Comment on vous a volé votre corps ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

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L'individualisme comme poison mortel c'est chacun séparé des autres, de soi et du cosmos, ne leur devant rien, existentiellement et socialement. Au lieu que ce soit la naturalité des pulsions qui lui trace sa route, ce sera la herse si blessante de la colonie pénitentiaire de Franz Kafka qui lui fera entrer la loi, comme un sanglant tatouage, dans la peau.

 

Le piège où beaucoup trop tombent c'est le corps, alors, qui "fonctionne à la manière d'une borne frontière pour distinguer chaque individu" (p. 35 David Le Breton – Anthropologie du corps et modernité, décembre 2010)…au lieu de demeurer immensément ouvert-e-s, trop s'y referment, s'y enferment comme dans un bunker barricadé, oui  derrière ces "bornes", ces frontières de toutes les rigueurs…nulle référence, désormais, hors de lui, nulle racine commune dans sa sphère, plus de chambre d'échos en lui, plus d'inconscient collectif, etc…"Facteur d'individuation au plan social, au plan des représentations, le corps est dissocié du sujet et perçu comme l'un de ses attributs. Le corps devient un avoir, un double (ibidem) ." Vous êtes, alors, vraiment, tombés dans le piège…cette construction n'existe que pour que les autres vous dépossède de votre corps et, avec la fausse monnaie de faux concepts, vous en empêchent l'usage très libéré et sauvage…Le corps instrumentalisé tel une coupure entre soi et les autres vous habitue à ne plus "avoir votre mot à dire"…l'immense folie (qui sévit toujours en Occident) du corps isolable de la personne – ressemble, trop soudain, à des chaînes, des menottes, des entraves, des dépendances, des astreintes unilatérales, etc - afin d'empêcher d'agir, oui oui de contrecarrer, freiner, gêner, empêcher, jusqu'à combattre tout réel changement venant de vous…votre corps clos sur lui-même est devenu un interrupteur utilisable contre vous !!!

 

Fini le corps holiste qui vit, dans un tissu de correspondances permanentes, tous  ses liens qui le relient et unifient aux autres et à tout l'univers…oui bien fini, vous êtes délimité, désormais – votre corps n'a plus le droit qu'au statut de résidence secondaire…la résidence principale, eh bien ! ce sont tous ces intrus en vous, ces abus de pouvoirs permanents, ces viols complets de vos consciences (avec la pédophilie de l'éducation unilatérale, si vous vous rappelez!), oui ces invasions illégitimes du trop de commerce, etc…la liste est vraiment trop longue…etc.

 

Pour mieux vous arnaquer, ils vous incitent, furieusement, à appeler toute cette spoliation "identité"…

 

L'isolement du corps explique, soudain si lumineusement, cette étrange solitude qui augmente sans cesse chez les occidentaux…avec cette non moins farfelue "obligation de sexualité" sur un unique modèle puéril si peu séduisant…sûr qu'avec de tels modèles rien qui attire et tout qui répugne, oui ou non ? "La distinction du corps et de la présence humaine est l'héritage historique du retrait conjugué dans la conception de la personne de la communauté holiste et de la coupure par repliement à l'intérieur de chacun (p. 35 – ibid) "…et donc la présence toujours plus grande de "résistants du corps" !!!

 

L'individualisme comme poison mortel vous rapetisse au maximum, vous avez la taille d'une cage à lapin, en fait…et vos névroses peuvent intérioriser, encore plus, cet amoindrissement…c'est qu'on rogne, sans cesse, sur votre espace réel, oui on l'abrège, l'écourte, le raccourcit, le réduit, le diminue…vous étiez immensément serti dans l'univers…sans que vous en retiriez le moindre bénéfice, on vous a désoclé, arraché, déplanté de votre béatitude…et replanté dans une terre stérile, sans amour, sans douceur, sans respect, sans humanité – où votre corps est votre "objet d'échange"…objet, il devient manipulable par la culpabilité : vous devez ci et ça, vous pesez trop pas assez, votre nez est comme ça comme ci, vous redevez encore ; votre corps plus qu'un objet de tortures afin de vous dicter votre corps…vous vous rendez compte la perte, le jeu de dupes…et ils osent tenter de nous fourguer cela comme la libération des corps…leur si sinistre emprisonnement dans tout ce qui clôt…et les regards des autres comme des matraques…

 

Par contre, le fait que vous ayez tant négligé les "résistants du corps" vous PRIVE ABSOLUMENT de ce qu'elles/ eux se soient vraiment libérés…qu'ils ont atteint le cerveau sensualisé (où chaque pensée se ressent comme une sensation tangible)…et que donc ce système de régression et de perte de civilisation, n'ait plus aucunes prises sur eux !!!

 

Comment on vous a volé votre corps ? se symétrise, impeccablement, avec "Comment on n'a pas pu leur voler leur corps ?"…justement, à ces prodigieux résistant-e-s des corps…

 

Aussi, au sens puissant des mots, en 2011 (ça ne squatte dons pas le futur comme les imposteurs de la télé), il n'y a absolument aucune vie plus passionnante que la leur…où chaque sensation, émotion, sentiment ruisselle son nectar, faisant d'un jour oui oui tout un brasier si flamboyant de joies "pures"…

C'est pas eux qui vous diront qu'ils vivent le paradis sur terre.

                                  

                                               A quoi cela sert lorsqu'on le vit réellement ?

 

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

 (à suivre)

 

Tel que vous pouvez le vérifier sur le blog du 9 juin 2011 nommé Comment le développement personnel tourne au savoir- faire révolutionnaire ?, Toute l’histoire du rire en 5 textes. Ou encore, le blog du 16 septembre 2010 « Simuler votre cerveau vous offre toute la réalité » ou comment notre cerveau peut être magicien, etc…

Nous avons amassé un ensemble de techniques triomphales qui remplacent trop mieux le plaisir- loisir si arriéré…quelques unes des plus récentes sur ce blog ?: "Sourire vos digestions", "Comment l'œil vous respire l'univers ?", "Reposer le repos d'une question", "Piller les roupillons", "S'organiser autour des organes", « Butiner le but », "La pensée qui redevient fluide et prouve toute sa fertilité ?"; "Le dirigeant, celui qui sait dire le sens", " Le corps enthousiaste ? (1)", " Plus de noël du "ouiël", « La queste des questions », "Ne mets pas d’eau dans mon nectar", "Qu'est ce qui nous "touche" donc?", "Que savent-ils qu'ils vivent aussi?", "Unité enchantée", "Soulagement", "Sous la chair des mots – la sensualité d’immensités…", "Les livres restent à jamais démocratiques", "Equanimités pour singularité "valant" mieux qu'une identité",  "Nous pouvons encore toujours plus connaître le réel: qui vous a fait croire le contraire ?", "Et tout à coup nous nous sentons bien", toute la rubrique des "Promesses tenues ?", oui oui "Le bonheur, un jeu où tout le monde peut gagner", "Présent-e-s ?" « Efface le face à face que reste- t-il ? » ou bien  "l'histoire du rire" en 5 textes, "La communication qui n'a jamais appris la communication réelle" ? ou dans la série " la série "Lorsque ne plus savoir admirer tourne à la maladie" (1) un blog a obtenu un titre à part " A votre égard tout sera égards". Grâce à qui ? certainement pas au capitalisme punitif qui nous cache que l'on puisse devenir tellement plus joyeux APRES son abolition…

 

Trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos" et  "Remue- ménage",  onglet 2 "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques, et  Rien de plus solide que le solidaire , sinon,  onglet 4  "Nul n'est nul" ou, encore,  "Je ne parle plus à qui a raison".

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 400 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

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