Lorsque les dividendes tuent l’avenir ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Lorsque les dividendes tuent l’avenir  ?

Deux fois plus de dividendes que d’investissements ? Oui, c’en est à ce point. Ils ont quitté la réalité. Complètement hors sol. « Leur » irréalité glaciale présente ces évènements graves comme si c’était une course de chevaux. Ou bien un nouveau record puérilement battu, etc. Or cela concerne toute la richesse produite qui est congelée en dividendes…et pas en investissements ou en rémunérations justes du travail. L’économie réelle sacrifiée pour des postures immatures. Ceci est dramatique (comme un échec commun…) et devrait aboutir à un nouveau comportement collectif envers « l’enfermement des dividendes ». Toute la littérature autour et les faits dessinent bien un milieu fermé. Dangereusement fermé. Qui ne s’occupe plus du tout de la réalité globale : le financement de l’économie réelle se perd en route.

Le futur aussi ? Le CAC 40 a versé 56 milliards d'euros à ses actionnaires. L'équivalent du budget de l'éducation nationale. Et donc le futur de nos enfants enterré avant même que d’exister. Pire ? Rappelons que, pour le monde, les dividendes ce sont 1 170 milliards de dollars pour 2016. Est-ce possible un pire ? « A un point tel que les allocations chômages déclarées sont supérieures aux revenus financiers, comme si les chômeurs accumulaient chaque année plus de richesses que les actionnaires ! » Les causes de ces aberrations où les pauvres sont toujours infiniment plus taxés que les trop riches ? Les agressives stratégies « d’optimisation fiscale » (cet euphémisme de corrompus à la place de « fraude structurelles fiscales ») des plus riches leur permet d’y…échapper. Donc, non seulement les dividendes « agressives » dévalisent la richesse produite mais ne retournent pas, non plus, à l’économie commune. Oui à quel taux revient-elle dans l’économe normale ?

« Un élément permet d’en avoir une idée : selon les travaux de Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, moins de 15 % des revenus financiers se retrouvent dans la base d’imposition. » (soit la partie des dividendes versés par les entreprises qui repart dans les caisses de l’Etat : moins de 15 %). Et donc 85 % ne sont pas, illégitimement, fiscalisés . Seuls les dividendes déclarés sont taxés. Cette double spoliation des pays devient donc une accusation directe contre les dividendes. 1- Vols des investissements et des justes rémunérations dues au travail. 2 – non paiement des fiscalités légalement dues.

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Décryptons…«… que les entreprises du CAC40 ont distribué 56 milliards d’euros de dividendes en 2016. Il y a certes matière à se réjouir de ce résultat car il signifie que dans un environnement de croissance mitigée, nos champions arrivent à tirer leur épingle du jeu.

Pourtant, ce niveau est élevé : il atteint presque les 57 milliards de 2007 distribués au plus haut de la bulle financière. Dans une économie qui croît peu, cela suggère que les détenteurs d’actions reçoivent une part importante de la richesse produite. [une part trop importante !].

Plus-de-dividendes-que d'investissements

Surtout, ce niveau est trop élevé [un manque radical de sérieux] au regard des investissements. Guillaume Maujean, éditorialiste aux Echos, indique que si l’on met de côté le versement exceptionnel de Vivendi, nos champions du CAC distribuent la moitié de leurs profits aux actionnaires et conservent l’autre moitié. Si l’on prend en compte l’ensemble des sociétés cotées, la distribution de dividendes revient à 30 % des bénéfices. Nos entreprises arriveraient ainsi à concilier rémunération du capital et pérennité à long terme ?

Pourtant, un regard sur l’ensemble de toutes les entreprises françaises donne une autre image. A partir des résultats des trois premiers trimestres, on peut estimer que les sociétés non financières ont distribué l’an dernier autour de 246 milliards de dividendes. Mais comme certaines entreprises sont actionnaires les unes des autres, elles en ont aussi reçu environ 168 milliards, soit, au final, un versement net de 78 milliards d’euros.

http://www.vernimmen.net/Lire/Lettre_Vernimmen.php

Dans le même temps, les nouveaux investissements de ces entreprises, c’est-à-dire ceux qui permettent de renouveler l’appareil productif et non pas seulement d’entretenir les anciens investissements, se sont élevés à 41 milliards. Le résultat est clair : les entreprises non financières distribuent deux fois plus de dividendes qu’elles ne réalisent de nouveaux investissements. Une proportion complètement inversée par rapport au début des années 1980 où elles investissaient deux fois plus qu’elles ne distribuaient de dividendes. [ ce qui semble la seule attitude rationnelle possible].

Trop de dividendes, pas assez d’investissements

En-Bourse-les-dividendes-représentent-une-bonne-partie-de-la-performance

« L'an dernier, les sociétés du CA 40 ont distribué aux actionnaires un total de 55,7 milliards d'euros au titre de l'exercice 2015, selon les calculs de la lettre financière Vernimmen.net, mis en lumière par Les Échos ce mardi 10 Janvier 2017. Dans le détail, 40,7 milliards d'euros ont été distribués sous forme de dividendes en numéraire, 5,5 milliards sous forme de dividendes en actions et 9,5 milliards sous forme de rachats d'actions. La somme des dividendes versés (46,2 milliards en 2016) s'affiche en hausse de 23% sur un an. Quant aux rachats d'actions, ils bondissent de 72% sur un an. »

Prenons l'habitude de consulter les graphiques et courbes de manière désinteressée

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Peut-il être trouvé des solutions à ce sabotage en grand des économies réelles ?

Le point de départ des constats incontournables

Seuls les dividendes déclarés sont taxés

2,6 fois plus de dividendes que d'investissements !

Et, du fait de la part d’appropriation démente, des dividendes, des richesses produites, les entreprises doivent, la plupart du temps, s'endetter massivement pour maintenir un niveau d'investissements suffisant pour leur pérennité. Vraiment pas malin du tout. C’est s’auto-saboter ! Un cercle très vicieux…

Les dividendes plombent les salaires. Ce qui diminue toutes les motivations et les investissements personnels. Vraiment pas malin du tout. C’est, aussi, s’auto-saboter !

Conclusion cinglante ?

http://www.imagiter.fr/article-le-cout-du-capital-bien-trop-eleve-113102934.html

C’est le poids excessif du capital qui détruit la croissance, plombe l’avenir et se montre source de toutes les crises. Refuser de voir les réalités c’est les subir des pires façons envisageables !

Plongeons donc en plein réel – très loin des graves délires des actionnaires !

« Avec plus de 80% pour les actionnaires et moins de 20% pour les salariés, on est tout de même assez loin de la règle des trois tiers : un tiers des profits va aux actionnaires, un tiers est reversé aux salariés, et un tiers est réinvesti dans l'entreprise…

- Oui, mais la règle des trois tiers ne repose sur aucun fondement, comme nous l'avons montré avec Gilbert Cette et Jacques Delpla dans un rapport pour le Conseil d’analyse économique publié en 2009 (Le partage des fruits de la croissance en France). Les salariés perçoivent déjà un salaire. Et l'investissement ne vient pas que de l'entreprise, il peut être financé par l'emprunt. De plus, cette prétendue règle des trois tiers ne s'applique pas aux profits nets évoqués par Eres, mais aux profits bruts, qui sont sensiblement différents. Il me semble que le risque serait de surfer sur cette idée répandue que les actionnaires sont rémunérés au détriment des salariés ou de l’investissement.

Est-ce faux ? La rémunération des actionnaires n'est-elle pas souvent trop importante, au détriment des salariés ?

- On peut le penser. C'est pour cela qu'avec Gilbert Cette et Philippe Aszenazy, nous avons étudié le partage de la valeur ajoutée, c'est-à-dire comment est réparti l'argent dont dispose l'entreprise juste après avoir soustrait de son chiffre d'affaires le coût des matières premières et des sous-traitants. Sert-il d'abord à payer les salaires ? A payer des prélèvements obligatoires ? A rémunérer les actionnaires ? On constate en effet depuis plusieurs années que la répartition des revenus se déforme au profit des actionnaires. Une part grandissante de la valeur ajoutée est consacrée aux dividendes. » [Quelle que soit l’appellation, trois tiers, valeur ajoutée, etc. – la réalité est toujours plus « déformée », donc avec effets secondaires, pour qu’il ne soit plus tenu « compte d’elle ». Une étude a même prouvé que ces actionnaires, devenus irresponsables, ne sont même pas au courant de l’ensemble de ces données. Où il n’y a plus de valeur ajoutée mais que des valeurs soustraites. Irréversiblement soustraites !].

Trop-d'argent-pour-les-actionnaires-pas-assez-pour-les-salariés

(…) « Le Pacte de responsabilité et le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) sont des apports financiers pour un grand nombre d'entreprises. Ne peuvent-ils pas financer une partie de cet intéressement ?

- Ces dispositifs ont été créés pour renforcer l'investissement. Tant qu'ils ne font l'objet d'aucune affectation, ces milliards d'euros se retrouvent intégralement dans les résultats des entreprises. Techniquement, ils peuvent tout à fait financer l’intéressement, l'épargne salariale, la participation et les dividendes versés aux actionnaires. Heureusement, comme le montre une récente étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le crédit d'impôt compétitivité emploi permet surtout d'augmenter les salaires et de préserver l’emploi. Mais la part dans l’économie globale demeure infime. » [ Nous assistons toujours aux mêmes angélismes, à répétition, des gouvernements, donnant tout aux trop riches. Donnant tout mais sans garanties aucunes, sans obligations de retours sur investissements, en somme. Et qui espère trop naïvement que ces trop riches vont œuvrer pour les pays. Résultats ? Ils n’œuvrent que… contre les pays et l’intérêt commun. Ils ne donnent jamais rien en retour, rendent toutes les situations les plus critiques, etc. Ce qui devrait impliquer un revirement de comportements : revenir au bon sens de ne donner qu’après de fermes garanties écrites et exiger des réponses si ces dons se montrent utilisés pour autre chose que des investissements pour le futur. Bref, revenir à une ferme régulation de tous ces déphasés !

Pourquoi-les-entreprises-n'investissent-elles-donc pas ?

Le coût du capital est devenu bien trop élevé. Et pas du tout la part du travail. Ces abus de coûts du capital sont donc anti-progrès, anti-croissance : ce sont ces coûts croissants qui freinent le développement collectif. Il faut abolir tous ces freins corporatistes si archaïques.

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Revenons à ce bilan ( jamais effectué) et aux solutions qui peuvent en découler (à partir du moment précis où est pris connaissance des faits réels)…et toujours dans le but de mettre fin aux sabotage en grand des économies réelles par… leurs dirigeants mêmes ?

1 - Seuls les dividendes déclarés sont taxés. Obligations normales (les chômeurs, les bas salaires, etc. : tout le monde se déclare au fisc), obligations normales que tous les dividendes soient déclarées. Il manque 85 % de dividendes qui ne sont pas déclarés.

2 - // 2,6 fois plus de dividendes que d'investissements ! Établir des ratios…rationnels. Avec une claire hiérarchie des paiements : investissements en tout premier (conserver l’outil qui crée des dividendes puisque les dividendes ne produisent rien du tout. Par leurs seules présences, elles ne peuvent débloquer aucune des situations difficiles de l’économie). Rémunérations du travail en deux (sans travail préalable pas de dividendes – le contraire peut même est plus bénéfique. Puisque sans dividendes, le travail ne peut qu’être tellement mieux rémunéré). Et (raison oblige) dividendes en dernier. Bref, le contraire d’aujourd’hui. Situation actuelle qui ne peut que tout déstabiliser.

Par exemple : plus du tout d’investissements faits à partir d’emprunts. Mais sur les bénéfices. Et là les dividendes passent après. Pas avant. Servir d’abord les investissements.

3 - Le grave déséquilibre actuel avec le poids toujours plus excessif du capital sera donc contré. Avoir refusé de voir les réalités, c’est les subir des pires façons envisageables ! Les avoir, enfin, envisagées c’est redresser la barre ! Puisque les « externalités négatives » de l’abus de dividendes c’est que la société est rançonnée afin d’y parvenir (le non-dit !). D’où classes moyennes laminées ( voire en voie de disparition comme aux U.S.A.), appauvrissement de toujours plus de citoyen-n-s, élections achetées par l’argent, médias illégalement détournés par les fortunes du « mal acquis », etc. Oui une bonne partie des problèmes sociaux provient de l’excès des dividendes. La société réelle demeure globale et tout abus d’un secteur d’entre elle est subi par…tous les autres !

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Ainsi, la version du capital ne peut que s’enfoncer dans la folie délirante, dans les fuites toujours plus éperdues devant le réel ! Il faut, symboliquement, le démettre de ses…fonctions. Il ne peut plus diriger la société. Toute rationalité l’a fuit. Et concrètement ? Qu’il n’ait plus la propriété des moyens de productions. Et de leurs renouvellements (gestion des investissements). Plus de possibilité de privatiser au grave détriment de l’intérêt général. Plus la mainmise sur le partage des plus-values toutes collectives. Ce qui, entre ses mains, aboutit à un…non-partage. etc. « Tout pour moi et rien pour les autres » disait, de lui, Adam Smith. Ce clair ennemi du capitalisme financier. Phrase terrible, toujours plus vraie !

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Et dont nous pouvons annuler le sillage vénéneux

…en envisageant, concrètement, le vrai partage des richesses collectives !

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……(à suivre)

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toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

 

Que la vaste compassion vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 3 "Nul n'est nul", "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et onglet 4 "L'anticommunication comment ça fonctionne ?» et "Why do we left the left wings ?" ; onglet 2 "L'ardeur sociale", "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" et "LE ROMAN DE L' ÉCONOMIE " ; et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE sur l’onglet 3, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? S’il y a fraudes pourquoi donc cacher les fraudés qui les subissent ? S'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

…les anti-élites actuelles ( celles qui empêchent les vraies élites de réparer leurs dégâts !)

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 300 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

Trop durs à ramasser ? L’abus de dividendes se fait aux détriments du travail et des investissements. Bref, ceux qui ne font rien sont en train de congeler tout futur. Ce n’est plus un taux de rendement c’est un braquage complètement irresponsable.

Trop durs à ramasser ? L’abus de dividendes se fait aux détriments du travail et des investissements. Bref, ceux qui ne font rien sont en train de congeler tout futur. Ce n’est plus un taux de rendement c’est un braquage complètement irresponsable.

la montrée de l'irréalisme rendue visible

la montrée de l'irréalisme rendue visible

Lorsque les dividendes tuent l’avenir  ?
la folie des dividendes

la folie des dividendes

Lorsque les dividendes tuent l’avenir  ?
Lorsque les dividendes tuent l’avenir  ?
Nos votes oui leur rapportent tout cela : et, quel que soit le vote, inutile de se voiler la face. L’acte de voter fait s’envoler les gains ! A chacun-e de le comprendre…

Nos votes oui leur rapportent tout cela : et, quel que soit le vote, inutile de se voiler la face. L’acte de voter fait s’envoler les gains ! A chacun-e de le comprendre…

Les mêmes records que les records de chaleurs ? Sachant que ces dividendes ne sont pas réinvestis mais se font au clair…détriment des investissements : la terre brûlée. La moitié des bénéfices aux actionnaires est-ce normal ? Non puisque l’investissement n’a pas le délire halluciné de + 200 %

cure de désintoxication suivie de sevrage

Au sommaire : Le versement de dividende se fait-il au détriment des investissements ? Les banques centrales peuvent-elles résoudre les problèmes d'économie réelle d'un pays ? Quantitative easing: le FMI appelle la BCE à faire comme la FED. Avec : Alain Madelin, président du fonds Latour-Capital, Christian Parisot, chef économiste chez Aurel BGC, et Stéphane Van Huffel, co-fondateur de www.net-investissement.fr.

partout le manque de sérieux prédomine – le financement de l’économie est sacrifié...Donc, à court terme, le futur. Solutions ? Placer la folie actionnaire en sevrage immédiat…moratoire ? etc.

présentation très identique à une course de chevaux. Ou tout autre jeu similaire. Sauf que c’est la vie des autres qui est jouée ! L’indifférence inconsciente et ahumaine prédomine

Les entreprises distribuent deux fois plus de dividendes qu’elles ne réalisent de nouveaux investissements

Publié dans gouvernance mondiale

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