Enchantés ? Au point de chanter ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Enchantés ? Au point de chanter ?

Les meilleurs textes détiennent infiniment plus d’images que toutes les images visuelles réunies. C’est qu’ils parlent à tous les sens et dans tous les sens. Une preuve flagrante ?

Un vaisseau surgissait des flots pétrifiés de la Terre. Dans un vert halo que saupoudrait un lait de brume. Un navire de pierre se tendait de tout son élan dans une couronne de lumière, s’arrachant au sol de ses deux tours qui écartaient les pans du ciel...Inventant de l’éponge de sa forme tout ce qui l’entourait.

Et les arbres se tenaient en équilibre sur leurs oiseaux. Les peignes des nuages flottaient dans la chevelure du soleil. L’herbe faisant bouger le vent. Tel un fouet d’argent. La rivière laissait tourner les tapis de ses rives…le vaisseau ramenait à lui les basques de son habit de lait – séparant le paysage, à droite, en des orangés, rouges et roses, et puis, à gauche, en une ramification de fins canaux striant la robe marécageuse ; des fumerolles s’envolaient illuminées par les rais du soleil, des fougères d’ondulations couraient pour redonner de la craie, du pollen à toutes ses formes – se joignant dans l’unisson d’un joyeux coquillage…Souplement, des lames décalées les unes des autres, ha uts et creux de vagues, s’attelaient comme des rayons pour que vibre une tournoyante roue attirant, en flopées, tous les cercles ventilés…

Droit, le corps fixe, comme debout sur une grande crête, il se laissait porter par la vague qui le déposa du bout de sa langue devant le temple qui, tanguant et roulant, de toutes ses soies impassibles, extirpait ce paysage de l’écume déferlante de la Terre.

Une gorge ouverte, tressée de caravanes de lunes, creusait un appel d’ombre dans la buée lactée…

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Au bout de l’effeuillement de la nef, des gerbes de lumière, la traîne de neige l’aveuglaient. Des voiles d’or blanc encadraient une forme comme une vacillante flamme qui pouvait bien l’attendre. Y reflétant toute l’allure épousée sur sa peau luisante où couvait comme la profondeur d’un mystère ; des flots d’escaliers coulaient d’un regard ouvert ; les blancs méandres de ses mouvements se baignaient des couches et des couches d’eau…Tout autour de la forme, cousue de chatoyances, les fleurs pleuvant de toutes leurs paillettes…

Comme tissé dans le sillage d’une arabesque, il traversa le porche, comme s’il s’enfonçait dans un ventre, tout au fond d’un cœur.

Les dorures, les guirlandes de pierres se collaient aux vêtements. Sautant des voûtes, des ponts, de la coque de pierre, des mâts et des gréements…le décor s’enflait et descendait se poser sur les corps…Des gouttes de feu ondulaient l’espace devenu l’étui de leurs frôlements. S’inversant devant l’alvéole fixe de l’homme en ces lieux, toutes ces lueurs lui offraient l’empreinte fossile d’un espace qui se durcissait en ondes de rochers. Les bouquets de balustrades s’alignaient au parallèle, les colonnes se cambraient, repoussant leur doux bras d’ogives – et les bouts des doigts se touchaient, calmant l’air où tout se retournait comme un gant.

Présentant aux regards de l’humain, l’écho éteint d’une aventure en des devantures réussies…La lourdeur retombait dans un opaque gong de scellements de murs, de grilles se fermant de vitraux grincés…

Sur un rocher de mer déchaîné, la chevelure blonde au vent qu’une courte tunique arrache. L’image bascule en miettes, s’abat sur une femme évanouie, que vient recueillir le temple pluvieux…Toute la gloire et toute l’existence, tout ce qui fait voir et tout ce qui ce qui fait vivre, la source de toute apparence, alors, se retira en lui…

Le premier contact de l’homme avec la Société fut comme des épousailles.

Dépliant nos galops fleuris, nous venions nous baigner au milieu de la foule. Pareils à tous. Mais pareils à chacun d’entre vous. Nous voulions que flambe le collectif : pareil à chacun d’entre vous mais pareil à tous – qu’il appareille pareil ! Le collectif collecté dans la cavalcade des rêves qui se cherchent…une accumulation de rêves patiemment filés, l’enfance, au fond de soi ; en dérouler toujours l’écheveau pour tout le monde à la fois. Nous entassions tant d’attentes dans les autres, que tous les partages allaient s’accomplir. Tout submerger. Un rond dans l’eau de naître. Tous n’avaient-ils pas, oiseaux dansants aux ruisseaux des rues, jetés par-dessus bord, tout ce qui peut séparer de l’attendrissement, de l’émotion, du bouleversement, de la contagion empathique ?

Nous allions inventer, au gré des chemins et des intuitions, toutes les complicités, les reconnaissances, les sociétés secrètent à se dire dans les yeux – qu’il faudrait ? Juste afin de recharger les accus dans l’aveuglement blanc de nos cœurs transparents. Rien de la vie n’était plus sérieux que de le savoir : nous allions partager, n’est-ce pas les parts d’âges. Cela seul me semblait d’importance.

Et du palais de mon enfance, je glissai sur la pente de chacun, la dune de ses exigences, du nouvel évènement que l’aube de sa bouche allait soulever…le palais de modestie où j’avais étalé l’arc en cercle de ma fontaine, tout autour disposé des fleurs, des rires, des parfums – pour attirer, modeste hôte, toute la foule effeuillée, pétale par pétale, un par un, à la crépusculaire clarté, comme retirée (en retrait de cette course peu sensée !)…

………………………. de ce qui clignotait au fronton de mon cœur …

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C’est qu’il nous faut nous réapproprier tout le langage, le nettoyer de tout ce que les déviances marketing, politicienne, financière, médiatique, bref, d’inexcusables propagandes, ont pu lui infliger. Nous avons tant de moyens de reconquêtes lorsque le futur est de notre côté. Comment faire ? Comment ? Commencer par dire « Et les arbres se tenaient en équilibre sur leurs oiseaux. » ou « Les peignes des nuages flottaient dans la chevelure du soleil. »…Encore « Dans un vert halo que saupoudrait un lait de brume. » Et tout un texte, réenchanté de ces baumes retrouvés, nous place tout en avance des prochaines sensations sensationnelles… Par exemple, dans le trésor des vraies enfances ! Etc.

En effet, la société ne peut plus admettre les destructions massives des dissidences marketing, politicienne, financière ou médiatique. Ces trop graves ennemis de la vraie civilisation, et qui vacarment tant afin de tenter de dissimuler leurs nihilismes dépourvus de tout respect.

Nous en sommes les véridiques défenseurs de la civilisation pour tout le monde. La civilisation c’est le partage civilisé.

C’est au respect probe (le seul probant) montré au langage, trésor immensément collectif,

…que nous reconnaissons les désintéressés soutiens de la société !

Les seuls indéfectibles qui ne courent jamais après leur intérêt personnel –

…….……ce si grave effondrement dans l’immaturité importune !

 

……….................(à suivre)

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour nous grandisse et nous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

**** trouvez, aussi, un compliment à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 1 "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre" ; onglet 2 " Comment devenir un (e) athée du capitalisme " ou bien "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou bien, encore, "Présent !" ; onglet 3 ; "La diction du dictionnaire ou comment rendre tous les mots physiques", "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" et "Rien de plus solide que le solidaire" ; sinon, onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le spectacle est une misère pas une conspiration

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

…les anti-élites actuelles (…celles qui empêchent les vraies élites de réparer leurs dégâts !)

Trouver ce que nous ne cherchons pas ?

………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 400 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

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