Qu’est-ce qui fait rêver dans les ondes gravitationnelles ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Qu’est-ce qui fait rêver dans les ondes gravitationnelles ?

Outre la reconnaissance de la validité de la pensée Einstein – les ondes gravitationnelles sont une forme de basculement de la vision globale. Que les ondes gravitationnelles existent c’est une victoire d’Einstein. Mais c’est comment elles existent qui intrigue fortement ? Tous les comportements visibles (ce qui n’implique rien d’autre que ce que nous voyons !) semblent bien se rapporter à la reproduction du monde vivant. Mais qui pose infiniment de problématiques.

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Au lieu que ce soit un enfant issu de deux parents – ce sera une seule entité issue de deux parents si nous pouvons dire. Cette forme de reproduction n’est pas hermaphrodite comme pour les escargots. C’est une scissiparité à rebours…en direction du pronucléus ! Où 2 se fondent en 1 seul et…disparaissent de la forme de 2 séparés. Sauf que la symbiose n’est pas vraiment un mode de reproduction ! Mais … « la symbiose (du grec σύν sýn, ensemble et βίος bíos vivre) est une association intime, durable entre deux organismes hétérospécifiques (appartenant à des espèces différentes). Les organismes impliqués sont qualifiés de symbiotes, ou, plus rarement symbiontes (anglicisme) ; le plus gros peut être nommé hôte. » Les deux trous noirs sont symbiotes. L’un étant tellement plus massif que l’autre. Mais ne sont pas hétérospécifiques…et il y a ces « interactions mutualistes impliquant des avantages pour les deux organismes associés » (qui surpassent tant l’économie que nous connaissons !)…bref, comme une refondation de la connaissance humaine !

Bien, ce que nos regards ont perçu c’est plutôt une symbiose ! Une fusion ! Une fonderie fondatrice. Suite à une irrésistible … attirance. Qui répondait à toutes les tractions d’une attraction…entre ces masses gigantesques ! L’évènement ? Deux objets cosmiques massifs en s’accouplant jusqu’à n’en plus faire qu’un ont suffisamment secoué l’espace-temps pour que…nous le sachions !

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Et ce que cela désocle de nos habitudes ? Habitudes et de penser et de ressentir !

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D’abord, un rapide rappel de plusieurs incompréhensions :

Depuis Einstein, la gravitation n’est plus une force mais une déformation de l’espace temps. La ligne droite est alors une courbe. Et autres courbatures !

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Tout comme des charges électriques émettent des ondes électromagnétiques –les grosses masses qui accélèrent émettraient des ondes. Gravitationnelles cette fois-ci. Qui viennent d’être détectées 100 ans après leur prédiction théorique…à une distance de 1,3 milliards d’années lumières lorsque deux trous noirs ont fusionnés !

Le rythme est trouvé : à chaque fois que les ondes gravitationnelles font rêver – nous amenons les connaissances scientifiques en contrepoint. Et il en reste toujours quelque chose de ce qui fait tant rêver dans les ondes gravitationnelles. Ensuite, nous progressons de concert – à travers les observations, les connaissances et les rêves !

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Tout comme cela fait un choc d’émotions gratifiantes de voir, sur des photos, des animaux, se faire des câlins. Oui mais en…fermant les yeux. Or, fermer les yeux prouve un ressenti (c’est afin de mieux ressentir, de se concentrer sur le ressenti, que nous, humains, fermons les yeux !), soit toute une véritable vie intérieure. Soit une sensibilité intérieure. Ce qui contredit frontalement – et sans même le chercher – une foule de théories disqualificatrices sur les animaux ! Les animaux ont une vraie sensibilité. Et même plus vaste que nous pouvions leur concéder !

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Animaux qui ferment les yeux afin de...ressentir plus profondément !

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Exemples d'animaux qui ferment les yeux lors des câlins. Plus que bouleversant ? Nous "voyons" le sentiment plus que présent !

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Animaux-gros-câlins

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Animaux-gros-câlins

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Animaux-gros-câlins

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« Paul Valéry et Albert Einstein, qui s’admiraient mutuellement, se rencontrèrent à plusieurs reprises au cours des années 1920. Un jour, le penseur-poète, persuadé que le père de la théorie de la relativité produisait des idées à une cadence d’essuie-glaces, osa lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis longtemps : « Lorsqu’une idée vous vient, comment faites-vous pour la recueillir ? Un carnet de notes, un bout de papier… ? » La réponse le déçut sans doute, le physicien se contentant de lancer : « Oh ! Une idée, vous savez, c’est si rare ! »

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Ne plus sentir son poids

Cette réponse témoigne de l’extrême modestie d’Einstein. Car en réalité, des idées, il en a bel et bien eu, et bien plus qu’une, et pas n’importe lesquelles ! C’est un beau jour de 1907, alors qu’il était encore à Berne, qu’il eut « la plus heureuse de sa vie », l’idée qui sera la pierre angulaire de sa théorie de la relativité générale : « J’étais assis sur ma chaise au Bureau fédéral de Berne, racontera-t-il. Je compris soudain que si une personne est en chute libre, elle ne sentira pas son propre poids. J’en ai été saisi. Cette pensée me fit une grande impression. Elle me poussa vers une nouvelle théorie de la gravitation. »

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La-plus-heureuse-idée-d'Albert-Einstein

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Ce qu’Einstein venait là de comprendre, c’est que lorsque nous tombons en chute libre, tout ce qui est proche de nous (parapluie, chapeau) tombe comme nous puisque la vitesse de chute des objets est la même pour tous les objets. Nous avons donc l’impression que la pesanteur a disparu dans notre voisinage alors même que nous sommes en train de subir sa loi. N’est-ce pas bizarre ? Tout se passe comme si l’accélération produite par la chute effaçait le champ de gravitation local

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A la suite de cet émoi, Einstein postula qu’il y aurait une sorte d’identité formelle entre accélération et gravitation : si une accélération peut effacer un champ gravitationnel réel, alors elle doit pouvoir aussi créer l’apparence d’un champ gravitationnel là où il n’y en a pas.

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En conséquence de ce « principe d’équivalence », une personne se trouvant dans un ascenseur sans fenêtre ne saurait dire si l’ascenseur est au repos dans un champ gravitationnel ou si, hors de tout champ de gravitation, il est tiré avec une accélération constante. Dans les deux cas, cette personne sentirait ses pieds plaqués au plancher et, si elle lâchait un objet, celui-ci tomberait exactement comme il le fait sur Terre. L’expression des lois physiques devrait donc être formellement identique dans les deux situations.

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Esprit d’ascenseur

Quatre ans plus tard, alors à Prague, Einstein fit une seconde percée décisive en comprenant que le principe d’équivalence implique que la lumière, bien que de masse nulle, ne file pas tout droit dans un champ de gravitation. Imaginons que la cabine d’un ascenseur ait un mouvement accéléré et qu’un rayon de lumière parallèle au plancher passe par un minuscule orifice aménagé dans l’une de ses parois. La vitesse de la lumière n’étant pas infinie, il lui faut un certain temps pour atteindre la paroi opposée, temps pendant lequel la cabine se sera déplacée vers le haut, de sorte que le point d’impact du rayon lumineux sera un peu plus proche du plancher que l’orifice d’entrée.

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Si l’on pouvait observer la trajectoire du rayon lumineux traversant la cabine, on constaterait qu’elle est courbée en raison de l’accélération vers le « haut ». Qu’impose maintenant le principe d’équivalence ? Que cet effet serait le même si la cabine d’ascenseur était immobile dans un champ de gravitation. En clair, contrairement à ce qui se passe selon la théorie classique, le trajet de la lumière doit être dévié par la gravitation !

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Cette idée va agir comme un sésame cosmique. Apparue au bord de la Vltava dans le recoin d’un cerveau capable de pensées peu ordinaires, elle va s’étayer, se formaliser, et finira par bouleverser dans l’esprit des physiciens la structure même de l’Univers.

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Une éclipse éclairante

Dès la fin de l’année 1911, Einstein suggéra que la déviation de la lumière qu’il venait de calculer pouvait être mesurée avec la lumière nous arrivant des étoiles fixes. En temps ordinaire, du fait de l’éclat aveuglant du soleil, les étoiles fixes qui sont dans sa direction ne sont pas visibles, mais elles le deviennent lors d’une éclipse totale du soleil. Dans ces conditions, une éventuelle déflexion de la lumière par la gravité du soleil deviendrait mesurable.

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Or les astronomes avaient prévu pour le 21 août 1914 une éclipse totale qui devait rassembler toutes les conditions requises pour effectuer une mesure cruciale. Erwin Freundlich, un jeune astronome allemand, organisa une première expédition qui partit pour la Crimée, juste au moment… où se déclara la première guerre mondiale. Tous les membres de l’équipe furent faits prisonniers par les soldats du tsar et leurs instruments confisqués.

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D’un certain point de vue, ce fut un coup de chance, car la prédiction d’Einstein n’était pas encore assez mûre pour obtenir la bénédiction céleste : si Freundlich avait pu faire ses mesures comme prévu, celles-ci auraient réfuté les calculs d’Einstein, qui étaient faux

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Mais revenons en 1913. De retour à Zurich, Einstein étudia avec l’aide de Marcel Grossmann la géométrie des espaces courbes qui avait été développée par Bernhard Riemann. Ce dernier n’avait envisagé que la courbure de l’espace, mais Einstein et son ami généralisèrent ses travaux à l’espace-temps tout entier. Dans un article rédigé à quatre mains, ils avancèrent l’idée que la gravitation n’est pas une véritable force, mais une manifestation locale de la courbure de l’espace-temps.

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Selon eux, la géométrie de l’Univers serait en réalité courbée par les masses qu’il contient et, en retour, la géométrie de l’espace-temps déterminerait directement (c’est-à-dire sans qu’une force soit mise en jeu) le mouvement des objets matériels en son sein. Cependant, à cause d’une erreur commise par Einstein, ils ne purent trouver les équations reliant la courbure de l’espace-temps à la masse et à l’énergie qui y sont contenues.

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A partir de 1914, Einstein continua à travailler sur ce problème à Berlin, en grande partie épargnée par la guerre, et il finit par trouver les équations justes à la fin de l’année 1915. Au cours de la conférence qu’il donna le 25 novembre, il annonça que la déviation de la lumière lors de son passage au voisinage du soleil devait être le double de celle qu’il avait annoncée en 1911.

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Après la fin du carnage mondial, Arthur Eddington, le directeur de l’observatoire de Cambridge, organisa deux expéditions en vue d’observer l’éclipse du 29 mai 1919. Lui-même partit avec une première équipe pour une petite île de l’Atlantique Sud, tandis qu’une seconde équipe posait ses instruments dans une ville du Brésil. Malgré une météo peu coopérative et des plaques photographiques de mauvaise qualité, les mesures confirmèrent les calculs d’Einstein. L’annonce de ce résultat déclencha un enthousiasme sans précédent et fit d’Einstein une star mondiale.

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Lorsque Eduard, son second fils, lui demanda pourquoi il était devenu si célèbre, il obtint une jolie réponse qui résumait l’essentiel de l’affaire : « Quand un scarabée aveugle marche à la surface d’une branche incurvée, lui expliqua son père, il ne se rend pas compte que le chemin qu’il suit est lui aussi incurvé. J’ai eu la chance de remarquer ce que le scarabée ne peut pas voir. »

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Entendre le souffle de l’Univers

En 1916, alors qu’il était malade, épuisé par des années de travail intense, Einstein avait commencé à se demander si une masse en mouvement accéléré pouvait rayonner des « ondes gravitationnelles », de la même façon qu’une charge électrique qu’on accélère rayonne des ondes électromagnétiques. Il avait découvert rapidement des solutions de ses équations correspondant à des ondulations de l’espace-temps se propageant à la ­vitesse de la lumière. Au cours de leur trajet, elles devraient secouer l’espace-temps, ce qui aurait pour effet de modifier brièvement la distance séparant deux points dans l’espace.

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Lire aussi Les ondes gravitationnelles en quatre questions

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La gravitation étant très faible en intensité, de telles ondes sont très difficiles à détecter. De fait, elles n’ont pu l’être qu’avec la complicité d’un événement considérable qui s’est produit il y a plus d’un milliard d’années : deux trous noirs voisins ont fusionné à une vitesse égale aux deux tiers de la vitesse de la lumière ; ce phénomène hyperviolent a libéré une énergie inimaginable en seulement 20 millisecondes, et engendré un train d’ondes gravitationnelles qui ont progressivement perdu de la puissance au cours de leur long voyage ; leur passage au travers de la Terre, le 14 septembre 2015 à 9 heures 50 minutes et 45 secondes (Temps universel), a pu être détecté grâce aux instruments extrêmement sensibles de l’expérience LIGO (qui, coup de chance incroyable, venaient tout juste d’être mis en service).

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Attardons-nous une seconde sur la prouesse réalisée : les variations de longueur que cet instrument est parvenu à mesurer sont largement inférieures à la taille d’un proton !

L’ironie de l’histoire

Mathématiquement articulée, la physique agit décidément comme un véritable « treuil ontologique » : à partir d’un examen de ses équations et de ce qu’elles impliquent, elle révèle de nouveaux éléments de réalité. Elle le fit déjà en prédisant puis démontrant l’existence des photons, des antiparticules, des quarks, et, plus récemment, en 2012, du boson de Higgs. Mais là, l’histoire se donne en plus avec une certaine ironie, car Einstein n’a jamais cru en l’existence des trous noirs. Or, ce sont bien deux tels objets qui, en s’accouplant jusqu’à n’en plus faire qu’un, ont permis que soient enfin détectées les ondes gravitationnelles qu’il avait prédites.

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Il s’agit en fait d’une double découverte : la preuve de la réalité des ondes gravitationnelles confirme en retour, par une sorte de renvoi d’ascenseur cosmique, l’existence des trous noirs (qui était encore contestée par certains), ainsi que la possibilité de leur coalescence.

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L’annonce du 11 février vient donc à point nommé pour célébrer majestueusement le centenaire d’une extraordinaire construction intellectuelle. Elle sonne comme l’aboutissement d’une idée simple et en effet « heureuse » qui, un beau jour, éclata comme une bulle dans le cerveau d’un génie. »

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Après la véritable jouissance historique de replacer tous ces faits sur l’arbalète de la percée des idées vraiment neuves (…la majorité des humains ne sont pas encore entrés dans l’univers d’Einstein. Et, parmi ceux qui y sont entrés, qui « vit » concrètement dans ses sensations, émotions, sentiments, etc. toute la relativité générale ?) – nous ne pouvons qu’admettre que ceci fait rêver et…encore rêver !

Ici, par exemple, avec ces immenses masses qui s’attirent (une nettement plus massive que l’autre !) – mais s’attirent dans un univers à voir comme un flipper qui n’a rien à faire avec une navigation paisible mais où les phénomènes cosmiques s’entrechoquent, se prennent brutalement à l’abordage. Avec, peut être, comme les animaux, ces trous noirs qui…ferment l’équivalent des yeux afin de ressentir ? Voici qui fait encore rêver. Puisque ces phénomènes sortent complètement des rails des habitudes (il n’est que d’écouter les mots utilisés afin de les décrire !). L‘univers n’est, à l’évidence, pas que de la matière inanimée !

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Donc la réalité c’est que nous ne sommes toujours pas remis du choc Einstein ?

« Un siècle d’attente

Albert Einstein par sa double théorie de la relativité restreinte (1905) et générale (1915) a bouleversé les notions intuitives de temps, d’espace et d’énergie.

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Selon la première théorie, la description complète et correcte de l’Univers ne doit pas séparer le temps et les positions dans l’espace mais les considérer ensemble […soit une…coalescence mentale ?] : un point dans l’espace-temps est en fait un événement, c’est-à-dire une position attachée à un temps. Le temps absolu n’existe pas. Il dépend des vitesses relatives entre observateurs, par exemple. Une horloge qui se déplace affiche un temps qui s’écoule plus lentement qu’une autre immobile.

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Le journal du Cnrs /vidéos/ ondes-gravitationnelles-les-détecteurs-de-l'extrême

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Une conséquence de la seconde théorie est que cet espace est structuré par la force de gravitation : les objets lourds courbent l’espace-temps, comme une boule s’enfonce dans un drap tendu. En retour, la structure de l’espace-temps force la matière et la lumière à suivre ses courbes. C’est dans cet espace élastique que nous vivons et que se propagent les ondes gravitationnelles qui distordent les distances, comme le son est une compression de l’air. »

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Toute cette description du CNRS ressemble bien plus à une poésie de très haute intensité (ne serait-ce que par la juxtaposition de tant de mots énergétiquement modifiés !) que tout autre chose. D’autant mieux que le mouvement de déplacement des sons se nomme la…verbération. Tandis que notre connaissance de l’immense univers s’obtient par une sorte de réVerbération mentale. La fusion œil-son ! Une manière pour l’équivalence du Verbe de se faire savoir ?

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Énorme secousse dans le monde scientifique, pour une découverte majeure, à ranger au sommet des plus grandes percées de la connaissance ? Mais pas que scientifique – ceci pénètre avec force dans le monde de la vie dite …ordinaire (et qui, elle, peut faire des extras !).

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« Ces tressautements, baptisés « ondes gravitationnelles », compriment et dilatent à la vitesse de la lumière l’espace-temps qui nous entoure, comme le son le fait avec l’air. « Ou comme du veau en gelée tremblote lorsqu’on le secoue », aime à dire Thibault Damour, spécialiste de la relativité générale à l’Institut des hautes études scientifiques de Bures-sur-Yvette (Essonne). L’espace-temps, c’est-à-dire la trame même du monde dans lequel nous vivons, est donc un contenant élastique, susceptible d’onduler à la manière des rides à la surface d’une eau perturbée par le lancer d’un caillou.

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La détection de ce premier clapotis cosmique est détaillée dans la revue Physical Review Letters du 11 février par l’équipe de l’instrument LIGO, aux Etats-Unis, en collaboration avec celles de Virgo, détecteur essentiellement franco-italien et construit près de Pise, et de GEO600, en Allemagne. « Cette détection est le début d’une nouvelle ère, celle de l’astronomie des ondes gravitationnelles devenue désormais une réalité » […notons qu’elles étaient déjà une réalité mais que nous…ne le savions pas !], a lancé Gabriela Gonzalez, porte-parole de l’équipe LIGO, professeur d’astrophysique à la Louisiana State University.

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Aboutissement

Les chercheurs ont repéré l’infime effet du passage d’une telle onde, qui a la capacité étonnante de distordre les distances, de les allonger ou de les réduire très légèrement. Aucune autre onde ne peut le faire. L’effet est faible, de l’ordre d’une variation du dix millième de la taille d’une particule élémentaire (environ 10-19 m). Autrement dit, comme si l’étoile la plus proche, Proxima du Centaure, située à plus de quatre années-lumière de la Terre, se rapprochait de nous d’un demi-diamètre de cheveu

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« Nous verrons enfin des choses jamais vues parce qu’elles n’émettent pas de lumière », souligne Pierre Binétruy, professeur à l’université Paris-VII

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Pour mesurer une si minuscule distance […notons encore que le langage utilisé tout entier ressemble à ces mesures ultra sensibles…], les chercheurs ont construit depuis vingt ans des « amplificateurs » géants. LIGO est ainsi fait de deux tunnels perpendiculaires de quatre kilomètres de long chacun. A l’intérieur, deux faisceaux laser, parfaitement synchronisés entre eux, effectuent des dizaines d’allers-retours entre des miroirs. Puis, ces deux rayons sont recombinés à la sortie afin de vérifier leur synchronisation. Si une onde gravitationnelle secoue l’espace-temps et se propage jusque-là, elle étire un trajet lumineux avant l’autre, désynchronisant les lasers.

C’est ce qui s’est passé le 14 septembre 2015 à 11 h 51 (heure française) sur les deux sites américains jumeaux construits en Louisiane et dans l’Etat de Washington à 3 000 kilomètres de distance. Les « sismographes » se sont agités avec 7 millisecondes de décalage. « C’était trop beau pour être vrai ! », se souvient Jean-Yves Vinet, ancien responsable de Virgo (2007-2011), aujourd’hui directeur de recherche CNRS à l’Observatoire de la Côte d’Azur. Mais après des semaines de vérifications, écartant toute erreur, la confirmation est arrivée. « C’est l’aboutissement d’un très gros travail. C’est enthousiasmant », constate Eric Chassande-Mottin, chercheur CNRS du laboratoire Astroparticule et cosmologie.

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Le signal enregistré par les chercheurs précise, en outre, l’origine de cette secousse, apportant une seconde découverte majeure. Il s’agit de la fusion de deux trous noirs en un nouveau, deux fois plus gros. Le duo est, respectivement, vingt-neuf et trente-six fois plus massif que le Soleil, et situé à 1,3 milliard d’années-lumière de la Terre. « C’est extraordinaire. Quand j’ai commencé ces travaux, dans les années 1970, les trous noirs n’étaient à peine qu’une hypothèse », se souvient Jean-Yves Vinet.

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Mieux, les chercheurs ont vu respirer ces géants d’où aucune lumière ni matière ne peuvent s’échapper. Lorsque les deux trous noirs se rapprochent, des ondes gravitationnelles sont créées, affolant périodiquement les détecteurs de LIGO. Puis, quand ils fusionnent, l’objet patatoïde qui en résulte n’adopte pas immédiatement une forme stable. Il vibre, telle une cloche, et fait trembler la gelée cosmique jusqu’aux détecteurs terrestres, d’une manière différente de la sarabande précédente. Un nouveau trou noir est en train de naître. « La masse finale du trou noir est 62 fois celle du Soleil. C’est moins que la somme des deux trous noirs ; l’excédent a été converti en ondes gravitationnelles », indique Nicolas Arnaud (CNRS) du Laboratoire de l’accélérateur linéaire à Orsay. […Un évènement hors de la lumière (ce qui n’est pas un évènement pour les habituels humains que l’obscurité !) conserve donc une partie de sa masse afin de le faire savoir ?]

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C’est à ce spectacle […erreur de vocabulaire…un spectacle sans lumière ne se voit pas mais se…ressent !] et à bien d’autres que rêvent […mot étrange sous la plume des rationalistes…mais de quelles natures ces rêves, n’est-ce pas ?] d’assister plus souvent les astronomes désormais. « Cela ouvre une grande période nouvelle et excitante. L’Univers est mû par la gravité […ce qui n’est plus le cas de trop d’adultes !], mais on ne l’observe qu’avec la lumière. Nous verrons enfin des choses jamais vues parce qu’elles n’émettent pas de lumière […ceci sonne quelque peu…biblique… « et ils verront ce qui ne voit pas ! »], estime Pierre Binétruy, professeur à l’université Paris-VII. Nous changeons d’époque. » « A chaque fois que nous braquons un nouvel instrument vers le ciel, on voit et on comprend des choses nouvelles. Ce fut le cas avec Galilée pointant sa lunette vers Jupiter et découvrant ses satellites », rappelle Jean-Yves Vinet. […pareil pour les astronomes du langage, évidemment …].

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Une nouvelle fenêtre astronomique

Seuls des événements impliquant de gros objets en mouvement peuvent faire osciller la gelée de veau cosmique. Comme des étoiles explosant en supernova ; ou des étoiles mourant et se contractant en trou noir ou en étoiles à neutrons, appelées également « pulsars », qui condensent l’équivalent de la masse du Soleil sur seulement dix kilomètres de rayon ; ou encore l’origine violente de l’Univers au moment du Big Bang, il y a 13,4 milliards d’années.

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Cette première découverte ouvre donc une nouvelle fenêtre astronomique sur ces phénomènes, en élargissant le spectre des moyens d’observation après la lumière visible, les rayons X, infrarouges, ultraviolets, les ondes radio ou même les neutrinos (des particules quasiment sans masse qui interagissent peu avec la matière).

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Pour la suite, Virgo fait actuellement peau neuve pour être aussi précis que son collègue américain et reprendre du service avant la fin 2016. Son couplage avec LIGO permettra une localisation précise des sources dans le ciel. Les Japonais achèvent Kagra ; les Indiens comptent sur LIGO India. Et les chercheurs voient encore plus loin. Les instruments terrestres sont en effet limités à l’observation d’objets peu massifs et proches, toutes proportions gardées. » […serait bien temps de les garder ces proportions et portions de proportions !]

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« C’est un soulagement d’avoir pu avoir une confirmation sur des phénomènes différents », note Nicolas Arnaud, chercheur du CNRS au laboratoire de l’Accélérateur linéaire d’Orsay, membre de Virgo.

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Cette secousse n’a duré qu’une seconde, mais c’était suffisant pour déterminer quel « caillou » cosmique a ainsi ridé la surface de l’espace-temps et touché les deux détecteurs avec 1,1 milliseconde de décalage. Comme pour le premier événement, il s’agit de deux trous noirs en rotation à très grande vitesse l’un autour de l’autre et qui finissent par fusionner pour former un nouveau trou noir.

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Les-ondes-gravitationnelles-frappent-une-deuxième-fois

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Ce nouveau-né, après l’agitation de la naissance, cesse de vibrer comme une cloche et n’émet plus d’ondes gravitationnelles. De telles masses et de telles vitesses sont suffisantes pour agiter l’environnement cosmique jusqu’à le sentir sur Terre, même plus d’un milliard d’années après que l’événement a eu lieu.

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LA FRÉQUENCE DE TELS PHÉNOMÈNES EST PLUS GRANDE QU’ATTENDU

Une troisième secousse a également été enregistrée le 12 octobre 2015, mais elle n’est pas attribuée à une onde gravitationnelle, faute de précision suffisante. « Aucun autre candidat de couple de trous noirs de masse comprise entre 4 et 100 fois celle du Soleil n’a été trouvé jusqu’à la fin de la prise de données en janvier 2016 », écrivent les chercheurs, dans leur article de Physical Review Letters paru le 15 juin 2016. Cependant, ils estiment d’ores et déjà que la fréquence de tels phénomènes est plus grande qu’attendu, de l’ordre d’un par mois.

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En conclusion, ils confirment que « cette première période d’observation annonce l’ouverture de l’astronomie par ondes gravitationnelles ». Ces détecteurs, à partir de l’automne, vont en effet se transformer en véritables télescopes, repérant des événements totalement invisibles jusqu’alors, puisque les trous noirs par définition ne rayonnent pas de lumière. A ce moment, le détecteur Virgo se sera refait une jeunesse pour être aussi précis que LIGO. A trois, de concert, ils pourront trianguler les événements et repérer plus précisément leur origine dans le ciel.

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(…) Le détecteur verra aussi les mêmes couples que ceux observés par LIGO, mais des mois avant leur fusion, durant leur longue danse en duo. » […de quoi est-il parlé ainsi - de sèche science ou de chorégraphie ? VDR !]

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Il apparait déjà que ces ondes gravitationnelles vont faire rêver certain-e-s infiniment plus que d’autres. Du seul fait que voir des choses jamais vues c’est avoir daigné (auparavant) faire l’apprentissage patient de toutes les informations convergentes provenant d’évènements qui n’émettent pas de lumière. Dans notre organisation sociale superficielle, qui ne sait admirer que la surface éclairée de l’écume des vrais phénomènes (soit 90 % de perdu pour les regards frivoles !) c‘est un objet d’étonnement. Que l’ombre soit infiniment plus « éclairée » que les spot-lights ! Mais les astronomes de la vie intérieure avaient (et ont) découvert que les plus grands prodiges n’émettent pas, forcément de la lumière […donc n’ont…rien à voir avec la lumière forcée des médias]. Quelle perte de temps collectif que de laisser trop d’esprits puérils, inattentifs et non…concentrés faire semblant de diriger le monde !

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Ce qu’ils ne dirigent pas dépasse et de si loin le minuscule îlot qu’ils dirigent.

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C’est ici que l’expression…laisser dans l’ombre…prend tout son POIDS !

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>>>>>>>>>>>>>>>>>>> - ANNEXES - <<<<<<<<<<<<<<<<<<<

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La méconnaissance du monde des bactéries, premières pourtant à tous les concours, s’alliait à la méconnaissance de la symbiose (parce que l’amour n’avait pas, économiquement, bonne presse !)…voici un court extrait de Wikipédia :

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*** « Selon la biologiste Lynn Margulis, la symbiose est un facteur clé de l'évolution des espèces. Elle considère que la théorie darwinienne, axée sur la compétition, est incomplète, et affirme qu'au contraire, l'évolution est orientée par des phénomènes de coopération, d‘interaction et de dépendance mutuelle entre organismes vivants.

À tous les niveaux d'organisation du vivant, seuls survivent, et se survivent, les associations à avantages et inconvénients réciproques et partagés.

L'origine des organismes multicellulaires pourrait ainsi être d'origine symbiotique : des colonies d'unicellulaires auraient fini par former des assemblages permanents (un organisme multicellulaire) où chaque cellule s'est spécialisée. Cette idée est relativement ancienne, on la trouve dans la Gastraea hypothesis de Ernst Haeckel par exemple.

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Selon l'hypothèse de l'endosymbiose, les chloroplastes des végétaux ou les mitochondries des eucaryotes seraient issus de bactéries symbiotes. La cellule est une endosyncénose modulaire, elle a émergé par juxtaposition et emboîtement de partenaires devenus indissociables, le noyau d'abord, puis les autres organites.

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Une-molécule-asymétrique-trouvée-dans-la-galaxie

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Rappelons que le roman « Remue-ménage » est basée sur l'asymétrie qui se termine par la fusion de deux trous noirs…voir le lien http://www.freethewords.org/

Le-risque-est-de-perdre-une-génération-de-chercheurs !

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La folie comptable a assez duré : la comptabilité ne comprend rien à la science, aussi doit-elle rester à son service. Et non la réprimer si infantilement ! Ce qui …coûte trop cher à la société !

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Bienvenue-dans-la-vingt-quatrième-dimension

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Entre autres – ah comme cela il y a 24 dimensions et vous n’avez pas fumé de la moquette ?

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Onde gravitationnelle #/media/File:LIGO

N’oublions pas les astronomes chevronnés de la vie intérieure. Ni ceux du langage !

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour nous grandisse et nous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

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(à suivre)

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

**** trouvez, aussi, un compliment à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 1 "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre", onglet 2 " Comment devenir un (e) athée du capitalisme " ou bien "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" et "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou, encore, "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques", et "Rien de plus solide que le solidaire", sinon, onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 100 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu.

le récepteur des ondes...

le récepteur des ondes...

le comment commence l'onde...

le comment commence l'onde...

Qu’est-ce qui fait rêver dans les ondes gravitationnelles ?
Déformation d'un anneau de particules au passage d'une onde gravitationnelle polarisée "+", dans le plan du front de l'onde.

Déformation d'un anneau de particules au passage d'une onde gravitationnelle polarisée "+", dans le plan du front de l'onde.

le dispositif qui - parce que posé en 2 lieux différents - permet de détecter la désynchronisation...

le dispositif qui - parce que posé en 2 lieux différents - permet de détecter la désynchronisation...

ce qui peut se voir sur les 2 écrans...

ce qui peut se voir sur les 2 écrans...

les draps de l'orgasme cosmique ...

les draps de l'orgasme cosmique ...

ce que nous en recevons...

ce que nous en recevons...

le point de vue de l'accoucheur de l'unité unificatrice

le point de vue de l'accoucheur de l'unité unificatrice

le futur multipolaire

le futur multipolaire

La gravitation n’est pas une force mais une déformation de l’espace temps. La ligne droite est en fait…courbe .. Si des charges électriques émettent des ondes électromagnétiques – de même le grosses masses qui s’accélèrent émettraient des ondes. Qui viennent d’être détectées 100 ans après leur prédiction…1,3 milliards d’années lumières lorsque deux trous noirs ont fusionnés

vidéo du CNRS

bonne approche...

L’univers comme un flipper ? Comme des corps massifs qui s’attirent ? Comme 2 trous noirs qui « se fondent » en un seul ? Comme des orgasmes cosmiques…ou bien n’ayant rien à voir avec tout ceci ?

les concerts les plus vibrants paraissent assez silencieux...le but demeurant de faire savoir que ceci existe...enfin de la sagesse visible !

Vues d’artistes - la science semble comme dépassée, submergée, emportée par la beauté !

« L'analogie entre des charges électriques en mouvement et des masses en mouvement permet de mieux appréhender le phénomène : de la même manière que l'accélération de particules chargées produit des ondes électromagnétiques, l'accélération de particules possédant une masse produit des ondes gravitationnelles. La plupart des théories de gravité quantique postulent l'existence d'une particule élémentaire correspondant appelé le graviton4, de façon analogue à l'électrodynamique quantique dans laquelle le vecteur de la force électromagnétique n'est autre que le photon. Le graviton est associé à l'onde gravitationnelle, les caractéristiques de cette dernière donnent de précieuses informations sur cette particule. Cependant, même après la mise en évidence des ondes gravitationnelles, l’existence du graviton reste hypothétique. »

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reveil2016 20/07/2016 09:11

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