Activités des financiers – La circulation circulaire démasquée (4)

Publié le par imagiter.over-blog.com

4732316771_1ae5faa68b.jpg

" La bourse ne s'insère nulle part dans la théorie économique. Elle est à part, une sorte de casino qui ne va pas avec le reste. En termes d'économie, les firmes y maximisent leurs profits et c'est tout." (p. 410) de "Des idées capitales" (Capital ideas) de Peter L. Bernstein – 2008. Ce livre est excellent de probité involontaire parce que son auteur est foncièrement pro-finances, qu'il en a fait son métier et qu'il a rencontré, de visu, tous les protagonistes à l'origine de l'explosion boursière des années 1980- 1990 jusqu'à aujourd'hui. Qu'il ne comprend pas vraiment, sous un certain angle, l'importance extraordinaire de ses apports. Notamment, afin de bien saisir la genèse des catastrophes systémiques – que seules les Bourses, sans réels contrôles, peuvent provoquer…

 

Et dont le bon sens se dit "Plus de Bourses du tout plus aucune de catastrophes de ce genre" !!!

 

Une fois ceci acquis, à savoir l'existence du doute sur la nécessité boursière – à parcourir, avec neutralité, toutes les activités financières et leurs (ou non) théorisations - facile de s'apercevoir que la tautologie règne sur les Bourses. Exemple, "les actions se négocient à leur vraie valeur" parce que la valeur où les actions se négocient est la vraie ou bien que la vraie valeur reste celle où est l'action…C'est comme ça, cela ne se discute même pas. C'est siiii évident !!! une boucle qui se met en boucle et se déroule et nous la boucle et une boucle qui se met en…etc. Or, "l'affirmation que les prix sur un marché efficient reflètent totalement l'information disponible est trop générale pour pouvoir être testée." (p. 208) de "Des idées capitales" (Capital ideas) de Peter L. Bernstein – 2008. Voici qui contredit l'affirmation première et laisse un vide théorique irresponsable.

 

Ainsi, toute définition y fuit ou vous y amène à toujours autre chose. "La valeur intrinsèque est la valeur justifié par les faits, c'est-à-dire les actifs, les bénéfice, les dividendes, les perspectives claires" (p. 237 ibid). Mais encore ? "Les gens de Wall Street n'apprennent rien et oublient tout." (p. 240 ibidem). Oui, mais si nous voulions tout savoir ?

 

Vraiment ? Vous n'y trouveriez que le tournis et l'écœurement de voir surgir, toujours, une rengaine IRRECEVABLE – "laisser le marché décider" (p. 255 idem). Par magie, indicibilité, subsumption de tous les langages, etc. "ça" atteint toujours  un dicté et édicté supposé"équilibre" (p .313 idem). Equilibre si souvent démenti par les faits."Le marché n'explique jamais 100 % - et souvent pas plus de 30 % - de la performance d'une action. "(p. 285, idem).

Alors qu'est ce qui l'explique à la fin ? Pire que la fausse caricature qui est faite de l'administration où on vous renvoie toujours d'un bureau à un autre, d'un guichet au suivant. Ici, vous vous voyez renvoyés d'un bureau d'explication à l'autre, d'un guichet creux au plus vide encore.

 

"Le marché est-il bien le seul facteur sous- jacent de base qui influence la valeur des actifs qui y sont négociés ? et l'inflation? La distribution des richesses? La diversité des supports financiers? etc ?" (p. 301, ibidem). Oui, vous saisissez cela mais, aussitôt, tout vous glisse entre les doigts. Si le marché est efficient des stratégies basées sur l'information disponible n'offriront pas une rentabilité supérieure à l'ensemble du marché. Il ne sert à rien de cumuler et d'accumuler une masse d'infos. Puisque ce n'est pas là que ça se passe. La concurrence pour l'info n'y donne que l'info sur la concurrence. D'autant plus, que pour des cerveaux pondérés et précautionneux, nous voyons bien que "le marché est TROP sensible à la dernière information." (p. 231 idem). Disproportionnée, pas raisonnable ni réfléchie ! toutes les apparences de l'irrationnel ou de la déraison ?

 

Tout vous échappe, encore plus, des mains. Bon au moins nous aurions des analystes au point ? Lorsqu'il s'est agi de distinguer les performances dues au talent de celles dues à la chance, "les résultats sont [devenus} accablants. En moyenne, sur 10 ans, et pour un niveau de risque donné, les clients des fonds communs auraient pu accroître leur richesse de 15 % en se contentant d'acheter et de conserver un portefeuille d'actions diversifiées. Seulement 26 sur les 115 fonds étudiés ont obtenu des performances supérieures à celles du marché". (p. 214 ibid). Ainsi, les "études" financières se révèlent d'une confondante redondance "on gagne de l'argt en achetant bas et vendant haut". (p. 215). Qui l'eût cru ? "Une action ne vaut que ce qu'elle rapporte." (p. 229). Quelle puissance d'observation !

 

Qui sait mieux que les autres la valeur des valeurs boursières alors ? oui qui ?

 

"Ce qui passe aujourd'hui pour de l'analyse de titres est à mon avis n'importe quoi à 150 000 %." (p. 303, ibid). Seule certitude: ça va faire perdre leur emploi à un certain nombre de salariés. Et pourquoi ? ne sont-ils pas, visiblement, spoliés de leurs revenus futurs ? Et par qui ? Bingo ! Par qui est supposé "financer" ces activités futures…en ne gagnant que de l'argent unilatéral et sans rien débourser…bizarre manière de financer vous ne trouvez pas ?

 

"Même des professionnels disposant de moyens très importants semblent incapables de battre le marché avec une quelconque régularité. "(p. 215). Mais nous verrons, plus loin que leur "taux de nuisance" devient anormalement élevé. Vu de l'extérieur, les bourses ne se remarqueraient que par les catastrophes et nuisances qu'elles provoquent ? On dirait bien. Qui nous "oblige" à un tel masochisme ?

 

Ah oui! à ce point ? Tout le mal viendrait des noise traders. Du bruit, du parasitage sur les lignes. Le "bruit" entraîne fréquemment des écarts entre prix et valeur intrinsèque. Donc la bourse désinforme grave sur la valeur des choses, elle égare tout ce qui est rationnel à ce sujet et nous enlise dans les "cercles de déraison" !!! 

 

Résultats des courses ? …

voir suite – partie 2 - sur la communauté de blogs « Economie et société »…

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à but non lucratif freethewords.org ,  onglet 3  "Why do we left the left wings ?", onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,   LE ROMAN DE L'ECONOMIE,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? etc), onglet 2.

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

Publié dans economie et politique

Commenter cet article