Délecté lecteur – l’évolution n’aurait pas prévu l’écriture ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

3439176460_b88b0ab769.jpg

La lecture c’est pas vraiment prévu dans l’évolution. C’est alors une sorte de miracle «si le cerveau n’a pas eu le temps d’évoluer sous la pression des contraintes de l’écriture, c’est donc l’écriture qui a évolué afin de tenir compte des contraintes de notre cerveau (p. 29 – Stanislas Dehaene – Les neurones de la lecture, octobre 2007). »

 

Cette manière de connecter les concepts sort bien de l’ordinaire. Et, encore plus, le fait que l’alphabet ne date que de 3 800 ans et l’écriture d’il y a  5 400 ans à Babylone. « Notre génome n’a pas eu le temps de se modifier pour développer des circuits cérébraux propres à la lecture. Notre cerveau de lecteur se construit donc à l’aide d’instructions génétiques identiques à celles qui, voici quelques dizaines de milliers d’années, permettent à nos ancêtres chasseurs- cueilleurs de subsister » (p. 24 – ibidem). » Nous avons toujours le même cerveau que les primates. Mais la différence ?

 

« Rien dans l’évolution ne nous a préparé à recevoir des informations linguistiques par la voie du regard (ibid.) et ni l’hypothèse d’un créateur intelligent ni celle d’une évolution par sélection naturelle ne paraissent l’expliquer. (p 25 - ibidem) - puisque

le temps a manqué tout simplement. Parfois la merveille se trouve, ainsi, piétinée par des façons désastreuses d’aborder les problématiques…

 

Reprenons, sur la pointe des pieds, une manière plus précautionneuse d’examiner les prodiges :

Comment un cerveau de primate parvient à lire efficacement ?,

Le temps d’adaptation a été trop court !

Les aires cérébrales possèdent des millions d’années d’évolution dans un monde sans écriture – comment la transmutation hyper rapide a pu avoir, alors, lieu

Le mouvement porteur c’est tout un ensemble d’activités culturelles vieilles de très peu de dizaines de milliers d’années.

Notre alphabet est trop récent : notre système génétique, seul, n’aurait pas eu le temps de s’y adapter.

En termes biologiques (la culture par ses seules bases cérébrales) - de sauter sur un « c’était prévu » ou un « le cerveau est si plastique que c’est une cire vierge qui boit la culture environnante » ne donnent aucuns résultats significatifs.

Le détour par la « nature humaine », sous- tendant les cultures, trouve, par contre, la faculté d’apprendre comme bien universelle. Apprendre, encadré par de fortes contraintes génétiques, se précipite dans les marges de manœuvres des circuits du cortex visuel. Lire c’est, en fait, voir tout différemment : les règles d’‘apprentissages sont bien plastiques, mais l’ampleur de la question (pourquoi si vite, pourquoi aussi bien) n’obtient toujours pas une réponse qui la respecte.

 

Là – un petit détour devient nécessaire, vu que la société s’est trop plantée depuis des décennies et ne sait plus reconnaître les individus porteurs de renouveau magique de ceux qui nous enfoncent dans l’extinction sans issue.

« Deux concepts récents, celui de « théorie de l’esprit » - la capacité d’imaginer ce que pensent les autres – et celui d’« espace de travail conscient » - un réseau neuronal où les idées se recombinent en synthèses nouvelles – pourraient contribuer à cerner la singularité culturelle de l’esprit humain (p. 30- ibidem). » A condition d’activer ces capacités !!! Et ce sont émotions et sentiments qui appuient sur le bouton déclencheur. La singularité n’existe que parce que des êtres singuliers existent. Tout conditionnement est, en conséquence, un acte de barbarie qui ne peut cacher qu’il ne peut que détruire la vie…

 

Oui ces facultés sont latentes en nous tous – mais de les avoir éveillées reste un plus non reconnu du tout – et la société accumule toujours plus de retards par rapport à ses meilleurs membres. Les singuliers anti- conformistes justement !!! Qui ne les a pas activées en soi (ces capacités latentes) reste un fardeau, justement, pour les anti- conformistes, chargés comme des baudets. Les vrais héros de 2 012 ! 

 

La lecture comme miracle (rien ne biologique ne le permet, l’univers est sans écriture) se savoure tellement plus (tout savoir est une saveur sapiente) si l’on s’émerveille des vraies merveilles. Donc la lecture aura su utiliser des circuits existants mais différemment et dans l’affirmation de la nécessité vitale des non conformismes. C’est une désobéissance d’un bout à l’autre. Le refus si réussi du rien ne changera jamais et du obéir vous emmène aux sommets du succès. Sommets tellement plus artificiels que les paradis.

 

Unique ancrage biologique : la fovéa de l’œil, seule, est apte à décrypter les lettres dans le détail, grâce à une très haute définition des cônes….tout le reste c’est la reconversion de tout le système visuel en lecture. De la subversion mentale, du détournement des usages « utilitaristes » et de la bonne insolence dans la tête. Sans que les gènes n’aient pu évoluer pour nous permette l’apprentissage de la lecture – eh bien ! nos ancêtres les plus anti conformistes ont réussi…aucun financier ne pourrait permettre ce genre de succès d’insolences (utiliser l’existant pour une autre usage, l’utilité immédiate ne semble point exister, les bénéfices possibles guère apparents et, pourtant, dès qu’émerge l’ensemble de la structure anti conforme, le rendement hallucine de victoires ).

 

Il y a comme un sabotage du meilleur de l’humain, comme un gaspillage scandaleux de ses possibilités futures par les dominants actuels. Ils n’ont pas d’issue valable pour tous…mais agissent comme si, dépités, ils voulaient tout saccager sur Terre !!!

 

Ces esprits merveilleux de 2012 oui…mais, dans une situation trop adverse – elles/ ils ne peuvent que se mûrir, se développer, se transformer, se culturaliser encore plus (culture - vrai trésor inépuisable que ses qualités qualifiantes) – et, malheureusement, pas assez aider tous les autres. Oui ces autres : :

1) - obstinés à suivre une voie sans issue – aller dans la même direction qu’eux serait suicide. La propagande les y incite, mais nos découvreurs aussi – et ils s’en sont bien complètement extraits. Cela reste donc bien possible, aussi, à ces arrogants conformistes qui agissent, en tout, comme s’ils sont supérieurs à tout. Oui, mais où sont les œuvres, où sont les résultats ?

2) - exigeant, tels des enfants caractériels, l’impossible des autres, ils/ elles se montrent si incivilisés oui si désagréables avec ces découvreurs de merveilles, que, sûr, désormais, les infos vitales nous passent trop à côté. Genre c’est à 30 ° gauche que vous devez regarder, c’est à 90° droit que vous persistez à ne rien voir…

 

La lecture reste la preuve si vivante que c’est ce qu’il y a de sainement anti conformiste dans l’homme qui l’a inventée…

 

Comme, aussi, que l’extase ne vient pas tant que cela des objets matériels ou de l’argent unique…puisque, seuls, les délectés lecteurs

 

…auront été au bout de tous les délectables nectars de la vie !!!

…qui a mieux à offrir ?

 

…Ce texte illustre le manuscrit "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques" que vous trouvez gratuitement en ligne sur le site freethewords.org, en cliquant sur l’onglet 3…

 

                        Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

 (à suivre)

 

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,  onglet 1  "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre",  onglet 2  "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" ou bien "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" et "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou, encore, "Présent !", onglet 3"La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques", et  "Rien de plus solide que le solidaire", sinon,  onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

La façon d’écrire se nomme infini respect

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 2 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

 

Publié dans littératures

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

JeH 10/06/2012 12:54

Etant une délectée lectrice de tes articles (abonnée bonnement), j'ai aujourd'hui écrit un texte, de lectrice je passe temporairement à écrivain(ne ?) suite à un petit emploi de couturière . Voici
mon petit cadeau enveloppé d'un furoshiki (carré de tissu japonais dont l’art ancestral du pliage et du nouage est utilisé pour l’emballage des cadeaux, le transport des effets personnels et des
objets de la vie quotidienne).


Le texte textile.

Suivez le fil, Noir, Rouge, Vert, comme vous voulez, ils vous mèneront, tel le fil d'Ariane, au centre de ce labyrinthe dans lequel nous sommes, et même aveuglés par des miroirs, le fil, ça se
tient bien dans la main, vous y arriverez, si vous y tenez.
Avant le fil, il y avait quoi ?
Les peaux, les fibres, ce dont nos ancêtres préhistoriques se paraient. Le vêtement de l’animal devenait le revêtement de l’Homme, l’écorce végétale, les tiges, les feuilles servaient de protection
humaine, sans aucune transformation, ou plus tard, une fois tressés, pliés, réunis, …
Remarquez comment nos liens avec les autres éléments de la nature sont tressés: comme si les uns-Hommes se fondaient avec les autres-Animaux-Végétaux, mimétisme, déguisement, c’est l’homme qui a
emprunté à la nature visible et vivante, ce qui lui sert pour se protéger, être en sécurité, s’orner, directement sur sa peau, ou autour et au dessus de lui, son logis, son mobilier, … Jamais
l’inverse ...
Comment remercier cette nature qui nous inspire tant ?

Le fil s’est tressé beaucoup plus tard, mais est resté naturel, allant même jusqu’aux antipodes pour trouver d’autres fibres, différentes, afin de trouver des textures nouvelles, exotiques,
enrichissant le panel des tissus, métissages.
Comment se fait-il que l’Homme occidental n’en ait pas fait de même avec les autres cultures rencontrées lors de ses voyages ?
Tresser des liens nouveaux, enrichissants avec les peuples abordés, tramer un tissu collectif en croisant les cultures, gaufrer les échanges pour leurs donner de la profondeur, du relief,
entremêler, insérer différentes fibres, matériaux venant toucher nos sens, tout en donnant du sens aux nouveautés. Du textile au tactile ...
Comment remercier cette humanité généreuse qui tisse l’environnement collectif ?

Le fil devient alors chimique, avec l’air du pétrole. Voulant un tissu indépendant de la nature productrice visible et tactile, l’Homme est allé chercher dans les fossiles, dans la mémoire de la
Terre pour en extraire la fibre idéale, une imitation ? qui ne s’use pas, qui ne se repasse pas, … en quelque sorte, le tissu éternel ? en prélevant un peu d’éternité à cette Mère qui nous porte ?
A force de prélever de son essence, de son sang, ses cellules, la Terre s’essouffle, oublie ses enfants, est frappée de trous de mémoire à ciel ouvert … et devient inhumaine ! Le tissu ainsi
obtenu, orphelin, est tramé de tristesse, de haine, de ressentiment envers ses parents adoptifs. Il dénoue les liens de parenté, il ne transmet plus, ne communique plus … déchet inutilisable, il ne
produit pas de graines portant les gènes de sa propre vie. Du textile stérile …
Comment rapiécer les dégâts, les trous, la trame et recouvrir le sens de textile respectueux, renouvelable, innovant ?
Des hommes-femmes, couturier(es)s des lisières délaissées, inconnu(e)s chercheurs de sens, trouvent tous les jours de nouveaux textiles issus de la Nature, en mariant, en mixant leurs propriétés,
pour engendrer des métissages heureux et bienfaisants pour l’Homme.
Comment remercier ces hommes-femmes qui s’opposent bien modestement au racketteurs richissimes de la Terre ? Comment garder le sens de notre textile vie collective ? De la vie textile …

N’empruntons-nous pas le vocabulaire du monde du tissu pour parler de nos vies collectives ? Ce monde de mots textiles existait avant que de l’appliquer aux réseaux sociaux … Et le textile vivant
(issu de la Nature Vivante et non fossilisée) existait bien avant nous, Humains, pauvres face aux ressources renouvelables naturelles de notre Terre Mère ! Gardons ce lien éternel, ce fil, ce
cordon qui nous relie à Elle. Il ne s’agit pas de couper ce cordon, et de le prendre pour une passementerie ornementale, inutile. Il est celui qui nous nourrit, nous oxygène, nous abreuve, en
fonction de nos besoins vitaux, pas plus, ni moins. Laissons le cordon de la bourse, il ne serre qu’à froncer et fermer, pas à distribuer des bontés. Tout autant pour le cordon de sécurité ! Le
fil, même tissé, est créatif, innovant si nous ne le perdons pas !

Texte textile re-mercièrement !

Jeh

imagiter.over-blog.com 10/06/2012 14:15



c'est trop vrai et c'est trop beau


tu as habillé le comment l'écriture et la lecture furent le plus beau succès des anticonformistes...notre génome n'ayant pas été "adapté" à ce détournement des aires visuelles...c prodigieux de
le comprendre de tout son corps !!!


merci pour toutes et tous