Un arbre a besoin de ses semblables pour s'épanouir

Publié le par imagiter.over-blog.com

Un arbre a besoin de ses semblables pour s'épanouir

Les arbres ont une vie très secrète dont nous n'avons même pas conscience. Avec nos esprits, devenus trop utilitaristes, nous n’arrivons pas à cerner que les arbres ont, avant tout, besoin d’être… bien entourés. Ce sont des êtres très sociables qui aiment la compagnie des autres et ce tout en conservant chacun leur propre caractère. Qu’est-ce à dire ? Par leurs racines les arbres communiquent, sans cesse, avec leurs semblables et font tellement plus. Disons que leur « cerveau » et leur immense Internet se trouvent dans leurs racines. Tout comme nous en fait le récit, dès Janvier 2017, Peter Wohlleben, un forestier allemand qui travaille à la tête d'une forêt gérée de manière non productiviste (anti-naturel que le productivisme aveugle). Et alors ? Il semble bien que les arbres ont tant de leçons à nous donner en termes de partage et de communication.

« Nous les pensions silencieux, éteints, immuables - Ils parlent entre eux, et beaucoup, se partagent les richesses du sol, s'entraident, apprennent les uns des autres. Bienvenue dans le monde si ignoré des arbres. Une vie inconnue dont la science découvre progressivement l'étendue et la complexité.

Tout bon jardinier et forestier le sait, un arbre a besoin de place pour capter le maximum de lumière et pour pouvoir se développer au mieux sous terre comme dans les airs. Sauf que cette règle immuable est fausse. Un arbre comme l'hêtre a besoin d'être bien entouré. Par leurs racines, les arbres ne captent pas seulement l'eau du sol, ils communiquent, s'échangent de quoi se nourrir. Ils savent qu'à plusieurs, ils seront plus forts pour faire face à la météo par exemple.

Les-arbres-ont-une-vie-secréte-que-nous-n'imaginons-pas

Cela vaut aussi pour les attaques d'insectes. Cette petite chenille qui grignote un morceau de feuilles? L'arbre ne va pas se laisser faire comme ça. Il commence par produire un gaz qui va repousser les insectes. Ce gaz, les arbres voisins le sentent eux aussi et vont en produire à leur tour. Sauf que la portée de celui-ci n'est pas très grande. Mieux vaut donc utiliser des moyens de communication plus fiables.

Les racines et les champignons sont tout indiqués. Les champignons sont la fibre internet de la forêt. Dans une cuillère à soupe, des chercheurs ont trouvé plusieurs kilomètres de réseaux filaires. Ainsi, l'arbre prévient ses congénères du danger tout proche. Bien sûr, cette protection n'est pas infaillible mais l'entraide leur permet de survivre. Cette entraide vaut, aussi, quand un arbre de la même espèce est malade. Ses congénères vont l'aider à se rétablir jusqu'au bout, en lui donnant de quoi se nourrir par les racines. Impossible de s'arrêter avant qu'il soit rétabli ou qu'il meure. Là encore, un tronc qui paraît mort peut encore vivre grâce à la solidarité des arbres pendant plusieurs années, a remarqué le forestier allemand.

>>>>> Un arbre est élevé à la dure, mais c'est pour son bien : Les jeunes pousses, elles, ne demandent qu'une chose, croître, encore et encore. Problème, dans les forêts naturelles, celles qui n'ont pas été "ordonnées" par l'homme, les jeunes pousses n'ont pas la place, ni la lumière suffisante pour se développer comme ils le voudraient. À dessein.

La science a donné raison aux arbres adultes qui se gardaient bien de faire de la place aux plus jeunes. Sous les houppiers (les branches hautes des arbres), les pousses obtiennent 3% des rayons du soleil, soit juste ce qu'il leur faut pour opérer une photosynthèse minimale. Cette restriction de lumière est ce que le forestier allemand appelle "une mesure éducative". Comme l'a prouvé la science, croître lentement au début de sa vie, c'est multiplier ses chances d'atteindre un âge avancé.

Outre cette vision à long terme, les arbres ont aussi une connaissance extrêmement fine du temps qui passe et de la succession des saisons. Parfois, il peut y avoir de fraîches journées d'été ou des journées d'hiver printanières. Pourtant, l'arbre ne s'y fait pas prendre, pas de protection contre le froid dans la première situation, ni de bourgeon dans la deuxième. Il sait en effet corréler la longueur des journées et la température ressentie.

>>> Un appel à la prise de conscience : De même les graines perçoivent elles aussi les températures. Les futurs arbres ne s'aventurent pas à sortir de leur enveloppe juste avant les frimas de l'hiver par exemple. Ce qui est plutôt facile à faire lorsque l'on est sous une fine couche de terre et que l'on ressent moins les variations de température. En revanche, les graines de bouleau qui sont à la surface du sol, doivent faire elles-mêmes le calcul. Un tour de force qui assure la survie de ces arbres et forêts depuis des millénaires.

Et pourtant, l'homme, par méconnaissance bien souvent, ne respecte pas l'arbre. Peter Wohlleben salue le chemin parcouru par le grand public pour mieux prendre en compte la souffrance animale dans sa consommation de viande. Il faudrait en faire de même pour les arbres, réclame-t-il. "Quand on sait qu'un arbre est sensible à la douleur et a une mémoire, que des parents-arbres vivent avec leurs enfants, on ne peut plus les abattre sans réfléchir, ni ravager leur environnement en lançant des bulldozers à l'assaut des sous-bois", écrit le garde-forestier.

Les "grand végétaux n'ont pas de cerveau, ils ne peuvent se déplacer que très lentement, leurs préoccupations sont sans rapport avec les nôtres et leur quotidien se déroule dans un ralenti extrême. Comment s'étonner que les arbres soient traités comme des choses, même si personne n'ignore que ce sont des organismes vivants ? [...] Nous devons traiter les arbres comme nous traitons les animaux, en leur évitant des souffrances inutiles."

Voici qui décape absolument toutes nos façons superficielles de voir et de nous comporter. Il apparaît que les routines et les préJugés soient de redoutables manières de ne rien savoir et de nous conduire bien au-dessous du potentiel des vrais humains. Dans certains domaines (entraides et attentions aux autres), les arbres ne se sont-ils pas dévoilés bien plus « humains » que nous ?

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Autres approches qui contredisent, frontalement, tout ce que nous…croyions savoir ?

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« Elle change de couleur et même de forme pour se confondre avec l’arbre sur lequel elle se hisse. Une espèce très sophistiquée de caméléon ? Non ! Une plante grimpante du Chili. Il est capable de mémoriser et d’apprendre par association d’idées : le chien de Pavlov ? Pas du tout ! Le modeste petit pois de votre potager !

Les plantes sont partout autour de nous, mais nous ne les connaissons pas. Elles nous sont étrangères, plus que la faune des abysses. Nous les voyons statiques, alors nous les pensons inertes. Et pourtant ! Depuis quelques décennies, les scientifiques leur découvrent d’incroyables facultés. Incapables de se déplacer, elles ont développé d’extraordinaires stratégies de défense et de séduction, émettent des signaux d’alerte lorsqu’elles sont attaquées, mobilisent des alliés, conversent grâce à un langage complexe de couleurs, d’odeurs, et même de sons ! Elles perçoivent les champs magnétiques et électriques, ont le sens de la gravité et de l’heure, savent mémoriser, anticiper

Plantes-et-végétaux/:-la-vie-secrète-des-plantes

De là à les penser intelligentes... Certains chercheurs n’hésitent pas à franchir le pas. Comme l’Italien Stefano Mancuso, inventeur de la notion de « neurobiologie végétale », pour qui chacune de leurs cellules est comparable à un neurone, tandis que, connectées ensemble, elles fonctionnent comme notre cerveau ! "Les plantes sont plus abouties que les animaux. Plus libres aussi, affirme le botaniste Francis Hallé qui les fréquente depuis quarante ans. Mais leur altérité en a fait des extraterrestres, nous ne savons par quel bout les prendre : elles n’ont ni queue, ni tête !"

Difficile pour l’homme, cet animal, de ressentir de l’empathie pour le végétal. Même dans nos potagers, nous oublions de respecter sa nature, remarque Alain Baraton, le jardinier de Versailles. Et pourtant, les plantes, ces généreuses, qui nous nourrissent, nous soignent, nous donnent de l’oxygène, accomplissent un prodige : elles vivent seulement d’eau, d’air et de soleil. Ce qui, à bien y penser, en fait les seules créatures de la planète à n’avoir pas besoin, pour grandir, de dévorer d’autres êtres vivants ! »

L’émerveillement est bien une faculté intellectuelle absolument nécessaire. Dans tout concours et examen, ne devrait-il pas y avoir une « note d’émerveillement » ? Ce qui, avec le sous-utilisé Q.E., Quotient Emotionnel, empêcherait certains esprits trop insensibles et abstraits en plus que de peu sociaux de prendre des décisions collectives. L’étonnement et la curiosité demeurent des facultés hautement thérapeutiques et qui peuvent nous aider à changer de civilisation. Les arbres ont une forme de civilisation qui contribue à annuler la fiction « de la nature comme une jungle » - que seuls quelques humains, séparés du vivant, ont concoctée si faussement.

La-résurrection-de-la-mangrove-au-Sri-Lanka

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Et, enfin, un entretien approfondi avec Peter Wohlleben

« Quelles facultés des arbres vous fascinent le plus ? Il y en a tant ! On sait qu’ils sont connectés les uns aux autres via les racines et nourrissent ainsi les plus faibles. Une étude de l’université de Vancouver a même montré qu’une «mère-arbre» peut détecter ses jeunes plants avec ses racines. On a mesuré qu’elle soutient davantage ces derniers. Les arbres décident bel et bien avec qui ils se connectent. Et ils ont une mémoire. En cas de sécheresse, le bois se déshydrate, se fissure. L’arbre blessé s’en souvient toute sa vie et change de stratégie dès le printemps suivant en réduisant sa consommation d’eau. Les vieux seraient même capables de partager cette information avec les plus jeunes, de les «éduquer».

Et les espèces d’arbres se comportent différemment. Les ormes se débarrassent des chenilles en émettant des substances attirant des petites guêpes qui pondent dans celles-ci. Les arbres sont capables d’identifier la salive des chenilles en la distinguant de celle d’un cervidé et ainsi adopter la stratégie de défense adaptée. Si c’est une biche qui les croque, ils envoient dans leurs rameaux des substances toxiques ou amères. Ce qui prouve qu’ils ont le sens du goût. Ils peuvent aussi «voir» la longueur des jours, «sentir» des messages olfactifs ou la température de l’air. Ils sont peut-être même dotés de l’ouïe : il a été prouvé que les racines de céréales émettent un son et que celles des plantes alentour se dirigent alors dans cette direction.

Peter-Wohlleben-:-les-arbres-ne-voteraient-pas-à-droite

Ces découvertes sont-elles récentes? : Pas du tout ! Les scientifiques savent depuis les années 70 que les arbres communiquent, et depuis une vingtaine d’années qu’ils s’appuient aussi pour cela sur «l’Internet des champignons», un vaste réseau de filaments enfouis dans le sol. Simplement, le grand public ne le sait pas : le langage scientifique est trop pointu et chaque chercheur étudie une pièce du puzzle. Dans mon livre, j’ai tenté de reconstituer celui-ci, même s’il manque beaucoup de pièces, de donner une vision d’ensemble. C’est alors seulement qu’on peut appréhender tout ce que les arbres peuvent faire, s’étonner, s’émerveiller, les respecter et en retirer de la joie.

Quelles sont les pièces manquantes qui vous intéressent?: En premier lieu, où les arbres stockent-ils leur mémoire ? Ils n’ont pas de cerveau tel que le nôtre. Mais nous savons qu’ils stockent les connaissances acquises. Par exemple, ils comptent les journées chaudes au printemps pour éviter de fleurir trop tôt. Ils savent que trois jours chauds ne suffisent pas, qu’il faut encore attendre. Sans mémoire, chaque jour serait compté comme étant le premier. Ensuite, j’aimerais savoir s’ils communiquent sur d’autres sujets que les dangers détectés. Je rêve d’un dictionnaire chimique permettant d’analyser leurs messages olfactifs. Peut-être parlent-ils de la météo, de ce qu’ils ressentent. Notre nez peut déjà déceler certains signaux. Une odeur aromatique, l’été, dans les forêts de conifères signifie qu’ils s’avertissent : il fait trop sec, trop chaud, des insectes attaquent… Ces forêts sont le plus souvent plantées, donc vulnérables. Malgré la senteur agréable et même si nous n’en avons pas conscience, notre corps perçoit l’appel à l’aide. Des recherches ont montré que notre pression artérielle augmente dans ce type de forêts et baisse dans celles de feuillus intacts, qui échangent sans doute des signaux de bien-être. Nombre de visiteurs de notre réserve de hêtres me disent qu’ils s’y sentent chez eux, dans leur élément. [[vu que nos ancêtres furent longtemps des humains de forêts, qui couvraient bien plus de surfaces que maintenant

Les arbres d’une même espèce sont-ils vraiment toujours solidaires? : Oui, toujours, sans condition. Pas les espèces solitaires comme le saule ou le peuplier, mais celles vivant dans les forêts primaires. Ce sont des êtres sociaux, dont le bien-être dépend de la communauté. Les plus faibles sont soutenus [[donc aucune « loi du plus fort », pure fiction des cupides !]] car tous y perdent s’ils disparaissent : une forêt dense garantit le microclimat humide et frais qui leur convient. Si les arbres pouvaient voter, pas un seul ne voterait à droite ! (Rires).

Qu’avons-nous à (ré)apprendre de ces gauchistes?: La solidarité, mais aussi la lenteur. Plus la croissance des jeunes est lente, plus ils ont de chances de vivre longtemps, jusqu’à des milliers d’années. Nous savons que le surmenage réduit notre espérance de vie, que ralentir est meilleur pour notre santé.

Que répondez-vous à ceux qui critiquent votre anthropomorphisme?: (Rires). Quand j’ai commencé à animer des visites guidées, j’abordais des notions trop ardues, je décrivais les arbres sans langage imagé, les gens s’ennuyaient. J’ai appris à parler de façon compréhensible, en faisant appel aux émotions. Et on ne peut comparer qu’avec ce qu’on connaît [[d’où les paresseux de la tête et du coeur doivent élargir sans cesse cette connaissance du vivant – afin qu’il soit possible de «partager» vraiment avec eux !]]. Quand je dis qu’une mère-arbre allaite ses plantules grâce à la connexion de leurs racines, chacun comprend.

Vous plaidez pour le minimum d’intervention humaine dans les forêts… : Moins on intervient, plus une forêt est équilibrée, saine, résistante aux maladies ou aux tempêtes. Protéger une forêt ne nous fait pas perdre en qualité de vie, au contraire. Seule l’industrie du bois y perd. L’idée n’est pas de les protéger toutes - nous en sommes d’ailleurs très loin : en Allemagne, à peine 1,9 % des forêts le sont. Car nous aurons toujours besoin de bois, ne serait-ce que pour produire du papier. Mais nous pouvons changer nos pratiques. Une forêt exploitée subit toujours des dommages, mais on peut les minimiser. Pour sortir les troncs, mieux vaut des chevaux de trait que des engins qui tassent le sol. Quand ce dernier est détruit, il l’est pour toujours et ne peut plus stocker assez d’eau. Il faut aussi bannir les pesticides, car un écosystème est comme une horloge : si vous en détruisez un rouage, il ne fonctionne plus. Or c’est ce que font les produits chimiques. [[…et dire que des biens pensants, à trop bon compte, osent traiter de « barbaries » des comportements qui le sont, peut-être, moins que ceux-ci. Quelles brutalités irréfléchies et manques de savoir-vivres en toutes choses !]].

Vous faites du tort à l’industrie des pesticides, très puissante en Allemagne! : (Rires). Certes, mais une forêt gérée de manière écologique crée bien plus d’emplois que les autres. Dans notre village de 470 habitants, avant de changer de méthode, la forêt engendrait un emploi, celui du forestier. Contre sept aujourd’hui. Les salariés de l’industrie chimique pourraient donc se reconvertir ! L’écoforesterie permet également de gagner plus d’argent. Car plus une forêt est saine, plus elle produit de bois, et de plus grande valeur [[en général, le capitalisme ne connaît rien aux « vraies » affaires !]]. Notre municipalité perdait 75 000 euros par an, elle en gagne désormais 300 000 à 500 000 [[ débarrassée des délires capitalistes ]].

Les monocultures restent la norme… : Le temps des humains ne correspond pas à celui des arbres. On veut des résultats trop rapides, d’où toutes ces plantations où les arbres grandissent vite mais sont fragiles. Restaurer une forêt primaire prend cinq cents ans. Cela paraît énorme, mais c’est la longévité normale d’un arbre [[la lenteur leur réussit bien !]]. Or, quand vous laissez les forêts vieillir, elles régulent le climat. Leur microclimat local, mais aussi le climat mondial, en absorbant beaucoup de CO2. Des recherches ont été faites sur des forêts de hêtres. Les chaudes journées d’été, celles laissées intactes sont plus fraîches de 3,5°C en moyenne que celles exploitées. Les forêts peuvent nous aider à lutter contre le changement climatique, à condition que nous leur permettions de faire leur job.

Résisteront-elles à l’ampleur du bouleversement? : Si la température du globe grimpe de 5 ou 6 °C d’ici à 2100, je ne sais pas. Mais il est encore possible de les préserver au maximum pour qu’elles puissent jouer leur rôle, donc la situation n’est pas désespérée. Je n’ai pas remarqué jusqu’ici d’impact du changement climatique sur mes arbres. Mais dans les forêts exploitées, les plus vieux meurent à partir de leur cime. Le forestier dit : «Ah, c’est le climat.» Je dirais : «Non, c’est la foresterie !»

Votre livre évoque le triste sort des arbres des villes: Dans la nature, la chance qu’a une graine de devenir un vieil arbre est d’une sur 2 millions, parfois d’une sur un milliard. Mieux vaut donc grandir en ville qu’être l’un de ces perdants ! Mais c’est dur, c’est comme vivre dans un zoo. Ces arbres ne sont pas là pour eux, mais pour nous apporter un peu de nature. Il faut l’accepter. En essayant de minimiser leurs souffrances. Cesser de transplanter de grands arbres dont on ampute les racines, préférer des espèces solitaires (bouleau, cerisier…) ou faire en sorte que les autres vivent en groupe, et éviter d’éclairer les rues toute la nuit.

………………………….Car les arbres ont besoin de dormir, comme nous. »

A force de vivre comme des rustres, des incultes et des incivilisés, nous ne pensons mêmes plus à des évidences si simples. Au lieu de pourrir nos têtes et nos cœurs dans les médias d’argent – pensons à tout observer par nous-mêmes et ne plus jamais croire ni marketings, ni managements ni publicités intrusives. Trop antisociaux pour durer. Oui oui, l’on dirait bien que nous sommes à peine…dégrossis ! Si en retard sur la vraie vie !

http://www.imagiter.fr/2017/03/comment-pensent-les-forets.html

 

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>>>>>>>>>>>>>>>>>>> - SANS OMETTRE - <<<<<<<<<<<<<<

 

Un-logiciel-à-l'étude-pour-simuler-la-pousse-des-arbres ?

La planète forestière et les potagers forestiers – découvrir la Permaculture en forêts.

La-forêt-nouvel-enjeu-de-la-politique-climatique-de-l'Europe

Respecter la civilisation des arbres c’est protéger le futur que nous devons à nos enfants.

L'insoupçonnable-intelligence-des-plantes-partie-1

… les réseaux de filaments créés par les champignons, la grande sociabilité des hêtres, la langage des racines qui craquent et l'incroyable pulsion de vie des arbres…lien très technique !

Alain-Baraton-une-vie-sans-jardin-est-une-vie-terne

un entretien avec le jardinier du Château de Versailles.…

Arbres-centenaires-:-des-trésors-de-biodiversité-

…tous ces trésors trop méconnus…

.............................** >>>> - Rhizosphère ? Un nouveau continent à découvrir !

Qui a dit que tous les continents étaient découverts, que tout était monotone et creux, qu’il ne nous restait qu’à être blasés au milieu de trésors que nous ne verrions même pas ? Un grave ignorant se croyant supérieur à tout et le « prouvant » par une conduite vraiment…en–dessous de tout…Par exemple, si les plantes envoient des messages à d'autres plantes proches, elles en envoient, aussi, à leur environnement même très lointain. Et pourquoi se préoccupent-elles tant de la collectivité ? Autant et plus que d’elles-mêmes ? Et nous bien moins ? C’est quoi cette solidarité chevillée aux racines ? Oui, leurs réseaux gigantesques de communications semblent surpasser tous les nôtres Les chercheurs tentent de décoder les signaux émis par les plantes. Afin oui de communiquer…avec elles. Serait temps : nous avons plus à apprendre des civilisations végétales, qu’elles de nous !

Dans le sens où Eduardo Kohn en dit, en particulier ceci : « Je me suis concentré sur la forêt amazonienne parce que c'est l'écosystème le plus dense et le plus complexe sur Terre. Je vois les forêts comme des tissus d'êtres vivants qui pensent et se le disent ensembles. Pour étudier le genre de pensées qui émanent de l'ensemble des êtres vivants, rien de mieux que la forêt tropicale. Aussi, c’est parfois plus facile de voir et de comprendre certains phénomènes dans des lieux où ils sont concentrés et amplifiés. Une fois que vous avez observé la pensée sylvestre en Amazonie, vous pouvez l'observer partout. »

Voici qui est fait : nous sommes devenus plus aptes à vivre (il y a encore de gros efforts à fournir !) sur cette Terre à qui…nous devons des comptes. Et que nous devrions considérer comme la véritable propriétaire de notre futur. Celle qui sait calmer et réfréner nos impulsions de cancres abrutis. Nous commençons à peine à sortir de notre barbarie, celle qui accuse la Nature de sauvagerie…

……………………….alors qu’elle est toute solidarité, entraide et altruisme !

 

……(à suivre)

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toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que la vaste compassion vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 3 "Nul n'est nul", "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et onglet 4 "L'anticommunication comment ça fonctionne ?» et "Why do we left the left wings ?" ; onglet 2 "L'ardeur sociale", "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" et "LE ROMAN DE L' ÉCONOMIE " ; et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE sur l’onglet 3, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? S’il y a fraudes pourquoi donc cacher les fraudés qui les subissent ? S'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le spectacle est une misère pas une conspiration

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

…les anti-élites actuelles ( celles qui empêchent les vraies élites de réparer leurs dégâts !)

Trouver ce que nous ne cherchons pas ?

………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 400 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

le cerveau des arbres

le cerveau des arbres

ils vivent tant par rapport à nous...

ils vivent tant par rapport à nous...

Le hêtre des voyageurs

Le hêtre des voyageurs

La forêt serait comme un « réseau stratifié en expansion, composé de pensées vivantes s'engendrant mutuellement »

La forêt serait comme un « réseau stratifié en expansion, composé de pensées vivantes s'engendrant mutuellement »

Je me suis rendu compte que je détruisais davantage la nature que je ne contribuais à la préserver.

Je me suis rendu compte que je détruisais davantage la nature que je ne contribuais à la préserver.

Cette entraide vaut aussi quand un arbre de la même espèce est malade. Son voisin le plus proche lui envoie alors des nutriments par les racines pour l’aider à retrouver de l’énergie. L’arbre est généreux.

Cette entraide vaut aussi quand un arbre de la même espèce est malade. Son voisin le plus proche lui envoie alors des nutriments par les racines pour l’aider à retrouver de l’énergie. L’arbre est généreux.

Les racines ont des feuilles

Les racines ont des feuilles

rhizosphère…l’immense civilisation des plantes et des arbres: les réseaux de filaments créés par les champignons, la grande sociabilité des hêtres, la langage des racines qui craquent et l'incroyable pulsion de vie des arbres.

rhizosphère…l’immense civilisation des plantes et des arbres: les réseaux de filaments créés par les champignons, la grande sociabilité des hêtres, la langage des racines qui craquent et l'incroyable pulsion de vie des arbres.

Un arbre a besoin de ses semblables pour s'épanouir
Un arbre a besoin de ses semblables pour s'épanouir
Un arbre a besoin de ses semblables pour s'épanouir
Un arbre a besoin de ses semblables pour s'épanouir

Stefano Mancuso: Les racines de l'intelligence végétale

La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

Quand on sait qu’un arbre est sensible à la douleur et a une mémoire, que des parents-arbres vivent avec leurs enfants, on ne peut plus les abattre sans réfléchir, ni ravager leur environnement en lançant des bulldozers à l’assaut des sous-bois. Il y a d’autres manières de meiux agir.

Comment communiquer avec les arbres? Le botaniste Francis Hallé nous l’explique.

des arbres "historiques" en quelque sorte ?

réseau fongique des arbres

une communion sanctifiée par la science

biomimétisme ou le vrai savoir du monde – loin de tous les artifices compassés et psychorigides…

Publié dans Victoires**

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