L’avenir ? Il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible !

Publié le par imagiter.over-blog.com

L’avenir ? Il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible !

Nous, pour notre part, faisons tout afin de le rendre possible. Aussi la question devient : de seulement le prévoir va-t-il devenir comme cet obstacle qui ne le rendrait pas possible ? – Vérifions tout d’abord !

L’exagération de l’influence des appareillages techniques font de la prévision une forme d’aveuglement. En fait, ils ne font pas savoir, ils « aident » juste à savoir. Si leur « aide » (qui nous contraint à assumer notre partie, toute notre part) remplace toute la décision : toute la quincaillerie d’objets nous dessert alors. Surtout si nous l’alourdissons par tant de jargons techniques dont la majorité s’avoue si inutiles sauf pour créer de l’incommunicabilité ! Savoir c’est le savoir par soi-même en cheminant vers le plus simple. Les outils techniques servant plus à corréler, vérifier, estimer, superposer leurs lignes – qu’à décider réellement à notre place. Actuellement, beaucoup trop de prétendus responsables sont « chosifiés », appareillés, machinés, devenus instruments des objets (et non l’inverse). Les prévisions deviennent alors comme des auberges espagnoles : il n’y est trouvé que ce qui est apporté, amené eu départ.

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Malgré la proximité des sons prévoir- pouvoir – qui ferait croire à une magie transmissible - il vaut mieux visiter revoir- recevoir : prévoir sans rien faire devient un « biais cognitif » de « confort » qui entre, surtout, dans les cycles des effets pervers tels :

*** - Le biais de l’aversion à la dépossession (ou effet de dotation) désigne une tendance à attribuer une plus grande valeur à un objet que l'on possède qu’à un même objet que l'on ne possède pas. Ainsi, le propriétaire d'une maison pourrait estimer la valeur de sa maison comme étant plus élevée que ce qu'il serait disposé à payer pour une maison équivalente. La prévision servant pour ne…pas penser plus loin !

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*** - Le biais de l'illusion de contrôle est la tendance à croire que nous avons plus de contrôle sur une situation que nous n'en avons réellement. Un dossier palpable de prévisions formant comme un bouclier, faussement protecteur, qui nous masque les données que les prévisions ne peuvent intégrer (voir ci-dessous).

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** - Le biais de cadrage est la tendance à être influencé par la manière dont un problème est présenté. Par ex. la décision d'aller de l'avant ou pas avec une chirurgie peut être affectée par le fait que cette chirurgie soit décrite en termes de taux de succès ou en termes de taux d'échec, même si les deux chiffres fournissent la même information. Il est clair que toute prévision se fait dans un cadre donné. Restreint. N’englobant pas tout le réel, mais un aspect partiel et…intéressé. Le prévisionniste n’a pas beaucoup de… possibilités (rendre possible !) ne pouvant procéder, au préalable, à une remise en cause du cadre de prévision et des instruments qu’il peut utiliser.

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Prévoir devrait, idéalement, être de se déprendre de ses habitudes de penser. Et ne l’est donc pas. Or, en ce qui concerne les prévisions économiques elles se basent, principalement, sur des données passées et ne prennent pas en compte le fait que les « ménages » s'adaptent aux décisions politiques. Surtout pour les prévisions macroéconomiques de moyen et long terme où nous ne pouvons effectivement pas nous contenter des variables passées !

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Après ces mises en garde minimales – voyons ce « prévoir » en direct !

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Par le truchement d’une entrevue avec le meilleur prévisionniste du monde.

« Qu'est ce qui fait un bon prévisionniste?

C.B: Il vaudrait mieux demander ce qui fait qu'une prévision est mieux construite. Globalement c'est un travail qui prend du temps, il faut pouvoir se concentrer sur une ou deux prévisions et ne faire que cela, ce qui n'est pas forcément le cas dans les banques. Quand j'ai commencé à travailler chez Dexia en 2009, on m'a affecté pendant deux ans uniquement aux indicateurs immobiliers américains. Savoir comment les données sont construites, à quelle période le sondage est fait, connaître la taille de l'échantillon, etc.… C'est donc un vrai travail de fourmi.

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Après, il faut vraiment rechercher toutes les sources de données qui permettent d'anticiper une variable. Là c'est un vrai travail de recherche sur Internet, dans la presse, un peu partout. Il vous faut ensuite construire le meilleur modèle possible. Vous devez en essayer plusieurs, ce qui, là encore, prend du temps. Et en identifier un qui permet de faire au moins mieux que le consensus. Personnellement, je suis en remise en cause permanente.

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Ensuite il y a la dimension qualitative : aller au-delà du modèle et comprendre quels événements vont faire que le modèle ne marche pas. Pour l'emploi cela peut être une grève à la dernière minute. Et, pour le long terme, évaluer comme les gens vont réagir. Dans les données, on voit que les agents réagissent beaucoup plus vite aux États-Unis qu'en Europe. Enfin, ce que j'aime bien faire, lorsque je vois des prévisions qui sortent du lot, c'est comprendre pourquoi elles sortent du consensus. C'est toujours bien de regarder ce que font les autres.

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Les-petits-secrets-du-meilleur-prévisionniste-au-monde

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Quels outils faut-il prendre pour faire une prévision?

C.B: Cela dépend de l'horizon de la prévision. Dans mon cas, le classement de Bloomberg porte sur des chiffres mensuels. C'est un horizon de temps qui est court avec une incertitude moins élevée que sur un an. On sait quasiment tout ce qui s'est passé, on sait anticiper les chocs et on les voit arriver. Après pour prévoir un chiffre, la base d'un modèle c'est d'identifier tous les paramètres qui peuvent l'expliquer. Et je pense qu'il faut vraiment identifier les données clefs et ne pas tout mettre. Sinon les résultats vont être brouillés et on ne pourra extraire le meilleur de chaque variable, car l'une sera redondante de l'autre. Sur chaque indicateur j'en retiens ainsi 4-5.

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Et à plus long terme, comme un an?

C.B: Cela devient beaucoup plus compliqué. Il y a généralement trois données qu'on essaie d'identifier :

le PIB, l'inflation et le chômage.

Pour un PIB on peut soit anticiper le chiffre final ou le faire par composante (consommation, investissement, exportations-importations, dépense publique). Mais à chaque fois vous devez anticiper un niveau de change moyen sur l'année, anticiper la politique fiscale, que ce soit pour les recettes-dépenses mais aussi voir s'il y a un changement de TVA par exemple. Et enfin le plus dur : prévoir la politique monétaire.

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Et là où cela devient compliqué, c'est que, dans le cas des États-Unis, la Fed va fixer sa politique en fonction de ce qui se passe aux États-Unis mais aussi partout dans le monde. C'est pour cela que j'aurais tendance à dire que sur les années 2015, 2016, 2017 faire une prévision est très dur. Et avec l'élection présidentielle de 2016 c'est encore plus dur pour les États-Unis. Pour ces prévisions on peut néanmoins s'aider en regardant les anticipations des investisseurs sur les taux via des instruments financiers comme les forward.

N'a-t-on pas tendance en France à se focaliser sur les chiffres du chômage?

C.B: Si mais parce que le chômage est un chiffre qui traduit une réalité, ce que les gens ressentent au quotidien. Et d'autant plus parce que notre président a eu l'idée d'amener le débat là-dessus en affirmant que son mandat reposait sur le fait d'inverser la courbe. C'est donc forcément là-dessus qu'on va le juger.

Les suivez-vous vous-mêmes?

C.B: Pas forcément. Il y a trois types d'indicateurs économiques :

** les indicateurs retardés, coïncidants et avancés.

Le chômage lui est un indicateur retardé. Or quand la croissance repart il y a une temporisation pour que les entreprises investissent, refassent des profits et, en troisième lieu, embauchent. Cela suppose un niveau de croissance minimum qui en France, selon moi est autour de 1,5%. Si on veut avoir une vision prospective de l'économie il faut donc regarder

**la demande, les carnets de commandes, les stocks. D'autant que, pour les interpréter, il faut lisser les chiffres du chômage sur six mois en raison de leur grande volatilité.

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Les prévisions économiques ne tiennent souvent pas compte des événements extrêmes, comme le Brexit...

C.B: C'est souvent la critique qu'on peut faire dans les prévisions. On donne un scénario sans facteur extrême. Quand vous regardez le consensus de croissance sur la zone euro, on considère que le Brexit a une probabilité de 0. Et très peu de gens vont s'en détourner. Seulement quelques personnes vont se mettre en dehors du consensus. Car dans ce cas-là, si vous vous trompez, vous vous trompez seul. Et çà, chez certaines grandes banques, ce n'est pas tolérable. Ce qui explique pourquoi on vous donne souvent des fourchettes de prévisions très concentrées.

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Utilisez-vous des indicateurs économiques insolites?

C.B: Une chose que je regarde assez souvent et qui fait rire c'est l'impact de la météo. Un très bon météorologue bien harmonisé avec l'économie peut avoir un gros temps d'avance sur les autres. Sur tout ce qui est ventes au détail, immobilier, construction cela a un très grand impact. Cela peut paraître insolite mais aux États-Unis j'aime bien regarder le rapport mensuel sur le climat où l'on trouve le nombre de degrés supérieurs aux normales saisonnières.

Pour le reste, il y a des phénomènes isolés. Si vous regardez la Suède, qui est un pays qui va bien avec 3% de croissance, c'est une région où il y a des foodtrucks pour les chiens. Si vous avez ce genre de chose on peut se dire que l'économie va pas trop mal. »

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Nous percevons (puisque pour nos textes centrés sur comment parvenir à un futur commun, comment mettre en place des solutions qui contournent le séparatisme illégal des prétendus maitres de ce monde qui utilisent la société pour leurs seuls intérêts – indéfendables intérêts – et donc, tout premièrement, comment parvenir à des changements de mentalités dans tous les domaines sociaux – nous rencontrons tous ces processus mentaux. Mais en bien plus complexes – ne devant pas nous arrêter à quatre paramètres mis en lien mais tellement plus puisque nous agissons sur la base de la responsabilité intégrale du penseur – et donc nous vivons de l’intérieur ce travail du prévisionniste comme du…décideur.

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Travail du prévisionniste (du système) inclus dans les « externalités négatives » (cette énorme partie de la vraie réalité dont l’économie simplificatrice ne s’occupe pas du tout, qu’elle évacue de ses préoccupations donc peu adultes !) – par exemple, les questions combien coûtons-nous à la nature ? Combien coûtent à la collectivité les soi-disant « profits » ? Et tant d’autres questions, que, nous, nous prenons entièrement en compte. Et puis les indicateurs utilisés sont « idéologisés » - le P.I.B. est bien considéré par tellement d’esprits efficaces comme un indicateur obsolète, mal conçu, ne fournissant que des informations très incomplètes et ne pouvant donc servir de données fiables. S’en servir c’est donc fuir le réel ! Bref, les prévisions ne peuvent se faire que dans le cadre de la défense du capitalisme et sont, de ce fait, très très limitées. Un peu comme des non- prévisions. La « commande » (ce n’est donc pas un travail indépendant) ne peut obtenir que des réponses de « valences » mathématiques. Genre c’est plutôt + que -, ceci diminue et n’augmente pas, cela semble meilleur (sans s’occuper des « externalités négatives », évidemment !) par rapport à ceci. La matrice dépasse, rarement, 4 entrées. Et l’intention cachée reste : « puis-je encore m’adonner aux avidités de l’argent fou ? ». Intention qui ne prend pas en compte l’impact des décisions économiques sur toute la société ! Ce qui semble limiter drastiquement la fiabilité de la démarche.

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Mais nous dira-ton les compétences de ces prévisionnistes existent bien ? Nous n’allons pas répondre à la seconde, mais emprunter une voie de raccourcis. Où ce sont des non spécialistes qui auront procédé…aux meilleures prévisions. Très contre intuitif, n’est-ce pas ?

« Comment mieux appréhender toute la confusion du monde qui nous entoure ? Pour répondre à cette question, la très officielle Intelligence Advanced Research Projects Activity (IARPA), spécialisée entre autres dans la recherche sur le traitement de l’information et l’intelligence artificielle, a organisé entre 2011 et 2014 un «tournoi de la prévision» (The Good Judgment Project) qui a réuni plus de 20 000 participants issus d’horizons divers. Les résultats de cette immense compétition révèlent les bonnes pratiques et les aptitudes que chacun peut mobiliser pour naviguer plus intelligemment dans l’incertitude.

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La prise de décisions implique inévitablement une phase de prévisions. Que vous travailliez au service RH, au développement commercial ou pour la fonction IT, l’aptitude à formuler des prévisions exactes est l’une des clés de décisions avisées. Et pourtant, l’exercice est incroyablement difficile, et même de plus en plus délicat dans un contexte de complexité et d’incertitude toujours plus marquées […où l’on dirait que toutes les prévisions antérieures n’ont servi à rien : ne rendant pas, en tout cas, le monde plus certain et moins égaré dans des complexités de surface !]. Comment améliorer vos capacités de prévision ? Les auteurs de Superforcasting, Philip Tetlock et Dan Gardner, exposent les conclusions de l’étude qu’ils ont menée sur les vainqueurs d’une vaste compétition organisée entre 2011 et 2014 : un groupe qu’ils ont baptisé les « superforecasters » (les super-prévisionnistes) en raison de l’incroyable exactitude de leurs projections. Pourquoi ces super-prévisionnistes se démarquent-ils des autres ? « La réponse n’est pas à chercher du côté de leur niveau d’études ou de leur accès à des informations sensibles. Ni du côté de leurs opinions – qu’ils soient plutôt de sensibilité libérale ou conservatrice, optimistes ou pessimistes, expliquent les auteurs. Le facteur déterminant réside dans leur manière de penser ».


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Dans-la-tête-des-meilleurs-prévisionnistes ?


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ADOPTER UNE RÉFLEXION GUIDÉE PAR LES DONNÉES
L’étude révèle que le jugement des super-prévisionnistes est moins sensible aux biais cognitifs communs [que nous avons abordés plus haut !], en raison de leur aptitude à synthétiser un large éventail d’informations et de perspectives.



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Inutile d’avoir la bosse des maths…


Le QI et le niveau d’éducation sont-ils déterminants pour faire de vous un bon prévisionniste ? « Si les super-prévisionnistes se situent bien au-dessus de la moyenne, ils n’affichent pas des capacités inouïes pour autant, et la plupart sont même bien loin d’entrer dans la catégorie de ceux que l’on appelle des génies, concept pour le moins délicat et souvent défini arbitrairement comme correspondant aux top 1 %, ou à un QI de 135 et plus, observent Philip Tetlock et Dan Gardner. Si l’intelligence et le bagage de connaissances aident, ils ne font que peu de différence au-delà d’un certain seuil ». L’aptitude à comprendre et à travailler avec les chiffres est davantage utile. « Les super-prévisionnistes sont des gens qui savent compter », concèdent les auteurs. Néanmoins, être mauvais en maths ne vous exclut pas forcément du clan : il est rare que les prévisions vous obligent à ingurgiter des chiffres. Par exemple, Philip Tetlock et Dan Gardner décrivent les super-prévisionnistes comme des raisonneurs bayésiens (du nom du théorème de Bayes qui permet d’actualiser les estimations d’une probabilité), mais notent toutefois que cela n’implique pas nécessairement d’être capable de résoudre une équation mathématique. Ce qui compte avant tout pour les super-prévisionnistes, ce n’est pas tant le théorème de Bayes que sa démarche de base : se rapprocher progressivement de la vérité en actualisant en permanence son raisonnement au regard des éléments probants. »


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Dans tous les cas, les participants ayant obtenu les meilleurs résultats étaient ceux faisant preuve d’une grande ouverture d’esprit critique, et capables notamment de s’adapter à de nouvelles données remettant en causes leurs conclusions antérieures. Ce qui, effectivement, les distinguent de tous les psychorigides de la politique, du mandarinat, des idéologies médiatiques ou de la haute fonction publique…si incapables de voir les évènements sous un autre angle que leurs abêtissantes routines !

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Le projet aura aussi montré (contestation radicale du désordre au sommet) que si vous prenez une grande masse de personnes différentes ayant accès à des informations différentes, vous obtenez de bien meilleurs résultats que si vous comptez sur une seule personne très intelligente voire même un petit groupe de gens très intelligents. Très très mauvaise donc l’actuelle concentration extrême de la hiérarchie (selon la stupidité du « il faut mettre le moins de monde possible dans le bain ») – ce qui est donc une aberration méthodologique. En fait, le projet démontrerait presque…l’inutilité des agences de renseignement…Tant qu’à faire !

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Incroyable non ? La « meilleure » prévision étant basée sur : Plus il y a d’opinions très différentes moins existe le monde risque de se tromper. Tellement supérieures seraient les prévisions si nous avions des prévisions issues de personnages indépendants, ayant une grande ouverture d’esprit et n’étant jamais, maladivement, accrochés à « leurs » conclusions. Normalement, transitoires et revisables. Mais pour certain-e-s « incritiquables » puisque…venant d’elles/eux ! Que cela en devient un…crime de lèse-majesté. Hors sujet évidemment, mais qui séquestre bien toute la place !

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Ainsi avons-nous accédé à un niveau toujours occulté… « (…) exploiter la sagesse des foules pour prévoir les grands événements mondiaux […qui va dans le même sens que les élections par tirages au sort. Ou bien les mandats représentatifs révocables et non reconductibles. Ce qui ôte bien toute compétence « magique » aux politiciens accrochés, illégitimement, à leurs acquis…archaïquement corporatifs !]. Les prédictions y prennent la forme d’un tournoi auprès de milliers de participants, consistant pour chacun à donner son sentiment sur des questions économiques et géopolitiques, à les mettre à jour si besoin et à comparer ses prédictions avec celles d’autres experts, le tout sous forme de pari d’argent, l’agence rémunérant les meilleurs prévisionnistes. Les questions auxquelles les participants doivent répondre sont souvent binaires : l’économie de la Grèce va-t-elle s’effondrer ? Bachar al-Assad sera-t-il encore président de la Syrie le 31 décembre 2014 ? L’armée russe rentrera-t-elle en Ukraine avant le 10 mai ?…

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Ici, dans l'article ouvert par le lien, se trouve un tableau. Et sa légende...

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Image : l’interface du participant au Good Judgement Project qui pose ici la question de savoir si avant le 1er avril 2014, l’agence de l’énergie atomique internationale inspectera le complexe militaire de Parchin en I

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La formation pour donner une probabilité à une prévision est visiblement efficace et améliore durablement les prédictions des participants. Celle-ci est assez simple. Elle consiste notamment à comprendre l’importance des comparaisons et l’importance d’utiliser des comparaisons pertinentes comme point de départ. Elle consiste également à prendre en compte les tendances historiques et les modèles mathématiques quand ils existent, ou la moyenne des avis quand les experts sont en désaccord. Mais surtout à se défier de ses propres biais : ne pas se laisser influencer par ses espoirs ni s’accrocher à ses vieilles prévisions.

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Autre enseignement : les prévisions les plus réussies provenaient d’équipes où les experts ont pu discuter et argumenter entre eux […le contraire de la société rétractée actuelle qui voudrait interdire tout groupement et manifestation !]. Enfin, certains participants se sont révélés être des “superprévisionnistes” capables de prédire les événements géopolitiques avec une précision étonnante et même capables d’améliorer leur performance avec le temps. L’un des amateurs qui a donné les meilleurs résultats est une pharmacienne du Maryland de 60 ans, Elaine Rich, rapporte la NPR. Elle a obtenu des résultats supérieurs de 30% à ceux des agents du renseignement qui ont pourtant accès à des informations confidentielles, simplement en prenant le pouls des questions posées par une recherche sur les premières pages de résultats de Google !

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Comment prédire l'avenir ? La-sagesse-des-foules-est-elle-plus-efficace-que-les-agences-de-renseignement ?

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Pour bien prédire l’avenir, il faut savoir changer d’avis !

Les meilleurs prévisionnistes étaient ceux que Tetlock appelle des “renards” plutôt que des “hérissons” (deux formes de comportement face à la prise de décision, comme nous l’expliquait Venkatesh Rao sur la scène de Lift 2013), c’est-à-dire ceux qui utilisent leur intuition plutôt que la logique, l’autocritique plutôt que l’assurance. Au début du projet, les renards n’étaient pas vraiment meilleurs que les hérissons pour prédire l’avenir, mais la logique méthodique [et conformiste] des hérissons ne les a pas aidés à s’améliorer. Pour la psychologue Barbara Mellers qui copilote le projet, le style de pensée la plus associée aux meilleures prédictions était ce que les psychologues appellent avoir “l’esprit activement ouvert” […autre mots pour esprits critiques, qui ne peuvent être manipulés !], c’est-à-dire des gens qui n’ont pas peur de changer d’avis, sont heureux de chercher des points de vue divergents, sont à l’aise avec le fait que de nouvelles preuves pourraient les amener à abandonner ce qu’ils pensaient.

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Ce que montre en tout cas le Good Judgement project c’est qu’une formation de base en raisonnement probabiliste permet de produire de meilleures prévisions, que les équipes travaillent mieux que les bons probabilistes isolés, et que les gens qui ont l’esprit activement ouvert […synonymes d’esprits critiques…que les politiciens, entre autres, voudraient interdire ! ?] sont meilleurs que les autres.

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Et surtout, souligne Harford, que les professionnels de la prévision ne sont souvent pas suffisamment sérieux et qu’ils devraient garder à l’esprit leurs résultats pour améliorer leurs prédictions en prenant en compte leurs erreurs passées. Quand la situation change, il faut apprendre à modifier ses conclusions ! » La sortie de la psychorigidité dont semble gavé le système actuel. Toujours plus dé-compétent au lieu de compétent !!!

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Nous voici à la fin du périple (que nous essayons d’alléger au maximum – mais nul-le ne peut comprendre sans efforts personnels. Penser ce n’est vraiment pas fait pour un spectateur non acteur !). Périple qui répond à un de nos buts : visiter les envers du décor de tous les rouages du système qui fuit toujours plus la réalité. Et ne prend plus en charge aucune des responsabilités collectives. S’enrichir bestialement sans s’occuper des conséquences sociales de cette puérilité – non nul-le ne peut admettre ceci comme…diriger réellement…les autres !

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Prenant, par contre, en charge les responsabilités collectives – nous prouvons que nous pouvons remplacer, au pied levé, toutes les fonctions si incomplètement remplies du système actuel.

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Et qu’il n’y aucune excuse à ne pas changer à la seconde le système actuel :

………………………………………………………….oui nous le pouvons !

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>>>>>>>>>>>>>>>>>>> - ANNEXES - <<<<<<<<<<<<<<<<<<<

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Classement de Bloomberg

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La-France-classée-21ème-pire-économie-de-la-planète ?

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Wikipédia /Bloomberg_

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Les forward

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Wikipédia /Forward_

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Signifie en anglais à terme. Un contrat forward est donc un contrat à terme. A la différence du Future, le Forward n'est pas standardisé et n'est pas négocié sur un marché organisé.

Superforcasting (super-prévisionnistes) ceux qui refusent de participer au casting du forecasting .

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Théorème de Bayes

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Pratique du théorème de Bayes

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Les indicateurs retardés, coïncidants et avancés

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Principaux indicateurs économiques

Indicateurs macroéconomiques clefs

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La macroéconomie prévisible

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Les bases des indicateurs économiques

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Les-bases- pour un trader des-indicateurs-économiques

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sauf que...

Ne pas omettre

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(à suivre)

……………. tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, LE ROMAN DE L'ECONOMIE, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper ………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

L’avenir ? Il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible !
L’avenir ? Il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible !
L’avenir ? Il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible !
Boule de cristal ? dans l'amélioration des apprentissages, les intuitions l'emportent sur les logiques en boucles.

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L’avenir ? Il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible !
L’avenir ? Il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible !
...Ce n'est pas l'appareillage (qui en fout plein la vue) qui crée la compétence mais bien les qualités...humaines !

...Ce n'est pas l'appareillage (qui en fout plein la vue) qui crée la compétence mais bien les qualités...humaines !

Super-prédictionnistes...

Il y a 3 indicateurs économliques : retardé, coïncidant et...avancé !

Surfons sur les indications...

Observons les observateurs...

Que peut répondre un expert du commerce sinon ce que l’on attend qu’il réponde ? Prévoir ne peut que de ne pas tenter de faire plaisir à qui que ce soit. Les enfantillages des comportements entêtés feraient donc la politique mondiale ?

Les probabilités conditionnelles (probabilité d'un évènement sachant un autre évènement) brouillent l'intuition et prêtent à manipulation. Une des difficultés vient de la distinction entre A sachant B et B sachant A. Un théorème célèbre permet de passer de l'une à l'autre de ces probabilités : le théorème de Bayes.

La France est-elle en retard sur les autres, discours largement partagé. Ou serait-elle plutôt en avance d’une crise ? Perdue au fond d’un labyrinthe mais plus proche de la sortie que ceux qui ont l’air de s’en être davantage rapprochés. Ce n’est pas la première fois que nous émettons cette idée

Publié dans économie

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