Importons la démocratie !

Publié le par imagiter.over-blog.com

Importons la démocratie !

Au lieu de toujours vouloir exporter la démocratie – il serait plutôt temps que nous importions l’importance de celle-ci. Importer ce qui importe, qui reste essentiel, qui compte le plus. Autre tire : démocratiser la démocratie. Comme si de l’appliquer naturellement ne suffisait pas. Ah parce que, en plus, nous voulons exporter ce que nous ne connaissons absolument pas. La déontologie du vendeur veut que celui-ci essaie avant de vendre. Ce que nous allons traverser dans ce texte qui embrasse le socle commun de tous les débats actuels (ce qui fait gagner du temps – ancre bien les bases solides en nous – ouvre la porte à l’inattendu qui peut dépasser en efficacité ce que nous attendions bêtement…).

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Trois débats réunis ici…référendums et le déni de démocratie de tous les prétendus dirigeants actuels (leur refus des résultats est un aveu !), post-démocratie (comment peut-il y avoir un « après » de ce qui n’a jamais complètement existé – un moyen de se débarrasser sournoisement d’un danger si actif pour les prétendus dirigeants ?) – la démocratie post-factuelle (…qui n’a plus besoin des faits, de la réalité ni de la vérité – les prétendues élites entrant en folie intégrale ?)…

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Au premier regard, la coloration serait : finie - pour les politiciens - toute démocratie…participative. Il n’y plus de démocratie et nous ne participons plus. Les référendums sont bannis. Ces êtres rendus supérieurs du seul fait d’être élus n’aiment pas du tout les résultats des référendums. Pour leur vaste vision, les référendums n’ont qu’une seule réponse possible. La leur. Et ce sont des…crimes de lèse-majestés que de voter différemment du caprice des dieux. Nous sommes redevenus taillables et corvéables à merci, etc. (ouf ! c’est juste dans leurs têtes pas vraiment dans le réel…rien ne nous oblige à écouter de telles divagations !). Nous avons plus urgent à accomplir : un audit de l’acte politique !

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Un audit de l’acte politique ? Du moins son commencement de bilan. En prologuant ainsi : nous allons tenter, d’abord, de répondre à 3 questions :

*** 1) – Les peuples sont-ils plus ou moins déraisonnables que les prétendus élites ?

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** 2) – Si nous ne regardons plus jamais le spectacle mais uniquement ce qui se passe en coulisses, que va-t-il se produire en grand ?

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*** 3) - Qui est entré dans « l’ère de la politique post-vérité » ? Soit, un monde où l’idéologie l’emporte sur la réalité. Là où plus aucun fait réel ne compte plus ? Oui qui ?

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1) --- A quoi se réfère un référendum ?

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« Coup sur coup, le référendum britannique sur le Brexit, puis, en France, celui sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, viennent de relancer violemment le débat sur cet instrument de démocratie directe. Ne se prête-t-il pas à toutes les manipulations ? Au Royaume-Uni, la calamiteuse campagne référendaire a montré, jusqu'à la caricature, à quel point son instrumentalisation pouvait en dévoyer le sens. Quant au résultat de la consultation sur l'aéroport nantais, le voici aussitôt dénoncé par les opposants au projet : question biaisée, périmètre du vote trop étroit, etc. Professeur de science politique à l'université Paris-1, spécialiste de la démocratie, Loïc Blondiaux reste malgré tout un farouche partisan du référendum. Il nous explique pourquoi.

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Comment analysez-vous les résultats du référendum sur le Brexit ?

Le vote en faveur du Brexit semble avoir surpris la majorité des observateurs. Il était pourtant prévisible : depuis une dizaine d'années, les référendums sur l'Europe donnent systématiquement des résultats qui lui sont hostiles. En 2005, par exemple, les électeurs français et néerlandais ont rejeté le projet de Constitution européenne. Et en 2008, le traité de Lisbonne, qui reprenait les principales dispositions de cette Constitution, a été refusé par l'Irlande, seul pays où il a fait l'objet d'un référendum.

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Le résultat du scrutin qui vient de se dérouler au Royaume-Uni n'est donc pas vraiment une surprise. La bataille d'interprétation des motivations des électeurs est plus intéressante. A cet égard, je suis frappé par l'insistance des mêmes observateurs à pointer les pulsions xénophobes et la peur de l'immigration des partisans du Brexit. Certes, ces motivations ont joué un rôle important, les enquêtes le montrent. Mais elles n'expliquent pas tout. Ce référendum traduit aussi une forme de rejet des « élites », de ceux qui ont le pouvoir et décident. Il y a dans le discours des électeurs pro-Brexit le sentiment d'une perte de souveraineté, l'idée que les Anglais comme eux ont perdu toute influence sur ceux qui prennent les décisions dans l'Union européenne.

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Pourquoi-le-peuple-serait-il-plus-déraisonnable-que-les-élites ?

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Ce sentiment d'un déficit de démocratie est-il nouveau ?

Si l'on observe l'évolution des opinions ces dernières années, on constate une montée de la sensibilité à la question démocratique. Secondaire auparavant, celle-ci est de plus en plus posée, dans des contextes d'ailleurs différents, les militants de Nuit debout n'ayant, par exemple, pas grand-chose à voir avec les partisans du Brexit. Ce mouvement est ainsi difficile à analyser : la réflexion sur le déficit de démocratie touche essentiellement les classes moyennes intellectuelles, la jeunesse en particulier, et ce sont eux qui ont le plus largement voté pour le Remain. La crise de la démocratie que nous connaissons aujourd'hui suscite en fait deux mouvements contradictoires, à la fois une aspiration à plus de démocratie, revendiquée par certains, et en même temps une tentation autoritaire, portée par une autre fraction de l'électorat.

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Un autre référendum, concernant le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a suscité de nombreux commentaires. Quel est votre point de vue ?

J'ai participé, en 2015, aux travaux d'une commission dite de « modernisation du dialogue environnemental », mise en place par Ségolène Royal. Et je faisais partie de la minorité favorable au principe du référendum comme mode d'arbitrage en dernier ressort des conflits de légitimité apparemment insolubles. C'était précisément le cas du débat autour de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui mettait face à face, d'un côté, des élus se revendiquant du suffrage universel pour justifier le projet au nom de l'intérêt général et, de l'autre, des acteurs issus de la mobilisation citoyenne, invoquant une autre conception de l'intérêt général. Il me semble que dans le cas d'une controverse aussi longue, lorsque le mandat des élus n'est pas clair, c'est-à-dire lorsqu'il est difficile de savoir s'ils ont été choisis pour défendre tel ou tel projet, le référendum s'impose pour trancher la question.

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Et ce référendum sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui a été approuvé à 55,17% des voix, vous a paru satisfaisant ?

Je l'approuve sur le principe, mais la forme, malheureusement, n'a pas été satisfaisante. Cela montre, une fois encore, qu'en matière de référendum, le diable est dans les détails : dans la procédure elle-même, le périmètre du corps électoral qui est sollicité, la formulation de la question, la qualité de l'information produite durant la campagne électorale, la durée même de cette campagne…

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J'ai trouvé notamment regrettable que la Commission nationale du débat public n'ait mis en ligne, à disposition des électeurs, sa synthèse des arguments pour ou contre le projet d'aéroport que pour une durée de quinze jours. C'était vraiment trop court. Cette raison ajoutée à l'improvisation et aux considérations stratégiques qui ont présidé à la formulation de la question et à la limitation du périmètre électoral au seul département de Loire-Atlantique, me conduisent à penser que nous sommes en présence d'un rendez-vous démocratique manqué.

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Le rejet par certains du principe même du référendum n'exprime-t-il pas une forme de méfiance vis-à-vis du peuple ?

Il est pour le moins paradoxal de prétendre vouloir élargir les possibilités pour les citoyens de participer aux processus de décisions et de se prononcer, d'une manière générale, contre le référendum. Pour moi, on ne peut être un démocrate conséquent qu'à la condition d'accepter l'idée que le peuple puisse, sur certaines questions importantes, s'exprimer directement, sans passer par le filtre de la représentation. Je reviens toujours à l'article 3 de la Constitution qui énonce que la souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Exclure celle-ci indique une conception très restrictive des possibilités d'action des citoyens en démocratie.

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C'est revenir à la vision du XVIIIe siècle…

Exactement, une vision selon laquelle le peuple n'est pas suffisamment éclairé, ni formé, ni mature pour pouvoir se prononcer sur les choses du gouvernement et cela, comme le disait Montesquieu, même si le peuple est capable de se choisir des représentants. Le peuple n'est pas capable de se gouverner lui-même, mais il peut se choisir des maîtres, c'était la conception du XVIIIe siècle, qui transparaît dans certains commentaires qui ont suivi le référendum sur le Brexit.

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On a vu ainsi resurgir cette vision disqualifiante d'un peuple mû par ses émotions négatives, dominé par ses passions tristes, incapable de se hisser à la hauteur des enjeux véritables. On y retrouve le mépris qui s'était exprimé en 2005 après le non au référendum sur la Constitution européenne. Et l'on pourrait aisément faire un parallèle entre l'éditorial de Serge July, dans Libération, à l'époque et la tribune de Bernard-Henri Lévy dans Le Monde après le référendum sur le Brexit. Ce sont les mêmes stéréotypes qui sont à l'œuvre et qui trahissent un manque de confiance absolue de certaines élites intellectuelles dans la capacité des citoyens à discerner leurs propres intérêts.

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Dans le même esprit, je suis frappé par le regard des observateurs français sur le référendum suisse d'initiative populaire. Pourquoi mettent-ils toujours en avant ceux qui sont allés dans le sens de l'intolérance ou de la xénophobie, comme celui de 2009 contre la construction de minarets ?

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Ce débat sur le référendum n'est-il pas en filigrane celui qui oppose deux visions de la politique, l'une traditionnelle, plutôt verticale, et l'autre plus horizontale, en réseaux ?

Oui, il y a aujourd'hui une tension grandissante entre une forme d'inertie des processus politiques traditionnels, qui ont fait leurs preuves mais ne suffisent plus à produire seuls de la légitimité, et des revendications d'origines diverses pour faire une place plus grande aux citoyens dans le processus de décision politique. Elles viennent autant de la droite extrême, qui attise la défiance vis-à-vis des représentants élus, crie au complot des « élites », que de la gauche, avec l'émergence de mouvements qui réclament de nouvelles formes de débat, de participation citoyenne, une vision effectivement plus horizontale de la politique. Il n'est donc pas étonnant que le recours au référendum soit populaire à l'extrême droite.

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Le référendum est ainsi à double tranchant : son instrumentalisation, pour le pire, est toujours possible…

C'est un risque qu'on ne peut jamais exclure en démocratie, mais j'ai fini par trancher. Je l'assume. Pourquoi le peuple serait-il plus déraisonnable que les élites ? Et pourquoi aurait-il moins le sens de l'intérêt général que les élus ? »

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Qu’apporte un tel débat ? La sensation dans nos chairs des trajets de l’Histoire, la vraie. Ainsi, déloyalement, nous est asséné un antiparlementarisme comme issu du peuple toujours obtus. Faux : cet antiparlementarisme est issu, primitivement, des autoproclamées élites toujours plus obtuses. Qui renie et dénie la démocratie quotidienne, en actes : ces éminences « éminées » veulent bien être élues, ma chère, mais, ensuite, qu’il leur soit fichu la paix, quelles vaquent à leurs caprices irresponsables et interdisent tout débat. Elles séquestrent le peuple souverain, l’empêchent par tous les moyens non légaux de s’exprimer, lui dénie toute perspicacité, bref le vassalise en trahissant donc toutes les vraies lois de la réPublique. Leur règne est illégitime et tout référendum se réfère à cette illégitimité. Ces prétendus élus ne sont pas dignes de la démocratie. S’il faut d’urgence mettre fin à la véridique mascarade de la Vème République - ce n’est pas afin de perdre du temps dans des solutions de rafistolage !

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2) --- Nous voulons vivre la démocratie avant de rester en…post- !

« L’Europe est en crise, rejetée ou ignorée par les peuples, dominée par la technocratie et les lobbies économiques et financiers. Les politiques ont perdu toute crédibilité, l'abstention atteint des sommets. Sommes-nous entrés dans l'ère de la « post-démocratie », théâtre vidé de sa substance, quand les véritables décisions sont prises en coulisses, à l'écart de la scène publique ? Et comment allons-nous en sortir ? En cédant aux tentations autoritaires ou en réinventant la démocratie ? Autant de questions posées par Yves Sintomer, professeur de science politique à l'université Paris 8, dans un article que vient de publier l'excellente Revue du Crieur. Entretien.

Qu'entend-on exactement par « post-démocratie » ?

Le terme a été inventé, au début des années 2000, par un universitaire anglais, Colin Crouch. Selon lui, les régimes politiques occidentaux auraient vécu le pic de leur démocratisation un peu avant la Deuxième guerre mondiale pour les Etats-Unis, et dans les décennies qui l'ont immédiatement suivie pour les autres. Puis, la situation se serait peu à peu dégradée. Aujourd'hui, nous serions ainsi entrés dans l'ère de la post-démocratie : les institutions démocratiques demeurent évidemment, avec des élections libres, des partis politiques en compétition, un Etat de droit, la séparation des pouvoirs etc. Mais les décisions les plus importantes sont prises ailleurs, dans d'autres cadres : ceux des grandes firmes internationales, des agences de notation ou des organismes technocratiques comme la Banque mondiale. Bref, la mondialisation économique et le capitalisme financier auraient, pour une bonne part, vidé la démocratie de sa substance.

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La-démocratie-devient-un-spectacle-pendant-que-l'essentiel-se-déroule-en-coulisses ?

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Dans cette optique, la démocratie devient une sorte de leurre ?

Elle devient un spectacle, avec ses acteurs, ses récits et ses intrigues installés sur le devant de la scène, pendant que l'essentiel se déroule en coulisses. Un exemple éclatant est celui des élections grecques de 2015. Syriza est porté au pouvoir sur la foi d'un programme de rupture avec la politique d'austérité libérale de ses prédécesseurs et à peine élu se trouve contraint à renoncer à ses projets. Qu'importe le choix des citoyens grecs, les véritables décisions sont prises ailleurs. De même, le rejet, par référendum, du projet de constitution européenne par les Français et les Néerlandais en 2005 a-t-il été suivi du traité de Lisbonne qui en reprenait sans vergogne les principales dispositions. Là encore qu'importe le vote des citoyens.

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Plus précisément, comment s'exerce alors le pouvoir en post-démocratie ?

Les décisions des acteurs privés que sont les entreprises, investir ici ou là en fonction des opportunités, ont toujours eu un impact sur l'économie d'une région ou d'un pays. Mais avec le développement de la mondialisation et du capitalisme financier, cette influence est démultipliée. Les firmes multinationales deviennent des acteurs majeurs, suffisamment puissants pour exercer une pression directe sur les Etats, en les poussant à la concurrence fiscale et sociale. Ceux-ci sont par ailleurs de plus en plus dépendants des marchés financiers, et des évaluations des agences de notation. L'intégration croissante, régionale et européenne, diminuent enfin les marges de manœuvre de l'Etat-nation, cadre dans lequel s'était jusqu'ici développé la démocratie.

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C'est ainsi qu'aujourd'hui, à Bruxelles, des autorisations de mise sur le marché de médicaments, de produits industriels ou de l’agro-industrie sont effectuées par des agences indépendantes des Etats, la plupart du temps hors de tout contrôle démocratique. Dans ce monde de la post-démocratie se côtoient des experts, des lobbyistes, des professionnels de la finance qui, chaque jour, prennent des décisions fondamentales hors de la scène publique.

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Ce sont souvent les mêmes qui travaillent tantôt pour l'Etat, les grandes institutions ou les multinationales...

Le resserrement de la sphère des élites est un phénomène majeur. En France notamment, où le taux de porosité entre le monde politique, la haute administration et le secteur privé est particulièrement fort. Les membres de cette élite sortent des mêmes grandes écoles, se connaissent et se côtoient, passent d'un secteur à l'autre au gré de leurs carrières. Ils sont très largement coupés de l'expérience sociale de la majorité de la population. Auparavant, à l'époque où les partis de masse étaient encore puissants, des personnes d'origines sociales diverses pouvaient encore accéder à des responsabilités politiques importantes et apporter ainsi un autre regard, une autre expérience. Ce n'est plus le cas.

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L'Union européenne n'est-elle pas un bon exemple de la post-démocratie ?

C'est évident. L'Union européenne s'est créée sur une méfiance explicite vis-à-vis des peuples, ses fondateurs estimant qu'il fallait d'abord construire une Europe des sages, des technocrates, de l'élite politique éclairée. Le consentement populaire venait dans un second temps pour couronner l'entreprise. Le scénario a fonctionné un moment, les sondages ont montré que l'édification européenne bénéficiait d'un soutien assez large. Et puis, peu à peu, au fur et à mesure que montait la défiance vis-à-vis des élites, les crises économiques successives ont installé un sentiment d'insécurité, l'Europe apparaissant de moins en moins protectrice, sur le plan social en particulier. A juste titre, car l'Union est devenue un des bastions de la dérégulation financière et des politiques néo-libérales, et malgré le fait que les dirigeants nationaux font bien souvent passer l’Europe pour responsable de politiques qu’ils appellent eux-aussi de leurs vœux. Le Brexit démontre que ce système est largement à bout de souffle. C’est une sonnette d’alarme : si elle ne s’engage pas dans des réformes d’ampleur, l’Union européenne doit s’attendre à des catastrophes dans les années qui viennent.

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Comment se situe le rôle de l'Etat dans le contexte post-démocratique ?

L'Etat se prétend l'incarnation de l'intérêt général. De manière plus réaliste, il est le lieu où se confrontent les demandes sociales et où s’élaborent des compromis. Dans les décades qui ont suivi la guerre, les couches populaires étaient organisées à travers des partis, des syndicats, des associations suffisamment puissants pour contrebalancer d'autres intérêts, notamment ceux des entreprises et des couches sociales supérieures qui ont toujours eu un accès privilégié à l'Etat. Cet équilibre, aujourd'hui, est rompu. Parce que ces partis et syndicats sont affaiblis, mais surtout parce que les rapports de force se jouent de moins en moins à l'échelle nationale. Les Etats sont ainsi beaucoup plus sensibles aux pressions de l'extérieur, en particulier celles des firmes transnationales et des marchés dont ils favorisent les intérêts pour s'attirer leurs bonnes grâces en matière d'investissement et d'emploi.

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La notion de post-démocratie a le mérite de pointer la crise de la démocratie représentative libérale. Est-il possible de l'amender pour repartir sur de nouvelles bases ?

Je pense que c'est utopique. Les démocraties libérales sont entrées dans une période de crise généralisée, et la centralité du gouvernement représentatif classique appartient au passé. L'ordre mondial est bouleversé, l'Europe se provincialise. Imaginer que l'on puisse poursuivre comme avant moyennant quelques aménagements me paraît illusoire, on le voit bien à l'échelle de l'Union européenne, mais aussi à celle des Etats qui doivent faire face à une nouvelle montée des périls : les crises des réfugiés liées aux nouveaux courants migratoires, le terrorisme, mais aussi la progression des forces xénophobes à l'œuvre dans toute l'Europe. L'Autriche a bien failli élire un président d'extrême droite. En Europe de l'Est, une série de pays, la Pologne, la Hongrie, ont restreint les libertés démocratiques. Sans changements sérieux, à la fois économiques, sociaux et politiques, le scénario d'une dérive autoritaire, en Europe, ne peut être exclu. La France, à cet égard, est directement concernée. Le Front national ne cesse de progresser, une nouvelle xénophobie centrée sur la population musulmane se développe dangereusement, celle-ci devient un bouc émissaire idéal et la laïcité, le masque d'un communautarisme d'Etat orienté contre une minorité qui est vue comme ethnique et religieuse à la fois. La rhétorique sécuritaire prend une importance croissante à gauche comme à droite, la prolongation de l'état d'urgence, suite aux attentats, normalise une restriction des libertés publiques. Nous finissons par nous habituer à voir des militaires se promener dans nos villes, en particulier dans la capitale.

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L'avènement d'un régime autoritaire en France vous paraît possible ?

Oui. Comme n'importe quel pays, la France a des qualités et des défauts du point de vue démocratique, mais nous avons une tradition assez paternaliste de la République, constituée de cette idée qu'il faut non seulement protéger les personnes, mais aussi les protéger contre elles-mêmes. Et cette idée est susceptible de multiples interprétations autoritaires.

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Dans votre article de la Revue du Crieur, vous n'excluez pas, fort heureusement, le scénario d'une « démocratisation de la démocratie » pour sortir de l'impasse actuelle...

Nous vivons la fin d'un cycle historique. Cela ne signifie pas que demain les élections telles que nous les connaissons vont être supprimées et remplacées par de nouvelles formes de démocratie entièrement inédites. Mais des transformations sociales de grande ampleur bousculent le système représentatif né des révolutions du XVIIIe siècle et profondément transformé au XXe avec l'avènement des partis de masse. En termes d'éducation par exemple. Au XIXe siècle, la différence était immense entre la masse des paysans qui n'allait guère au-delà de l'école primaire et les grands propriétaires terriens qui les représentaient au Parlement. Aujourd'hui, le niveau d'éducation des responsables politiques n'est pas aussi différent de celui de la majorité des citoyens. En termes d'information et de communication entre les individus, Internet, les réseaux sociaux, ont également bouleversé les modes de socialisation. Il n'est donc pas étonnant que le régime représentatif soit en crise.

Mais cela ne signifie pas pour autant que la démocratie soit, comme l'affirme Colin Crouch, inéluctablement en déclin. Elle s'exprime au contraire de multiples manières. Jamais il n'y a eu autant de monde dans les associations, de fortes mobilisations sociales interviennent régulièrement, des mouvements du type Occupy, les Indignés en Espagne ou Nuit debout en France, tendent à modifier le centre de gravité du débat politique. A l'échelle internationale, des coalitions d'acteurs de la société civile, des ONG écologistes, des réseaux de villes se mobilisent contre le réchauffement climatique, font bouger les lignes, parviennent à infléchir les logiques néolibérales. Sans eux, nous n'aurions pas connu le succès, certes tout relatif, de la COP 21. La multiplication, à l'échelle locale mais aussi nationale, des mécanismes de démocratie participative, référendum, tirage au sort, comme cela a déjà été expérimenté en Colombie britannique, en Islande ou en Irlande, est un autre signe de cette dynamique démocratique à l'œuvre aujourd'hui, qui contrebalance le système représentatif.

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A ce propos, que pensez-vous du succès du référendum chez les candidats de la primaire à droite et de la proposition d'Arnaud Montebourg de désigner les sénateurs par tirage au sort ?

Je ne suis pas dupe, évidemment, des effets de manche des campagnes électorales, mais il me semble positif que certaines décisions fondamentales soient tranchées par l'ensemble des Français et pas simplement par leurs représentant élus. A condition d'éviter le défaut majeur du référendum à la française qui vient toujours du haut, pour légitimer, de façon plébiscitaire, l'orientation politique du gouvernement en place. C'est lui qui décide à quel moment, et sur quel thème, on va consulter les électeurs – voire quels électeurs on va consulter, en ciblant un territoire réputé plus favorable au pouvoir en place comme cela a été le cas pour le référendum de Notre-Dame-des-Landes. Le véritable enjeu est de développer le référendum d'initiative populaire à valeur décisionnelle. Le peuple, dira-t-on, peut se tromper. Certes, mais les représentants politiques aussi.

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Et le tirage au sort ?

Les jeux politiciens pèsent sur les référendums comme ils pèsent sur le jeu électoral, on l’a bien vu avec les partisans du Brexit britannique, une cause que l’ancien maire de Londres a embrassée dans le seul but de succéder à David Cameron. C’est notamment pour cela que le recours au tirage au sort peut être utile. C'est un vieux principe démocratique, longtemps combiné aux élections, et qui revient aujourd’hui dans des milliers d’expériences, y compris à l’échelle nationale comme en Irlande où le mariage pour tous a été adopté suite à un amendement constitutionnel proposé par une assemblée majoritairement tirée au sort. Celui-ci permet de désigner des assemblées représentatives sociologiquement de l'ensemble de la population. C'est important à une époque où les élites politiques se recrutent pour la plupart dans la même classe sociale.

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Le deuxième avantage du tirage au sort est de réduire la compétition pour le pouvoir. Il ne s'agit pas de l'éliminer, la politique c'est cela aussi, mais quand elle n’est que cela, le tirage au sort peut en neutraliser certains effets. Diversifier les modes de recrutement des assemblées permanentes ou ponctuelles en couplant élection et tirage au sort, consulter le peuple par référendum sur certaines questions essentielles, associer les acteurs organisés de la société civile aux décisions, autant de pistes pour « démocratiser la démocratie ».

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Si l'épuisement actuel de la démocratie est dû à la puissance du capitalisme financier, n'est-ce pas aussi à elle qu'il faut s'attaquer ?

Sa prédominance est en effet un obstacle majeur à la démocratie. Mais regardons ce qui s'est passé au siècle dernier quand les Etats sociaux ont vu le jour. Ils sont nés de la conjonction de forces multiples : des mouvement révolutionnaires, des patrons comme Henry Ford qui ont compris l'intérêt qu'ils avaient à bien payer leurs ouvriers pour qu'ils puissent acheter leurs produits, des hommes d'Etat qui ont pris la mesure des effets des lois sociales sur la cohésion et la force de leur pays. C'est ce genre de conjonction qui peut voir à nouveau le jour demain.

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Des multinationales qui, pour soigner leur image ou se placer sur des créneaux émergents de l'économie verte, appuieront des transformations qualitatives. Des décisions qui, sous la pression d'Etats de la taille de la Chine ou des Etats-Unis, ou encore de l'Union européenne, parviendront à réguler l'évasion fiscale, par exemple. Des mouvements de mobilisation, coordonnés à l'échelle mondiale, comme on le voit déjà dans le domaine de la protection de l'environnement. Il ne faut pas attendre un grand soir, ni une élection qui changerait tout, mais une série d'avancées menées par des acteurs qui, en coopération ou de manière conflictuelle, dessineront d'autres possibles. Il y aura des crises et des régressions, mais l'avenir n'est pas forcément bloqué. »

A lire

L'ère de la post-démocratie ? d'Yves Sintomer, in La Revue du Crieur, n°4, éd. Mediapart-La Découverte

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La post-démocratie ? Un mot tout à fait inadéquat, complètement déplacé. Qui veut transformer en vieillerie à ranger au magasin des accessoires inutiles ce qui reste virulent de jeunesse, qui n’a jamais été réellement employé et essayé, Qui est loin de sa plénitude, de son apex, de son climax : la démocratie. A parcourir ces sentiers peu auto-régénérés nous apercevons juste l’immense quiproquo actuel : les élus qui ont été élu sur un programme doivent le renier à la seconde. Puisqu’ils ne sont plus en contact qu’avec les non élus très illégaux de la finance internationale. Et qu’ils tournent à 100% le dos au peuple durant tout leur mandat. Et - au lieu d’en référer directement à leur peuple, et de mettre « ensembles » hors d’état de nuire ces minorités intrusives - ces élus négligents et étourdis mentent à leur peuple et agissent schizophréniquement. Comme s’ils étaient « dans » le pays alors qu’ils sont « hors » du pays. A vendre ce pays à ces sur-assistés anormaux que sont les multinationales, etc. Chaque peuple souverain peut les contraindre à payer leurs impôts, leurs amendes (140 milliards d’€ pour la grande distribution en France), à rembourser leurs fraudes (bizarrement le déficit annuel français = le montant des fraudes !) et à respecter les lois des pays. Pourquoi ce système minable et interminable ne fonctionne plus ? Parce que nous avons la même formation, sur le fond, une même information, la même perspicacité et un taux de pénétration intellectuelle identique, etc. que ces politiques. Ils ne peuvent plus donc discourir et faire des effets de manche. Seule leur position structurelle (…pour la cupidité des nihilistes ennemis du genre humain de la finance internationale, l’irresponsabilité au jabot, ils sont…miam miam à… croquer…parce qu’isolés de leurs peuples !) diffère. Or ils pouvaient parler sincèrement au peuple, étaler publiquement la situation – ils ont préféré la voie indigne. La vraie démocratie ne peut rien pour eux !

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3) --- Les faits n’ont plus aucune importance ?

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Le Brexit ? Le « premier vote majeur dans l’ère de la politique post-vérité »-, soit un monde où l’idéologie l’emporte sur la réalité.

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« La presse eurosceptique britannique a reconnu ses erreurs et ses exagérations, les politiciens pro-« Leave » ont reconnu leurs mensonges et l’absence de toute stratégie en cas de victoire. Mais ils l’ont fait une fois le résultat du vote connu. Comme dit Katharine Viner, ce n’est pas la première fois que le monde politique et celui de la presse se trompent lourdement ou mentent éhontément, mais c’est la première fois qu’ils le reconnaissent si rapidement et si facilement. Comme si la vérité ne pesait plus beaucoup.

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Les faits et « les faits »

La Vérité, avec un grand V, n’existe pas. Il est impossible d’expliquer les tenants et les aboutissements d’un monde complexe avec des phrases simples, qui seront de toutes façons toujours teintées de subjectivité. Mais il existe quand même une série de faits, démontrables par A+B, à partir desquels un débat contradictoire peut se créer. Pour la rédactrice en chef du Guardian, la campagne du Brexit a montré que c’est de moins en moins le cas. Chacun a « sa » vérité et la discussion devient automatiquement impossible.

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Les-médias-dans-l'ère-de-la-politique-post-vérité ?

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« Quand un fait commence à ressembler à ce que vous pensez être vrai, c’est très difficile pour quiconque de faire la différence entre les faits qui sont vrais et les faits qui ne le sont pas. »

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Le rôle des médias dans cette situation – dire pourquoi cela est vrai ou faux, contextualiser, illustrer – est rendu difficile, voir impossible à la fois par la confiance en chute libre que leur accordent les lecteurs, et par des responsables politiques qui ne se sentent plus obligés de jouer le jeu. Le Guardian rappelle ce que lui a confié Arron Banks, un des principaux financiers du « Leave » après les résultats. En substance : en politique, une campagne politique se gagne par l’émotion et non plus par la démonstration.

« Il s’agissait d’avoir une approche médiatique sur le mode américain. Très tôt, ils ont dit : Les faits, ça ne fonctionne pas”, et voilà. Le camp du Remain ne pensait qu’aux faits, aux faits, aux faits, aux faits, aux faits. Ca ne fonctionne tout simplement pas. Vous devez vous connecter émotionnellement avec les électeurs. C’est le succès de Trump. »

Pour Katharine Viner, l’avènement de « l’ère de la politique post-vérité » a été alimenté par celui des réseaux sociaux, là où de plus en plus de personnes, surtout ceux âgés de 18-24 ans, s’informent en priorité.

« De plus en plus, ce qui passe pour des faits n’est qu’un point de vue de quelqu’un qui pense que c’est vrai – et la technologie a permis à ces faitsde circuler facilement. »

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Algorithmes ou systèmes de curation automatique, c’est-à-dire qui sélectionnent l’information que nous consultons et dont on ignore tout, finissent par « nous présenter une vision du monde qui renforce les croyances que nous avions déjà. »

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« Cela veut dire que nous avons moins de chances d’être exposés à une information qui nous stimulerait ou élargirait notre vision du monde, et donc moins de chance de tomber sur des faits qui réfuteraient des informations fausses partagées par d’autres. »

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L’attirance gravitationnelle du clic

Rejeter toute la faute sur le Web et les réseaux sociaux serait un peu facile. La presse traditionnelle est aussi en faute et l’autocritique de Katharine Viner vise à la fois son propre média et tous les autres, attirés, presque gravitationnellement, par le trou noir du clic.

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« La révolution numérique a fait que les journalistes doivent rendre plus de comptes aux lecteurs – ce qui est une bonne chose (…) Mais si les développements numériques de ces dernières années ont donné de nouvelles possibilités au journalisme, notre business model est très menacé, parce que peu importe le nombre de clics que vous avez, ça ne sera jamais assez (…) En chassant le clic facile au détriment de l’exactitude et la véracité, les médias sapent les raisons mêmes de leurs existences. »

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La question qui est posée ici est la même que Samuel Laurent des Décodeurs abordait il y a quelques semaines dans Le Monde :

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« Face à cette démocratie post-factuelle, la presse est désarmée : que faire, lorsque son lectorat croira plus facilement une information militante, mais partagée par une personne de confiance, que la vérification détaillée effectuée par un média qu’on soupçonne en permanence de toutes les manipulations ?

Comment informer dans ce maelström où tout un chacun est devenu média, puisqu’il peut, lui aussi, partager et diffuser les informations qu’il souhaite ? Comment opposer de la complexité à des visions manichéennes et simplistes du monde ? Et comment faire, par son bulletin de vote, des choix essentiels pour tout un pays lorsque l’on n’est pas informé correctement des conséquences ? »

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La réponse ? Aller chercher les informations fausses là où elles existent et sont partagées, et les « débunker », écrit Katharine Viner. C’est ce qu’on attend des « médias fiables ». Les Décodeurs sont sur la même ligne :

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« On peut, et nous le faisons chaque jour, expliquer, vérifier, préciser, démentir les rumeurs. Encore faut-il que ces analyses soient lues et relayées auprès du plus grand nombre, ce qui n’est pas toujours le cas. On doit, on devra, à l’avenir, éduquer aux médias, à l’information, pour mieux armer les citoyens contre la manipulation d’où qu’elle provienne. »

Lire l’analyse : Quand le débat démocratique se passe de faits

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Ici, nous atteignons le fond du fond. Le tropisme dangereux des autoproclamées élites : avoir toujours raison. Syndrome que nous avions bien débusqué dans le livre « Je ne parle plus à qui a raison » qui a causé un tel scandale parce que très juste. Donc ils vivent hors de la réalité, hors sol et hors…raison, dans une course perpétuelle en avant.

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Ainsi, du temps où il leur restait possible de pratiquer à haute tension la rétention d’informations, ils usaient devant tous les contradicteurs légitimes (dont nous !) du « mon cher, vous devez plier devant les faits. Ce que vous dites ne correspond pas aux faits. Les faits détruisent votre théorie, les faits sont les faits ou bien les totaux têtus des…faits »…et là, suite à la diffusion par la bande ( ce qui signifie que si vous voulez savoir, après des recherches qui vous montrent (aussi) là où les occultations restent les plus vives (donc leur pouvoir est derrière !), etc. oui vous trouvez et recoupez et dressez un tableau cohérent de la vérité.

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Les faits leur deviennent dangereux : donc, dans une puérilité intense (qu’eux seuls sont incapables de voir), ils renient les faits – la réalité n’existe plus !…Les classes moyennes (venues en soutien) ne savent pas, elles, penser puisque penser c‘est considérer une situation globale en s’extrayant en tant qu‘observateur qui modifie l’expérience. Oui c’est, aussi, penser contre soi mais sans vouloir cet état. Les classes moyennes sont structurellement devenues incapables de se voir telles qu’elles sont. Les profondes névroses sont entrelacées au corps. Comment alors se libérer de toutes les aliénations ? La vraie démocratie peut beaucoup pour elles. Mais elles préfèrent se « bunkériser » dans des inventions morbides : une démocratie post-factuelle en fait partie. Une fois encore une autre justification, juridiquement irrecevable, du… fait que les prétendus dirigeants aient toujours raison. Bulle d’infaillibilité. Mais est-ce un …fait ? Ou bien juste un fantasme ?

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……………Auto-piégés en somme ! Oui importons…la démocratie !

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>>>>>>>>>>>>>>>>> - ENCORE - <<<<<

Participation-et-démocratie

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Loïc Blondiaux

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que la vaste compassion nous grandisse et nous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

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(à suivre)

……………. tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, LE ROMAN DE L'ECONOMIE, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

…..Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la …..situation

….. Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 100 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

sans paroles ou paroles sans "rien dedans" ?

sans paroles ou paroles sans "rien dedans" ?

Importons la démocratie !
non pas post mais... pré-démocratie !

non pas post mais... pré-démocratie !

Importons la démocratie !
le néolibéralisme n'est que du...commerce en aucun cas de la politique : c'est donc une grave escroquerie juridique qui se fait passer pour ce que qu'il n'est pas !

le néolibéralisme n'est que du...commerce en aucun cas de la politique : c'est donc une grave escroquerie juridique qui se fait passer pour ce que qu'il n'est pas !

Importons la démocratie !
Laquelle est la majorité ? Perdu c’est les non qui sont vraiment en très grand nombre. Le culot qui nie les faits flagrants est le stade actuel de l’idéologie…

Laquelle est la majorité ? Perdu c’est les non qui sont vraiment en très grand nombre. Le culot qui nie les faits flagrants est le stade actuel de l’idéologie…

importons l'importance

importons l'importance

l’élection est devenu contraire à la démocratie ?

refaire la démocratie pourquoi comment et avec qui ?

Le référendum d'initiative citoyenne, c'est maintenant ! http://www.article3.fr/

contre la névrose très grave de la "post-vérité" !

la présentation des données – les faits avant tout…

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