se marrer à gorge déployée, en se foutant bien et royalement de sa gueule.

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« Vous savez, dans quelques années, vos patrons n’auront plus besoin de vous. Tout est déjà géré informatiquement. Si vous êtes encore là, c’est juste pour donner le change »

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Aujourd’hui, mes anciens patrons, prévoient déjà un grand nombre de licenciements étalés sur l’année 2016. Ils parlent également de ventes d’actifs, lesquels entraîneront nécessairement de nouveaux licenciements. Tout ça, alors que leurs actionnaires n’ont jamais amassé autant d’argent que ces dix dernières années et l’histoire des paradis fiscaux ne surprend pas vraiment.

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Alors pour moi, c’est terminé. J’en avais marre de gerber tous les jours en rentrant du boulot. Et si j’écris ces mots aujourd’hui, c’est par compassion envers mes anciens et anciennes collègues. Je sais qu’ils sont impuissants, et qu’ils ont peur. Et si cela peut aussi éviter à tous les épargnants de se faire dépouiller à la première crise organisée venue à l’aide d’un bail-in – comme à Chypre –, ce sera aussi bien. Si cela peut contribuer à créer un peu plus de solidarité, même infime, en rassemblant les humains indépendamment de leur fonction dans la société, idem. Alors, peut-être que nous aurons fait un pas. Un petit pas sans doute, mais un pas tout de même dans la bonne direction. »

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Nous voici à la tête de beaucoup d’informations qui contredisent les habitudes mentales : surtout la croissance c’est le...PIB. Tout parait plutôt embrouillé. Mais ne va pas le rester. Comment faire ? Fort heureusement il y a le livre de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean – Le plein s’il vous plaît ! ou la solution au problème de l’énergie – dont nous allons nous inspirer.

Si le PIB (comme croissance) avait augmenté pendant 100 ans ou 1 000 ans rien ne garantit qu’il aille encore augmenter à l’avenir. D’ailleurs, le PIB ahuri ne peut rien expliquer de lui… « une croissance annuelle de 5 % pendant 2 siècles, appliquée à n’importe quoi, conduit à l’arrivée à une multiplication par….17 000 (p. 102 – Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean – Le plein s’il vous plaît ! ou la solution au problème de l’énergie, février 2016). Dans un monde fini, aux limites aucunement magiques ni élastiques ou manipulables, cette irruption exponentielle…ne peut durer bien longtemps. Un monde fini ne peut couver une croissance…infinie. Réaction saine de la Raison ? Quitter vite ce PIB qui semble rendre complètement…fou et inapte à la réalité ! La croissance matérielle « perpétuelle » a déjà pris fin…elle n’était pas « perpétuelle » !

L’art de compter ce que l’on gagne en oubliant ce que l’on doit – les comptes de la nation ne sont pas ceux de la Nature. Les seuls sérieux. Le PIB, dès le départ, nous prive d’au moins la moitié de la réalité. Sinon plus ?

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Au cœur de ses contradictions mortelles ? Un PIB en hausse peut signifier hausse de consommation de matières premières offertes par la nature, d’énergies consommées, etc. (…et la croissance c’est…l’énergie !)…Donc une activité fortement prédatrice qui a – par là - ses limites en elle-même. Celles de la terre brûlée…Et ces consommations inintelligentes sont condamnées…à baisser irrévocablement un jour. Et à devenir impossibles…ceci se nomme destructions irréversibles de ressources et de services naturels qui alimentent le non dit…du PIB. Alors que nous devrions penser « combien de points de PIB nous devons accepter de perdre aujourd’hui pour ne pas tout perdre plus tard ? » – les gloutons fous du tout de suite volent la parole publique et adorent, devant nous dans les médias, le PIB comme un dieu. Tandis que l’indicateur PIB peut, encore, augmenter avec un mal être global, des malheurs en cascades, la perte du patrimoine commun (la vie sur terre qui n’a pas de… photocopie) – la fin sera donc terrible. Le court termisme devrait interdire immédiatement de faire de la politique. Comme de se faire élire.

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« Si les ennuis se multiplient à un rythme bien trop rapide pour que notre aptitude à les réparer puisse suivre, alors ce qui, dans un système globalement bien portant et à petite dose, crée du PIB, se mettra à…le détruire (p. 117- ibidem…). » Ce phénomène peut être nommé…inversion des pénuries

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La productivité et son augmentation ce sont - après tout – de la prédation !

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Le monde est fini et le PIB une dangereuse « invention » - oui une fiction qui peut aider à voir clair. Mais qui peut rendre aveugle au réel si nous croyons plus au PIB qu’aux faits. Et devenons addictifs, drogués fous à la mesure autoréférentielle (qui n’a rien à voir avec la réalité complète) du PIB.

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Symptômes d’un état de folie avancée ? Ne pas comprendre tout ceci….Non seulement les atteintes à l’environnement ne sont pas comptabilisées au PIB mais elles le font croitre…(par prédations directes, besoins de dépollutions ou de reconstructions)… Si personne ne paie de salaire aux abeilles et si elles vont mal …les sources des gains disparaissent ! Eh oui ! Nous ne payons jamais le pétrole (aux sous-sols ?) mais le travail d’extraction. Et comme la nature ne passe jamais à la caisse…nous croyons à nos lubies (que c’est à nous, nounou !)… Le PIB n’est qu’autoréférentiel, il ne mire et admire que lui – mais le réel n’est pas d’accord…Le PIB ne parle jamais de lui…le réel !

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Si une mine existe, seul le chiffre d’affaires de ce qui est extrait est inscrit au PIB. Pas la diminution des ressources.. « il n’y a nulle part dans le PIB de dotation aux amortissements pour la diminution du stock de ressources naturelles (p. 114 – ibid.).

Est compté le chiffre d’affaires à l’hectare mais pas la perte des sols fertiles sans lesquels plus du tout de chiffre d’affaires futur !

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« Si l’homme « utilise gratuitement les services que lui rend la nature, et que la nature subit des préjudices sans demander réparation ni physique ni monétaire et sans faire de procès »…cela ne veut pas dire que les très graves dommages n’existent pas. Ils ne sont juste pas inscrits dans le PIB vraiment trop étourdi et trop frivole. Le PIB ou la comptabilité pour école maternelle ? On le dirait bien

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Ou même… « La loi de finances n’est rien d’autre qu’une longue liste d’autorisation de dépenses et de prévisions de recettes, mais absolument pas un « bilan prévisionnel » identique à celui réclamé par toute banque à tout candidat à la création d’entreprise (p. 112 - Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean ). »…pas de bilan dont pas de prises en comptes des variations, des dégradations éventuelles et donc des diminutions d’actifs (payées par l’aveugle PIB)…etc. De l’irresponsabilité partout : et ça ose s’appeler adultes ! Le PIB n’est qu’une comptabilité de caisse où les billets qui entrent sont comptés. Et ceux qui sortent de même. C’est très primitif, trop sommaire et ne peut donner lieu à aucun délire d’omniscience et de …solution magique à tout. En invoquant le dieu PIB…tout s’arrange. Aux dépens de qui ?

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Le PIB n’est que le chiffre d’affaires global d’un pays sans rien dire sur les contenus de ces chiffres d’affaires, sur les externalités négatives (les coûts réels des prétendus…profits qui excèdent leurs montants nominaux !) qu’ils peuvent porter. Juste la valeur monétaire de tous les produits et services faits de la main de l’homme. Si ce n’est payé en monnaie cela n’entre pas dans le trop têtu et trop fermé PIB. Seul l’argent qui circule est comptabilisé et pas les patrimoines et « c’est donc à tort que la croissance du PIB est généralement présentée comme une mesure de la croissance de la richesse nationale (p. 111 – ibid.). » Ce constat est gravissime – il pulvérise toutes les « politiques » (sic) actuelles ! La richesse est affaire de patrimoine (pas ce que l’on vend ou achète ce que l’on..a !) et non de revenu (pour revenants ?)… « Il est possible d’avoir un patrimoine qui diminue avec des revenus croissants »…mais ceci ne peut durer longtemps. Pour un pays, sa richesse c’est son patrimoine naturel… non compté au PIB. Pareil pour le patrimoine artificiel, d’ailleurs.

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La Nature procède à de nombreuses « dotations naturelles » aussi essentielles qu’invisibles. Ne figurant pas au PIB si elles disparaissent, pourtant - plus d’usines, plus d’activités, rien à vendre et donc plus de…PIB. Le PIB n’est pas la réalité…à peine une approximation due à l’immense paresse intellectuelle des nantis !

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Le PIB n’est pas la croissance ! Cette réalité dévaste tout : la politique dite « gestionnaire » (mais qui ne gère pas bien du tout) se planque derrière le PIB pour décréter ses actions. Donc toujours à côté de la plaque. Pour déterminer, mécaniquement et sans y penser, tous les taux des prestations, aides, cotisations, subventions, etc. qui font la vie sociale. Ainsi, complètement désorganisée par l’usage d’un tableau de bord…erroné de la richesse nationale et sa croissance (par destruction du patrimoine ?). Etc. Donc les gouvernants ne savent pas gouverner avec leur faux gouvernail de…papier ? Cela nous le pressentions déjà – mais tout le socle des discussions change puisque, de ce fait, nous avons toute la responsabilité du monde. Surtout contre notre volonté, ces responsabilités !

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Pas du PIB, la croissance viendrait, alors, de la somme de tous les profits qui…tireraient l’économie ?

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Mais il nous faut encore plus élucider la place de quoi occupe ce « profit » (aussi divinisé que le PIB …puisque des esprits futiles osent une « civilisation du…profit » (et allons donc !)). Devant la croissance non résolue, le questionnement devient : d’où vient le profit ? Puisque nous savons qu’il n’est pas issu d’une génération spontanée qui se « reproduit » en…dormant. Mais qu’il a une base toute…matérielle. La réponse plus sommaire et…simplifiée c’est : le profit c’est la rémunération du risque pris par l’investisseur…

Démontons donc cette prétendue…évidence !

« Que dans une économie fermée, telle que celle décrite précédemment, les entreprises ne peuvent pas réaliser globalement du profit. Et ce pour les raisons évoquées : dans la mesure où les dépenses des entreprises constituent la source de l’ensemble des revenus avec lesquelles les ménages vont consommer, les entreprises ne pourront retirer autant d’argent en vendant leurs biens qu’elles en auront retirés en les produisant.

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Mais d'où viennent les profits ?

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Elles pourraient à la limite en accomplir si l’on supposait que des profits réalisés au cours de l’année précédente étaient dépensés durant l’année considérée. Mais cela ne ferait que reporter le problème (d’où viennent les profits réalisés initialement ?), et surtout ne permettrait pas d’expliquer comment les profits peuvent croître d’une année sur l’autre.

Non, pour que les entreprises réalisent des profits, il est nécessaire de prendre un autre paramètre en compte, il est nécessaire qu’une partie des revenus de la société viennent gonfler les recettes globales des entreprises sans qu’ils ne gonflent leurs dépenses.

(….)

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La seule solution possible (enfin) est alors que les entreprises investissent, mais que ces investissements soient, comme le dit Henri Denis, « non financés par l’épargne des ménages ». C’est-à-dire qu’ils soient financés par la…création monétaire (des banques). Dès lors, ces investissements non financés par l’épargne des ménages vont rentrer dans la catégorie recettes des entreprises, sans rentrer dans la catégorie coûts comme précédemment, et n’auront pas pour nécessaire contrepartie une épargne préalable […l’investissement comme issu de l’épargne…], donc une moindre consommation des ménages et de moindres recettes correspondantes.

On retrouve bien l’idée que la source du profit est dans les investissements non financés par l’épargne, c’est-à-dire dans la…création monétaire. [ex nihilo]

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Voici un résultat surprenant (un des plus surprenants je trouve de la théorie économique) qui relie deux phénomènes en apparence extrêmement différents : le profit et la création monétaire. Et donc, la création monétaire étant la contrepartie d'une dette, le profit et la dette…

[Le profit vient de la dette ?]

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Résultat a priori nécessaire, dès lors que l'on s'intéresse à une économie monétaire. » [ou plutôt qu’elle…s’intéresse à nous !]

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Et résultat en contradiction totale avec les théories orthodoxes, puisque qu’il y est professé que le profit ne tire pas sa source dans le rendement du capital… autonome, doté d’un pouvoir magique, non issu de l’univers matériel mais d’une « force » mana que le capitaliste sorcier aurait en lui.

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Conclusion ? Les banques créent de l'argent pour le prêter aux entreprises uniquement si elles pensent que ces entreprises vont faire du profit et pourront leur rembourser. Mais les entreprises feront du profit, comme on vient de le voir, grâce à cet argent créé par les banques ! C'est donc l'anticipation du profit qui crée le profit, autre résultat étonnant !

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C’est donc la fiction imaginaire du profit futur qui fait…le profit présent. Bien concret. La croissance est une supposition…auto-réalisée. Une tautologie. Elle s’invente elle-même en prétendant qu’elle ne s’invente pas du tout, etc. Nous sommes dans la métaphysique la plus complète jamais perçue. Nous nageons dans la magie et la déraison de la folie capitaliste.

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Pensons- y une seconde…Les profits ne viennent pas de l’épargne des ménages et l’investissement ne se fait pas sur l’épargne. Surtout lorsque les traders n’arrêtent pas de lorgner sur cette épargne et les banques de vouloir la placer pour nous. Il existe bien une immense dichotomie entre les comportements concrets et les discours dont ils s’habillent…

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La croissance - malgré tous ces éclaircissements qui avancent à grands pas et écartent comme des foutaises tout ce qui vient des discours dominants (pas un raisonnement sérieux derrière - c’est dire) – oui cette croissance demeure un …mystère

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Dont nous trouverons peut-être la résolution dans le…

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………………..comment se fait la création monétaire en (2) ?

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

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Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

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(à suivre)

……………. tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, LE ROMAN DE L'ECONOMIE, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il y a d’opinions très différentes moins le monde risque de se tromper ………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

La croissance, c’est notre dette ? (1/2)
La croissance, c’est notre dette ? (1/2)
La croissance, c’est notre dette ? (1/2)
les objectifs pseudos rationnels de ceux qui ne font pas la...croissance

les objectifs pseudos rationnels de ceux qui ne font pas la...croissance

idem....

idem....

file de trading - outil de travail du trader (ex-vendeur des effets de commerce...trade-R)

file de trading - outil de travail du trader (ex-vendeur des effets de commerce...trade-R)

travaux pré PIB

travaux pré PIB

PIB nominal et réel

PIB nominal et réel

pas les richesses de patrimoine détruites par eux pour créer cette prétendue...richesse

pas les richesses de patrimoine détruites par eux pour créer cette prétendue...richesse

La croissance, c’est notre dette ? (1/2)

le léger problème c’est que ce dieu ne repose sur …rien (voir l’article)

la croissance ce n’est pas un indicateur mais de l’énergie

réponse qui balaie les discours des pouvoirs...

la finance ne sait rien du réel et elle le montre et démontre

une réponse pertinente impertinente

structures de marché qui désobéissent sans cesse aux lois de la République réPublique- mais que fait le corps de police ?

Tautologie : qu'est ce que la croissance économique ? Ce que mesure le PIB. Mais à quoi sert le PIB ? A mesurer la croissance...bonjour, la réalité...

pour s'égarer toujours plus - ce à quoi s'ingénient les successifs gouvernements...

Un indicateur limité qui prédit une croissance…illimitée. Mais qu’est-ce qu’il en sait alors ? Et ceux qui le…suivent ? Encore moins !

et la FIN de la croissance sera-t-elle annoncée par le PIB ? Mais non voyons, mon bon monsieur. Le pouvoir n’est que parades et remuements des apparences…Incapable de répondre au salubre : bon, y'a plus de croissance, nous faisons quoi maintenant ?

Publié dans Victoires**

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