Afin de servir à l’histoire du mouvement les Motivé-e-s (année 2001)

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LE TROISIEME TOUR  : COMMENT INVERSER LES INVERSIONS ? (2ème partie)

 

En tant qu’écrivain j’ai participé aux Etats généraux de février 2001, alimenté les discussions, obtenu des documents de chacun, posé les trois mêmes questions à tous les candidat( e)s aux municipales, renvoyé un texte sur ce qu’il y a d’unique dans chaque démarche, participé aux universités d’été de Strasbourg et rédigé ce « LE TROISIEME TOUR  : COMMENT INVERSER LES INVERSIONS ? »

 

Interview de Magyd Cherfi de Zedba du 4 février 2001

 

   Afin de garder unité, les questions, s'il en est besoin, ne sont pas citées, sinon en (…).Par contre, rajouté par moi en italique, un mot ramasse, en synthèse, tout un paragraphe.

Douter. Le maître mot c'est douter, mêmes de ses propres réflexions. Les partis politiques ne doutent pas. Il faut rire de soi, afin de se sauver de l'idée que l'on va sauver le monde, que l'on va sauver tous les exclus. Cela met une distance que ce droit de douter comme une philosophie. Pour appartenir au P.S. il faut être croyant, pour appartenir à la droite il faut être croyant. Le jour où nous penserons que nous avons raison nous sommes morts. Pour convaincre les gens il faut une conviction. Pour avoir une conviction il faut douter.

Mes convictions. La prédominance de l'humain sur la matière, du politique sur l'économique. Face à cela; l'extrême gauche constitue un labyrinthe sans issue, la social-démocratie ne prolonge que des certitudes mortes. Proposer devient quelque chose de difficile. L'utopie c'est la participation des citoyens. Ils sont tellement exclus que leur demander de participer ressemble à de l'illuminisme. Il faut tout reprendre à zéro.

Demandez le programme. Les gens ont peur. Partout, il y a une demande de programme. Le programme il est fait avec nous. Mais les gens ne veulent pas le préparer. Le problème avec les gens c'est qu'ils veulent la parole mais qu'ils ne veulent pas la prendre.

Refus d'une coalition. Les sondages nous donnent 12 % donc possibilité d'avoir des élus. A priori, nous allons refuser de gérer la ville avec la gauche plurielle. Au conseil municipal, nous ne siégerons que comme témoins, pour aller choper et distribuer l'information. Nous n'aurions les coudées franches que si les toulousains nous portaient 1° au 1° tour ou 1° au second tour. A priori, c'est pas possible. Alors, se contenter de l'information(…). Une coalition serait un monstre noyé par lui-même. François Simon est quelqu'un de bien qui ne ressemble pas du tout aux socialistes habituels. Mais l'appareil tue les individus(..) Pas de chance de changer la gauche, si vous allez avec eux votre voix est étouffée, si vous prenez des responsabilités vous ne la changez pas non plus. Les chances de changer la gauche ne peuvent venir que de l'extérieur.

Électorat. C'est un électorat qui ne voterait jamais si nous n'existions pas, des jeunes de quartier qui n'ont jamais voté, tous les déçus de la gauche, les mouvements féministes, les associatifs, des utopistes qui ont gardé un peu de rêve tout en gardant les pieds au sol. Tous ceux qui ne sont pas pris en compte ailleurs.

Le point de vue de Sirius. Vue de l'extérieur, l'univers politique français semble très isolé, très coupé des gens. C'est parce que nous travaillons avec eux depuis 15 ans que nous pouvons trouver d'autres raisons de faire de la politique. Les appareils politiques ne sont obsédés que par rester au pouvoir. La question est comment échapper au pouvoir tout en le prenant ? Dans ces conditions, il ne faut pas gagner à tout prix. Mais il faut savoir que pour changer un rapport de force il faut une position politique : sinon ce ne sont que des opinions qui ne portent pas.

Mon intérêt d'être sur la liste Motivé-e-s.  En 13 éme place je ne peux avoir de poste d'adjoint, mais je peux collaborer  à la réflexion du conseil municipal. Par exemple, dans le domaine culturel, proposer que le nouveau théâtre soit fréquenté par le milieu populaire, que la programmation soit élargie en ce sens, que des locaux de répétition de quartier existent, où il soit possible d'apprendre la musique. Amener des outils et faire que ces outils soient disponibles. Contre la désertion du logement social, proposer aussi toute une politique municipale. Repenser toute la politique des quartiers : 500 familles en situation pénible mises à côté l'une de l'autre ne peuvent fonctionner.

Contrôler la politique. Le français serait toujours un peu monarchique. La France c'est Paris, la décentralisation n'existe pas. Tout se trouve là bas. Même dans les villes, vous avez ces mêmes sentiments d'exclusions, lorsque vous vous sentez d'un quartier plouc par rapport au centre ville top. Comme si on avait besoin d'un roi (…) Face à cela il faut organiser des formes de contrôle à tous les étages qui permettent d'équilibrer. Pas que tous les 6 ans, tous les jours. Tous les 3 mois, instituer le vote de referendums . Mais il faudra un certain temps pour piger la démocratie participative. Ce sera long et difficile. Il faut savoir que la majorité des gens veut seulement être riche, ils ne veulent pas être citoyens, ils ne veulent pas de la solidarité. Et s'ils ne votent plus c'est à cause du pouvoir, celui de ne vouloir que commander. Si un chef d'entreprise fait de la politique, la politique disparaît, il ne reste que l'économique. Ainsi, de proche en proche, l'économique a tué le politique, la politique a disparue, l'argent a tué l'homme et l'homme a disparu.

La corruption a gagné. La politique ne sert plus qu'à se remplir les poches. Le modèle libéral a tué l'humanité. Parce que malgré les affaires, les politiques restent. La corruption a gagné la bataille. Elle est devenu une idée admise : c'est comme ça, moi à leur place je ferais pareil. Il n'y pas de scandale, les corrompus ne sont pas punis, alors ils s'en foutent. Il est difficile de revenir en arrière. C'est pour cela qu'ils ont gagné (…)

 

Municipales 2001 désoclées toutes de l'immobilisme à :

 

Châtau Malabry, le doute c'est ce qu'il faut garder à tout prix

Strasbourg, égalité d'investissement (10 000 fr/m² centre ville donc 10 000 fr/m² banlieue), maires de quartiers élus au suffrage universel

Condom, cercle des citoyens comme contre-pouvoir vie municipale

Bondy, contre l'immobilisme

Colombes , des jeunes en position éligible, que les idées soient reprises

Antony, créer un processus où c'est la population informée qui est à la source des décisions

Hyères, situation particulière du Sud-est par rapport au Fn

Mantes la Jolie, tout à refaire, réapprendre vie de quartier, renouer les liens sociaux

Paris 18 ème, pas de politiciens professionnels

Parthenay, la parole peut résoudre la violence, une municipalité impliquée et non répressive

Rennes, la réalité sans les Transmusicales, une coordination 3éme tour

Bordeaux, une liste interculturelle

Avignon, doublon en parrainage d'association

Grenoble, une liste constituée que de femmes

Dole, contre la "démocrature" pour la démocratie

Nanterre, contre la présence exagérée de la police

 

 

Les vrais alliés de la gauche plurielle.

Dans le Gers, très exactement à Condom, c'est une liste alternative "Condom Citoyenne" qui a dépassé la candidate de la gauche plurielle au premier tour, par 19,17 % contre 15,78 %. Comme c'est cette gauche dite plurielle qui fixe les "règles du jeu", elle ne les suit donc jamais. Notre P.S. a, par conséquent, appelé à voter, au second tour, pour le candidat Démocratie Libérale, avouant ainsi, sans fioritures, que la "vraie" gauche ne peut les intéresser. Que face à elle, n'importe quoi est préférable et plus de désistement au candidat le mieux placé. Le P.S. ne peut, dés lors, plus cacher qui sont ses vrais alliés. Et, comme il paraît que les Verts n'ont pas d'autre pensée "économique" que celle des socialistes, vous devinez le résultat terrifiant pour notre vie de tous les jours. Il est seulement dommage que les médias, toujours empressés à détecter les manquements, n'ont pas pointé celui-ci qui est absolument exemplaire. Un dernier point, la tête de liste de "Condom Citoyenne", M. Gallardo, avait été pressenti par le P.S., bien que non encarté, il avait refusé avec un peu de hauteur. La liste Condom Citoyenne se bat pour la création de contres pouvoirs municipaux et, pour commencer, "le cercle des citoyens" comme moyen de contrôler la vie municipale. Ce n'est plus à la municipalité de partout contrôler. C'est, avant tout, à elle d'être, sévèrement, contrôlée. Vous commencez de saisir les renversements ?

 

Une égalité d'investissements.

Ce qui pourrait devenir une tarte à la crème, afin de ne pas être mis en œuvre justement, c'est le "budget participatif" de Porto Alegre. La liste Air y a veillé, en prônant une égalité budgétaire géographique complète. C'est-à-dire pour   1 700 €/ m² d'investi au centre-ville, il y aura, symétriquement, 1 700 €/ m² dans les quartiers pauvres. Aucun lieu de privilégié. Ce qui inverse, une fois de mieux, le fait incohérent que qui a le plus reçoit toujours plus, que qui "profite" le plus de toutes les infrastructures collectives (le riche) et est donc bien plus redevable à la collectivité, soit, encore, favorisé dans le budget local. Après que départemental, régional, national et européen. Voire mondial. Cela ne fait pas trop pour la même personne ? Air, de l'air, de l'air, a répondu, qu'au moins au niveau local, cette avalanche de privilèges serait enrayée, un barrage serait, fermement, construit contre la cascade des faveurs. Renversement des tendances vous voyez. Et, donc, le mouvement lourd tendanciel qui sévit à Strasbourg où le centre-ville est dépouillé de toute borne, tout banc, tout lieu pour s'arrêter, où, de facto, le centre-ville devient un musée "interdit" aux jeunes et moins jeunes de la périphérie - assignés, de fait, dans leurs quartiers; le tout avec télésurveillance, pourrait, globalement, s'inverser.

 

Tu n'es pas là pour contrôler mais être contrôlé

Autre renversement d'une tendance qui n'est lourde que lorsque nous la subissons, mais légère lorsque nous la maîtrisons.  L'idée fut prononcée par Avignon, puis par Châtenay Malabry avec ses 17,21 % pour 29,5 % à la gauche dite plurielle, d'où 3 élus et un groupe au conseil municipal. L'idée est de contrôler l'élu. L'élu est mis en tandem. C'est que la liste politique s'est, préalablement, dédoublée en association 1901. Aussi chacune des élues ou chacun des élu est en binôme, ou trinôme…etc, avec un bénévole (ou deux, plusieurs…) de l'association. L'élu n'a pas les coudées franches : il reste redevable, exactement, comme il l'était lors de l'élection. Il ne se détache plus jamais de l'électeur. Puisque c'est lorsqu'il s'en détache qu'il dérive énormément. Jusqu'à mettre en pratique exactement l'inverse de ce qu'il avait promis. Jusqu'à céder aux tentations de ses adversaires et ce sont toutes les formes de corruption. Afin donc qu'il ne soit plus rompu, puis corrompu, livré à lui-même dans l'adversité, il (elle) sera épaulé(e), soutenu (e), réconforté (e) par son duo (trio…). La corruption ne faisait que rompre le lien entre l'élu et ses électeurs : plus rompre plus corrompre. Dans ce nouveau dispositif des pouvoirs c'est bien à l'élu que parvient le contrôle. Ce qui inverse l'actuel dispositif où nous voyons l'élu(e) se retourner contre ses électeurs et se foutre à les contrôler. Interdiction de la liberté d'expression pour qu'il ne soit pas possible de montrer ce tour de passe-passe. Collusion avec le quatrième pouvoir (première tyrannie !), pour manipuler toutes les données et créer ce climat plein de miasmes que nous connaissons et, où tout est inversé, celui qui subi (le pauvre) est , sournoisement, présenté comme le délinquant alors que le bourgeois, toujours plus délictueux, se met à lui faire des leçons de morale, tout en continuant de le dévaliser béatement, où l'ado de banlieue est source de tous les problèmes mondiaux avec ses "incivilités" traumatisant tout le monde, alors que les catastrophes gigantesques, créées toutes, par des adultes infiniment plus vulgaires, ne seraient cause d'aucunes insécurités. Elles le sont toutes ; l'insécurité est en col blanc. Plus vous êtes pourris plus vous pouvez étaler votre morgue : étrange que le "quatrième pouvoir" (première tyrannie) leur soit entièrement larbin, alors que les médias tirent, sans cesse, illégalement, sur les gens honnêtes. Enfin, nous sommes ici juste pour montrer les mécanismes qui inversent les inversions. Nous avons assez vu les gigantesques dégâts lorsque l'élu est laissé séparé, désolidarisé des électeurs, pour être, désormais, convaincus que le contrôle en binôme de l'élu ressemble à la vraie démocratie. Et le système actuel à l'anti démocratie. Un seul point illustre d'ailleurs cette évidence. Châtenay Malabry a commencé son processus (bientôt le vôtre ?) par l'impulsion, lors d'une augmentation de 76 % des impôts locaux en 1995, qui choisit l'apprentissage du contrôle de fond. Ils se sont coltinés les dossiers de A à Z. Ont démarchés tous les organismes. Appris toutes les techniques nécessaires (chimie, comptabilité, sanitaire, droit…etc). Et ce dans une double démarche : vérifier chaque donnée et pouvoir l'expliquer aux gens. Avec un double objectif : répondre point par point et impliquer, intelligemment, les gens. Je cite quelques des paroles de ces pionniers " Le doute c'est ce qu'il faut garder à tout prix. Afin de vérifier si nous parlons vraiment de la même chose. Mais, aussi, afin de ne pas se laisser porter par l'illusion de la force. Surtout ne pas chasser les doutes que l'on a sur soi-même, sur les autres."

 

Contre la "démocrature" pour la démocratie

Néologisme inventé par le candidat de Dole qui a pu l'éprouver en direct du fait d'avoir subi des menées peu amicales d'une personne appartenant à cette "démocrature", eh oui ! Dominique Voynet. Dominique Voynet n'est pas, ne sera, sans doute, jamais une démocrate. Elle ne pratique que la démocrature. Dont la définition est "qui se donne un apparence de légitimité et n'agit que dans les mots, jamais dans la réalité". Des moyens de les détecter  ? Ils (elles) ne répondent jamais aux questions, puisque une réponse directe les disqualifierait immédiatement. Un mécanisme d'inversion ? Eh oui ! Encore un ! Tout est renversé. Le mécanisme s'articule "l'avenir n'est pas à promettre mais à permettre". Ce qui disqualifie absolument toutes les façons de procéder connues jusqu'ici et qui étaient bien des inversions. Les "promesses " électorales, justement. "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent" ricane l'inversion complète. La promesse ne culpabilise pas qui la fait mais tous les autres. Coupable d'écouter quelqu'un (fût-il un homme politique quand il parle) ce qui ne laisse d'autre "issue de secours" que de ne plus jamais écouter un homme politique. Promesse comme virus qui ne contamine que qui l'écoute non l'émet (il ne peut pas être "pourri" ), ce qui, par précaution sanitaire, nous renforce dans l'obligation vitale de ne plus l'écouter. Puisque le délire schizophrénique qui sous-tend ces "habitudes malsaines" des politiques se dit "je fais des promesses pour que vous ne les écoutiez pas ". Le Droit, très clair à ce sujet, cercle, et encore plus en régime libéral, la politique n'est plus qu'un marketing, donc soumise, essentiellement,  aux lois du commerce. Pas de bol, les lois y sont limpides. Toute "promesse électorale" est, désormais soumise à "l'abus de confiance". Selon les articles 406 et suivants du Code Pénal, l'abus de confiance n'est pas un vol, le bien ayant été volontairement remis par le propriétaire à l'auteur du délit. Il n'y a pas, non plus, manœuvre déloyale pour obtenir la remise du bien. Il faut juste conjonction de 6 éléments : détournement, intention frauduleuse, préjudice, ne concerner que des éléments mobiliers, n'exister que de manière précaire et en vertu d'un contrat déterminé par la loi. La "promesse" électorale est bien détournée de son but (une promesse est faite pour être tenue), il y a intention frauduleuse puisque la promesse est jetée sans aucune intention de la tenir, il y a préjudice il n'est que de voir nos vies désastrées, ça ne concerne que des écrits contenant obligation ou décharge (le bulletin de vote), c'est précaire (durée d'un mandat) et c'est prescrit par la loi elle-même (Code électoral). Nous avons bien, là, tous les éléments qui font de la "promesse" électorale un délit. Un délit nommé "abus de confiance", qui, selon l'article L. n°77-1468 du 30 décembre 1977, art 19-1, est passible de 2 ans de prison maximum, et, selon l'art 406 du Code Pénal d'une amende de 2.500.000 francs maximum. Tous les politiciens, ayant usé du délit de "promesses électorales" nous sont donc redevables, de 2 ans de prison et 2,5 millions d'amende. A nous rembourser sur le champ. De quoi aider à supprimer la misère sans promesse mais par acte. Au lieu de nous empêtrer dans des poisons aussi toxiques ou tortueux et de jouer je vous dis n'importe quoi et je ferai n'importe quoi, il semble plus simple et sain de choisir "l'avenir est à permettre non à promettre", puisque, de le permettre est impliquant, il n'est pas possible de le faire advenir sans les gens, le faire advenir c'est pas à pas, il y a moyen de vérifier à chaque étape...etc Tandis que nous avons vu que l'on peut promettre sans les gens.

Comme s'ils n'étaient, tout simplement, pas là mais en les culpabilisant de tout, en prime.

 

La parole peut résoudre la violence : municipalité impliquée et non répressive.

 Parthenay qui a fait ses 14,12 % au premier tour, avait essuyé beaucoup de ces mépris qui sont déversés sur les citoyen(ne)s, au sens de ceux qui accomplissent les Devoirs (du citoyen), indéfectiblement liés aux Droits de l'Homme. Au sujet de ce que les fourbes médias (puisque non impliqués, juste en position de spectateur non acteur, donc peu sensible à la consistance du réel) nomment "insécurité" en espérant tout simplement en créer le "sentiment d'insécurité", plus fort que toute réalité, il y a, aussi, inversion du processus. D'abord, toutes celles et ceux qui circulent dans toute la Société, sans rejets ni exclusives, ont noté que moins est côtoyé la différence et plus elle fait peur. On a peur que de ce que l'on ne connaît pas. Le devoir vital des institutions est donc de tout faire afin que tout le monde côtoie, le plus possible,  les différences afin d'aplanir toute crainte. De choisir de secréter la méfiance de tout le monde envers tout le monde est donc un acte délibéré. L'insécurité, d'abord, c'est en soi-même : vous ne pourrez faire gober les fadaises de "l'insécurité" à qui est bien avec lui(elle)-même. Le but de la politique surgit ,alors démasqué, de séparer tout le monde d'avec tout le monde, de créer partout ruptures, divorces, drames au lieu de rassembler, d'unifier, de regrouper. Comme leur frénésie maniaque est de régner à n'importe quel prix, il faut diviser, diviser et encore plus diviser. En "inventant" de toutes pièces une "insécurité" inexistante. Oui inexistante. Du moins dans la direction où elle nous est montrée. C'est qui l'insécurité ? Pour une très massive part des "incivilités" et ce qui tourne autour de l'interdiction du cannabis. C'est-à-dire vous légalisez ce cannabis et nombres de minuscules petits actes, répertoriés comme délits, disparaissent. Vous refusez de classer les "incivilités" (bris de boites aux lettres, dégradations d'immeubles, tags et impolitesses) comme délits, déjà, les 3/4 de la prétendue "insécurité" s'évapore. Et vous arrivez par la parole, alliée à la suppression des règlements honteux et scandaleux comme "pénaliser" ce qui n'est même pas une "drogue", à n'avoir plus besoin d'user de répression.

 

Contre la présence exagérée de la police

Nous avons vu qu'il y avait une "insécurité" inventée de toute pièces. Mais il y en a une autre de tout à fait vérifiable : c'est que la délinquance des riches représente, en valeur, 90 % de toute la délinquance. Et, moins en volume (moins de 40 %) mais c'est dû, nous l'avons vu, à l'acte délictueux, justement, d'amalgamer à la liste des délits "incivilités" et "usage et revente de cannabis". Que fait la police ? Elle ne s'occupe, massivement, que de ces "incivilités" et "illégale" protection des gros trafiquants trans-nationaux. Au lieu de consacrer 90 % de son temps à poursuivre tous les riches illégaux elle tombe dans le déshonneur de mentir que tout le mal de la Société vient des ados. Car les faits sont là têtus : le délinquant c'est le bourgeois. L'insécurité c'est en col blanc. Il faut donc aller là où il y a besoin. Mais non, les listes des banleiues attestent, partout, d'un présence exagérée de la police autour des plus jeunes. Mais d'une présence plus que relâchée autour des vrais délinquants qui sont les riches et qui s'octroient 9 sur 10 de tous les délits. A titre d'illustration, Michael Moore dans Downsize me ! compte 200 millions de dollars par an de délinquance pour la minorité riche et 14 millions seulement pour l'écrasante majorité des pauvres. Or, dans les prisons surpeuplées, vous ne trouverez pas dans les 1,5 millions  de prisonniers (dont la moitié est là "illégalement" puisque ce n'est que pour la marijuana) beaucoup de vrais délinquants. De riches, quoi ! Les vrais délinquants ne vont donc pas en prison. Le mécanisme d'inversion est bien en vue, une fois de mieux : l'insécurité n'est pas là où les médias le mentent, les délinquants ne sont jamais ceux que l'on prétend et, à 90 %, la police ne fait pas du tout son boulot. Mais celui d'un autre métier : larbin des riches ! Il y a un phénomène connexe de ces perverses inversions constantes, c'est le fait que, dans les banlieues, avec forte proportion de jeunes, l'abstention aux élections tourne autour de 60 %. Vous leur tapez "illégitimement" sur la gueule et vous voudriez qu'ils votent pour vous ? Qui délire ? Le fait massif qui émerge, et que le séisme abstentionniste permet de décrypter, c'est que les 2/3 de la Société sont exclus de son fonctionnement. Il ne reste plus, dans cette non-Société, qu'un tiers qui, apparemment, pour sa maniaquerie nommée "pouvoir" ne sait plus qu'exclure. En tout cas, lorsque bien moins de 50 %, oui bien moins, ont participé, aucun "élu" ne peut sans , mégalomanie ni honte, se prétendre une "majorité". La majorité est, définitivement, du côté de celles et ceux qui n'ont pas voté. Tout élu reste donc minoritaire et comment appelle-t-on un parti minoritaire sinon un "groupuscule" ? Une législation différente concerne les groupuscules, n'est-ce pas !

 

Un poste d'élu n'est pas un dû

Un poste d'élu, non seulement, n'est pas un dû, mais un devoir. Vous me direz qu'un devoir est du, nous nous devons de remplir un devoir. Nous voyons, ainsi, nombres d'élu(e)s s'installer dans leur fonction très exactement comme si tout leur était du, comme s'ils (elles) venaient de recevoir une élection par droit divin. L'élu(e) l'étant alors de Dieu, ce qui, de ce fait, le(la) propulse hors du commun. Ainsi, affilié(e) à une pensée (socialiste, gaullienne, sociale-démocrate, libérale…etc), le fait d'être élu(e) devient le "triomphe" de cette pensée. Le spectacle de l'affilié(e) suffit, d'ailleurs, comme triomphe de cette pensée, elle(il) n'a pas à se concrétiser, à se mettre en œuvre, à rendre des comptes face au réel. Cette schizophrénie absolue rend absolument sourds et aveugles : la "lutte des places" remplace toute concrétisation, il suffit d'installer les individus en devanture d'une idée plutôt que de mettre celle-ci en réalisation pratique. Aussi, la majorité des élites se détourne du réel terre à terre pour ne plus se cantonner que dans l'illusion toute virtuelle de la gloire. La réussite d'une personne n'est en rien la réussite d'une idée. Ce pourquoi, placé(e)s en cette enfilade précise, vous saisissez que ces élu(e)s ayant, ainsi, perdu tous sens des mesures, ne vont plus s'attacher qu'aux marques "personnelles" de leurs fonction. Et plus aux marques de la réalisation de l'idée pour laquelle elles (ils) ont été élu. La maniaquerie et la mesquinerie pour un "dû" de tout le monde à leur égard comme "l'élu" de Dieu a totalement remplacé les exigences, qui se doivent irréductibles, de réunir tous les moyens permettant la réalisation d'un projet collectif. Tous les moyens ne sont dirigés (détournés) que vers soi-même et tournent le dos au collectif. Ce qui permet, enfin, de comprendre entièrement pourquoi ce qui devrait être le plus collectif (la politique) est devenu le plus individualiste possible (la femme ou l'homme politique). Leur réussite individuelle devient toujours plus un échec collectif. Un échec retentissant avec plus de la moitié de la population qui s'abstient, s'abs-tenir c'est se tenir en dehors, être donc totalement exclu du cercle. Ce phénomène massif est même devenu preuve scientifique que nous ne sommes absolument pas en démocratie. En effet, la démocratie comme la loi du nombre ne peut admettre que la majorité absolue, absolument vraie de la population. Si plus de la moitié des inscrits (sans compter les non inscrits) ne participent pas au vote le vote perd toute valeur, toute légalité même, puisque plus aucune formation en lice ne représente la majorité de la population, puisque tous les partis politiques ne représentent plus que de petites minorités se rétrécissant et sont donc, toutes, en train de glisser vers le phénomène sectaire. Si nous étions réellement en démocratie la classe politique se serait auto-dissoute comme ne répondant plus du tout à l'attente de la majorité des citoyens. Le fait que la classe politique anti-majoritaire se maintiennent prouve bien, scientifiquement, que nous sommes pas en démocratie et que les politiques actuels sont ennemis de la démocratie. Serions-nous, au moins, en République ? Pas du tout non plus. La République est, absolument, fondée sur les Droits de l'Homme ET les Devoirs du Citoyen. Comme le Citoyen ne peut toujours pas accomplir ses devoirs de citoyen parce que les droits de l'homme existent pour lui permettre de sortir, de s'extraire de son état d'animalité, de chaque instant présent entièrement voué à survivre et que, nulle part, "le droit naturel" n'est appliqué. Il ne peut donc être demandé d'accomplir ses devoirs de citoyens tant que tous les moyens ne sont pas réunis. Nous ne sommes donc ni en démocratie ni en république. A peine en ploutocratie, en régime vachement censitaire (l'argent bâillonnant toute liberté d'expression, tout(e) citoyen(ne) peut, de droit, se présenter à toute fonction mais de fait, seul(e) qui a l'argent le peut ; nous sommes précisément dans un système totalement basé sur l'argent donc une ploutocratie). Le mécanisme d'inversion de ce qui inversé est bien là. Le système tel qu'il existe, c'est-à-dire en démocratie virtuelle mais ploutocratie réelle, en démocratie de droit mais en anti-démocratie de fait, nous pousse toutes et tous à l'illégalité complète : nous ne remplissons pas nos Devoirs de Citoyen(ne) ! Nous avons vu pourquoi nous ne le pouvions pas. Ce n'est pas une raison pour que nous nous entêtions dans cette illégalité. Le renversement c'est de nous réapproprier l'entièreté de notre fonction de citoyen. Comme nous permet de Rebondir la liste Rebondyr de Bondy avec ses 12,89 % au premier tour. Qui, entre autres, détecte que leur maire se permet de se succéder à lui-même sans le moindre égard pour sa doctrine communiste, qui, fut, rappelle Rebondyr "tout de même révolutionnaire". Elle le fut !

 

Plus de politiciens professionnels ?

Grâce à cet assemblage de multiples trajectoires, de vécus denses mais différenciés, de pensées doutantes, cheminant hors la sécurité stérile des conformistes, qui se sont (re)générés aux états-généraux aux états-regénérants, nous sommes en train de définir et décrire, un monde totalement inversé. Mais, pour offrir forme à ce kaléidoscope grouillant, il fallait y allier les talents très particuliers des écrivains. L'écrivain c'est plus grand, plus profond, plus en avant que les autres. Ce simple fait, permet à celles et ceux qui se retrouvent  immergés, ballottés, secoués, assourdis, aveuglés par/dans la vaste masse, de pouvoir s'y résonner, de se prendre le recul nécessaire et obligatoire afin de ne pas rester durs à la détente, le regard synthétique qui fait voir clair. A l'aide d'un texte qui résume tout mais en lui offrant forme habitable. Nous vérifions, pan par pan, que "leur" Société est vraiment à l'envers, chaque détail y est inversé et l'ensemble encore plus. Voici que nous avons des élus qui, entièrement, ligotés par leur réussite personnelle, créent encore plus de dégâts que s'il n'y avait nul dirigeant. Tout cela parce qu'ils se sont pris pour les "élus". Au lieu d'admettre qu'ils "ont été" élus. Ce qui est radicalement différent. Le chapelet de conséquences et d'attitudes qui en découlent se ruent dans deux directions absolument opposées. La première qui a entièrement, qui est totalement fausse, qui fuit tout réel, est pourtant la Société où nous vivons. La seconde, celle où nous allons vivre. Dans la première nous aboutissons à des "effets pervers" comme les "dynasties": il a été relevé 37 ans la même personne ou la même famille séquestrant un lieu au détriment de tous. C'est ce que nous vous disions : ils se prennent pour des "élus" ! Le mécanisme d'inversion a été esquissé par Paris XVIII Motivé-e-s et c'est plus de politiques professionnels. Plus du tout. Fini. Basta ! Ce qui retrouve la pleine légalité constitutionnelle où "toute fonction publique doit être temporaire"(et même élective) et où "aucune partie de la population" ne peut s'approprier l'entièreté constituante. Un seul mandat par personne et à vie. Évidemment, ce nouveau dispositif aura quelques ratés lorsqu'un individu, exceptionnel par son action, ne pourra la poursuivre. Mais par rapport à l'échec complet actuel ce défaut sera bien léger. En effet, la classe politique n'a jamais su (voulu ? ) se défaire de celles et ceux qui ne sont là que "pour profiter", pire même, elle s'est mise à dériver avec eux. Elle est donc absolument malvenue d'oser, sans pudeur ni dignité, que quelques êtres d'exception aient, malgré eux, pu accéder au dispositif politique totalement gangrené par eux. Au point où même ces êtres d'exception n'ont rien pu réaliser de franchement collectif. Cela prouve, infiniment, que ce dispositif sera à toujours stérile. Donc l'inversion de l'inversion c'est plus de politiciens professionnels. Jamais. Ce qui aura une vertu bénéfique tout à fait inattendue. Pour le savoir il suffit de scruter mais d'où viennent les politiques ? Professeurs, Services Publics, Entreprises. Mais, surtout, E.N.A.. L'appropriation privée de ce qu'il y a de plus public. Nous avons vu qu'avec les mécanismes d'argent aucune liberté d'expression, oui aucune, n'est possible et nous aboutissons à un régime qui, scientifiquement, ne peut être nommé que de "ploutocratie censitaire". Plus de politiciens professionnels : la Société, dans sa globalité, sera représentée, c'est-à-dire rendue visible à elle-même. Ce qui ne peut avoir que des vertus résolvantes de tout conflit. La "représentation" c'est pour présenter au regard, donc à l'attention, la réflexion, l'intelligence, l'entièreté d'un ensemble, sans qu'aucune parcelle, aucune partie ne soit laissée dans l'ombre. Seul moyen scientifique pour qu'un ensemble se rende connaissable à lui-même. La civilisation inversée dans laquelle nous survivons est donc, de bout en bout, antiscientifique. Un lieu de superstitions et de ténèbres. Elle est, exactement, l'Ancien Régime de la Constitution de 1789. C'est-à-dire que cette civilisation à l'envers est ce qui empêche cette Constitution de se concrétiser, de se réaliser. Tout en même temps qu'elle nous empêche de la piger, de la comprendre, de réaliser son potentiel thérapeutique sans fin.

 

Des états généraux ? Mais ils ont déjà eu lieu ! Trop tard !

Et ainsi, toutes les analyses des professionnels entièrement séparés de la vie, complètement séparés des autres, de se mettre à fuser. A confuser. Et de s'obnubiler sur Motivé-e-s dont ce texte même prouve qu'il n'est qu'un élément du processus complet. Mais que l'émerveillement ne peut absolument pas provenir que de sa maigre scrutation. Ainsi la maladie mentale, qui empêche le monde inversé de jamais comprendre la réalité, éclate, ici, en plein jour. L'idée stupide, à peine niveau b.d., l'idée donc puérile qu'il y ai, à toutes choses, des meneurs, a habitué le regard à se restreindre à très peu de personnes. Et à être perdu dès qu'il y en a un peu plus. Ainsi, de se trouvé immergés dans la foule où personne ne dit vraiment la même chose, les empêche, à jamais, d'en retirer une synthèse. Une synthèse n'est possible que si elle entièrement incarnée physiquement, que si chacune de ces personnes vous a transmis son (é)motion, sa trajectoire et que si vous avez appris les techniques (toujours inédites) du "comment envelopper ce qui m'enveloppe ?". Évidemment ils n'ont vu que Motivé-e-s là où il avait foisonnement jubilatoire de tout un pays. Et l'article de femme du Monde m'a juste servi à vérifier "comment" elle a fait son travail de "journaliste" puisque, au niveau informatif zéro (j'y étais), elle est restée séparée de ce qui se passait, ne l'a absolument pas vécu et donc n' a pu en restituer quoi que ce soit. Conclusion : le Monde mondain n'a rien à vous apprendre sur la vraie vie. Vous pouvez, cependant, "consulter" ce journal pour inspecter l'étendue toute de leur maladie, de leur "séparation"- selon la nosologie de Boris Cyrulnik, pour qui "toute description est autobiographique", dans le sens où elle vous apprend beaucoup sur qui décrit et rien sur ce qui est décrit. Dans ce sens, le Monde est la meilleure antre pour approcher, aseptiquement, donc sans risque, l'ampleur de toutes les maladies de "l'inversion". Thérapeutes à vos hublots d'asepsie. N'avez-vous pas déjà trouvé un article absolument vide, plus creux que creux, suggérant de réunir des états généraux. Cet article n'a pour seule vertu que de pointer "voyez, c'est moi qui l'ai dit!" mais absolument pas de fournir un contenu à cet appel qui devrait frôler le lyrique. Qui a pondu cette fresque ? Dans le mille, un journaliste et un philosophe déphilosophé (des métiers de "l'inversion"). Leur démarche, mais ils en ont totalement perdu conscience, est de "séquestrer" un mot afin de le rendre complètement inactivé, qu'il ne soit plus opérant, donc opérationnel. Puisque, enfin, des états généraux il y en a eu : exactement les 3 et 4 février 2001. Pourquoi faire semblant de "l'ignorer"? Faire comme s'ils n'avaient pas provoqué le moindre ébranlement ? Bien plus utile d'essayer d'en absorber tous les nectars, d'en transformer son corps et sa vie de tous les sucs thérapeutiques. Bref, d'en tirer toutes leçons. Avant que de se précipiter à multiplier le spectacle "séparé" d'autres soi-disant états généraux. Puis d'autres...etc Ceux-là suffisent bien ! Simplement, Motivé-e-s Rennes et ses 8,22 %  au premier tour, mais aussi Bondy de Rebondy, souhaitent une coordination de troisième tour ou bien "une structure de mise en commun souple", dont le but serait de faire circuler, horizontalement, les expériences, leurs impacts, leurs résultats, leurs temporaires succès ou échecs, et de vérifier, à chaque fois, leur intérêt collectif et si beaucoup veulent encore, étape après étape, que quelque chose change. Mais aussi soutenir les initiatives locales. Il me semble que cette "coordination de troisième tour" soit concrétisée par ce texte. A défaut d'autre chose. Il suffira de reproduire l'expérience : immersion dans la foule, fourniture de documents et réponses en direct à un jeu de questions bien ciblées, pour permettre cette continuation d'une "coordination souple". Et remise en cause à chaque texte produit. Ce qui, face donc à l'artillerie lourde des médias empêtrés dans leurs techniques lourdes qui peuvent rendre sourds et aveugles à la réalité in progress, semble tellement plus efficace. Quel est le mécanisme de renversement ? N'est il pas clair ? C'est juste de rendre visible que les "inversés" proposent, sans cesse, quelque chose qui a, déjà, été fait, concrétisé, réalisé, diffusé, qu'ils situent dans le futur ce qui est déjà passé (et nous avec). Bref, qu'ils ne savent plus du tout capter et décrypter la réalité !!! Ce qui ne peut plus, évidemment, permettre de leur confier toute gestion de celui-ci.

 

Créer les conditions matérielles d'un partage entier des idées

Le système ploutocratique censitaire est, scientifiquement, le système le plus inapte à la communication (selon Whitehead et  Wiener) le plus mauvais transmetteur d'information (selon Shannon et  Wiener). Autant dire que le partage des idées est un concept qui lui sera, à jamais, inaccessible. Bloqué qu'il sera par la rétention d'informations, la désinformation, la mise au secret, la manipulation…etc toutes techniques d'une civilisation "à l'envers". Soit des maisons d'édition qui ne font plus qu'un travail corporatif. Étrange que les médias, si férus de détecter :les corporatismes, n'aient jamais pointé celui-là aussi pointu, pourtant, que le nez au milieu de la figure. C'est que, globalement, soit quasiment toutes, les maisons d'éditions ne travaillent plus que pour elles - complètement "inversées", "séparées" - plus pour les citoyen(ne)s. Rien ni personne ne les a élu, aucun contre-pouvoir, ni pouvoir ne les contrôle, pourtant elles prennent toute la place. Elles s'autoproclament, se prétendent "dispensatrices du savoir" mais ne le diffusent que quand, comme et comment ça les arrange. Trahissant, par cette manière de procéder toute Science, se ruant hors de toute objectivité, et se positionnant comme l'exact ennemi du Savoir. Le savoir , doit-on le rappeler, n'avance qu'en rencontrant les contraintes du réel et en y répondant. L'édition, en général, n'est pas le réel, elle barre le chemin du Savoir. Et ne peut plus masquer que son seul moteur est corporatiste. Que le savoir ne l'intéresse vraiment pas sauf s'il "rapporte" quelque chose. Or, décrivez-nous comment un savoir qui serait, entièrement, tordu, trituré, défiguré, dépecé, écartelé…etc pour le formatage éditorial pourrait encore "rapporter" de la vraie connaissance. Tout savoir soumis à une telle torture n'est plus un savoir. L'édition, qui accepte la massification, est donc l'ennemie du savoir. Il n'est utile de le relever que parce qu'elle prend toute la place, s'octroie, illégitimement, tout l'espace de la connaissance et nous en ferme, illégalement, les accès. Sinon, qu'importe qu'elle régresse dans son corporatisme et ses contorsions marchandes. Qu'importe. Mais elle ne doit plus se mêler du tout de la pensée et au savoir. La libre Évolution, seule, est à même de guider pensée et savoir dans l'auto élucidation permanente. Il y a donc, encore et toujours, une inversion radicale. Ce qui est le plus précieux, le savoir distillé par ses penseurs, formé et formulé par ses écrivains, est "censuré" (fonctionnement découlant d'un régime censitaire que la censure). C'est-à-dire que le "savoir" largement diffusé est déjà vieux de 50 ans, en moyenne. Que, jamais ou si rarement,  le savoir en prise directe sur aujourd'hui n'est largement diffusé. Il est masqué, occulté, caché, planqué, enseveli. Personne n'est donc contemporain de ses contemporains. C'est, exactement, pour cela que les "penseurs", tels que les médias incompétents le reflètent sont, massivement, âgés. C'est leur savoir d'il y a 50 ans qui est diffusé. Celui d'aujourd'hui jamais. Dans ce dispositif il n'y a aucune liberté d'expression et nous nous trouvons bien dans la même problématique que celle de l'Ancien Régime, avant 1789. Exactement la même, vérifiez pour voir. A part que cette problématique est encore plus renforcée du fait que nous sommes encore plus dans le dispositif de l'Ancien Régime avant 1789. L'Ancien Régime c'est cette civilisation "inversée", pleine de superstitions et de ténèbres. Nous nous situons, exactement, dans le segment temporel et spatial qui précède 1789. Et, tout comme sous l'Ancien Régime, les penseurs se trouvent bousculés, meurtris, malmenés, persécutés par la censure. Mais la censure n'est pas du tout le dispositif dirigé contre l'auteur que l'on vous fait croire. La censure c'est vous empêcher d'avoir connaissance et d'accéder aux œuvres de cet auteur. Aucune liberté de diffusion. Comment connaître ce que vous ne connaissez pas ? Tout sera fait pour que vous ne le connaissiez pas. Qu'est l'auteur sinon la source ? Il va s'agir de "parasiter" la source, de créer une distorsion douloureuse, pas de répression directe de l'auteur mais une répression, jamais détectée, "en dehors" de lui. Les gens sont bousculés, meurtris, malmenés pour "s'écarter" de l'auteur. Ils sont "amenés", presque "obligés" de fait (barre sur leurs emplois, leurs cachets, rôles, émoluments, diffusions, images…etc) de croire que l'auteur est tel ou tel répugnant personnage, même si, surtout ce n'est pas du tout crédible. Seul message capté : mieux vaut se détourner de lui.  Dans ces conditions, il paraît difficile de réunir les "dispositions" pour écouter, entendre, lire ou autre, calmement, sa pensée. Aucune liberté d'écoute, Aucune liberté de lecture. Pas de liberté d'expression sans liberté de diffusion. La liberté d'expression c'est lorsque chaque segment de l'expression reste vérifiable, contrôlable et modifiable. Aucun segment, aujourd'hui, ne remplit ces possibles. Nous nous trouvons bien dans la même absence de liberté d'expression qu'avant 1789. Blocus bloqué. Le mécanisme d'inversion de "l'inversion" doit bien exister (puisque toute démarche réellement scientifique permet de "prédire" avant de le vérifier). C'est par ce désir de partage réel des idées qu'émerge ce mécanisme de renversement : "que les idées puissent être reprises" souhaite Colombes. Aucune avarice ne semble adéquate en ce domaine, il faut être prodigue d'idées. Il faut donc un lieu de résonance. Ce qui se lie avec le souhait d'états généraux permanents, comme lieu de passage et de partage de ces idées. Nous avions vu que ce lieu de coordination, comme lieu d'inversion des inversions, se situe, temporairement, et actuellement, en attendant l'étape suivante du processus, dans l'écrivain. Son texte comme offrant forme et sens au maelstrom des états généraux qui vont dans tous les sens. Sa démarche est de partager ses savoirs, talents et compétences. Non de "s'inverser" dans une gloire qui "sépare" des autres.

 

L'interculturalité ne peut s'épanouir qu'une fois le blocus de la diffusion surmonté

Ne désirant, n'ayant pas besoin et ne choisissant pas, tout simplement de "se mettre à l'envers" des autres, de se retrouver "séparé" d'eux par l'inversion du miroir de la gloire, l'écrivain ne se trouve plus "face à" mais "avec". Son seul problème reste la diffusion (ce qui ne "sépare" pas des autres) parce que le système inversé barre quasiment toute la diffusion. Mécanisme de renversement : laisser au corporatisme éditorial le passé mais l'expulser, fermement, de la diffusion du savoir, du présent. Ils n'ont rien à y faire, leur esprit "inversé" n'y a aucune compétence et, d'ailleurs, de nombreux témoignages ont prouvé qu'ils "ne savent pas lire" (détecter dans le lacis d'aujourd'hui la trajectoire future, ressentir l'importance ou non de celle-ci, deviner quel chemin il faut parcourir pour "parvenir" à dire ceci, sortir de la puérilité où l'important n'est plus "qui" le dit mais bien "ce qui est" dit, ne jamais se laisser influencer par l'aspect trop original ou, a contrario, trop banal, d'un style, mais ressentir, vibrer à ce qui est dé-placé par l'écrit, ce qu'il remet en question - seule chance que nous ayons d'obtenir une réponse - bref, décrypter, hors toute pente de la facilité démago, jusqu'où "va" le livre et le laisser y aller : ça c'est savoir lire!). Les avoir, fermement et définitivement, écartés du savoir présent. Une structure la plus adéquate juridiquement, celle qui permet le maximum d'efficacité et de transparence, serait à choisir entre association, syndicat, SNC…etc. Cela offrirait quelque chose comme "Le syndicat des maudits" (les empêchés de diffusion légale par l'édition corporatiste), l’asso des maudits…etc. Une structure où tout penseur, écrivain, persécuté par l'édition corporative, pourrait trouver une diffusion minima (et non flatteuse ou diffamatrice) de ses ouvrages. La censure serait contournée : tout(e) citoyen(ne) pourrait avoir connaissance de ce qui existe en dehors de toute gluance apologétique ou toute pestilence diffamatoire. Le procédé que nous avons vu de "parasiter" la source, de la distorde, de faire que beaucoup savent, sentent qu'un tel ou une telle a son "importance" mais le "trajet" étant entièrement "parasité", "diffamé" leurs cerveaux adviennent à penser que c'est à cause de tel ou tel trait qui les éloigne de l'écrivain qui ne serait pas "comme eux". Alors que c'est faut. Mais comment vérifier sans aller vérifier ? Ni se poser la question utile devant la civilisation "inversée" : pourquoi dépense-t-on des sommes aussi fantastiques (ou tant d'énergies, de paroles, de gens…etc) "contre" cette personne si pauvre? Il y a disproportion, distorsion.  Excès de moyens : ça cache quelque chose. Pourquoi, alors que cette personne n'est pas du tout "médiatisée", vouloir nous "protéger" à ce point de cette personne sans moyens ? Que peut-elle contre nous, sinon rien alors pourquoi nous faire perdre notre temps ? Pourquoi cet entêtement de la police à vouloir "nous rendre service" en nous le (la) "signalant" ? Quel front uni de "toutes les couches sociales", du moins telles que servies par les médias, n'est-ce pas trop ? Pourquoi des personnes insistent pour que nous nous "méfions" de telle ou tel ? Pourquoi cet acharnement à nous asséner, sur quiconque, un "bien" "pas bien" très paternaliste, très prof et très flic ? Pourquoi s'ils (elles) ont une dent contre lui (elle) ne se débrouillent-ils pas eux-mêmes, pourquoi nous mêler à cette histoire ? La disproportion disqualifie "l'inversion" (il est difficile de doser à l'envers) et leur démarche exagérée est perçue pour ce qu'elle est : de la diffamation avec la leçon claire "une personne diffamée selon ces moyens a beaucoup de valeur". Surtout pour nous : ça doit être primordial ce qu'elle a à dire. Hors de ces turpitudes, attachées qu'à la seule civilisation "renversée", nous avons, enfin, accédé au vrai partage des savoirs. Une liste interculturelle sur Bordeaux s'est, ainsi, permise sa gestaltheorie. "Couleur bordelaise", son nom, sa dérive de pensée partit du cinéma Utopia et parvint à capter "la culture et la diversité sont les meilleurs moteurs des changements de mentalités." Carrez-vous ça ! Le multiculturalisme comme aide à la gestion municipale. Selon l'articulation que nous avions perçue où moins une différence est côtoyée et plus elle fait peur, où moins une différence est, pacifiquement, approchée, plus elle est, violemment, rejetée, là nous nous trouvons "au cœur de toutes les différences". Le traître Mitterrand susurra "il faut toujours commencer par la culture" tout en se gardant bien de le pratiquer, tout en gesticulant la censure tous azimuts contre tou(te)s les progressistes et tout en accélérant le viol par l'argent en "offrant", sans aucun combat ni nécessité aucune, toute la "culture" au fric fou. Sans doute, avait-il volé l'idée que la culture précède tout quelque part. Néanmoins, elle reste toujours plus vraie cette idée. Une gestion municipale par multiculturalisme peut faire entendre les voix étouffées, peut ouvrir un espace à toutes ces autres qui disent "nous ne nous reconnaissons en rien dans tout ce qui existe". En rien, entendez-vous ? Sans doute, que le soi-disant choix du commerce minoritariste est bien plus restreint qu'il le prétend. Malgré son pilonnage incessant une majorité commence à dire "y'a rien pour moi là dedans!" Comment éviter la mainmise internationale sur la culture ? Changer de segmentations, remplacer les entreprises "culturelles" par des associations, ou des entreprises d’insertion, mêmes citoyennes. Faire émerger des "maisons de solidarité internationales" dans les grandes villes. Avec de multiples facettes comme la prise en charge, par les municipalités, d'écrivains d'autres pays, notamment expulsés, persécutés, censurés. Multiplier les luttes "créatives" au détriment des luttes "revendicatives".

 

Lien social - Traverser l'écran de papier des médias

A Rennes  Motivé-e-s parle de revenir à la réalité masquée par les médias. Réalité qui est : pas de salles de concerts, pas d'aide aux débutants, aucunes retombées pour les quartiers ni les groupes. Le tout travesti par les médias qui mette le marketing temporaire des "Transmusicales" en avant et cache, méticuleusement, le reste de l'année "sans" les Transmusicales". Le dédain, "l'ignorance", le mépris portés sur ces besoins des plus jeunes comme un des vecteurs explicatifs de leur 53 % d'abstention des inscrits, dans la tranche 18-24 ans, selon le sondage post électoral Ipsos/Le Monde. Dans, aucun domaine, quelle que soit la couleur de la municipalité, rien, ou si peu, leur est accordé et vous voudriez qu'ils s'intéressent pour un jour à ceux qui vont, avec arrogance, leur tourner le dos pendant 6 ans.  Aussi, monte de Colombes, mais d'ailleurs, ce genre de constat "des jeunes en position éligible sur les listes". Sinon qui voulez-vous qui "entende" leurs demandes ? Qui partage les mêmes conditions de vie ? "Tous les politiques sont déconnectés du terrain". Qu'ils se déguisent, tous les 6 ans, comme pour aller travailler au jardin ne change rien à cela. "La voix des sans voix" résonne comme un désert. Il semble que rétablir le lien social pourrait bien commencer par/avec les plus jeunes.. L'atelier dit du "Lien social" le 3 février 2001 a su être très prolifique. "Moins il y a de lien social plus on fait appel aux institutions"  Puisque chacun(e) , depuis la destruction voulue de tous liens sociaux, se (re)trouve de plus en plus seul(e) il faut observer ces étranges phénomènes. Plus vous êtes seuls et plus vous avez peur. D'où, vous transformez la moindre incivilité en drame gigantesque. Ainsi, au lieu de résoudre ses problèmes de voisinage soi-même c'est la police que sont dévolus les rôles d'assistante sociale et de psychothérapeute. "Les institutions nous individualisent (c'est-à-dire nous séparent des autres) alors que le vrai lien social se constitue hors institution". Le poison court partout. Les médias (délibérément ?) font obstacles à toute création de lien social. "On nous fait croire que le lien social ne se construit que dans le loisir et non dans la création d'un monde commun". L'inversion est bien éventée. Nous sommes parqués dans l'amusement obligatoire, dans la dégradation tendancielle de cet amusement vers toujours plus de puérilités. Et nous n'avons plus le droit de rien faire d'autre. Jamais la répression douce n'a été aussi répressive. Et oppressive. Tout est fait, écran des médias s'interposant entre tout le monde et chacun, pour que nous ne créions jamais "un monde commun"  "Lorsque le lien social se réduit à un guichet nul ne peut s'impliquer avec des institutions". Et tout ce qui existe hors des institutions n'est pas reconnu. Voilà un vecteur du séisme abstentionniste des jeunes. Ils veulent du vrai lien social, que trouvent-ils ? Des institutions qui ne sont que des guichets "séparés" qui ne permettent aucune machine à tisser du lien "impliquant". Les institutions leur semblent vides de sens. Face à ce vide ressenti, la seule "injonction des institutions c'est de se motiver soi-même. Tout est fait pour que les gens ne se rencontrent pas, ne se parlent pas". Plutôt parler à des apparences (les vêtements...etc) qu'à ce que les gens ont dans la tête. "Imaginez en toute institution des "lieux de liens" (lieux pour que les parents d'élèves se rencontrent, lieux pour que les malades des hôpitaux se rencontrent, lieux pour que les prisonniers se rencontrent, lieux pour que les citoyen(ne)s se rencontrent, lieux pour que les solidaires se rencontrent…etc). Vous avez des difficultés à l'imaginer ? " C'est que le temps qui sert à communiquer est un temps qui ne rapporte pas. Faut abréger toujours plus. Qui pousse à cela ? Jusqu'où ? "On se réveille après avoir participé à la société de consommation dans une solitude terrible". Mais encore ? "L'insécurité n'est qu'un slogan. C'est le lien social qui se défait qui permet cette propagande". L'inversion est complète puisque nous voici dans une Société qui ne vit pas en société. La schizophrénie galope lorsqu'est reproché aux gens d'avoir subi ce que leurs reprocheurs permanents n'arrêtent pas de leur faire subir, lorsque leur est assénée leur "culpabilité" d'être seuls, alors, que depuis 25 ans, intensément, tout a été fait pour…etc L'inversion de l'inversion ? Toutes les municipalités obtiennent pour première fonction, toute première vous entendez, de multiplier toutes les rencontres qui multiplient les possibilités de côtoyer les différences et permettre, ainsi, un minimum de langage commun et de valeurs partagées. Les municipalités doivent abattre les "guichets" et se mettre en dispositif de tisser de "l'impliquant", de l'interactif. Pas quelqu'un d'un côté et quelqu'un de l'autre, pas de face à face, pas de statut différent (moi qui condescend à répondre et vous qui vous rabaissez à demander). Mais tout le monde ensemble, tout le monde "avec". Le plus urgent, même si cela paraît incroyable, c'est d'apprendre à vivre en commun. D'apprendre à vivre en Société. L'urgence d'un mouvement collectif brûle de partout. Le rêve du chacun(e) pour soi est devenu le pire des cauchemars collectifs. Il faut être complètement halluciné pour ne pas le voir.

 

Contre le modèle capacitaire

Saïd Bouamama (De la galère à la citoyenneté - Editions Desclée de Brouwer) s'élève contre le modèle qu'il appelle "capacitaire" qui bloque complètement la Société. Pas moins. En effet, allié au modèle "unicitaire" le citoyen n'a plus qu'un seul mode participatif. Vous avez deviné lequel : voter. Ce qui est, fondamentalement, anticonstitutionnel puisque seul le Peuple y détient la Volonté Générale qui doit s'exprimer tout le temps et non par éclipses. Ce double blocus social aboutit à des "effets pervers" terrifiants, qu'évidemment, les sociologues vendus n'ont jamais étudié. Le "modèle unicitaire" réduit tout au pays, à la nation, c'est-à-dire à ces abstractions que personne ne vit, ne peut vivre et qui, donc, ne servent strictement à rien. Comme d'habitude les dangereux conformistes disent bof ! rien n'est grave sauf ce qui leur arrive (résultat de ce montage global du rien n'est grave et qui, lorsqu'il leur parvient, à eux, est trop tard, personne ne pourra rien pour eux). Or ces modèles vides, qui sonnent le creux, que personne ne vit, occupent toute la place. Pendant ce temps, les gens vivent autrement et sans modèle. Ce qui n'est pas malin. Et rend encore plus impardonnable l'incompétence radicale des autoproclamés dirigeants (puisque, sociologiquement, archi minoritaire). Le modèle "unicitaire" empêche toute émergence "d'un destin commun", selon les mots de Bouamama. L'unité politique et l'unité culturelle ne sont jamais sondées, nous n'y pouvons, institutionnellement, y faire les premiers pas. Comme d'habitude, pour s'en sortir, il nous faut marcher complètement hors institutions qui s'entêtent, "séparées" et "inversées", à diriger des notions vides. La dérive c'est que l'écrasante majorité des non-citoyens ne sait plus utiliser son bon sens et son raisonnement. D'où tout est "ramené à un problème culturaliste". Et ses stupidités sans nom de fuser : un problème, "ah ! c'est de la faute des arabes". Ce qui ne veut absolument rien dire puisque ce terme générique regroupe une diversité telle que tous les vecteurs d'action y vont dans tous les sens les plus opposés et, donc, qu'absolument aucune unité d'action n'y est possible. La déchéance mentale de la majorité est grande au point que l'on se doit de dire qu'ils ont perdu leur tête. "Ca prend la tête" oui, et si on se laisse faire, "ça" a "pris" votre tête et la emportée, toute entière, ailleurs. Vous n'en avez plus. Et donc plus aucun moyen de connaissance du réel. Et d'action sur lui. Dire c'est "de la faute des arabes" vous prive de toute compréhension de la réalité. Comme ça vous empêche de modifier celle-ci. Le modèle "capacitaire", lui, est un véritable poison qui empêche, radicalement, toute possibilité d'être citoyen(ne). Tout le monde est expulsé de sa citoyenneté et une sordide mascarade (appelée élections) voudrait nous y faire réintégrer le temps d'une élection. Impossible, la citoyenneté c'est à temps plein. Elle s'use si on ne s'en sert pas. Elle ne peut pas du tout fonctionner sur commande, la citoyenneté et, en plus, dans un cadre fixé (sans elle) à l'avance. La citoyenneté pour exister doit posséder la totalité de ses droits. Exactement, comme votre cerveau pour bien fonctionner a besoin de la totalité de ses facultés : privé de mémoire, par exemple, il ne pourra plus penser. Or la citoyenneté est châtrée de sa mémoire, son langage, ses valeurs, ses lieux...etc et vous voudriez que cela fonctionnât. La citoyenneté, de plus, n'est pas un acquis, c'est pas un objet quoi, mais bien un processus : elle ne peut exister qu'en participant. Eh oui ! la citoyenneté ne peut être que participative. Vous l'empêcher de participer, plus de citoyenneté. L'électeur n'a qu'une position de spectateur qui ne participe pas : son vote est, de bout en bout, illégal et se voit vidé de toute valeur. C'est un "vote" de consommateur non de citoyen. Il est anticonstitutionnel, antirépublicain et sauvagement antidémocratique. C'est que la citoyenneté est un processus, il faut absolument y participer. "Citoyen celui qui est émancipé activement", ajoute Saïd, or le modèle capacitaire trahit, oui trahit la citoyenneté. Ce modèle ne dit qu'une chose mais ne la prouve jamais, cette chose. Il y a ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Et de sombrer dans l'Ancien Régime plein de ténèbres et de superstitions, encore et toujours plus loin de la Raison. Puisque "séparés" de toute "démocratie participative" ils osent, en plein cercle de déraison, qu'ils savent. Or, comment peuvent-ils savoir s'ils sont séparés de nous ? Comment peuvent-ils savoir nos besoins urgents ? Ils ne le savent pas : d'où 53 % d'abstention chez les "inscrits", vous rajoutez les "non-inscrits", vous voyez l'incroyable majorité des "non sus". S'abstenir c'est "savoir" que l'on ne sait rien sur vous. Puisque le stupide modèle "capacitaire" est, dans l'impasse, dès la deuxième phrase. Ceux qui savent le restent à la nécessaire condition que ceux "qui ne savent pas" se taisent. Dès qu'ils parlent ceux qui savent ne savent plus. Ils "savent" juste dans leur monologue, dans le papier, mais jamais "avec" les gens. C'est même pour cela qu'aucune action ne surgit de leur prétendu savoir. Or savoir=action ! Il ne faut pas moins de la guerre permanente du 4° pouvoir (1ére tyrannie!) des médias contre la Société, pour masquer cette mascarade. Avec un terrifiant "effet pervers" que ces rêveurs inactivés que sont les médias ne peuvent pas voir. Tout aboutit à hausser sans cesses les capacités. Où elles ne servent à rien que d'admirer des êtres statufiés et rendus immobiles. Au lieu de les rabaisser, ces capacités, pour les mettre au service de tou(te)s. La Société, séquestrée par les médias, passe son temps à dire et montrer que le premier est le premier. Comme si cela ajoutait quoi que ce soit. Les Capacités sont traitées comme une essence métaphysique : et les politiques "séparés" de venir se poser sur l'image auprès du sportif gagnant, de la vedette triomphante ou du musicien glorieux. Comme s'il y étaient pour quelque chose. Alors que la connaissance du réel sait que c'est malgré eux que ces "victoires" ont eu lieu. Le système ploutocratique est totalement censeur, il censure tout toujours plus et, donc, une "victoire" a du contourner tous ces illégaux obstacles. Vous voyez donc l'état de délabrement du cerveau de ces politiques qui se ridiculisent à "montrer" que c'est grâce à eux que c'est fait ce qu'ils tentent en permanence d'empêcher - la liberté et l'indépendance - qu'ils soutiennent d'avoir réussi ce qu'ils ont soutenu de ne pas réussir. Ce pourquoi, outre de décider le sort de la civilisation avec des astrologues comme tous dictateurs barbares, ces politiques ne peuvent plus cacher leurs "ténèbres et superstitions" puisque la "valeur" humaine ou le "talent" serait viral - il suffit de se poser à côté et les "émanations" vous parviennent. Vous voyez l'enfer collectif auquel conduit "l'inversion". Et comment inverser l'inversion ? "Comment ne jamais être neutralisé ?", dit Saïd. Le citoyen est celui qui a des "devoirs" une fois qu'il a vérifié que "les droits de l'homme" (ces devoirs de la Société) sont bien remplis. Il faudra bien remplacer la Ligue des Droits de l'Homme (et de la Femme) par la Ligue des Devoirs du Citoyen (et de la Citoyenne) puisque l'Homme va être investi de la totalité de ses droits. Inverser l'inversion c'est arrêter d'être dans l'illégalité consommatrice et redevenir citoyen. Délibération permanente. Illégalité du vote spectateur et consommateur. Illégalité d'expulser de la citoyenneté entre les élections. Les politiques "inversés" veulent entraîner la Société dans l'illégalité la plus totale. Leur monde est un enfer. N'ont-ils pas sali, violé, émasculé la beauté émerveillante de "toutes nos diversités" en illégales inégalités ? Ils ne s'appuient que ces différences (déguisées en inégalités) pour justifier des différences en droit. Comme les inégalités financières que rien ne justifie. Bon, vous êtes grand, petit, aux yeux bleus ou noirs, à la peau mate ou claire...etc et ce sont des "différences". Aucune n'est supérieure ou inférieure. Mais pour les "inégalités" financières où sont les différences ? Il n'y en a aucune. Rien qui justifie ces inégalités de "droit". D'ailleurs, en Droit, oui en vrai Droit, toutes ces "inégalités" financières sont illégales. Elles n'ont aucun droit. Elles ne doivent pas être. Qu'est ce qui peut bien "justifier" ces inégalités ? Eh oui le modèle "capacitaire" que les médias en guerre veulent canonner, définitivement,  la  Société. Un philosophe a, justement, remarqué que "l'inconscient" du système américain c'est que tout le monde soit figé, immobilisé, et se laisse, tranquillement, dépouiller tout en admirant la personne qui dépouille, soit les U.S.A. Absolument unilatéral et complètement autiste. Vous comprenez, enfin, pourquoi les "américains" sont les plus "séparés" de la Réalité qui soient, les plus incapables de la comprendre et donc d'agir sur elle. Cette grille de lecture reste imparable. Les médias, rendus fous par ce système de déréalité, nous veulent ainsi immobiles et statufiés, toujours plus assis et moins participants. Un rédacteur en chef ne disait-il pas, devant moi, qu'un journaliste est un spectateur qui ne participe pas ? Et vous voudriez que le point de vue d'un spectateur vous soit de la moindre "utilité". On ne comprend "rien" à un événement si on n'y "participe" pas, la seule chose "utile" c'est qu'un thérapeute y détecte l'étendue de la maladie "séparée" des médias. Aussi bien les médias ne sont-ils fait que pour les thérapeutes ? Les médias veulent faire de nous ce qu'ils sont : des spectateurs. Or, nous venons de voir que c'est absolument illégal d'être spectateur "dans" la citoyenneté. La démocratie est participative ou n'est pas. Inverser l'inversion ? Nous avons vu que le modèle "capacitaire" est un modèle de rêveurs inaptes à la réalité. Seulement aptes au spectacle et, encore, à condition qu'il n'ait nulle critique. Critiquons. Bon, vous savez, vous vous autoproclamez les plus capables mais vous êtes "inversés" dans une déréalité . Comment se prouve la capacité sinon en se mettant au service de tout le monde et de pouvoir, facilement, vérifier les résultats de cette capacité ? A soi seul, ce possible "justifie" tous vos irréalistes délires "d'inégalités de richesses". Vous savez, maintenant, que rien, ni en Droit ni en Science, ni en Amour ni en Morale, ni en rien d'autre, ne peut justifier l'inégalité financière . Seul le modèle "capacitaire" reste cette mince digue cachant vos délires. Délires ? Oui car ce modèle n'existe que s'il fonctionne. Or vous vivez "séparés", sans les autres. Expliquez comment un médecin peut soigner sans le malade ? Vous n'avez donc comme capacité que le spectacle des capacités. Pas la réalité. Vous êtes coincés : pas d'autre choix que de revenir en bas de la Société. Bon, le modèle "capacitaire" justifie les inégalités financières, mais qu'est ce qui "justifie" ce modèle capacitaire ? Rien d'autre que ça se voit, se vérifie, qu'il y ait des résultats. Nous venons de parcourir l'enfer dans lequel vous nous avez entraînés. Tout est l'envers chez vous. Vous n'avez plus aucun accès au réel. Nous sommes bien obligés d'admettre que le modèle "capacitaire" n'a jamais caché que votre radicale incapacité. Qui n'a "qu'une" compétence scolaire est indigne, tout à fait incapable, naturellement incompétent pour diriger les autres. La chute du modèle capacitaire entraîne, avec elle, l'écroulement du système "que" scolaire "séparé". Inverser l'inversion ? Nul autre moyen, pour qui que ce soit, que de partir d'en bas. Mais attention "quand on ne fait pas une révolution on fait une coordination", ajuste Saïd. Il faut prendre le temps de créer des réseaux, ne serait-ce que pour atténuer le séisme "d'une" Société qui s'écroule et de protéger celles et ceux "d'en bas" des gravats de la retentissante chute (incluse dans l'Evolution) "du haut" de la civilisation. "A partir du moment où les dominés se réunissent de grands espoirs sont permis", conclut Saïd.

 

Créer un processus où c'est la population informée qui est à la source des décisions

Inventer les dispositifs "transversaux" qui le permettent. Et qui, de plus, économise le plus d'énergie qui soit. Lorsque le système centralisateur est le plus entropique, à déperdition maxima,  et la ploutocratie un vrai gaspillage d'énergies. Antony, avec ses 8,74 % au premier tour, annonce que les listes des municipales 2001 "ne sont pas des structures temporaires et basta ! Le troisième tour va durer !". Toutes les inversions sont bien inversées : être contrôlé et plus contrôler, tout le monde participe les spectateurs sont délictueux, toute répression est interdite, la parole guérit tout le social, partout est, solennellement, affirmé que le délinquant c'est le bourgeois et que l'insécurité c'est en col blanc, d'où de sincères excuses à tous ados persécutés par les médias fous et la police qui ne fait pas son boulot (ben ouais arrêter les riches délinquants), le poste d'élu est un devoir qui ôte tout privilège, plus de politiciens professionnels, les états généraux sont permanents, tous les moyens d'un partage total et égalitaire des idées et moyens sont réunis, l'inter-culturalité est favorisée partout et en tous lieux, comme devoir principal des municipalités, avec le réapprentissage du lien social (les "inversés" ont "séparé" tout le monde, nous devons en surmonter la honte et réapprendre à vivre ensemble), d'où empêcher les incompétents médias de nuire puisqu'ils furent la technique qui nous sépara toutes et tous, fin des modèles capacitaire, unicentaire, scolaire...etc. Toutes les inversions sont inversées. Mais que s'est-il passé ? Faut te réveiller mec. Et toi femme, si dure avec les doux, faut arrêter de t'ensonger. Oui, oui , tu points à piger. La Révolution a eu lieu. Oui, oui, ce dont tu rêvais mais "séparé" est arrivé, ça s'est passé (ce texte est bien surgi de quelle part, et quel est son lieu de scription ?). Ca c'est passé cette Révolution, il n'y donc plus rien d'autre à faire que de la concrétiser, toujours plus, toujours mieux, partout plus, partout mieux, pour tout le monde plus, pour tout le monde mieux. Il suffit de vivre dans cet état nouveau. Oui, oui nous sommes en après Révolution. Oui, oui elle a triomphé puisqu'elle a inversé toutes les inversions. Plus de raisons de rester séparés. Tous les murs sont abattus, comme à Berlin. Courrez ! Mais courrez donc, partout, pour dire à ceux que vous aimez, à celles que vous aimez que vous les aimez. Plus rien ne vous sépare. Vous n'êtes plus séparés. La Révolution a eu lieu vous pouvez, désormais, en vivre tous les bénéfices. Comment cela a-t-il pu se passer, vous inquiétez-vous ? Ne vous inquiétez plus. "Ceux et celles qui savent être sous la ligne de flottaison des foules", ont fait leur boulot. Le "lieu" de la Révolution a bien été "l'inconscient", selon le principe scientifique "qu'ont d'absolument en commun tous les gens, qu'est-ce qui surmonte toutes les apparentes divisions et n'oublie absolument personne même pas une, même pas un, même pas le dernier (et par rapport à quoi : le dernier de la file, lorsque celle-ci se retourne, devient le premier, non ?)?". Oui qu'ont-ils en commun sinon l'inconscient qui doit bien être, quelque part et plutôt quelque que peu, le "même partout et pour tout le monde, sinon, il ne serait plus inconscient". La révolution s'est passée pendant les municipales de 2001 comme "troisième tour", le troisième millénaire s'installe dans ce permanent troisième tour (la forte majorité des abstentionnistes, des bulletins blanc et des non-inscrits a "voté" : en démocratie qui est la loi du nombre, elle seule est "légale", les votants minoritaires ont perdu et doivent admettre, fair play, l'alternance. Aux municipales 2001 ce sont les abstentionnistes qui ont gagné !). Faut-il vous rappeler que 3 nous sort du binaire face à face, de la guerre du face à face, front à front, de tout conflit et concurrence frontale et nous fait accéder à la juxtaposition pacifiée, non concurrentielle et non prosélyte, de toutes nos différences. Qui avait protégé sa différence avait protégé la vie, même plus, qui avait sauvé sa différence avait sauvé la Vie. Il nous reste l'éternité pour nous en rendre compte. L'éternité pour nous en remercier réciproquement, comment déjà ? Eternellement !

 

annexe

 

Les listes citoyennes…comme il ne nous est pas permis de les connaître.

(tout le monde sauf Toulouse et Motivés Zebda)

 

 

Lors des dernières élections municipales la surprise vint de l'apparition inattendue de listes citoyennes surgissant d'une diversité telle qu'impossible en est leur formatage en un modèle unique. Pourtant, la presse s'est empressée de le faire. Aussi, de ce qui y est paru, il est strictement impossible, pour une personne extérieure, d'avoir une information véridique sur leurs réelles démarches. D'où ma contribution : je n'ai rien à voir électoralement avec aucune de ces listes, je suis juste l'ami des animateurs de ces listes citoyennes et écrivain, c'est à ce titre que j'interviens.

 

Histoire brève

Résumons la constitution des processus  communs entre les listes citoyennes:

·        d'abord, entre elles, savoir qu'elles existent , puis, se connaître et se reconnaître et se regrouper.  Ce qu'a permis l'initiative Motivé-e-s Toulouse en organisant des Etats Généraux  les 3 et 4 février 2001.

·        après les élections municipales l'existence d'un "troisième tour'" va-t-il émerger ?Contrairement aux habitudes, tout le monde ne va pas se perdre dans la nature et ne plus se revoir pendant 6 ans. Mais, à ce stade, se connaître c'est bien mais pourquoi et vers où : le but est, alors, de savoir, dans le foisonnement des différentes trajectoires, s'il y a quelque chose qui les réunit ou si les démarches sont par trop différentes (Saint Denis 2 et 3 juin 2001) afin de permettre une structuration du mouvement.

·        d'où les universités d'été centrées autour de l'établissement d'une charte commune, d'une base de données collective et d'une prise de position commune pour une autre loi sur la démocratie participative. Dur labeur des 31 août, 1 et 2 septembre 2001 à Strasbourg.

·Il n'y a ajouter après ce rapide historique que la rectification suivante : Motivé-e-s Toulouse n' a jamais été le leader de ces listes citoyennes toutes indépendantes (qui n'ont pour cela nul besoin de leader), les Motivé-e-s ont juste servi de catalyseurs pour la mise en visibilité de ces listes qui existaient déjà avant et en dehors d'eux. Le déroulement suivant ne peut se comprendre sans admission de ce fait têtu.

 

·La presse se met entre l'information et nous

· Un défaut récurrent des médias reste leur obsession que tout doive rentrer dans une histoire qu'ils peuvent, ensuite, raconter. Si cela leur facilite la vie ,cela ne facilite pas la nôtre ! Puisque l'essentiel de la vie en société et de la vie intellectuelle échappe à un formatage en histoire linéaire . Les valeurs, les genèses, les diversités, les savoirs…etc répondent mieux à un argumentaire, induction, déduction, un montage des mécanismes, une approche pointilliste, ou autres. Le fait que les pratiques journalistiques s'interposent entre nous et l'information a pu être pointé par le travail qu'elles opèrent sur les mouvements citoyens : leur histoire est "Motivé-e-s Toulouse "lance" un mouvement qui a un impact. Ensuite, les enfants sournois de cette genèse, vont dans leur coin, tuer le Père et les dissidence de pleuvoir." Absolument rien n'est vrai dans ce film qui ne peut, d'ailleurs, répondre à aucune des questions réalistes: comment Motivé-e-s ont-t-ils pu initier des listes dans toutes ces villes ? Les connaissaient-ils précédemment ? Comment se passe l'adoubement ?…etc Nul  questionnement, mais des aberrations logiques comme le titre de Libération "Les listes citoyennes font cavalier seul". Ainsi 27 listes sont solitaires et une seule liste (Motivé-e-s Toulouse) très peuplée. Le plus grand nombre rétréci à un cheval isolé et un seul affublé de la multiplication des selles. Cette impossibilité mathématique, vient s'ajouter même à de la voyance lorsque France Soir du 2 septembre 2001 hallucine que les listes sont motivées par les présidentielles,  lorsque pas un mot n'a été proféré à ce sujet. La perle revient, cependant, au Monde qui, soudain, tout ligoté de son scénario, se met à délirer : articles des 3 juin et 4 septembre 2001, où avec surprise, les listes citoyennes ont appris leur neuve dissidence dont elle n'était, précédemment, pas du tout au courant.

 

·  Ce ne sera pas la moindre des vertus des listes citoyennes, qu'après avoir pointé les dysfonctionnements dramatiques des politiques que d'être parvenues, par la même occasion et sans le vouloir, à dévoiler le fonctionnement psychiatrisable d'une partie de la presse. Désormais, nous savons qu'à cause d'une incompétence à percevoir le réel, le Monde  se montrera incapable d'apporter une information, scientifiquement défendable

 

·. L'université d'été des listes citoyennes : données factuelles.

·Vous voici mieux armés, vous l'admettrez, pour aborder les faits réels et en tirer les conséquences que vous voudrez. D'abord le nombre de listes et personnes : il a été demandé à chaque liste de ne déléguer que 2 ou 3 personnes et ceci dans l'unique but de pouvoir travailler en profondeur et de parvenir à trouver une plate-forme commune. J'ai pointé 49 personnes à 10 h mais 65 à 15 h.  Ajouté au fait qu'en tout 60 listes se soient fait connaître comme ayant désiré participer à ce rassemblement, cela fait un nombre de personnes "virtuellement présentes" assez important. Le programme (issu des rencontres de Saint Denis) ancrait sa volonté dans le fait de parvenir à un accord sur 2 points essentiels. La difficulté se propulse de la richesse même du mouvement : en effet, issu du foisonnement des expériences diverses qui doivent - à la fois et simultanément - se faire connaître et se diriger vers des accords communs. Personne ne parlant en son nom propre mais en tant que délégué. Face à ces difficultés méthodologiques, suivons pas à pas comment le discours introductif expose la problématique :

·qu'est ce qui rassemble ?

· quelles valeurs communes ?

· Quels projets ?

· Quelles indignations ? Afin de mieux  répondre à ces questions, la méthode adoptée est de faire un tour de listes (plus que ce table) de chaque expérience (bilan et action, difficultés rencontrées) afin, d'abord, d'établir un état des lieux (stratégies diverses, élus, non élus, il y avait même la présence d'un maire citoyen élu haut la main), puis, ensuite, de constituer une base de données afin que, désormais, n'importe qui puisse se présenter à des élections en pouvant surmonter les obstacles. La masse d'expériences qui vont constituer cette base de données est si touffue que surgit le comment en rendre compte par écrit. Ce qui conduit aux rapports avec les porteurs professionnels d'écrits qui rendent compte du réel( nommés aussi journalistes) .

 

·Réponse aux médias. La réponse des citoyen-nes est que de faire la politique autrement implique de n'avoir rien à cacher à aucune presse. C'est ne pas concourir par la conférence de presse standard à la canalisation de l'info par les seuls communiqués de presse. Les citoyens préfèrent que les journalistes opèrent à leur façon, se conduisent comme ils l'entendent. Mais jusqu'où cette liberté de manœuvre leur serait laissée ? Le débat a aboutit à exclure les journalistes du seul questionnement sur l'attitude collective face aux enjeux dûs au calendrier électoral. Ce pourquoi la presse s'est révélée prête à tordre et déformer tous les propos, allant même jusqu'à affubler les citoyens de propos jamais tenus dans cet espace-temps, prenant ainsi leurs désirs pour des réalités. Le débat sur les enjeux n'ayant pas eu lieu il paraît plus qu'improbable de pouvoir en détenir, même par prémonition, le scoop. C'est que tou(te)s savent qu'un débat entre personnes en train d'apprendre à travailler ensemble va, d'abord, partir dans tous les sens , tout le monde faisant entendre ses aspérités, pour que, ensuite, une ligne commune commence de se dessiner - mais apporté par le respect de tous les discours. Si la plate-forme commune se concrétise il y aura alors conférence de presse. Elle n'a pas aboutit et fera donc l'objet d'une université d'hiver et pourquoi pas d'hiver, l'hiver est aussi divers que le reste, en janvier 2002, s'il vous plaît.

 

· La méthode prime tout. Ce qui est dommage est que nul porteur de compte rendu (dit aussi article de presse) ne ce soit intéressé à ceci : une méthodologie a été trouvée afin de transformer un foisonnement issu d'horizons divers, une diversité qui part dans tous les sens, en une plate-forme commune. Comment ? Après la mutualisation des expériences et des savoirs, le "détour méthodologique" passe par la constitution "d'ateliers" dont les réflexions vont aboutir à une synthèse de groupe par atelier. Ces 5 synthèses vont nourrir 2 prises de décisions, auxquelles étaient dédiées cette université d'été

·quelle position face à la loi de proximité?

·l'établissement d'une charte commune. Les "détours méthodologiques" permettant, par ailleurs, de conserver une traçabilité de chaque débat afin d'éviter toute précipitation ou manipulation (il vaut mieux ne rien décider que de mal décider !), ont, réellement, su canaliser les énergies. Pour toute personne connaissant la systémique de Von Bertanfly ou la problématique épistémologique, il y a là comme la marque d'une sacrée compétence (ou de sacrées compétences comme il vous sied) derrière cette méthodologie citoyenne. Qui a même récolté en route (non prévu programmmatiquement) une base de données confiées collectivement à la compétence reconnue d'une ville. J'espère que vous avez saisi que la méthode était le principal souci des initiateurs de ces universités d'été et qu'il reste dommage que nul n'ai daigné écouter ce qui préfigure l'entière possibilité d'un fonctionnement tout neuf de la citoyenneté forte.

 

· Structure interne . Il faut ajouter à ce compte rendu précis de la structure interne de ces universités d'été que les débats se sont poursuivis jusqu'à 3 h 1/2 pour des valeureux et ceci afin que les décisions communes puissent aboutir, décisions ayant pris en compte la diversité des points de vue. Que, dès que vous quittiez les lieux de débats intenses vous ne rencontriez que visages souriants, blagues jubilatoires, aisance de déploiement des rencontres comme souple muleta qui dévie l'adversité. En conclusion, dans un écrin, les deux promesses d'avenir.

 

·Charte des listes citoyennes  Strasbourg, le 2 septembre 2001

A disposition de qui en fait la demande….

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet freethewords.org,  nommé "la bibliothèque du futur" en attente des esprits assez héroïques - non pour affronter du difficile ou de l'ardu - mais bien du très argumenté…nous vous proposons de picorer, par exemple,  onglet 4 "Je ne parle plus à qui a raison",  onglet 1, encore,  "     Le 3ème tour" ou bien,  « La démagogie n’est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir »,  toujours, onglet 2 "Présent !", onglet 3  "Why do we left the left wings ?",  onglet 2  " Comment devenir un (e)  athée du capitalisme" ou, encore,  onglet 3  "Légalité de l'égalité".

 

 

Publié dans economie et politique

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