Qui peut donc réformer l’orthographe ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Qui peut donc réformer l’orthographe ?

Et au nom de quoi ? L’orthographe se modifie-t-elle selon les caprices? N’est-ce pas, là, perdre toute son histoire et son étymologie, au langage ? Le fond du débat se trouve où ? Etc. En Mai 2017, il semble juste que plus personne ne veuille endosser ce genre de responsabilités (de réformer l’orthographe). Et que les dénis surtout l’emportent …

L’historique est simple pourtant. Le Conseil supérieur de la langue française et l'Académie française ont émis en 1990 des « recommandations pour réformer l’orthographe ». Et 26 ans après, le ministère de l’Éducation a décidé de concrétiser dans les livres scolaires cette réforme. Ce n’est donc pas le ministère qui a conduit et conçu cette réforme, il ne fait qu’en appliquer les conseils. Soit une nouvelle grille d’écriture « simplifiée » qui maintient, parallèlement, l’ancienne écriture : l’usage au long cours, ensuite, faisant son tri. Or, en Février 2016, une large polémique s’est déclenchée autour du concept de « réforme de l’orthographe » - cette expression toute faite en est restée telle quelle - En Mai 2017, le déni appuyé que ceci n’ait jamais eu lieu rouvre des interrogations. Bien sûr, l’ex-ministre ne peut se voir attribuer la responsabilité de cette réforme mais ne peut nier que c’est elle qui a mise en œuvre cette réforme, venue d’ailleurs, dans ses services. Et que ceci a bien existé. Alors pourquoi tant de dénis ?

Déjà en 2016, l'Académie française refusait d’avaliser cette réforme – soit sa propre version de 1990. Et cela c’est leur seule responsabilité. Ce sont eux qui refusent et personne d’autre. Afin d’écourter – images et vidéos explicitent toute l’histoire – disons que l’ex-ministre se trouvait dans une situation bien confuse où tout le monde rejetait des responsabilités, ne lui appartenant pas, sur elle. Plus d’un an après, la réaction « pas cela encore, ce pataquès » semble se comprendre. Mais pas de dénier ce qui s’est vraiment passé en 2016. D’ailleurs, l’appellation, plutôt ridicule, « fake news » ne fait que des dégâts (et n’amène absolument rien de positif) puisque, par son côté fortement sommaire, simplificateur (les bons et les méchants), unilatéral (donc les méchants ?), juge et partie (moi je condamne abusivement mais nul ne peut me condamner), etc.…oui cette « non-pensée » isole des faits de leurs…obligatoires analyses, de leurs non rétentions, des comportements concrets qui accompagnent, aussi, ces faits, etc. La liste est trop longue. Ne parler « que » de faits c’est louper totalement le respect dû à « l’information » globale. Et donc il manque – surtout – des concepts de fake méthodes, de fake analysis, ces manques d’analyses « approfondies » autour d’un fait, ce qui dénature sa vérité, d’omissions massives de faits, etc. tous ces comportements tellement plus graves et dangereux que la simple fake news. Le milieu journalistique, qui a introduit cette fausse bonne idée, reste inexcusable. Puisque ceci a été imposé unilatéralement : eux sont des juges autoproclamés (ce qui demeure interdit par toutes les lois) et ils écartent, frauduleusement (donc) et déloyalement (surtout) qui sait très bien analyser les faits et les amener dans des contextes globaux. Ce concept démasque des personnages qui se conduisent comme si la tête des citoyens leur…appartenait à 100 %. Tout ceci a donc fortement à voir avec le langage.

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Les "lettres étymologiques" ou l’augmentation de l’inintelligible que de les effacer. Puisque le véritable fond du débat c’est que le langage a une…origine. Il a commencé un jour. Et a-t-il pu naître de rien ? Même Jean Jacques Rousseau, pourtant athée, dans son…de l’origine des langues…a clarifié que, pour lui, « le langage n’a pas pu être inventé par des moyens humains ». Cette hyper complexité future contenue dans une petite graine de départ dépasse tous les entendements. Aucune théorie ne nous aura, d’ailleurs, fait mieux entendre les mots. La nôtre c’est… « la diction du dictionnaire »…le son des mots participent de leur sens. Sinon il faut admettre un sens réfugié dans un lointain…insonorisé et qui, du haut de son site extraterrestre, nous ferait couler…de la signification. Sans que l’immanent (la présence concrète des sons) ne puisse tempérer cette métaphysique si abusive de la transcendance des…significations (et de leurs gardiens autoproclamés). Le langage n’étant jamais présent à nos vies, enlacé à nos corps : mais devant être « traduit » par des spécialistes. Allons donc…Quelle est la version la moins sérieuse : un sens insonorisé ou bien des sons construisant (avec d’autres paramètres) un sens ? Pour le moment, les pouvoirs …disent le sens …insonorisé. Mais tous les évènements se lient, alors, contre eux. Quoi qu’il en soit, vouloir manipuler, trafiquer ou saboter l’histoire de la langue ne peut être admis. La diction du dictionnaire prend les mots tels qu’ils sont et ne les modifient en rien…à la place, elle écoute leur sens, oui leur sagesse qui dépasse de tellement loin la nôtre.

Alors noyer le poisson sain pour nous le remplacer par de l’avarié ? Oui, sur tous les sujets nous faire perdre le sens de…l’essentiel, comme ce pourquoi tel comportement reste primordial et tel autre nuisible. Bref, savoir ne jamais quitter le point…de départ de ce de quoi nous parlions. Et pouvoir resservir à la collectivité tout le chemin parcouru, avec les apports tissés de chacun-e. L’équité en actes…Dit autrement, se révéler le plus serviable qui soit, conservant toujours et en tout le meilleur de l’Humanité. Ceux et celles, en somme, que les médias mercenaires cherchent partout à écarter…parce qu’ils nous rendent tous plus intelligent(e)s et meilleur(e)s. Ici – il s’agit de la déplorable perte de temps autour de l’orthographe.

Oui, l’ex-ministre de l’éducation nationale a raison en disant qu’elle n’a pas effectué une « réforme de l’orthographe »…mais c’est juste jouer sur les mots (comme pour les fake news dont la minable définition à sens unique est plus…qu’arbitraire). Donc elle a tort. Puisque ses services ont bien accéléré (après 26 ans) sa concrétisation à cette réforme…malencontreuse. Les éditeurs des livres scolaires affirment que la réforme des livres scolaires est « enfin approuvée » pour la rentrée 2016 » (voir documents joints comme les vidéos dont « La ministre de l'Education a expliqué le 4 février 2016 que les manuels scolaires ne feraient que se plier aux avis du Conseil supérieur de la langue française et de l'Académie française »). Et approuvée par qui ? Pas par-eux-mêmes, les éditeurs, tout de même ? Donc le ministère n’a pas effectué mais…a complètement participé à son application, à cette vieille réforme. Réforme qui n’en est pas une mais qui prend tout de même…forme. Les recommandations seront mises en forme par le ministère, de la sorte, sans que celui-ci ne « réforme » quoi que ce soit (même pas les réformés ?)…Clair ? Perdre du temps « collectif » pour si…peu de différence sur le fond. Vraiment…L’appellation «réforme de l’orthographe » n’étant qu’une facilité paresseuse de langage et pas une affirmation.

Oui mais l’essentiel noyé où se trouve-t-il sans tout cela ? Dans ces si essentielles "lettres étymologiques". Et donc ? Supprimer, avec de gros sabots, les accents ou les s préconsonatiques fait perdre l’intelligence intégrale de la langue. Par conséquent, de la société et de la civilisation entières. En tout cas, ces suppressions injustifiables rendent tout le monde….bien moins intelligents. En dissimulant les…facilitateurs de compréhension. En conséquence, l’essentiel n’est pas que la réforme soit fake new mais que TOUTE cette manière de dire et de se comporter soit fake, elle. Ce sont les postures médiatiques qui sont toutes fake. Et pas une nouvelles isolées par ci ou par là ! Faut changer tout le logiciel !

Et de la sorte - ces attaques illégitimes contre la langue doivent être démasquées : ce sont des êtres qui ne veulent pas du bien à la société qui les fomentent. Nous venons de le dire – nous le prouvons !

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Pas de réforme mais une mise en forme de l’orthographe ? « Au cours de l'émission "On n'est pas couché" (ONPC) du 20 mai 2017, l'ex-ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, interrogée sur la réforme de l'orthographe dans les nouveaux programmes, l'a assuré : "Je n'ai jamais mené de réforme de l'orthographe : c'est une fake news !" »Les-accents-tués

Voir, aussi, du 12 août 2012, notre texte. Ce qui est nettement AVANT 2016 où parut cet article intéressant – reforgé pour l’actualité nous empêchant de savoir l’essentiel…qui copie qui à la fin ? Qui possède la pensée la plus prégnante ?

http://www.imagiter.fr/article-L'accent-tué-un-interne-interné-109019107.html

« Bien sûr, le Ministère de l'Éducation nationale n'est pas « l'auteur » des rectifications orthographiques proposées par l'Académie française en 1990, [[ce qui est omettre celle de… 1740 tout aussi maladroite et infondée – voir en 3ème partie du texte ]], rectifications qui ne sont, pour la plupart d'ailleurs, jamais entrées dans le mœurs depuis un quart de siècle : dans son autobiographie parue récemment, l'ex-ministre de l’Éducation nationale ne les applique pas elle-même !

Mais ce qui importe pour les élèves, c'est bien l'application soudaine de ces rectifications dans leur classe ou dans leurs manuels en 2016. En 2008, sous un ministère de droite donc, les nouveaux programmes faisaient de l'orthographe révisée "la référence" en primaire et demandaient aux professeurs, pour l’enseignement de la langue française, d'en tenir compte (seulement). Mais, de fait, les programmes eux-mêmes ne respectaient pas les rectifications de 1990 : on y trouve 238 fois le mot "maître" (et apparentés) avec l'accent circonflexe qui devait pourtant disparaître ! Et, de fait encore, les éditeurs scolaires n'ont pas appliqué ces rectifications. Mais en 2016 et pour la première fois, les rectifications orthographiques sont appliquées par les programmes eux-mêmes et la consigne devient la même en primaire et au collège ("L'enseignement de l'orthographe a pour référence les rectifications orthographiques » publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990). Ce n'est d'ailleurs pas sans mal : les deux premières versions des programmes ne respectaient pas les rectifications, preuve de leur caractère…artificiel, et il a fallu une relecture attentive de la troisième et dernière version des programmes pour qu'elles soient enfin appliquées.

Mais le plus important est que les éditeurs scolaires ont, pour la première fois en 2016, reçu des…consignes pour appliquer les rectifications de 1990, comme l'indique l'enquête d'"Arrêt sur image" en 2016 qu'on peut difficilement considérer comme un site de "fake news" :

"Contactée par @si, Elina Cuaz, responsable du département primaire
aux éditions Bordas qui intervient dans le sujet de TF1, explique : "En 2008, on était mal à l'aise car les nouveaux programme préconisaient l'orthographe rectifiée mais les programmes eux-mêmes n'étaient pas rédigés en orthographe rectifiée. Dans les évaluations de CE1 et CM2, les exercices étaient rédigés en orthographe traditionnelle. Donc on pouvait se poser des questions sur les motivations du ministère". Bordas a donc décidé de ne pas appliquer la réforme en 2008, contrairement aux éditions Hâtier qui l'ont appliqué pour le primaire, mais pas pour le collège ("car il n'était pas logique de mettre des explications en orthographe rectifiée pour commenter des textes classiques écrits en orthographe traditionnelle", nous dit-on chez Hâtier). Pourquoi Bordas et Nathan ont-ils changé d'avis en 2016 ? "Dans les nouveaux programmes applicables en 2016, il est recommandé d'enseigner l'orthographe rectifiée en primaire et en collège, nous explique Elina Cuaz. Et les programmes, ainsi que les documents émanant du ministère ont été écrits en orthographe rectifiée. On s'est donc dit qu'il y avait cette fois-ci, une cohérence". Un simple choix d'éditeur donc ? Pas tout à fait. Car l'application de la réforme de 1990 serait une demande expresse du Conseil supérieur des programmes. "En juin/juillet, les groupes d'experts du CSP nous ont sensibilisé sur le sujet", précise Cuaz."

L'Académie française a bien proposé, en 1990, d'écrire au choix "goût" ou "gout" (en laissant l'usage trancher). Mais c'est bien le…ministère de l'Éducation nationale qui, en adoptant les programmes du Conseil supérieur des programmes (malgré leur rejet par le Conseil supérieur de l'Éducation en 2015 et de l’Académie française en 2016), a imposé, vingt-six ans plus tard, l'usage de la seule orthographe "gout" aux enseignants. De fait, quel intérêt, pour les élèves, de comprendre que "déguster" en français, "gustar" en espagnol, "gusto" en italien ou "disgusting" en anglais sont liées à la même racine latine "gustus", dont notre petit circonflexe sur "goût" garde la jolie et fragile mémoire ? [[Pareil pour intempestif et…tempête, etc.]].

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Changer en même temps tous les programmes scolaires, réinventer le socle commun, transformer les enseignements et les examens eux-mêmes ne pouvaient suffire. Il fallait y ajouter, dans l’allant de la Refondation de l’École, l’application d'impérieuses rectifications orthographiques. Face aux nombreux problèmes que connaît aujourd’hui l’École, il est urgent d'ajouter ou d’élaguer au plus vite les circonflexes (“naitre”, “chaine”, “gout” ou “cout” etc.) et autres traits d’union. Certains objecteront que ces rectifications ont été proposées par le Conseil supérieur de la langue française il y a plus d'un quart de siècle. Mais précisément : il était temps de mettre un terme à cet insupportable laxisme orthographique. L'ex-ministre de l'Éducation nationale était d'ailleurs très vétilleuse, s'agissant de l’orthographe : n’a-t-elle pas redit, fin 2015, toute l’importance, en primaire, de la « dictée quotidienne » ?

En 1990 le secrétaire perpétuel de l’Académie française rappelait les intentions qui avaient inspiré les travaux du Conseil :

« Il a été entendu que les améliorations seraient fondées sur le souci d’utilité et que les travaux porteraient en premier lieu sur les points qui aujourd’hui posent le plus de problèmes, non seulement aux enfants mais aussi aux adultes, écrivains compris. Ce qui est proposé a pour objectif de mettre fin à des hésitations, à des incohérences impossibles à enseigner de façon méthodique, à des « scories » de la graphie, qui ne servent ni la pensée, ni l’imagination, ni la langue, ni les utilisateurs. [...] Rectifier les incohérences anciennes, faciliter la maîtrise orthographique des mots à créer, faciliter l’enseignement de l’orthographe, affermir la place de la langue dans le monde. »

Pour le premier ministre d’alors, commanditaire de ces rectifications, c’étaient notamment « les incohérences et les incertitudes » de l’orthographe qui expliquaient les difficultés des élèves. Quelle incohérence, par exemple, de rappeler, par l’accent circonflexe de “maître”, que ce mot ancien est issu du latin magister et qu’il est de la même famille que “magistral” ! Qu’il se retrouve d’ailleurs dans “meister » en allemand, “maestro” en italien ou espagnol ou “master” en anglais ! Voilà qui n'a rien de « méthodique » et ne « sert pas la pensée ». Peut-on imaginer que les élèves d’aujourd’hui puissent développer des compétences interdisciplinaires aussi complexes ? Et d'ailleurs quel intérêt de se référer au latin, une langue élitiste qui n'a même plus vocation à être enseignée ? [[toujours tant de fake news oui mais chez qui se vouent à les empêcher !]].

Le mot “maître” lui-même, et – horresco referens – son insupportable pendant, le cours “magistral”, ne doivent-ils pas de s’effacer dans l’École moderne, celle de la riante co-construction du savoir par des auto-apprenants ? N’en doutons pas : ces rectifications permettront enfin de « faciliter l’enseignement de l’orthographe ». Cette mesure se veut, en effet, pragmatique : il est plus simple de s’attaquer à la langue qu’aux difficultés des élèves, lesquelles sont d’ailleurs, comme chaque enseignant le sait, exclusivement concentrées sur les accents circonflexes et les traits d’union.

Certes, déjà en 1990, le premier ministre observait que ces simplifications n’avaient pu s’imposer depuis un siècle. Mais son optimisme n’en restait pas moins entier :

« Il appartient au Gouvernement de faire ce qui relève de son pouvoir pour favoriser l’usage qui paraît le plus satisfaisant — en l’occurrence celui que vous proposez. Je demande donc à Monsieur le ministre de l’éducation nationale de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que ces rectifications soient désormais enseignées, étant clairement posé que les formes actuellement en usage resteront évidemment admises. »

De fait, malgré un tel volontarisme, ces rectifications de bon sens ont eu quelque peine à s’imposer dans l’Éducation nationale elle-même. Ainsi, dans les programmes scolaires de 2008, on peut compter plus de 700 erreurs relatives aux simplifications orthographiques de 1990 (plus de 280 “connaître” et apparentés par exemple). De même les concepteurs des tout nouveaux programmes de 2016 ont encore commis spontanément presque trois cent erreurs (122 “maître” et apparentés par exemple) dans la première version consultative des programmes : un quart de siècle après, de si nombreuses erreurs face à des rectifications pourtant si lumineuses, pourrait faire désespérer de l’éducabilité des enseignants !

Heureusement, après harmonisation et relecture attentive, la version publiée des nouveaux programmes a été expurgée de la plupart des erreurs (...même si certaines coquilles fort bienvenues n'ont pas disparu). De fait, en dehors de l'école, les propositions du Conseil supérieur de la langue française se sont imposées de façon éclatante dans les usages, comme on peut le voir pour les accents circonflexes les plus communs dans ce tableau :

 

Ratio des usages

Lecture : pour 1 “déjeûner”, on trouve, en 2008, dans les sources imprimées 275 “déjeuner”.

Source : Ngram Viewer est un outil de Google Books qui permet d’observer et de comparer la fréquence de mots à travers le temps dans les sources imprimées. Cliquez pour observer l'évolution depuis 1990.

déjeuner

275

déjeûner

1

boite

1

boîte

13

buche

1

bûche

34

abimer

1

abîmer

48

huitre

1

huître

60

gite

1

gîte

63

flute

1

flûte

72

traitre

1

traître

76

diner

1

dîner

82

croute

1

croûte

87

ile

1

île

89

ainé

1

aîné

98

chaine

1

chaîne

118

paitre

1

paître

124

fraiche

1

fraîche

152

maitre

1

maître

156

bruler

1

brûler

185

entrainer

1

entraîner

185

paraitre

1

paraître

206

gout

1

goût

260

piqure

1

piqûre

318

cout

1

coût

402

aout

1

août

554

 

Et, preuve de la vitalité de notre langue, ces changements si naturellement adoptés par tous en une vingtaine d'années ne devraient pas être imposés aujourd'hui à l'école ? Reste à consolider l’orthographe − encore flottante − du Journal Officiel lui-même, qui s'obstine à écrire “août” avec un archaïque accent circonflexe. De même pour la communication sur les réseaux sociaux : ne faut-il pas donner l'exemple ?

Pour conclure, à ceux que la suppression brutale et arbitraire des ces accents circonflexes laissent circonspects, rappelons, en dernier lieu et avec le premier ministre de 1990, la vanité de toute orthographe :

« La langue appartient à ses usagers, qui ne se font pas faute de prendre chaque jour des libertés avec les normes établies. »

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@loysbonod - Article édité le 6 février 2016.

Il faut distinguer dans la polémique deux aspects : la pertinence des rectifications et son application soudaine dans les manuels scolaires de 2016.

Nouveaux programmes entrant en vigueur en 2016 : « L'enseignement de l'orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990. »

Selon le site "Arrêt sur images" (4 février 2016) qui a interrogé les éditeurs scolaires, ceux-ci ont voulu appliquer les rectifications en 2016 parce que les programmes les respectaient eux-mêmes (ce qui n'était pas le cas en 2008)."

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De tout ce que ces superficialités n’ont pas parlé ? Pour sûr la vie en commun a besoin de tous ces allers et venues mais ces allers et venues n’ont pas le droit de prendre…toute la place. Qu’est-ce qui apparaît lorsque la place est démocratiquement libérée (assez des spécialises qui détiennent le langage ou des journalistes d’argent qui posséderaient…toute l’information - et que les humains n’ont qu’à demeurer spectateurs de … « leur » spectacle si peu crédible ?)

POURQUOI LES ÉTYMOLOGIES FURENT PLUS VISIBLES ? Et qu’elles le sont bien moins ?

http://www.imagiter.fr/article-Pourquoi-les-étymologies-furent-plus-visibles-67616342.html

Annexe tirée de notre livre « La diction du dictionnaire, ou comment rendre les mots plus physiques »….Un historien de la langue, Bernard CERQUIGLINI, par un livre au titre énigmatique "L'accent du souvenir"(1995), vous décrit la longue (du VI au XVII siècle) perte de l's implosif, de l's préconsonatique, du fait de son "amuïsement" (qu'il ne soit plus prononcé, qu'il soit devenu muet). Et son lent remplacement par un accent circonflexe, créé à cet égard. Déjà, "du mot latin, il reste au VII siècle la voyelle accentuée, et un groupe consonantique disjoint (st) ; une structure minimale, comme un résumé du mot latin, sa trace, que l'évolution phonétique va réduire encore, en ôtant l's." (p.21- op. cit.). Ostant justement devient ôtant. Nous ne pouvons détailler tout l'historique du remplacement de la "lettre étymologique" s par un accent circonflexe (dérivé du verbe latin circumflectere, utilisé pour imager l'action des chars décrivant une courbe dans l'arène) avec les alibis de l'époque qui, avec le recul du temps, nous semblent bien troubles. - mais le fait est, qu'aujourd'hui, nous sommes amoindris par la disparition des traces étymologiques." Le système graphique maintenu formule à l'écrit une allégeance néolatine que la parole a défaite et fonde la caractère intrinsèquement étymologique de l'orthographe française", prévient Cerquiglini. L'orthographe ne permet plus de visualiser la traçabilité de l'étymologie.

Lors de sa mise en pratique, la suppression du s devant la consonne s'est avérée, s'avère encore, tout à fait incohérente.

En effet, beste devient bête mais pas bestiaire, tempeste devient tempête mais pas intempestif (maintien de la visibilité étymologique in-tempest-if !), demonstrer devient démontrer mais pas démonstration (démontration), forest devient forêt mais pas forestier, hospital devient hôpital mais pas hospitalisé ce qui nous fait perdre le lien étymologique avec hospitalité etc. C'est que, en 1740, sur 18.000 mots 5000 ont changé leurs accents.

Robert Estienne, au XVI siècle, proposait de regrouper les mots par "familles lexicales", ce qui conduit autour du mot-racine "d'escrire", par exemple, à repérer description, escripture, escrivain ou scribe, script, etc. Cette judicieuse idée n'a jamais été maintenue, ce qui demeure très, très dommageable pour la langue, matériellement bâtie sur les sons (à la recherche d'un "socle pour des réflexions plus abstraites", Cerquiglini admet que ce socle par excellence se trouve dans "le système des sons". En effet, "disponible à la formulation des règles, sinon de lois, se prêtant à la mesure comme à la généralisation, désencombré du sujet et du sens, le registre phonique est la vérité minérale de la langue" -p.124). Mais le registre phonique a été rendu accessoire par les pouvoirs illégitimes. Cerquiglini avance "que la coutume d'écrire autrement qu'on ne prononce, de prononcer d'autre façon qu'on écrit est erronée en soi" et que "les vestiges formels de la langue primitive et originale, doivent évidemment paraître et soigneusement être gardés." (p.94). A ce sujet est n'est pas devenu êt. Avec "la perte de la posttonique, le mot gallo-romain s'abrège, se transforme, se détache de son origine." (p.18) Ajouté à l'oubli que "la lecture c'est l'appréhension visuelle globale d'une forme graphique et son interprétation par le cerveau et ne passe pas par la prononciation" semble nous avoir égaré loin du fait que le sens soit entièrement sensuel, que la langue soit, de bout en bout, matérielle. Ce qui nous fait, aussi, rater le " processus d'intelligence du sens, un système propre, dont l's graphique est en particulier un signe". (p.66) Le simplisme des théories les pousse, ainsi, à déformer tant les mots pour les faire entrer dans leurs cadres minuscules que, c’est bien là que nous pouvons parler de fake transmissions. De non fidélité envers les faits langagiers. Ce pourquoi ces journalistes du putsch contre les vrais écrivains (pour soi-disant « prendre leur place et leur fonction ») sont favorables à ces genres de déformations qui…arrangent tant les pouvoirs !

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Qu'avons-nous perdu par la prolifération des signes diacritiques (qui servent à distinguer, tels points et accents) et la suppression des "lettres étymologiques"?

Certainement, une compréhension plus vaste et complète de la langue. Ainsi queste devenu quête, perd, en chemin, son limpide lien étymologique avec…question. La question comme une queste, un immense périple, un vaste labeur initiatique, afin de ramener la réponse - qui ne "mérite" rien de moins que ce gigantesque voyage enclos dans toute question . Ce respect profond, et envers toutes choses, inclus dans le mot question (et non quêtion) se retrouve dans le mot réponse lui-même, de respons qui trace respons-able (qui peut répondre, en a l’abilité…ce qui n’arrange plus nos responsables actuels, de se voir ainsi liés à devoir répondre de leurs faits et parailes…). L'élucidation qu'apporte ce précieux vocable peut se perpétuer avec la diction du dictionnaire. La d.d.d. rend visible ce qui se trouvait confus, emmêlé à de nombreux paramètres. Nous pouvons donc, avec de la patience, retrouver tout ce qui a été perdu ...

D'autres éléments neufs seront amenés, après que tous les impacts de ce premier ouvrage soient survenus, et dans un prochain ouvrage qui ne systématisera plus l'étude de la totalité des mots rattachés à une lettre de l'alphabet - méthode indispensable en un premier temps, afin d'observer le "vérifiable et reproductible" de la méthode scientifique - nous ne visiterons plus que les mots les plus féconds. »

Post du 20 février 2011, soit bien avant les interventions d’une ex-ministre…

Vous pouvez retrouver le livre sur le site gratuit http://www.freethewords.org/, il suffit d’aller sur l’onglet 3 et de cliquer sur… "La diction du dictionnaire ou comment rendre tous les mots physiques",

 

Un traitement superficiel comme s’il était parlé d’une langue…étrangère (où tout serait étrange donc…insignifiant !)

…………………1 – La question (grave) des accents

« Le problème des accents a fait couler beaucoup d’encre, petites blagues sur l’accent circonflexe en tête… Rectificatifs?

Tout d’abord, calmons nous, l’accent circonflexe ne disparaît pas. Il est juste toléré, selon l’académie (et depuis 25 ans), d’écrire certains mots sans l’accent circonflexe seulement sur le i ou u et lorsqu’il est inutile. (ile, bruler, abimer, aout…) Lorsque l’accent permet de distinguer deux mots (mur/mûr, jeune/jeûne, sur/sûr…), on le conserve, évidemment.

Réforme-de-l'orthographe-on-se-calme/

Ensuite, on a pu lire et dire un peu partout qu’il ne fallait pas supprimer l’accent circonflexe parce qu’il était trace d’un mot contenant un s. (Hospital, hôpital.) Il faut largement nuancer : l’accent circonflexe ne signifie pas forcément que le mot contenait un « s ». Il est avant tout une marque de la longueur de la voyelle. Il marquait une prononciation différente. (Par exemple âge : le a était long, et prononcé long ; on est passé par la graphie aage, puis l’académie française a décidé au XVIIe de simplifier en âge.)

Nous en revenons à l’essentiel : l’orthographe a toujours couru après la prononciation. Elle ne naît pas de nulle part, et n’a jamais été figée.

Les accents ont donc constamment évolué. Les nouveaux textes proposent d’accepter des changements d’accents graves en aigus ou l’inverse. (sècheresse/sécheresse, lèchera/léchera…) Mais la plupart des mots courants ont contenu des modifications, des suppressions, ou des ajouts d’accents, et personne ne s’en offusque – parce que nous l’avons oublié. Par exemple, il faut ouvrir le dictionnaire historique du français pour voir que blé, jusque fin XVIIIe, s’écrivait bled. (avec un petit d étymologique qui ne se prononçait plus. Comme dans pied.) En 1700, il y eut de grands débats, l’académie proposa l’orthographe blé, beaucoup ont hurlé, « ce ne serait pas comme dans pied »… Pendant des années, les deux ont coexisté. Les débats étaient ouverts et tout était possible. Au final, on a gardé l’un, pas l’autre. « On », au sens « nous tous », au sens de l’usage. Parce que c’est bel et bien le plus important.

D’autres exemples d’évolutions d’accents, en vrac?

  • Au XVIIIe, on écrit systématiquement avec accent les mots avec « ex ». : circonflèxe. éxemple
  • Soutenir a été accepté, depuis le XVIIIe, en sous-tenir et soûtenir,
  • Chute s’est écrit chûte tout le XVIIIe, à cause du hyatus d’origine, « cheute »),
  • La plûpart (XVIIIe ),
  • Toûjours (XVIIe),
  • (le participe passé de voir) (XVIIe),
  • Vîtesse, vîte (XVIIe),
  • Créme, changé en crème au XVIIIe,
  • Le gros exemple déploré çà et là était celui d’entraîner, toléré désormais sans accent. Quoi, on peut écrire s’entrainer, quelle honte! Bon. Ouvrons un dictionnaire du XVIe : s’entrainer ne prend pas d’accent. Il prit ensuite un s (s’entraisner). L’accent apparaît en 1740. (Traîner suit d’ailleurs la même logique.) Je veux bien défendre la langue de Voltaire, sauf que Voltaire n’écrivit sans doute jamais s’entraîner avec un accent… »

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A comparer tout cru avec des annexes de La diction du dictionnaire

…… ANNEXE 1************** QUERELLE DES UNIVERSAUX

Le nominaliste stationne sur le principe que les idées générales, par exemple, la beauté, le bien, l'animal, l'homme, etc, ne sont que des noms (nomina), des mots -des flatus vocis- des souffles de voix. " Et qu'est-ce que penser, dit Anatole France? Et comment pense-t-on? Nous pensons avec des mots. Songez-y, un (méta)physicien n'a, pour constituer le système du monde, que le cri perfectionné des singes et des chiens." L'idée générale, n'étant qu'un mot, n'est jamais réelle. Seul reste réel le particulier, le local, le concret proche. Le concept général du cheval n'est qu'un nom inventé auquel aucun objet ne correspond dans la nature. Nous ne rencontrons que des chevaux individuels et non le cheval en général, la généralité, l'Idée du cheval. Ce n'est qu'un nom ; un mot.

Tout au contraire, le réalisme, n'est pas du tout ce que le mot laisse présager, puisqu'il prône et prononce que la réalité de l'abstrait, de l'idée, de l'universel précède la matière, existe ante rem (avant la chose). Les idées deviennent les conditions formelles, lignes fondamentales tracées a priori, qui assignent à la matière expérientielle une forme déterminée ; à la manière de Platon, on peut les considérer comme des "images", schémas ou potentialités fonctionnelles héritées, pourrait-on dire, qui excluent d'autres possibilités ou, tout au moins, leur imposent des limites très étroites. Ainsi nous résumait C.G.JUNG dans "Types psychologiques".

Le réalisme se cogne au simple fait que rien dans le langage ne corresponde à la singularité qui, proprement, ne peut être dite. Tandis que, simultanément, rien, dans l'expérience, ne correspond aux termes généraux de la langue. En apparence! La flèche de Zénon atteint tout de même son but. A tout instant, elle fut vue occupant un lieu déterminé, en train d'y ÊTRE, si petit soit l'intervalle on peut toujours en introduire un plus petit où elle EST. Mais quand donc la flèche passe d'une position à une autre, nous demandions-nous? Quand se MEUT-elle si, à chaque instant, elle est en un lieu? Si le changement et le mouvement règnent dans l'expérience de la réalité, nous ne pouvons les penser, les prouver. C'est oublier que nos sens sélectionnent, en fait, une si étroite bande de rayonnement électromagnétique qui représente de spectre visible - de longueur d'onde comprise entre 3750 A et 7750 A. Nous observons donc le monde à travers cette fente minuscule, et, en plus, cette infime meurtrière ouverte sur le réel se voit encore rétrécie par la censure placée entre notre œil et notre cerveau. C'est passer sous silence Émile Durkheim décrivant nos esprits conditionnés par les besoins de la société. Parlant de la Société, il microscopise "L'histoire est son histoire pas la nôtre." Ce qui aboutit aux résultats de cette expérience, relevée par Lyall Watson dans "Supernature", "A l'université d'Harvard, on a demandé à des étudiants de comparer la longueur d'un trait avec celle de trois autres tracés à côté. Ce fut fait avec moins de 1 % d'erreur. Mais, lors d'une seconde épreuve, le choix devait s'effectuer en présence d'un groupe auquel on avait, auparavant, demandé de faire à l'unanimité un choix manifestement faux. Les bons résultats s'effondrèrent. Sous la pression sociale, le pourcentage des jugements erronés atteignit 36,8 %, même lorsque la longueur des traits différait de près de 18 cm. La tendance à la conformité dans notre Société est si forte que des jeunes sujets normalement intelligents et bien intentionnés insistent pour que le blanc soit noir."

Devant tous ces "parasites" (si bien gavés par la Société qui tente d'empêcher toute communication "en réseaux" non hiérarchique), nominalisme et réalisme se complètent, puisqu'ils abordent, par deux perspectives radicalement différentes, le moteur principal de toute communication claire et distincte. Pourquoi en privilégier un au détriment de l'autre? Ils sont autant à utiliser l'un que l'autre lorsqu'il s'agit de déconditionner tout un chacun..

 

ANNEXE 2***************** FIN DES SAUSSURIENS

De Saussure n'a pas publié ses Cours de linguistique générale. Ce sont trois de ses étudiants qui ont imposé leur transcription personnelle. En aucun cas, nous ne pouvons prendre ces Cours comme l'expression volontaire et maîtrisée de la pensée de de Saussure. Pourtant, très exactement comme avec Darwin et sa soi-disant survie des plus aptes, donc des plus forts et des plus intelligents (ce qui justifient toutes les faiblesses et les bêtises!), sa pensée, ainsi mieux profilée, a été dévoyée. Ou comme avec Adam Smith, duquel ne sont jamais retenus les 5 critères du juste salaire, les acerbes critiques contre les manufacturiers (équivalents des multinationales) et des mercantilistes (équivalents des capitalistes), c'est-à-dire les 3/4 de sa pensée, qui a donc quasiment été trahie. De Saussure a subi même traitement. N'ont été retenu, trop arbitrairement, que "l'arbitraire du signe" et le triplet "signifié-écart-signifiant, simplifié d'ailleurs en doublet "signifié-signifiant; mais le tout a été tellement aplati que ce n'est plus du savoir mais du dogme.

Ainsi est oublié le langage somme "sens et valeur", c'est-à-dire la valeur déploie chaque mot par rapport à tout le langage, ses différences, inclinations, ruptures, ricochets, permettant son individualisation en même temps que ses indissolubles liens avec le langage entier. Le sens c'est ce qui ressort de cette multi-vectorisation. Ce livre défend cette prolifique approche. Par contre "l'arbitraire du signe" s'est vu schématisé dans l'observation que chat se prononce cat, en anglais, gato, en espagnol, etc, et que donc il ne peut y avoir adéquation son-sens. Même si les ressemblances l'emportent toujours sur les différences. C'est succinct, mais interdit tout de même toute appropriation charnelle et concrète de la langue et des mots. Or ces deux piliers de la linguistique saussurienne, qui semblent former l'horizon hypocritement décrété indépassable de la linguistique, conduisent, en réalité, à des apories.

1 - La valeur dans un système linguistique qui perd toute "valeur" littéraire, pour ne se rétrécir qu'au seul système physico-mathématique, oublie, omet, ignore, dérape sur le fait, qu'en mathématique, la valence ( le concret de la valeur) positive ou négative n'y a aucun sens, n'entre pas en ligne de compte. Pas de jugement de valeur en mathématique. Donc de soumettre le langage à un système mathématique n'aboutit qu'à une description, jamais à une explication. Une description ne peut se hausser à la moindre vertu explicative. Le modèle ne permet donc la construction d'aucune règle : ce n'est que confusion où le pilonnage d'affirmations sert d'argumentaire. Ni vérifiable et réfutable ni reproductible.

2 - L'arbitraire du signe ne répond absolument pas à la question: arbitraire, oui mais jusqu'où? Le sens n'a-t-il AUCUN rapport avec la matière sonore? Et, dans le cas où il n'aurait aucun rapport, il y aurait fuite de l'immanence où se trouve la coulée sonore, pour refuge dans une transcendance, hors notre quotidienneté immanente? Si le son ne participe aucunement au sens, le sens ne peut se trouver que dans un infini entièrement insonorisé. Auquel nous n'aurions jamais accès. Logique et bon sens auraient dû conduire à admettre que l'arbitraire du signe n'est pas absolu, totalitaire, mais sait s'arrêter à: pas de rapport simple et linéaire son-sens, mais, parce que nos connaissances restent limitées, admission qu'il apparaît une partie d'arbitraire dans le signe. Une autre ne l'est donc pas! C'est ici qu'intervient la diction du dictionnaire!

3 - Le signifié comme sens détaché du son est plat, en deux dimensions, visible sous une unique face. Tandis que le son donne du VOLUME, permet de sortir de cette unidimensionnalité, de multiplier les points de vue féconds, d'offrir des angles multiples et de nous placer toujours plus en phase avec la réalité. Le signifié hors du son paraît sommaire, archaïque, schématique, fuyant tout savoir mathématique et géométrique en fait (par exemple, la géométrie dans l'espace ou le calcul vectoriel). Le signifié avec le son offre, par contre, un foisonnement, une épaisseur, une densité au sens, indépassable. De Saussure disait, d'ailleurs, que signifié et signifiant représentaient les deux faces indissolubles de la même médaille, ce qui, empêche, avec raison, de substantialiser le son, mais en aucun cas de séparer tyranniquement le sens du son. C'est pourtant ce qui a été fait ! L'aporie se décline de nous faire nager dans un brouillard indistinct d'une unité non localisée ni localisable, qui surgit sans relation de cause à effet (ni respect des phases quantiques) d'une coïncidence sans explication puisque le sens est privé de son. Tandis que revenu au concret de "la lunette de Galilée" nous observons que coïncidence offre co-incidence, soit une incidence qui est rencontre de deux axes directionnels qui ont de l'effet l'un sur l'autre. Le réel se décrit et s'explique. Localisés et localisables, les mots participent ainsi des relations de cause et d'effet. Ou non, parfois, lors de leur "saut quantique". Cette double incidence ressemble (épouse) parfaitement l'action. Le sens allié au son nous rapproche infiniment du réel, non ?

Quelques fanatiques (et beaucoup de conformistes) nous avaient ainsi privés, aussi tous les autres, de la diction du dictionnaire, vérifiable et reproductible. Juste pour de tyranniques abstractions qu'ils ne peuvent, en plus, nullement expliquer. Les "contestataires" n'ont jamais, jamais été celles et ceux que l'on croit !!!

Ainsi, n'ont-ils pas défigurée toute la pensée de de Saussure? La thèse centrale de "L'essai sur les langues" n'est-elle pas qu'en partant de l'analyse de n'importe quelle langue il est possible de remonter à des racines bi et tri-consonnantiques COMMUNES, à condition de postuler que p=b=f=v=k=g=ch, et t=d=th? Les "preuves" étaient nombreuses, par exemple R-k comme signe universel de prépotence ou de puissance violente: rex, regis, rache, rûgen, king etc etc, comme le rappellera de Saussure lui même dans ses souvenirs. Bel exemple de la dénaturation acharnée d'une pensée, puisque de Saussure maintenait que les ressemblances entre toutes les langues sont beaucoup plus nombreuses que leurs dissemblances, qu'il existe de nombreux schèmes universels, et, qu'en fin de compte, "l'arbitraire du signe" était une saine réaction contre une exagération platonicienne qui prônait que dire le mot c'est posséder l'objet. C'est dans cette unique perspective qu'il s'agit de placer ce concept. Aussi de le dogmatiser, dans une direction symétriquement inverse, mais toute aussi exagérée, provoque une aporie dangereuse, qui ne peut aboutir (saine réaction!) qu'à mettre fin au règne des saussuriens.

 

ANNEXE 3***************: DE SAUSSURE FACE AU CORPORATISME

Le comparatisme de Merrit RUHLEN met en évidence que si différentes langues utilisent la même combinaison de sons pour désigner la même notion il est peu probable que ce soit par hasard. Il établit, aussi, que les possibilités aléatoires de combinaisons sonores sont TROP nombreuses pour que nous puissions croire que de telles ressemblances accidentelles risquent de se produire souvent. Plus un mot est long et moins la probabilité de ressemblances accidentelles est élevée (p21). D'où dans ces conditions, l'hypothèse de l'arbitraire du signe se voit très largement tempérée. Puisque, j'insiste, ce n'était qu'une hypothèse de départ non un résultat de bilan. Alors imaginez celles et ceux qui font d'une hypothèse un dogme! Ainsi, en étions-nous parvenus à des aberrations en hoquets, puisque les langues d'Europe furent considérées comme spécialisées, et, à cause de cela (mais surtout de nombreux non-dits!) non apparentées aux autres langues. Le grave défaut méthodologique fut d'advenir, alors, à accorder une importance disproportionnée à l'indo-européen. Observez l'arbre généalogique des langues: la racine, en premier, fut le Proto-sapiens, puis les embranchements suivants (Non africains) (Eurasiens) (Eurasianos-Américains) aboutissent à Eurasiatiques et Indo-Européens. Ce qui veut dire qu'après 5 embranchements, nous obtenons un sous-sous système. Avant, bien avant l'indo-européen, des langues ont eu lieu. Il succède et ne pénètre pas. Cette erreur de perspective, due à un manque de base classificatoire et une impossible objectivité - et que nous retrouvons dans la majorité des disciplines- aboutit à ce que, partout en Occident, les débats soient faussés (comme des pièces de

Les préjugés massifs qui avaient aveuglé et rendu sourdes les expertises, nous avaient, aussi, séparé du réel : toutes les familles de langues possèdent assez de mots partagés pour que l'on puisse confirmer leur "coalescence". Alors qu'il existe des centaines et même des milliers de combinaisons de sons possibles, précise RUHLEN, pour représenter la notion de main (le français à lui seul emploie quelques 20 consonnes et 16 voyelles), désormais, avec simplement 12"cognats diagnostiques", 12 mots choisis, nous pouvons correctement classer les langues. Ce qui, évidemment, implique de nombreuses choses comme l'exhaustivité du comparatisme autour de 3 axes:

La convergence des langues

L'emprunt (les langues se ressemblent à cause des emprunts faits à l'une comme à l'autre)

L'origine commune ou "monogénisme" (si les langues se ressemblent maintenant c'est, qu'au début, elles appartenaient toutes à la même langue).

A partir de ces "champs" RUHLEN poursuit ses recherches de corrélations. Comment expliquer la forte corrélation entre les familles de langue et les populations humaines sinon par l'établissement de liens entre gènes et langues parlées (un bébé chinois, en France, apprendra le français sans accent)? "L'hypothèse de l'aire ancestrale" vérifie que la zone de plus grande divergence linguistique est celle habitée depuis les temps les anciens - vecteur généalogique et méthode inductive. LA corrélation à grande échelle (hors "accidents historiques") se retrouve corrélée à une échelle locale - fractalisation et quantisme. Tous les "champs" ainsi parcourus! L'étonnement gigantesque, puisque non relevé, c'est que l'hypothèse de l'unité des origines humaines de Charles DARWIN, qui n'est pas rejetée en bloc, mais seulement par une petite partie des scientifiques, trouve, avec le monogènisme, son nécessaire et logique corollaire, sa plus qu'évidente conséquence. Ainsi nous viendrons toutes et tous d'une même origine et DONC nous parlerions des centaines de langues différentes. Or si nous avons même origine humaine, cette unité devait correspondre à une unité de langue. Le comparatisme de RUHLEN, qui n'essaie pas d'entrer dans le cadre linguistique tracé par les saussuriens, parcourt ainsi les fondements de notre humanité et laisse "l'arbitraire du signe" devant 2 questions:

1 Comment expliquer que la langue primitive contienne et permette tout le développement futur? (règle du germe)

2 Comment expliquer que nous ayons une origine commune et absolument pas de langue commune?

L'existence même de ces questions rend

………… "l'arbitraire du signe aléatoire" de plus en plus improbable !

 

..................……(à suivre)

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

Que le vaste humour nous grandisse et nous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

**** trouvez, aussi, un compliment à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 1 "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre" ; onglet 2 " Comment devenir un (e) athée du capitalisme " ou bien "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou bien, encore, "Présent !" ; onglet 3 ; "La diction du dictionnaire ou comment rendre tous les mots physiques","Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" et "Rien de plus solide que le solidaire" ; sinon, onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le spectacle est une misère pas une conspiration

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

…les anti-élites actuelles (…celles qui empêchent les vraies élites de réparer leurs dégâts !)

Trouver ce que nous ne cherchons pas ?

………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 400 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

 

même si l’accusation se trompe carrément de destinataire c’est bien que en février 2016 le débat était formulé de cette façon.

même si l’accusation se trompe carrément de destinataire c’est bien que en février 2016 le débat était formulé de cette façon.

4 février 2016 – ce titre éditorial souligne bien qu’il y a « quelque chose de changé » autour de l’orthographe

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ce pourquoi il est dit graphie et non phonie

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Qui peut donc réformer l’orthographe ?
Mal entendus partout…(du 5 février 2016) c’est l’appellation de réforme qui était fausse pas les actions qui ont été regroupées sous cette expression.

Mal entendus partout…(du 5 février 2016) c’est l’appellation de réforme qui était fausse pas les actions qui ont été regroupées sous cette expression.

Qui peut donc réformer l’orthographe ?
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Qui peut donc réformer l’orthographe ?
Qui peut donc réformer l’orthographe ?
ce n’est pas du tout le fond de la question---l’appellation est seulement…inadéquate, pas le vrai fond de la question…

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Oui à sa mise en forme par l'usage seulement....

Oui à sa mise en forme par l'usage seulement....

Qui peut donc réformer l’orthographe ?

Qu’a annoncé la ministre s’il n’y avait rien… à annoncer ce 4 février 2016 ?

Février 2016 - début des « rumeurs » parallèles…à la mise en place par les services....

en avril 2016

cette vidéo précise que la réforme de l’orthographe n’est pas … « une manœuvre politique »…en visibilisant l’iconographie d’un article. C’est bien la ministre qui a lancé une actualité qui, si elle n’est pas une « réforme » (effectuée il y a 26 ans et par d’autres qu’elle) en est bien la mise en action dans tous les livres scolaires de ces…recommandations (de…réformer l’orthographe des mots, sans doute ! ). Alors plus d’un an plus tard, dire que tout ceci (quelle que soit l’appellation qui lui convient le mieux) n’ait pas du tout existé, n’appelle que le pourquoi ? Le but de ce déni du flagrant ?

Moins nous apprenons moins nous…pouvons apprendre. Moins nous utilisons la tête moins elle fonctionne sur le mode…apprendre. Les apprendre par cœur prouvent leur efficacité : le cerveau aime cela. Ne pas admettre cette expérience vécue c’est vouloir organiser un monde où toute vérité disparaitrait

pas une réforme mais des… recommandations

le 4 février 2016 - La ministre de l'Éducation a expliqué ce jeudi 4 février 2016 que les manuels scolaires ne feraient que se plier aux avis du Conseil supérieur de la langue française et de l'Académie française en appliquant une réforme orthographique engagée il y a 26 ans. "Je voudrai rassurer tout le monde L'accent circonflexe ne disparaît pas puisque les deux orthographes peuvent continuer à être utilisées."

Un exemple très conSensuel de l'usage collectif de La diction du dictionnaire...

Publié dans corps des langages

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