Emphase avec les phases

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Les mots occupent tellement plus de place que les faits qu'ils sont supposés relater. D'ou déphasés d'avec les phases nous serions ? Encore, en possibilité flagrante d'être en harmonie, symbiose, concordance, écho, rime et raison. Telles les réPercussions des percussions…même rythme même vitesse…une expansivité très expressive.

 

Si l'exagération, l'enflure obtiennent la grandie loquace, si le roulement gonfle le volume étalé et la surface déployée – que l'énergie a besoin d'une exubérance, d'une surabondance, d'un débordement ou d'une forte fécondité – le développement et l'augmentation étendent encore l'attraction du langage.

 

Les phases disent, dans le tapis déroulant du développement, chacune de chacune des étapes, des stades, des épisodes, des cycles ou des états successifs d'une évolution. Un événement qui l'est parce que son mouvement propre présente chacune des facettes de la conviction.

 

L'emphase enfle suffisamment le phénomène pour que nous puissions en observer   chacune des phases. Affectivement, émotionnellement. Ou bien à l'aide d'un phasemètre, le dispositif permettant de mesurer la différence de phase entre 2 grandeurs électriques alternatives de même fréquence. Dans la créativité, ce serait retrouver l'unisson, le concert concerté et l'entente soudante…  

 

Vérifiez donc par le dysfonctionnement. Effectivement, à trop s'écouter gémir, on obtient tellement de phases de vie qu'il devient difficile de percevoir le moment précis de passage entre phases. Trop d'emphase avec les phases ne nous joint et rejoint plus, alors – nous ne sommes plus en phase avec rien ? Des chiffres trop emphatiques submergent la succession de phases et les unifient toutes en un seul magma.

 

Paradoxalement, c'est l'emphase (en phase!) qui permet de conserver toute la sécurité sans sacrifier aucune phase. Et, même, si nous n'atteignions pas la cloche fondue d'un ensemble instantané, mais le défilement successif des divers épisodes linéaires. Nous entrons dans le ressenti profond que d'être, temporairement, en phase avec les phases produit l'idéal poursuivi.

 

Un déroulement comme automatique ou chaque étape succède à l'autre mais où le ressenti offre l'impression d'une parfaite symbiose avec la réalité. Oui je me dirais, à ce moment, que c'est parce que j'étais, préalablement, uni, homogène, cohérent, que tout semble bien se dérouler comme une perfection…

 

Que, successivement, chaque phase se déplie et déploie toute entière avant de céder la place à la phase suivante – ne peut manquer d'attirer notre attention autour du thème de "l'ontologie du succès" : le succès s'avoue SUCCESSIF. C'est la succession et le successif, le consécutif, le graduel, le résultant,  qui ouvrent toute la voie aux progrès (eux-mêmes progressifs, ascensionnels et se pratiquant par progressions, perfectionnements, affermissements, avancées et du succès. Succès et progrès liés par la même syntaxe, le même vocabulaire et le même sens. Les succès surgissent de progrès graduels et les progrès de succès successifs…

 

Les phases se font phrases, lexèmes, libellés, énoncé, qui ajoutent, successivement et progressivement, leurs angles insistants de désir de convaincre, d'argumenter et de raisonner. Afin d'obtenir un total de réussite. Eclatante. Onc de géométrie opposée à succès et progrès…un global instantané et tout offert en une fois qui répond à l'étymologie de "phase" (le lever d'une étoile)…

 

Emphase avec les phases ? Que ce possible leurre n'égare pas : c'est parce que les mots qui le disent ont une synonymie convergente, rapprochée, ajustée et concourante que nous ressentons, fortement, cette impression.

 

C'est donc le langage qui imprime des mouvements et des trains de sensations et d'émotions à travers nous: ce discret et humble emploi des mots (si nourriciers) n'est pas, alors, assez diffusé, propagé et retransmis pour nous en permettre un usage plus généralisé.

 

Le son des mots ébranle, alors, tous les sens et forme un sens à fort usage corporel…

 

Le langage, visiblement, déborde de sa matière et devient cette onde qui m'onde…

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos" et  "Remue- ménage",  onglet 2 "Présent !", onglet 4  "Nul n'est nul" ou, encore,  "Je ne parle plus à qui a raison".

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les  1 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

 

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