COMMENT DEVENIR UN(E) ATHEE DU CAPITALISME (2)

Publié le par imagiter.over-blog.com

5343389613_98a55d8f5b.jpg

Les opposants factices

  Une autre faction sévit, met en danger l'Humanité entière, celle qui fait semblant de s'opposer au tribunal du conformisme. Atteints aussi de la maladie du surplomb, ils se profilent imbus d'eux-mêmes, aveuglés par l'hypnotisme de leur propre "intelligence" de laquelle ils badigeonnent l'Autre, sans même l'écouter ou le voir en sa réalité, à quoi cela servirait, ils savent tout d'avance. Acte donc peu démocratique: mais leur but masqué reste de le manipuler afin de le faire tout risquer et qu'eux tirent les marrons du feu. Nous les avons toujours vu venir de loin, les balourds. Nous allions oublier, leurs minces esprits ne reposent que sur des lieux communs, des préjugés qui font débord de partout.

 1- il faut désespèrer l'écrivain, lui taper dessus sans arrêts, lui faire avaler le maximum d'injustices et de diffamations, afin qu'il extrait, comme malgré lui, des lois impersonnelles. Au lieu de produire un trait de force inouï, il va extraire un trait tordu, épuisant à décrypter, même pas le 1/10° de ce qu'il aurait pu nous offrir. Ces apprentis sorciers se révèlent totalement inefficaces. Fuyant le réel, ils ne savent que détruire!

2-  il faut obliger toute pacifique personne à être armée et, au milieu de la confusion déjà quasi inextricable, en rajouter. L'autocentré n'a aucun doigté dans le réel puisque ses ruses en gros sabotés se voit de loin mais oublient que la Justice est déjà dans les mots. Puisque, seul, un être désarmant peut désarmer, un être armé ne provoque que le surarmement des autres. Les faux pourfendeurs du puritanisme prouvent là qu'ils ne savent absolument pas penser. Non seulement, ils renient le fonctionnement réel de la pensée, mais ils se montrent indignes des grands du passé et du présent. Mieux vaut avoir raison tout seul et en avance que d'avoir tort en nombre et tout le temps !

3- afin de ne pas être incommodés  des possibles plaintes de leur cobaye, ils matraquent que tout amour est un pathos, que le Bien ne fait que du mal...etc; nous avions vu ce venin lors de la surrection des origines démasquées  de la Religion du capitalisme. Ainsi ces faux libertins, ces faux athées, ces faux frères...etc se démasquent comme de purs puritains, des accros à la Religion de l'intolérant égoïsme, et des cœurs à jamais désertés. Ils s'autoproclamaient libérés, zen, modernes, cools...etc et se démasquent fanatiques d'une Religion cachée. La prédestination s'y mue en plus terre à terre mise en surplomb de soi-même et autoproclamation de sa légitimité à tenir tribunal, c'est-à-dire à exclure, exclure, et encore exclure. L'indifférence à tous les êtres reste même par le diktat de la pathologisation de tous sentiments, soit mise à distance des autres et rejet par salissure par diffamation de l'Autre (nous avions perçu ce mécanisme dans le Procès vu par Kundera: c'est parce que  l'autre est sali par nous qu'il est sale, c'est parce que l'Indien est dictatorié non humain par nous qu'il l'est. Jamais de preuve objective: tautologie autiste). Ces hypers conformistes qui font semblant d'être opposés aux conformistes sont bien les propagateurs des lieux communs, encore plus dangereux que les conformistes. Et, pour cela, passibles du même

vocable que notre première page.

Nous semblons bien rester les seuls à détenir l'image entière du réel, à nous tenir toujoursdans  le regard de l'Autre, là où "la parole est pour moitié à celui qui l'écoute", à accepter donc qu'il ait toujours la moitié du débat, de la pensée...etc. Révolution épistémologique. Aussi, récusons-nous tous les procès intentés par l'hypocrisie (donc par le conformisme). Laïcs plus qu'évidents, trouvant toute forme religieuse répulsive, nous récusons les procès assénés à Socrate, Rousseau, Galilée, Jésus, Marx, Lao Tseu, Mahomet ,Rushdie, Amos, Sacco et Vanzetti, les "pendus du 1er mai" de Chicago et tant d'autres, tant d'autres et réclamons urgente réhabilitation de ces êtres hors du commun. Et clamons que La Religion qui a le plus intenté la dictature de procès illégitimes reste bien celle masquée du capitalisme. Le sachant, cette Religion ne pouvant survivre qu'en restant masquée,  l'égoïsme, laissé en vue, dénudé, va devenir totalement répulsif. C'est donc CA qu'il adorait! Beuâark!!! 

 

Parler avec passion ou conviction est-ce donner des leçons ?

  Conformistes-fuyards-du-réel et imposteurs-hypers-conformistes tous exclueurs et puritains (ce qui n'a rien à voir avec le sexe, mais vous ne pouvez pas savoir puisque vous ne portez pas, comme nous, la Lettre Écarlate), voyons les un peu dans leurs pratiques quotidiennes que vous toutes et tous  avez subies: nommons-là : " l'imposture des vendeurs  de leçons". Toute personne qui tente de parler ferme et clair se voit ensevelie sous cette vénéneuse dictature. Nous n'avons pas besoin d'éducation, ont-ils le culot de balancer, nous ne voulons pas de contrôle de la pensée. Aussi se précipitent-ils à contrôler la pensée des autres, à livrer tout le public à l'Argent- Fou, à la Machine (à rêve ou autre), au contrôle- Ordre-Moral des marchés, tout en osant que ce serait la faute de ceux qui ne sont pas asservis comme eux que se dresserait le mur entre les gens, que le diamant et le cochon ne sont pas les symboles de la 13ème passion de Fourier - l'harmonie -.Puisqu'il ne faut pas se leurrer ce sont eux  l'Ordre Moral, ceux qui font semblant  de lutter contre un moralisme inexistant, mais qui n'appliquent que mise à distance des autres et mise en surplomb d'eux-mêmes, c'est-à-dire indifférence et prédestination. Un simple détail permet de les disqualifier: ils font l'amour, puis, en sortant, marchent avec indifférence sur la figure d'un clochard qui grelottait à leur seuil. Nous nous faisons l'amour et saignons pour la misère du monde. Étranges lutteurs contre un moralisme inexistant qui ne survivent que par la censure et la diffamation, la désinformation et le bannissement de l'amour. Nous nous aimons et pour cela n'excluons jamais personne. Leur pollution seule, celle des imposteurs "vendeurs de leçons", pires que tous flics et curés, sert à empêcher les gens de communiquer entre eux, le mécanisme étant que qui parle "donne des leçons" (autre mot prêcheur, prof...etc), ce qui semble plus insupportable que de s'autopermettre (élite non autoproclamée?) de gagner 200.000 plus qu'un autre. Étrange profit que celui de qui "donnerait" des leçons, immédiatement, il lui en est donnée sans cesse. Cette impossibilité logique, ce reniement du réel (comment peut-on donner des leçons si l'on en reçoit sans cesse? ) ainsi disqualifiés: mais ce venin aura immobilisé l'Humanité actuelle pendant un 1/4 de siècle. Comment celui qui n'est rien, n'a rien, est censuré de partout, pourrait causer quoi que ce soit, donner des leçons à qui que ce soit? Là où le réel n'a plus cours, où la pensée est interdite, toutes les folies sont possibles. Mais celle ci: comment appeler vous vouloir imposer à quelqu'un quelque chose sans lui demander son avis? Vous savez bien non ! Et puis de faire comme s'il était ceci ou disait cela alors que ceci est faux et que, pour cela, nul droit de réponse ne lui sera ouvert. L'auriez-vous accepté pour vous-mêmes? Hein! nous sommes en droit d'avoir une réponse. Non? et bien pourquoi l'avez vous accepté si facilement pour quelqu'un d'autre, et depuis si longtemps? Vous ne désirez répondre, ni de vos actes?

Parce que c'est loin d'être fini: loin de s'arrêter là; à l'exigence de caprices dictatoriaux sans aucune contrepartie garantie pour le souffre-douleur; l'aveu implicite que la personne sans cesse sermonnée (la prédication est donc musicienne) matraquée sans cesse de leçons (par les vendeurs de leçons affiliés à la Religion de l'intolérance) possède toutes les qualités qui lui sont reniées. Placé sur un virtuel piédestal il lui dénié tout droit d'y être. Le léger détail c'est que cet être n'a jamais voulu se trouver sur aucun piédestal et que l'on ne peut donc, logiquement ou honnêtement, lui reprocher de faire ce qu'il n'a jamais fait. A vouloir toujours faire comme si quelqu'un est quelqu'un d'autre que lui-même, dit tout autre chose que ce qu'il dit, cette impossibilité générale retombe sur ces promoteurs. Nous avons là, exactement, la technique du bouc-émissaire: décréter et diffuser médiatiquement l'image virtuellement survalorisée d'untel afin que tous veuillent sa place qui n'existe pas puisque virtuelle, et, ainsi, diviser jusqu'au dernier recoin la Société juste pour des abstractions qui n'existent pas. Ensuite dévaloriser, par diffamation grotesque (car plus gros est le mensonge plus il passe), le même être, précédemment disons "angelisé", afin que toutes les frustrations et violences (dues à la seule Religion masquée de l'égoïsme) puissent, le cas échéant,  se résorber par la destruction de cet être. Le conformisme toujours plus excité à toujours plus juger et condamner sans jamais rien savoir n'a jamais autant sévi que dans les modes musicales, dispositif donc de préparation à la dictature puisque si, collectivement, il est agi ainsi sur un, la foule pourra se voir discréditée, méprisée, ravalée au plus bas rang puisque, décidément, elle ne sait détruire que le meilleur et le plus exigeant: pourquoi donc prendre des gants avec cette foule? Voici donc le conformiste, qui ne se voulait impliqué en rien, impliqué jusqu'au cou dans un des actes dictatoriaux les plus collectifs de ce siècle. Puisque c'est l'illustration de l'exclusion du regard de l'Autre: tout n'est possible que si la moitié du réel, au moins, se laisse manipuler inertement, comme une marionnette, un jouet. Une civilisation, désormais, dirigée par de tels caprices révèle donc son mécanisme central, jusque dans son organisation musicale: il semble soudain évident que nous n'acceptons aucune participation à cet entraînement de la collectivité vers l'abîme. L'exclusion et la dictature en resteront les derniers fétiches. Donc: qui fuit devant l'image intégrale du réel, qui possède tout, censure et s'octroie tout, par le mensonge crée donc seul  toutes les catastrophes. Personne d'autre. L'image entière du réel offre, d'un côté, quelqu'un de bien, de l'autre, d'inavouables manipulateurs  aux buts démasqués. La dictature en musique, et autre, reste bien du côté de la Religion masquée du capitalisme et pas du tout avec le peuple. Puisque comment expliquer que le mur entre les gens puisse être abaissé si les gens ne peuvent se parler, et le conformisme (les modes musicales ou l'obligation  d'être conformiste!) c'est barrer tous les lieux d'échanges publics, obstruer tous les agoras possibles, bref, interdire aux gens de se parler entre eux,  par l'imposture du donner des leçons, par exemple. Puisque le but reste de séparer les foules solitaires, aussi n'est promu que ce qui sépare les gens: automobile, télévision, modes musicales, débats superficiels et stupides, diffamations et censures ... etc. La plus inattendue nous vient du bon Rousseau démontrant que la République vit sur la division. Ce qui explique (le contrat social ne se vivant plus que sur le mode de la fiction) que la République désire les gens séparés, exige les foules solitaires. Pour l'intérêt de qui? D'un seul ! N'est- ce pas pire que tous désastres? Ne pouvant s'indexer lui-même, ne pouvant s'autolégitimer, ne pouvant se hisser sur une transcendance, le centre de la République doit diviser pour régner. Le hiatus c'est que le théorème de Gödel n'est pas du tout respecté, ce qui fait couler sur l'ensemble de la Société qu'aucune des lois fondamentales de la Science ne soit intégrée dans la Société. Et n'allez pas ergoter: en effet sont admises les pseudos lois économiques qui ne sont pas lois mais savoirs empiriques, sont admises la convention fictionnelle du contrat social, que le langage soit un "arbitraire" mais que l'arbitre restât masqué...et autres, allez. Faute d'un centre d'impulsion véridique à la Société, la Société ne peut vivre scientifiquement. Puisqu'assez maintenant, soit la spiritualité plus poétique nous ouvre à la réalité du monde, soit la Science  réfutable (surtout pas pensée unique), vérifiable (l'avantage de la Vérité c'est qu'on peut la vérifier) et reproductible (matrice contingente), nous découvre comment apprendre à vivre en Société. Que ce soit l'une ou l'autre là n'est pas le débat: il est qu'il faut se décider. Vite. 

 

La République vit sur la division 

   Le pouvoir reste totalement antiscientifique. Pouvons nous surpasser cette aporie? Oui, en rendant visible l'antipouvoir afin que, tournant autour de 2 pôles, l'énergie sociale circule harmonieusement, au lieu de se détruire sans cesse, pour rien, sur l'impossibilité du seul centre. Ancien fou du roi, celui qui dit, pour qui pas de secret d'instruction lorsque l'instruction élitaire ne vit que par la censure des autres...etc, l'antipouvoir drainerait les énergies plus négatives, ne laisserait rien dans l'ombre, les débats ne se stockeraient pas en éternelles arrières-pensées, il y aurait sans cesse le regard de l'Autre, l'Indien enfin pas découvert et pas l'Amérique: tout tournerait comme les 2 centres des ellipses planétaires. Il faudra unir pour ne plus régner. Toutes les lois scientifiques pourront œuvrer à condition que la Religion masquée du capitalisme, dont nous sommes tous gavés des catastrophes, soit démasquée, cette monstrueuse Religion de l'égoïsme qui rend INDIFFÈRENT à la déshumanisation, au saccage permanent de milliards de vies, des centaines de millions d'enfants qui travaillent, il faut savoir comme, au massacre permanent résultant des mécanismes économiques (ces constructions humaines et non naturelles que l'on peut déconstruire en ne regardant plus que La Réalité de l'Économie). Évidemment, le travail gris, les travailleurs gris, les drames gris, la misère grise, les débats gris, les manifs grises, tout cela n'est pas VISIBLE dans une télé qui nous empêche désormais de voir, tout comme la musique nous empêche d'écouter. La merveilleuse réalité y apparaît terne, sans intérêts, sauf pour les adeptes de l'Argent-Fou. Mais, ni l'un ni l'autre ne sont la réalité, juste son habillage en impostures. La réalité c'est l'indifférence prédatrice à l'horreur économique à cause de sa non visibilité. Vous percevez enfin où nous a conduit le conformisme destructeur du réel? La Religion nihiliste du capitalisme? Il parait que nous craindrions l'arrogance des mouvements de masse et que nous n'attendons plus rien de l'action politique traditionnelle, et que donc nous préférerions réussir notre vie privée (au prix d'un échec collectif, est ce bien raisonnable! nous ne pouvons envelopper ce qui nous enveloppe), plutôt que de Tout reprendre en main? Et après cela l'Égoïsme ne serait pas une fuite du réel? Des anti-penseurs comme cela, n'en aurions nous pas assez: la réalité s'attrape par des chaînes de raisonnement, la logique loge tout et refuser de se cogner au cognitif devient un motif de disqualification définitive pour qui ne sait être ni poëte ni savant et se permet, tout de même, bien planqué derrière l'argent fou, de donner des leçons d'inaction , d'anticivisme, de nihilisme, de fuite dans le conformisme - cet  irrémédiable enfoncement dans l'échec. 

 

C'est notre état intérieur qui crée ce monde

  Par définition la solution conventionnelle est et restera insuffisante; sinon le problème n'existerait même pas. A problème reconnu comme existant solution non encore connue limpidement. Qui affronte l'inconnu n'a pas de modèle. "Vous ne suivez pas la chose puisque vous exigez un résultat", illuminait Krishnamurti, "Voir quand l'esprit est loin en avant, observant les tracés et les mouvements, utilise tout l'esprit." Le passé laisse des traces et le futur fait des signes, seul s'offre le présent, ce cadeau. L'habitude s'adapte si mal aux problèmes, aux crises, aux situations individuelles, et,  pourtant, jamais nous n'avons autant été engoncé dans les habitudes. Les habitudes enferment et l'image complète du réel n'est plus accessible. Lorsque la pensée manque d'amplitude, et le con-formisme se coule dans le béton d'une forme lourde, elle retombe dans le pli des routines, préjugés et stéréotypes, parce qu'elle s'engouffre dans un seul chemin pré-établi, le même exactement que tous les échecs d'hier qui empêchent donc aujourd'hui de réussir. La Société s'hynoptise à stagner dans les solutions conventionnelles, conformistes, qui nous ont justement conduites à toutes les impasses actuelles. Cela peut se dire sur tous les tons: plus ça rate plus on s'entête, on ne change pas une équipe qui perd, on connaît déjà au moins ce ne sera pas pire...etc. Les solutions originales gardent le mérite de toujours aller aux origines. Pas de solution-photocopie de solutions, de solutions...De plus, à embrasser l'intégrale réalité, il apparaît vivement que, de tous les génies et grands de l'Humanité, quasiment rien n'a été retenu; siècle après siècle, il faut tout recommencer. Ceux qui vendent sans cesse des leçons aux autres, et toutes politiques ne sont plus que scolaires, n'apprennent jamais rien. Plus nous allons vers le sommet plus l'autoconformisme, l'autoconfirmisme, deviennent dangereux. Depuis que les vrais savants, penseurs et écrivains sont bannis, exclus de la place publique, les catastrophes se multiplient. Étrange non? "Vous emportez toujours votre vous même. Sur la lune. Dans les prouesses techniques. Toujours le même vous. Commencez par changer vous même, creusez en vous car c'est notre état intérieur qui crée ce monde  monstrueux.(...)Mon comportement élabore le seul monde qui existe parce que les événements de ce monde sont le comportement.  Et le comportement est la vie intérieure(...) Ma conscience est  le monde. Or la crise existe dans cette conscience et non dans l'organisation extérieure,  l'amélioration du réseau routier, l'aplanissement des collines ...etc(...)Quand il y une modification dans cette conscience, elle agit sur la conscience entière du monde. Toute modification qui aura lieu en moi agira sur la conscience totale."(Krishnamurti) Tout changement est donc à la portée de tout le monde, de n'importe qui; personne ne possède la moindre excuse, le moindre alibi. "Nul ne commit de plus grande erreur que celui qui ne fit rien en prétextant qu'il ne pouvait faire qu'un petit peu" (Edmond Burke) L'infime trace marque le soliloque, mais je ne suis qu'un parmi 6 milliards, mon geste n'aura pas de sens, restera inaperçu. Il ne peut avoir le moindre impact, alors, à quoi bon ? Pas de chance, des milliards sont en train de soliloquer cela, en même temps, donc cela produit que 6 milliards de petits gestes changent le monde, en plus sans violence. Chacun(e) à part, séparé des autres, aveuglé de solitude ne comprend, même plus, la simple logique du mon geste n'ayant pas d'impact, ajouté à des millions de gestes qui n'ont pas d'impact, à des millions d'autres, encore des millions, des millions, eh bien ça a, soudain, bien fort impact. Que serait l'océan si chaque goutte décidait qu'elle ne lui était pas nécessaire ? Le diagnostic demeure terrifiant qui montre chacun et chacune inconscients, inaccessibles mentalement ou , affectivement, fermés à la simple idée de faire partie d'une même humanité, civilisation ou société, avec ces milliards d'opinions juxtaposées. Cette déchéance collective de ,ne plus parler du collectif se reflète, , dans la perte de toute logique puisque aucun acte, de qui que ce soit, est infime, aucun, par le simple fait que nul ne peut l'accomplir à sa place. En cela il reste irremplaçable.

Seule la Religion masquée du capitalisme et la nocivité conformiste empêchent la mutation de l'Humanité.

 

Les sentiers battus

   Sentiers battus, pourquoi seraient-ils battus les sentiers battus, qu'ont-ils donc fait, aussi quelle violence à leur égard. Mais s'ils sont battus c'est signature de l'échec, puisqu'ils se voient surpassés, supplantés par quels autres de sentiers? Parce que si l'on argumente toujours avec les lieux communs il reste extrêmement rare que l'on argumente sur des lieux communs. Parler en connaissance de causes !

1- Races. de successifs glissements ont eu lieu: des différences vues qu'en seuls termes d'avantages évolutifs nous sommes passés aux différences entre les civilisations viennent de différences biologiques. La classification naïve (comme toutes les classifications du XIXème ) des sociétés glisse vers une hiérarchie; toujours le même mécanisme classificatoire des sociétés, des techniques, ternit tout, obscurcit tout. Puisque nulle explication ne jaillit de ces dogmes surgis d'un procédé méthodologique du siècle dernier. Les disciplines du savoir ont été, pour cette raison (méthode d'investigation), séparées entre économie, philosophie, droit, histoire, anthropologie, politique...etc, mais il allait de soi que la réalité contenait, sans aucune séparation, toutes ces régions du savoir. Pourtant il a, rapidement, été fait comme si le réel obéissait  à ce schéma: le modèle conformiste annule la réalité. Ce pourquoi nous avons, entre autre, une politique si scolaire, avec des ministères découpés scolairement, et des dirigeants qui nous régurgitent leurs cours sur le tempo: vous faites toujours des erreurs et nous savons tout, au lieu d'apprendre à drainer les vouloirs. Si cela ne fonctionne pas c'est que vous ne comprenez pas bloquent leurs fanatiques têtes, alors que l'intégrale image du réel montre que c'est bien aux élites autoproclamées de changer tout sur tout: leur incompétence face au réel devient notoire. Ainsi le schéma classificatoire des races étant, non seulement, scientifiquement infondé ne peut subsister dans son projet même, par l'impossibilité qu'il y a de dessiner des frontières essentielles, fondamentales entre les races, notion non scientifiquement pertinente. Seuls, de superficielles observations empiriques tiennent donc lieu de Raisons d'État. Déchéance de la Raison n'est ce pas lorsque seul l'œil de l'Occident fait tribunal, c'est-à-dire qu'il n'est jamais vu autre œil  que l'œil occidental. Décider toujours à la place des autres semble incompétence à la démocratie. Notre exigence démocratique nous fait, toujours, retrouver les mêmes mécanismes que ce soit dans les modes musicales, le racisme, la spéculation ...etc. En résoudre un c'est les résoudre tous. Le racisme ne pourra donc plus se parer de la toge du biologisme; ce n'est qu'un conformisme, pour faire comme les autres, "pour rester dans le coup", une mode musicale séparatrice et divisante. Tout est affaire d'exemple, notre vie intérieure créant ce monde et nos comportements faisant événements, ce sont les seuls rapports qui sont en cause, non une science dogmatisée dans des apories d'héréditarisme forcené ou de pangénétisme erroné. En effet, l'égalité est admise ne pas relever de la biologie donc l'inégalité non plus. Il n'existe pas de détermination biologique. Simplement, les leçons superbes de l'incompris Darwin qui sont la perfectibilité, (sinon pas d'Évolution) de chaque être humain et la variété nécessaire  de la vie (sinon pas de survie possible de l'espèce qui garde une nécessité bien supérieure à toute nation). Les racistes se démasquent comme de gris conformistes fanatisés par la Religion masquée du capitalisme et leurs plus fringants complices sont les propagandistes des lieux communs, vous savez ces puritains exclueurs et diffameurs qui supportent très bien que, le style de vie occidental ne pouvant être adopté que par 800 millions d'individus, 5,2 milliards en soient expulsés, mais combattent un moralisme inexistant, ces donneurs d'ordre qui, du haut de leurs scènes nous font toujours des scènes, nous interdisant de nous parler entre nous, toute parole (sauf la leur qui prêche l'Argent-Fou) ayant reçu label de sermonner, vendre des leçons, faire des reproches, sans oublier les médiatisés totalement incompétents au réel et quelques autres. Ce sont eux les causes  du racisme pas les racistes. Tant que le Mal demeurera thèse d'État, il en sera ainsi!

2- Vouloirs .Nos puritains, ces faux opposants à un moralisme inexistant, que veulent-ils? Mais, une admiration brillante, un aval extasié à leur dogme de l'extase, c'est tout. Cette extase supporte très bien que la plus grosse partie de l'Humanité soit exclue de la vie extatique sinon tout serait fait pour accélérer les conditions matérielles le permettant. Cette extase supporte encore mieux les hurlantes inégalités financières c'est-à-dire qu'elle ne repose que sur le socle de la monnaie. Ainsi, après avoir fait l'amour, peuvent-ils marcher sur la figure d'un clochard grelottant sur leur seuil: la seule issue qu'ils lui permettent  c'est d'entrer dans la jouissance égoïste. La réalité financière n'existe pas à leur regard aveuglé. Depuis Roland Barthes l'obscène s'est déplacé du sexuel au sentimental. Le dispositif stratégique restant celui de la Religion masquée du capitalisme, l'élément clé de la mise à distance des autres, de la froide indifférence aux exclus de Dieu face aux prédestinés de l'extase, doit persister. Pour cela l'amour doit être banni de la Société (même si, verbalement, il semblerait privilégié): d'où pathologisation de tout sentiment. C'est sale, disent nos puritains, exactement comme d'autres le dire pour le sexe. Dommage qu'ils se soient autopiégés: tout as-sentiment ne peut exister qu'où il y a sentiment, l'approbation l'est à la probité du sentiment. Dire non marque le nihilisme stérile, lui-même signe de la Religion masquée de l'égoïsme. Drôles de porteurs d'étendards de la liberté que ces fieffés réactionnaires, archaïques ennemis de tout Progrès progressiste, de toute Évolution de l'Humanité ! Le consensus lui-même, cum sensualis, partage des sentiments, vous comprenez partage des sentiments et non des intérêts, des idées, leur est définitivement fermé: il faudra mélanger les sentiments et les affaires, sinon pas de consensus ni de réponse à "comment tient une Société que rien ne transcende mais qui transcende tous ses membres?" (Durkheim) Pas de sentiments, pas de consensus possible et jamais nous n'atteindrons la splendide sensualité de la con-sensualité. L'Ordre Moral c'est d'empêcher l'unité, la réconciliation de toute l'Humanité: nous savons qui s'y oppose désormais!

 Ceux-là qui ne veulent que la disculpation, l'aval, l'autorisation oui c'est cela, la bénédiction de vivre ainsi, prédestinés et indifférents, l'aspersion de toute grâce et beauté, toute excuse signée à l'avance...etc Et pour cela il leur faut un "ange". Pourquoi le lui demander, d'ailleurs, puisqu'il reste clair que de toute façon ils fuiront toujours plus le réel? Toujours pour les mêmes mécanismes sur lesquels nous sommes bloqués depuis 500 ans: l'être indûment traité (l'Indien) doit, ensuite, se voir diffamé, diabolisé afin que l'occidental qui refuse d'ailleurs toute angélisme (juste pour qu'il n'y ait pas de solution collective) puisse légitimer, justifier son style de vie injustifiable, illégitime par rapport à l'image entière du réel. Pour cela toujours la rengaine du bouc-émissaire-faire-valoir et du bouc-émissaire-nettoyeur-de-tous-les-salauds. Notre répulsion à l'égard des puritains, souteneurs du conformisme raciste et de toutes les injustices financières pour leurs vies protégées par l'exclusion des 9/10 de l'Humanité, atteint, là, son maximum: après avoir fait l'amour nous voulons faire partager ce sentiment avec le clochard en revendiquant que la seule obscénité au monde c'est l'argent sale, toujours métaphoriquement, blanchi par les élites autoproclamées. Nous espérons que vous voyez mieux qui est qui!

3- L'effrayé recul devant toute implication. "Nul prédicateur car c'est en son propre esprit que l'élu doit comprendre la parole de Dieu", illuminait Max Weber. Le secret décret n'autorise aucun droit ni devoir d'ingérence. D'où toute conversation ne peut être que sermons, leçons ou reproches pour ces blockhaus d'égoïsme. Qui vous dit que vous sermonnez ou "donnez "des leçons, lorsque vous êtes convaincus, signe par-là son appartenance mentale à la Religion du capitalisme. C'est qu'ils ne veulent jamais être impliqués  en quoique ce soit: tout est pareil, tout le monde est pareil, nul n'a plus le droit de parler pour la collectivité, tout est vrai puisque rien n'est vrai, à chacun sa vérité, son truc, son chemin, donc tout penseur, écrivain ou savant vrais sont bannis de la Société, soutenue par les flics diviseurs des modes musicales, rien ne doit être possible sauf qu'une minorité gagne 200.000 fois plus que les plus pauvres car, pour eux, mystérieusement, pas de "pour qui se prennent-ils?", tout le monde est une marchandise, juste bonne à être vendue et jetée ( les vendus sont ceux qui vendent les autres, non?) - tout ce magma inextricable juste pour ne pas être impliqués, encre de la seiche. D'où l'attitude obligatoire de surplomb: du haut de leurs scènes il nous font toujours leurs scènes, nous jettent des ordres, savent tout sur tout et sur tout le monde; depuis 40 ans, ou plus, qu'ils sévissent ainsi, nous nous sommes aperçus qu'ils ont tout faux sur tout, qu'ils demeurent incompétents pour connaître ou reconnaître qui que ce soit- bref, que ces vendeurs  de leçons ont tout à apprendre sur tout et sur tous. Le Mal comme thèse d'État les contraint toujours aux lieux communs qui les démasquent: voulant salir les sentiments, ils crachent pensant disqualifier, les sentiments sont toujours généreux, donc non fiables pour l'égoïste, donc non réalistes pour la "nature humaine" diffamée. Traduction: ça ne vaut pas la peine d'aller voir puisque tout sentiment est pathos, ce diktat se glisse comme une lettre à la poste. Tout lieu commun est un délit qui se dé-lit tout aussi bien: la connotation fortement péjorative du sentiment qui ne peut qu'être  généreux  se renverse en la mise à l'honneur des sentiments puisque seul le généreux génère. C'est-à-dire qu'il produit et permet que toute chose se produise. Se reproduise. Généreuse est mère de toute chose; lorsque stérile, sans descendance, apparaît l'égoïsme: tout ce qui s'est fait de grand dans l'Humanité provient d'actes généreux, et la fable truquée des abeilles transpire comme une contrevérité scientifique juste bonne pour les fanatiques de la Religion de l'égoïsme. Généreux génère, aucune génération sans le généreux. Qui demeure le plus généreux sinon le génie qui ensemence les siècles futurs ? Le généreux produit, reste donc fiable, compétent, responsable, progressiste, accessible à tous. Ce qui décline que l'absence de générosité (de sentiments) ne génère rien, ne produit rien, ne participe pas à la richesse collective sinon dans des rackets illégaux(spéculation boursière, coefficient multiplicateur des banques, carambouille des distributeurs, États rançonneurs et protecteurs de tous trafics et lobbies), c'est-à-dire reste inutile à l'écrasante majorité, ne travaille que pour le maigre groupe des insurgés du réel, des contestataires butés et des marginaux autoproclamés en élite. Ou comment se débarrasser mentalement des gens: leur sens des responsabilités c'est donc de n'en ressentir aucune à l'égard des autres. Diriger les autres c'est ne penser qu'à soi-même. Avoir le pouvoir c'est veiller à ce qu'il n'y ait aucun défenseur de l'intérêt général. Cette violence comme démission d'État diffame toujours plus: le chômage se dédaigne comme un "choix" entre le fait de travailler ou non, le licencié économique "choisit" de perdre son emploi, la différence entre SMIC et allocation chômage serait (hors toute vérification) faible. C'est par pur intérêt que l'on choisit le chômage et il ne faut surtout pas plaindre les chômeurs, ces non-élus de Dieu. Bon le chômage c'est la faute des chômeurs, débarrassés, d'eux, mentalement et affectivement, moralement et responsabilitativement. Au suivant! Ce qui nous appert c'est bien que le pseudo dirigeant ne va jamais observer, écouter, vérifier (activité de la vérité)tout ceci. Son accès au réel demeure donc très, très restreint. Comment faire confiance à de tels "ignorants" de la réalité humaine, qui ne font qu'extrapoler leurs phantasmes, généraliser leurs dogmes en refusant hystériquement l'image complète du réel?

4- L'alibi de la complexité. Tout est trop compliqué pour mériter une solution. Nous venons de voir que, pour eux, tout est simple: un moralisme inexistant veut leur interdire leur égoïsme, leur cher "ange" sur lequel en 30 ans pas un seul  mot de vrai n'a été prononcé, se voit "simplifié" au possible, la facilité avec laquelle ils se débarrassent mentalement des autres, qu'ils excluent, font souffrir, diffament...etc restent atterrante. Mais lorsqu'il s'agit d'essayer de modifier cet état des choses ah! la la tout devient trop  compliqué: et de les voir se réfugier dans toutes les abstractions, surtout celles qui n'existent pas. Un seul exemple, la Société: évidemment, "changer la Société" restera toujours impossible, puisqu'elle n'est qu'1+1+1+1+1...etc, par contre, changer les rapports humains et sociaux qui constituent réellement le mot Société reste très possible. Nous saisissons que la mise à distance des autres, le surplomb, se débarrasser mentalement d'autrui, le refus de toute implication et responsabilisation, rendent cette pratique concrète impossible. "Nul ne commit de plus grande erreur que celui qui ne fit rien en prétextant qu'il ne pouvait faire qu'un petit peu".(Edmund Burke). Je ne suis qu'un  parmi 6 milliards. Mon geste n'aura pas de sens, restera inaperçu. Il ne peut avoir aucun impact: alors, à quoi bon? Personne, pourtant, ne peut le faire à votre place.  Et 6 milliards de petits gestes changent le monde. Alors, pourquoi vous, oui vous, ne faites toujours rien? Comme" qui complique toujours tout il ne s'intéressait pas aux grandes choses"(Emmanuel Bove). Puisque à quoi s'applique ce qui complique? A ce que rien ne bouge: "il est probable que la plupart d'entre nous, étant bourgeois, à notre aise, avec nos petits revenus, notre famille et tout le reste, préféreraient demeurer dans l'état actuel et ne pas être troublés," ôtait tout alibi Krishnamurti. Puisque de s'appliquer à s'impliquer avec ce soin, cette méticulosité qui correspond enfin à de bénéfiques scrupules, attentions au collectif, respect des autres, parvient au miracle qui dénoue. Le phrasé prend forme: s'appliquer à s'impliquer, lorsque de tout expliquer nous nous y mettons, parvient à tout unir, relier. Même le compliqué. Même tout ce qui est répliqué, dupliqué dans le clonage des a priori conservateurs. Pas un élément du réel n'échappe. Une seule cause ne peut tout expliquer, diffament-ils, puisque cette contrainte empêcherait de s'impliquer d'expliquer. Parce que l'ensemble des causes donc joliment créditées faire fonctionner le phénomène, le problème, ne peuvent se résoudre, se restreindre tout un coup à se décider de dénouer le problème, de se mettre en action. Et donc de déboucher sur une solution praticable. Donc bien pratique. Or, une seule cause permet de commencer d'expliquer. Parce qu'elle implique d'expliquer. Expliquer devient trop facile. Et, a contrario, expliquer comme compliquer ne se restreint qu'au mécanisme de répliquer. Expliquer. Arrêt. Répliquer. Répliquer. Dupliquer. Arrêt. Tout part dans tous les sens de compliquer. Nous avons bien compliqué la solution; nous sommes donc à la hauteur ?  On ne nous la fait plus. Affranchis et viral viril, ça fait bien. Mais pour le cœur du problème, ça n'apporte strictement rien. Sinon de savoir que l'égoïste est bien compliqué, incapable de la moindre simplicité. Expliquer sans s'impliquer devient désormais inadmissible. La question n'est plus d'où vous parlez, pour qui et qu'est ce qui vous permet d'ainsi parler, selon Kant, mais bien quel degré d'implication nous permet de prêter l'oreille à vos explications. Plus vous êtes impliqués à expliquer, plus vous trouvez la simplicité de résoudre la solution qui résume toutes les autres. Imposteurs que les propagandistes délictueux des lieux communs: il n'a pas été très compliqué de les démasquer!

5- La diffamation comme contrainte capitaliste. Sa propre propriété contraint à salir tous les autres. Exiger toujours tellement des autres que toute action devienne impossible et impossible la remise en question de son style de vie inacceptable au regard de l'Humanité, tel se dévoile ce sectateur de la Religion de l'égoïsme. Cet obstacle sera contourné comme les autres. C'est-à-dire que par une insigne paresse de l'esprit il est, nonchalamment, jeté sur les autres une étiquette. Ensuite, ces pauvres ombres qui ont eu l'honneur de se voir décerner l'étiquette doivent rester clouées à cette définition, et tous les efforts de l'égoïste seront pour harceler, dévaloriser, diffamer l'autre, tant qu'il ne se cantonnera pas dans la minuscule définition qui lui fut octroyée, tant qu'il ne restera pas dans sa stalle. "Parce que lorsqu'ils s'approchent du but, vous ne voulez plus les laisser poursuivre? C'est de l'égoïsme", atteste George Meredith dans L'Égoïste. L'égoïste se démasque comme un dictateur figeant, obligeant tout son environnement à devenir statues de marbre immobiles, afin que lui même puisse ambuler, déambuler comme bon lui semble et sans qu'aucune piqûre de conscience ne vienne troubler ses insupportables caprices. Incapable de réel, tout accès lui semblant introuvables, il n' a que cet enfantillage à brandir: tous les droits pour lui, tous les devoirs pour les autres. Voyons le à l'œuvre: l'irritation de peau que cet égoïste montre pour une personne qui serait, temporairement ou non, seule et l'acculement à coup de fourche qu'elle doive cesser de l'être. Comment, concrètement, fait cet égoïste pour aider à cet avènement? Si c'est en dévalorisant, amoindrissant, disqualifiant, faisant affleurer une violence sans masque, un rejet massif, qu'il pense l'aider, il faudrait tout de même lui certifier que ces actes ne peuvent  aboutir qu'à ce que la personne "aidée" se replie toujours mieux sur elle-même, c'est-à-dire se sente  plus seule qu'avant cette égoïste aide. Avant, elle l'était peut-être mais ne le sentait pas. Grâce à l'acte égoïste elle cumule tous les handicaps. Alors pourquoi l'égoïste agit-il ainsi? Afin que la personne demeure bien sous  l'étiquette qu'il lui a tapé dessus parce que les autres occupent tellement peu ses pensées que cet acte lui est nécessaire. A voir les choses sous ce nouvel angle qui obtient de soulever les montagnes et de renverser toutes les visions congelées, la personne matraquée par la Religion masquée du capitalisme en ressort plus riche, plus diversifiée, plus émouvante; et l'égoïste bien plus appauvri, uniforme, ennuyant, sec et stérile.

 Son cynisme obligatoire- sa propriété doit mécaniquement salir tous les autres - semble rendre tout impossible. Le regard de l'Autre n'ayant cessé d'œuvrer ce ne le restera que pour lui. "Ignorant" définitif des mécanismes de la pensée, donc de la transformation du monde, il ne verra rien, incompétent aux exigences des chaînes de raisonnement (tout se mesure, pour lui, aux résultats) tout va lui paraître tronqué, obscurci, terne. Jetons, en passant, un regard glacé sur ses  résultats: critères de convergence, taux bloqués, monnaies fortes...etc, avec comme corollaire aucune obligation, aucun devoir pour les prédateurs spéculatifs, bancaires ou financiers. Le revers c'est 27 millions de chômeurs en Europe, 40 millions si nous repeignons les statistiques, ces résultats surgissent comme le fruit du cynisme. Imbu de lui-même, puisque prédestiné et fanatique de la Religion masquée du capitalisme, le cynique ne s'interroge jamais sur les conséquences de ses pratiques et se voit contraint  de se transformer en "menteur chronologique": ses pratiques provoquent nombres de contrecoups sur les personnes qui les subissent et ces personnes y répondent donc. Mais , magiquement, leurs réponses et réactions précèdent les pratiques déclencheuses, qui deviennent de saines "réactions" à ce qu'elles ont provoqué. Lui seul est autorisé, homologué, entériné, validé (par qui, quoi, nous n'en saurons jamais rien) à torturer ainsi: nul n'a le droit de répondre à ses pratiques, fut ce pour se défendre. La preuve de culpabilité se trouve dans la réponse à ces pratiques de harcèlements permanents, comme dans le tribunal du conformisme. Lui-même n'est pas coupable de faire tant de choses qui ont tant de conséquences sur la planète; seul qui le subit reste coupable.

Tricheur de la causalité, le cynique comme l'égoïste ou le conformiste, est au sens fort un ir-responsable. Un dangereux irresponsable même puisqu'il crée tout l'irrationalisme contemporain. Toutes les pratiques sociales mentent, désormais, chronologiquement, prennent sciemment l'effet pour la cause, le résultat pour le déclenchement, la spéculation pour le moteur et l'économie réelle pour virtuelle, ceux qui subissent pour les diffamateurs, les diffamés pour les responsables, les non-rêveurs pour les utopistes et les auteurs pour les fauteurs; la chaîne logique reste toujours subvertie. La déraison partout règne. Nous connaissons les ir-responsables responsables!  Ainsi sont-ils contraints  de détruire le monde: la conscience c'est son contenu, la leur reste une casemate aux cases mates, où leur pauvre rangement les oblige, faute d'accès au réel, à ne faire que torturer ceux qui connaissent l'intégrale image du réel. Ce savoir, cette expérience appartiennent à l'Humanité entière, vous percevez le degré de nocivité de ces marginaux autoproclamés élites. Ainsi, à côté du Mal comme thèse d'État, le Bien doit se maintenir en une abnégation totale, se laisser faire dans les mains de ces sordides puritains, terrifiés que le réel puisse, un jour, les interpeller. "Le dépouillement de la violence est l'abondance du bien", le Bien resterait abnégation de la rancune, Évidemment, cela arrange, reste donc rangé. Le problème toujours pour ces incompétents du réel c'est que leur vision admet, fait l'implicite aveu, de ce que le Bien reste toujours intact, ni brisé, ni fragmenté, un bien absolu, irrévocable autrement dit un ordre. Si cette déviation du Bien était pénétration dans le champ du mal, que le mal puisse être nourri, le mal tel une diminution du bien qui lentement se termine dans le mal (thèse des cyniques, corrupteurs, fanatiques de la Religion masquée du capitalisme), le Bien ne saurait se maintenir dans l'abnégation, il userait de toutes les ruses du mal. Or le Mal n'est pas absolu parce que cumulatif, toujours porté à un degré ou à un autre, et pour cela reste sombre, tordu, déformé, volontairement blessant puisqu'il ne sait rien d'autre, tandis que le Bien apparaît toujours dans son entièreté. Le Mal a donc besoin d'une longue accumulation afin de s'autoprétendre équivalent du Bien. Le malheur de ce pitre c'est bien qu'il ait absolument  besoin de l'abnégation du Bien, qu'il reste dans son coin, afin que ses maigres calculs puisse se faire tranquillement, sans très dérangé. Bref, ce pitre ne peut supporter l'entière image de la réalité. Les mots le terrifient: le mot goodness (Bien) se source-t-il en God (Dieu), Di-eu, plusieurs biens, plusieurs façons de se porter bien en dieuphories...etc remet en question tous les petits rangements et arrangements de l'égoïsme. Le Mal n'est pas perfectible, l'Évolution le condamne, le progrès progressif et progressiste aussi et donc le Mal se rétrécit, se racornit, à dire qu'il y a un mal absolu, un péché définitif, irrémédiable. Tout ce qui est irrémédiable est diable. Le Bien qui ne peut s'épanouir et fleurir que dans la liberté non la tradition disqualifie donc si aisément les fanatiques du Mal comme thèse d'État. Qui a tout faux sur tout? Le Mal n'est pas du tout malin, seul lui reste la lourdeur du diffameur, du menteur, du corrupteur, du diviseur, du semeur de confusion: et rien d'autre. Nos élites autoproclamées semblent tellement attachées à ce maigre héritage pas malin qu'elles risquent de récolter un gigantesque et gargantuesque rire. Puisque de se croire madré de cynisme, péremptoire égoïste et propagandiste des lieux communs les accule dans la pitrerie du tout ce qui n'est pas conforme est, par eux, dénoncé (délation) comme déraisonnable, irresponsable ou insolent. Or nous venons de parcourir jusqu'à l'écœurement que le conformiste est plus que déraisonnable, proprement ir-responsable, totalement incompétent en ce qui regarde le réel, "ignorant" des mécanismes de la pensée, d'une prétention ridicule dans son autosatisfaction stérile. D'ainsi n'avoir plus pour troupe pour la Religion masquée du capitalisme, va leur faire retomber dessus tout le poids de ces êtres étriqués, pétris de nœuds psychologiques, irrespirables, sans issue, sans grandeur ni noblesse. Le rire va drosser dur: le tri étant fait, les propagandistes des lieux communs ayant avec une telle finesse et une si brillante intelligence, dessiné leur camp vont devoir apprendre la réalité. Les créatifs diffamés tenaient à bout de bras la Société, maniant l'énergie et les flux d'opinion seulement domptables par qui a eu l'humilité de comprendre que les mots ont un sens, maintenant, cette poigne devient inutile, tout va retomber et les imposteurs ne pourront réclamer ce qu'ils ont sans cesse dénigré. Comme disait un cynique ils se sont baisés tout seul. Nous disons plutôt autopiégés! Chacun ayant charge de son choix; bien du courage à ceux qui ont tout faux sur tout. A vouloir trop gagner ils se voient perdre le fil de la réalité, cette poule aux œufs d'or. Seul, qui agit et pense toujours pour le bien collectif possédait toute chance de le maintenir. L'égoïsme est une prison dont l'égoïste est lui-même le gardien: tout se passant en dehors du réel, le réel ne peut plus rien pour lui. La phagocytose n'absorbera personne d'autre ! Dans l'Histoire, ce sont les plus faibles (penseurs, écrivains, vrais savants) qui ont toujours  gagné, pourquoi voulez-vous qu'il en aille différemment, aujourd'hui ?

 

Sauver le monde tout seul

  Voici encore un lieu commun qui démasque le délinquant qu'est devenu le conformiste. Délinquant devant les valeurs essentielles: responsabilité, conscience des conséquences de ses actes, esprit tourné vers les exigences collectives telles l'autorestriction financière ou la Raison partagée, l'Amour Social et la disparition de tout égoïsme. Le conformiste, nous l'avons vu jusqu'à la nausée, reste totalement irresponsable, complètement inconscient et refusant, d'ailleurs, toute forme de conscience du réel, indifférent aux autres et d'un égoïsme armé.

Les propagandistes des lieux communs et les élites autoproclamées, adeptes de la Religion masquée du capitalisme, ont une lourde responsabilité dans cet état de fait. La seule chose qu'ils demandent aux conformistes demeure une passivité complète. Afin d'y parvenir le conformiste se voit disculpé de tout et à l'avance: perte totale d'esprit critique, mensonges sur tout, malhonnêteté intellectuelle, enfermement et dure exclusion des autres, non prise de responsablités, consommation irresponsable, destruction aveugle de l'environnement et de tous liens sociaux. De tout cela il se sait excusé, absous à l'avance. Justifié de tout: aucun moralisme n'existe mais bien un Ordre Moral, celui de la Religion masquée du capitalisme, qui veut l'abdication de tout ce qui fait l'Humain et la soumission à "l'horreur économique". Les puritains (qui ne s'occupent pas de sexe) sont là pour veiller, par la pression collective,  diffamation et censure, à ce que le plus grand nombre "se conforme" à cet enfer. Tout à l'opposé, se voient pourchassés les détenteurs des vraies valeurs, qui n'apparaissent ni prosélytes ni sentencieux, ni missionnaires ni professoraux. Des êtres possédant un sens des responsabilités poussé à telle intensité qu'ils font de vastes investigations et remettent tout en question afin de connaître, toujours, l'intégrale image du réel et, donc, les bonnes actions à enclencher; dont la conscience conserve une telle exigence qu'elle parviendra à tout inclure sans plus jamais rien exclure (exclusion: marque d'une conscience incapable d'atteindre l'âge adulte); l'esprit sans cesse plus préoccupé du collectif que d'eux-mêmes, le cœur empli d'Amour Social. Bref des gens biens, les honnêtes hommes de Montaigne, les humanistes vrais de Pic de la Mirandole...etc Bref la réussite complète des siècles passés. Le meilleur de l'Occident. Eh bien, les seuls à se voir pourchassés, exclus, ce sont eux. Tandis que l'incapable et dangereux conformiste reste approuvé, excité, encouragé, poussé dans toutes ses attitudes destructrices, dans son comportement qui va aboutir à la division maxima de l'Humanité. Le rêve du chacun pour soi va exploser en cauchemar collectif insoutenable. Est-ce vraiment raisonnable de croire qu'en se repliant sur soi les problèmes vont se résoudre? Ce que déraisonne le délictueux "sauver le monde tout seul", seul insulté sur tous les airs dont le diktat omniscient du "on ne peut sauver le monde tout seul". Ce soulagement triomphant ne peut durer longtemps parce que cette phrase démasque l'action bien réelle du maintien, du contrôle des consciences, de la passivité destructrice comme de l'autojustification de ces actes anti-évolutionnistes en se lavant les mains toujours sur le repoussoir-faire-valoir et nettoyeur-des-salauds. Cette phrase révélerait non pas le manque de réalisme de quelqu'un qui voudrait participer à l'amélioration du monde, et c'est le seul réalisme possible, mais bien la corruption de qui se poste dans l'irrationnalisme le plus complet. Puisqu'au simple sujet de "sauver" il s'agit d'ausculter le sens qui se présente de guérir, mettre hors de danger, faire échapper à, préserver de, arracher du - tous actes nettement bénéfiques et qui se voient toujours dirigés en faveur des autres. Aucun bénéfice individuel à "sauver" sinon perte de tout confort, voir de sécurité. Tout est limpide depuis si longtemps. Une parabole suffit pour le saisir. D'abord, un protecteur des consciences vient signaler sauvez vous, sauvez vous, voilà un sauveur. Les gens de se sauver. Presque tous de se sauver. Conclusion: vous n'avez pas besoin de sauveur pour vous sauver. D'aucun. Un protecteur des consciences signale alors: ce grand malheur qu'il n'y ait plus de repoussoir permis, plus de bouc-émissaire possible, c'est que nous devenons toutes et tous responsables de tout et de tout le monde. Il devient inutile d'exporter sur un autre nos manques et faiblesses et de passer au fanatisme d'oser que ce serait lui le fauteur de nos manques d'exigences et de nos hypocrisies. Plus possible: chacun ne peut plus que garder pour soi le meilleur et le pire de lui-même. Plus de disculpation d'avance, d'excuse, de justification, d'absolument absolutive absolution. Bigre, le concept de "sauveur" servait à couvrir tout ce qu'il y a de délictueux et de particulièrement répulsif dans le conformisme. Mais comme le conformiste ne le sait pas, de le pister (secrets de méthode) permet de découvrir tous les pots aux roses. Et ne voilà-t-il pas que le conformiste détruit lui-même ses propres assises, ses fondements - plus de sauveur possible; il semble, parfois, utile de passer par le diktat du conformisme, et toute l'exigence du non-conformiste devient alors amplement raisonnable. Raisonnable de vouloir améliorer le monde mais déraisonnable de refuser de le faire.

Le conformiste ne pouvant plus se sauver, se sauver nulle part hors du réel, va bien être obligé, contraint d'en passer par où les meilleurs de l'Humanité l'ont précédé. Comme, désormais, l'émerveillement de l'image complète du réel nous l'a appris, toutes les infractions des lieux communs se retournent contre le délinquant conformiste. Le voilà, la voici, avec désormais sa maigre phrase de sauver le monde tout seul, mais s'est évaporé tout prophète noyauté (le seul qui persiste c'est le capitaliste: prédestination aux inégalités financières et indifférence à "l'horreur économique" qu'il crée). Du coup, le repoussoir qui autorise  à ne rien faire, le bouc-émissaire-qui-nettoie-les-salauds tout cela éventé. Plus rien n'est recouvert: ce doivent être les grandes découvertes; à découvert des monstres d'égoïsme, de ricanants nihilistes, des puritains opinant l'opinion, de cyniques conformistes. Les voici tous complètement à nu, ce sont eux qui ne sont plus couverts mais entièrement découverts puisque n'est plus révélé que leur fuite devant les responsabilités, devant la conscience et ses exigences, devant la prise en compte des autres et l'implication collective - bref, la personnalité d'êtres particulièrement négatifs: contestataires butés du réel , séditieux, fauteur de tous les troubles et de tous les désordres, toujours inadapté, inapte à l'insertion, ne participant  jamais à la Société dont il devient le seul asocial ,le seul insurgé, le dernier délinquant. Les conformistes ne pourront plus se sauver (s'enfuir) de cette image répulsive. Plus personne ne pourra les sauver (arracher) à cette autopunition. Si on ne peut sauver tout seul le monde, il faudra donc s'y mettre à tous. C'est-à-dire entrer dans l'Amour Social. Plus d'excuses ! Autopiégés ! Qui dit un lieu commun ne commet un délit que contre lui même.

 

La honte change complètement de camp

  Lorsque les occidentaux sont perçus comme les barbares du monde, la moindre de nos attitudes reflète cette insensiblité même. L'Humanité se voit, sans cesse, reniée, le contrat social, tout le temps, bafoué - et nous ne réagissons que par des actes sommaires. Du jour au lendemain, des gens, brutalement, perdent tout (travail, revenus, liens sociaux) et, immédiatement, ne se voient plus définis que par la négative: sans activité, sans argent. Jamais l'humain n'a été autant rétréci à une caricature. Ce qui opéra contre les Indiens, puis les Africains, les Orientaux, se voit, désormais, utilisé contre les peuples. L'inhumanité se dévoile d'autant plus glacée que la Société ne cesse de renvoyer à ces "déinsérés", qui peuvent être "tout le monde" ou n'importe qui, vous un jour, la responsabilité entière de leur situation. Soyez inventifs, actifs, créez votre propre emploi, remuez vous! osent les antiprogressistes, les ennemis de toute Évolution, qui font tout pour qu'il n'y ait pas de solutions au chômage, tout autant que pour l'extension de l'exclusion . Au moment donc où l'humain se dévoile le plus démuni économiquement, socialement et psychologiquement, il lui est demandé le maximum, qu'il résolve à lui tout seul tous les problèmes sociaux qui ne persistent que du fait de l'inertie programmée. Se maintenir à distance, ne pas se sentir interpellé et ne pas devoir prendre position à propos d'aucun des éléments du récit, c'est se limiter à la description phénoménale ou objectale. Tout est devenu objet, les êtres, des objets. Il n'y aura plus de connivence, tout sentiment se voit décrété gluance, qui répand le pathologique dont les doigts viennent vous accrocher, pour vous secouer. Et tellement secouer que vous allez tomber du fauteuil acéphale de l'occident. Tout savoir y est distancé, tout commentaire distancié, cette distanciation implique retardataire, larguée, trop lente, pas assez vive, plus dans le coup; ce qui disqualifie que toute approche distanciée puisse s'autoprétendre à la tête du Progrès ou diriger quoi que ce soit. Le cliché, élément figé, solide, comme au sortir d'un moule d'imprimerie, souligne le diktat du plus-aucun-acte-qui-engage. Or le stéréotype dépend du mode d'écoute. Nous pouvons écouter le même ou nous pouvons écouter le différent dans le même message. De toute facon, les deux directions appelle à as-similer, devenir semblable à ce que nous absorbons, le  faire sien, se l'approprier. Le stéréotype (stereos solide, tuptein appliquer) se détruit par simple stéréophonie, avec les deux oreilles. L'as-sentiment c'est le faire sien, se réapproprier la forme, la couleur; l'intensité du oui se décrit d'un bout à l'autre par un sentiment. Se réapproprier proprement l'existant devient le signe de l'Évolution instoppable. C'est pour cela que l'Humanité est un sentiment, le plus fort de tous. S'approprier tout le propre des propriétés, décrasser les récits des autres, les humains étant décrétés si salissants si contagieux, se rendre glacial pour s'en immuniser; telle se voit déchue la morale de l'extase. L'obstination conformiste (l'obligation de la jouissance excluant les autres n'est plus qu'un conformisme ), qui demeure de prendre l'effet pour la cause, à ne stigmatiser toujours que le résultat et jamais le déclencheur, la cause, participe en plein des 2 mécanismes principaux de la Religion démasquée du capitalisme. Se débarrasser mentalement des autres se mue en attaquer toujours les êtres sans défense puisqu'ils ne peuvent jamais répondre, diffamer celui qui gêne parce qu'il peut interpeller, puis impliquer, donc remettre en question les positions par rapport au réel et donc faire changer les mentalités et styles de vie. Au lieu d'affronter ce qui est responsable, se voit dissimulée frauduleusement, la responsabilité sur le mendiant-qui-ferait-mieux-de-travailler. Par exemple. Ce qui évite d'admettre qu'il a, obligatoirement, tout mis en œuvre pour s'en sortir et qu'il ne peut donc faire autrement. Que si nous nous sentons honteux de cet état de choses c'est bien plus à nous, qu'à lui, d'agir. Déjà qu'il subit tout, la honte c'est bien de lui en faire subir encore plus au lieu d'avoir l'honnêteté de se retourner vers les vrais responsables. Nos actes sournois se limitent donc à mettre la honte à distance en l'inversant sur l'autre. Puisque nous avons tous une part de responsabilité dans "l'horreur économique" par le simple fait de l'admettre; être conformiste augmente les responsabilités en toutes directions. De ne pas le supporter, de ne pas l'admettre, commence déjà d'alléger le poids, de le partager en le diffusant. De déverser sa propre honte(de ne même pas oser penser le juste!) sur les pauvres ne fait, par contre, qu'augmenter leur fardeau. Cette schizophrénie sociale (sourcée dans "les Sources de la Honte" de Vincent de Gaulejac) éclôt dans une Société qui jette, sans cesse, de l'huile sur le feu de l'individualisme, rétréci au seul égoïsme, avec le dogme que chacun est responsable de sa propre existence alors qu'elle appartient au seul tribunal du conformisme et que "l'horreur économique" qui apparat, principalement, en ce que tout soit fait pour qu'il n'y ait jamais de projet collectif, que tout soit fait pour isoler toujours plus les gens des autres, et que donc, sauf à piger mentalement cet enfermement collectif, nul ne peut rien faire de sa vie, à lui dérobée encore plus  que tous les siècles passés. L'individu est renvoyé à lui-même comme un malpropre plutôt qu'au projet collectif de construire une  Société où chacun pourrait avoir sa place. Il reste interdit  à la Société d'apprendre à vivre en société. Les propagandistes des lieux communs veillent à ce qu'aucun projet collectif n'émerge, et diffament tout être qui parle de l'intérêt collectif.

 Même si les images subliminales de la manipulation collective (que c'est sale de manipuler les autres beuuârk) sont décryptées, depuis 20 ans, elles n'en demeurent pas moins aussi virulentes dans leurs nocivités. Et ce dans tous les milieux  et surtout chez les personnes chez lesquelles nous ne le supposerions pas du tout, vous savez ces êtres bien libérés... etc, et qui se révèlent totalement mécanisés par ces deux images 1- Le marteau pour taper à coup toujours plus redoublés (stationnement) sur tout ce qui sait perler, réfléchir, penser juste, écrire, ou qui dénote sensibilité, prise en charge du collectif, idées ouvertes. Taper sans cesse dessus pour l'enfoncer dans son trou, que nul n'apporte de solutions, surtout collectives, afin de démobiliser, démotiver, il faut semer le désespoir et la division. Le diviser pour régner ne fait plus que régner la division  à perte de vue. Effectivement toute vue d'ensemble est perdue! Taper dessus tous les autres comme exutoire à la déchéance complète de la personne qui est ainsi devenue marteau, l'unique et dernière action sociale qu'elle pratique.

2- Rouge pour voir rouge dès que quelqu'un vous adresse la parole, si ce n'est pour l'impersonnalité des mots-pour-ne-rien-dire, parce que parler c'est renouer les liens sociaux, c'est s'adresser à vous directement, vous y nouer, c'est donc vous impliquer personnellement dans les mécanismes qui autorisent le refus de toute solution aux problèmes. Or la Société impersonnelle ne propose que les mécanismes fatalistes    d'abandonner chacun à son sort, il ne doit jamais y avoir le moindre contact humain  entre tous ses membres désolidarisés. L'humain seul met en danger une société inhumaine. Il faut donc avoir appris à se débarrasser mentalement des autres: lors des échanges de paroles au lieu donc d'écouter attentivement et humainement l'autre, ne sont sortis que ces deux tristes, ternes et si plats mécanismes. Plus personne n'écoute plus personne: ouf! sifflent les propagandistes de l'égoïsme, il suffirait qu'ils se parlent vraiment et tout le règne des illusions s'effondrerait, chaque humain détient, en effet, un pouvoir absolu de changement qu'heureusement il ignore. Voir rouge en s'autodictatoriant que l'autre veut vous sermonner, chapitrer, enseigner, vous faire des reproches, évite d'avoir à vérifier que c'est strictement faux puisque toute vraie conversation se voit interdite. Afin que plus aucune solution collective (rouge comme collectivisme) ne soit possible, que rien n'émerge jamais et que la Religion démasquée du capitalisme, depuis un quart de siècle règne la destruction sociale du marteau-rouge. Marteau (prédestination toujours en agression, égoïsme dressé sur ses ergots) rouge (se débarrasser mentalement des autres par l'indifférence, l'irresponsabilité, la diffamation et autres conséquences d'une prédestination à destinateur égoïste . Depuis 30 ans donc notre civilisation prétendue développée ne vit que sur ces 2 mécanismes. Quelle honte, quelle déchéance, n'est-ce pas? Comme le dit un imposteur "l'obscénité est dans la pruderie de ne pas admettre que les trop revenus sont une catastrophe mondiale...etc, la dénégation de la réalité de "l'horreur économique", le refoulement de la Religion démasquée du capitalisme."(Sade en faveur de l'Etre suprême). Cette obscénité prude, déniante et refoulée évite, ainsi, les fondamentales questions: pourquoi le fait que quasi plus personne n'ait de problèmes sexuels a rendu ce monde si inhumain? Que d'avoir tant écrit, parlé, chanté l'amour, ne soit parvenu qu'à un monde sans amour? que les propagandistes du sexe se voient, désormais, comme rigides et intolérants, siégeant à l'inquisition de tout rétrécir au seul sexe et qu'ils distribuent bons ou mauvais points, selon leurs caprices unilatéraux? Oui pourquoi la "solution sexuelle" n'a non seulement résolu aucun problème mais n'a fait que les multiplier? Pourquoi (aberration monumentale en ce domaine dit transgressif) ce tribunal ne sait qu'exporter toutes responsabilités sur des boucs-émissaires, bref toujours la monopolisation séparatrice du savoir sexuel par une mince caste qui ne fait qu'appliquer le taper-dessus ignorer-rouge?

Parce que la "solution sexuelle" a toujours "ignoré" l'horreur inhumaine de l'Économie et n'a, donc, fait que se rétrécir à la morale hyper égoïste de l'extase obligatoire. La honte ne peut plus que changer de camp puisqu'ils ont entraîné tout le monde à la schématisation inhumaine: ils ne pourront donc plus être perçus que comme les incarnations du si répulsif marteau-rouge, emblème barbare s'il en est. 

 

(à suivre)

Publié dans sciences

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article