Activités des financiers –que des idées reçues et fausses (1)

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Nous entreprenons un long périple qui classera la finance dans les activités de parasitismes. Avec un peu de raisonnement tout en chacun aurait pu trouver que ce qui est dit les finances ne tient pas un seul bout d'argument. Dans cette optique, nous allons donc résumer les si vitaux contre- discours.

 

Commençons par la prédictibilité mathématique des cours. On pourrait prévoir le cours des actions. Or l'immense savoir obtenu, après des milliards de dépensés par ordinateur, c'est que les cours changent. Mais qu'on ne peut dire si ce sera à la hausse ou la baisse. Seulement, si nous parvenons a telle configuration (la vie ne se plie que rarement à ce genre de pronostics) nous aurons plus de chances que ce soit dans le sens hausse. La puissance de conviction de la prédictibilité mathématique en finances est telle, qu'entre eux, les pratiquants de terrain parlent de la prédiction des cours comme de"la marche au hasard". Ce qui cautionne bien une incroyable clairvoyance.

 

Un document, surtout, va étayer, mais entre autres, ces révélations. "Des idées capitales" (Capital ideas) de Peter L. Bernstein 2008. Quelques citations dévastatrices. D'abord, les arguments qui étayent que les cours de la Bourse ne sont mathématisables qu'à la marge.

"même les gens intelligents ont du mal à s'enrichir en prévoyant les cours des actions en bourse !" ***(p. 31 chapitre 1 Peut- on prévoir les cours des actions ? C'est douteux !")

"ceux qui contrôlent le vrai monde de la finance aux USA s'intéressent peu aux mécanismes profonds de la bourse. Jouer le marché est bien trop amusant pour s'intéresser à de telles choses" (p.41)

"à un instant donné quelconque , la probabilité d'une hausse des prix est la même que celle d'une baisse des prix car clairement, le prix considéré par le marché comme le plus probable est le prix courant ; si le marché en jugeait autrement, il ne coterait pas ce prix mais un autre prix plus élevé ou plus bas." (p. 37)

…mais souvent ils ne présentent aucune relation apparente avec les variations de cours…des causes artificielles interviennent également : le marché réagit à lui-même et la fluctuation actuelle est une fonction non seulement des fluctuations antérieures, mais aussi de l'état actuel." (p.33)

 

*** et d'ajouter, sans le vouloir, cette annotation qui transperce sur [ ces industriels de la prévision boursière] qui "ont des comptes régulièrement alimentés par leurs honoraires de conseil, qui en font les personnes parmi les plus riches de Wall Street" (p. 32). La richesse c'est par le conseil pas par l'action des actions. L'aveu indirect est percutant !

 

Etc.

…assez, assez de citations pour ce blog. L'écœurement est, déjà archi complet. Ce témoignage très honnête (même si l'auteur est favorable à la finance) puisqu'il décrit en direct, sur le terrain, avec les acteurs réels qu'il connaît bien, et ne cache rien des mécanismes réels - nous prouve, à chaque ligne, que PAS UN MOT DE VRAI dans les discours sur les finances (si lâchement et déloyalement relayés par les médias).

 

Nous allons revenir sur les citations. Si "la marche au hasard" qui "explique" la prédiction possible des cours c'est PROUVER que les logiciels mathématiques le peuvent - c'est que les addictions ne se situent pas où on le croit. Les mouvements browniens, les plus automatiques et animaux qui soient, ont été comparés à un chemin que pourrait suivre un ivrogne la nuit à la lumière d'un réverbère. D'où la métaphore "la marche au hasard" et la preuve flagrante que les prix sur le marché sont impossibles à prévoir. Plutôt la queue d'une aronde, en topologie, puisque ces prédictions appartiennent, uniquement, à l'exubérance IRRATIONNELLE des marchés. Ces élans qui s'auto- alimentent mais sans aucun argument qui tiennent la route. C'est pour cela que la finance n'est qu'une accumulation de formulations, sans aucune présence de négativités (ce qui anti-scientifique!), qui ne fonctionne qu'en monologues avec refus hystérique de tout débat.

 

Le fait que l'honnêteté si utile de l'auteur (ce livre remplace, avantageusement, des dizaines de milliers de livres puisqu'il nous place dans les faits concrets!) nous ouvre à l'infantilisme complet, à l'égoïsme autiste, à la regrettable irresponsabilité, à l'ignorance crasse et aux inconsciences sans frein qui forment l'essentiel de la mentalité financière. Dans tout autre secteur de la société considérée comme une maladie, un asocialité dangereuse - à soigner. Que ce soit "amusant" de ruiner des millions d'humains, de spéculer CONTRE des pays – voici qui signe une grave sociopathie. Qu'il faille s'abrutir de leurres afin de transmuter son indéfendable parasitisme (vol de l'argent des autres) en glorieuse création de richesses.  Donc en génération spontanée ? extraterrestre ? quelle planète Svp ? Parce que, concrètement, on ne perçoit qu'un TRANSVASEMENT des richesses de l'économie réelle dabs les poches gangstérisées des financiers…voici qui dénonce un "taux de dépendance" alarmant !!!

 

La matière première de la fable de "l'intelligence financière" (ce sommet dans les tissus d'âneries !) qui "évitent" tous les pans d'intelligences, tels que les explique Peter L. Bernstein, c'est hallucinant…oui oui que les ragots, des irrationalités, des lubies, des paresses mentales forment une trop grosse partie des "compétences (sic) professionnelles (resic)" de ces financiers. Qu'il faille un martèlement permanent de fausses publicités pour les gogos prouve que tout repose dans les illusions: faire croire que "puisqu'il y a vendeur et acheteur d'actions la véracité de l'activité boursière soit reconnue" c'est prendre la description externe pour l'explication. Le fait accessoire pour le fait central. C'est vouloir "ne rien savoir" de ce qui se passe en amont (comment ils bourrent le mou aux gogos) et en aval (où la finance est, clairement, identifiée comme PARASITE TOTAL DE L'ECONOMIE REELLE). L'économie réelle crée vraiment les richesses et les financiers les volent. L'essentiel devient de repérer ces circuits de captations. Fait !

 

 Les acheteurs ne sont pas au courant de ce déséquilibre absolu des termes de l'échange. Les boursiers sont garantis, surprotégés, abductés, réseautés de partout si bien que, quoi qu'ils fassent, CE SONT LES AUTRES QUI PAIENT LEURS PERTES. En gros, eux ne peuvent que gagner (les petits porteurs trop "aléatoires" ne sont pas inclus dans cette déloyauté au carré de l'équitabilité…

le marché réagit à lui-même…en psychologie, ce fait appartient à tous les processus de DEREALISATION, de prophéties auto-réalisatrices, de bouffées mégalomaniaques, de sélectivités irrationnelles de certains segments de réel au détriment de sa globalité raisonnable, de surdéterminations d'ego jusqu'à la nuisance sociopathe…

 

L'auto-régularisation n'existe donc pas dans la fiance. Le fait que les crises ont dévoilé sa dépendance radicale aux autres ( donc son clair parasitisme économique – a permis de rebrousser tous ses pseudos raisonnements jusqu'à bien devenir convaincus que les discours sur la finances présentent toutes les structurations argumentaires de ce qui dépend des…

                                                                       troubles mentaux !!!

 

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à but non lucratif freethewords.org ,  onglet 3  "Why do we left the left wings ?", onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,   LE ROMAN DE L'ECONOMIE,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? etc), onglet 2.

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

 

Publié dans economie et politique

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