Exprimer la souffrance incomparable de la misère

Publié le par imagiter.over-blog.com

3375623541_c7e85d577d.jpg

Ce serait un vide, un manque, une absence, une insuffisance, une lacune. La misère est "fonctionnée" à l'omission, à ce qui n'est pas et à ce qui n'a pas. l'espoir lui court après sans jamais la rattraper : comment supposer que ceci va venir puisque tout cela n'est jamais venu ? Il vous est ôté même le pain de la bouche. Ainsi, qui ne comprend absolument rien à ce qu'il vous fait (puisqu'il en faut des voleurs riches pour faire un miséreux) exige que vous appréhendiez le "impératifs" économiques bidons qui le "contraignent" à prendre trop. Sur votre dos démuni…

 

Et les mots décèlent la mécanique précise puisque les "démunis" ne le sont que par les autres qui les démunissent, en flagrant délit social. Nul ne peut se démunir par lui seul, se dé-Munir lui-même, il ne fait que subir la possession possédante d'autrui...

Si, de même, vous êtes dés- Hérités c'est que votre héritage vous a été extorqué et spolié sous le nez. Et qu'aucune gesticulation ne pourra excuser l'acte plus que barbare qui est D'ADMETTRE, une seule seconde, que la moindre misère puisse exister !!! Votre infortune fait la fortune des autres. Tout comme votre malheur ne vient que de heurs (parfois prémédité) que vous avez subi !!!

 

La misère devient la dénonciation imparable de toute société qui la dissimule en son sein. C'est sa culpabilité prise la main dans son vilain sac. C'est le clair résultat de ses déséquilibres sociaux. C'est la conséquence directe de certaines volontés conjuguées. La misère c'est un certain nombre qui se sont mis à miser sur la fermeture totale à autrui : cette misère insurpassable du cœur. La misère c'est un aboutissement voulu…même si pas une dose aussi forte, même si quelques détails à soulager : c'est parce qu'un certain nombre d'entre nous NE VEULENT PAS LE CONTRAIRE que la misère advient…A la vue collective !!! Pas moyen de se défiler. La recette n'est pas de dénier ce réel. Nul ne peut souhaiter sa propre misère et la souffrance permanente qu'elle exhale. Puisque – selon l'état social qui la sous- tend – elle peut diminuer ou augmenter d'autant. Le miséreux se montre ballotté par les caprices (inavouables) des autres…Implacable que nous ne pouvons nous prendre dans une société riche puisque tant de cœurs y sont misérables…

 

C'est que la séparation miséreux et misérables se montre inflexible : les bourgeois voulaient nous faire gober que le miséreux était, aussi, le misérable, le gredin, le méchant…boucle fermée sur elle- même et l'on retournerait, en paix, à un égoïsme toujours plus sordide. Eh bien non ! c'est parce qu'il y a des misérables que les miséreux existent. Absolument pas l'inverse. Oui oui c'est parce que des pays, tels les Etats- Unis, se clament, unilatéralement, et en pleine contradiction avec les faits,  l'axe du bien qu'ils provoquent autant de mal partout…leurs privautés créent, de toutes pièces, les privations !!! leur entregent c'est bien trop provocateur d'indigents…

 

C'est tout ce qu'ils y ont "mis" dans la misère …Jusqu'à son étymologie qui la raccroche à la corde cordiale –à la miséri-corde qui résonne de se montrer si sensible au malheur des autres (miséria), au miserere d'avoir pitié d'eux – c'est que ce qu'ils y ont "mis" dans la misère peut, très bien, dénouer, détricoter, découdre, défaire toute la trame du langage…

 

Puisque détresse se conjugue comme ce qui se dé-tresse, est dé-tressé, qui ne possède plus ses tressages, ses ourdissages, qui perd ses liens, se délie, ne possède plus d'attaches, de rapports équitables et réciproques…la corde cordiale n'y accède plus…tout n'y fonctionne qu'à l'unilatéralité, à la pensée unique, à la dissymétrie, à l'absence complète de loi d'offre et de demande, au déséquilibre social en faveur illégale d'une seule classe…tout se dit lamentable mais nul qui le lamente, tout s'y prétend pitoyable mais nul qui n'a pitié, tout se clame famélique mais nul qui pense à leur faim, tous les paris hurlent "Chiche !" mais tout s'y replie chichement…   

 

Oui les rapports sociaux c'est tout ce qu'ils y ont "mis" sur la misère – et dont ils ne veulent plus se rappeler…C'est tout ce qu'ils y ont "mis" sur le dos de la misère – et qu'ils veulent toujours plus fuir…mais ce n'est plus que se fuir soi- même, s'éviter, s'étourdir pour ne plus affronter sa propre présence. La misère matérielle se trouve, d'abord, dans l'extrême dénuement de cœurs…c'est parce que des cœurs sont capables de chuter dans un tel désert que les gigantesques brassages qui forment une société (toutes forces devient formes et toutes formes avoue sa force pulsatrice) "aboutissent" à la misère. En bref, c'est parce que la société VEUT la misère, que celle- ci existe…

 

Et que, vu le coût indignement infime que sa suppression demanderait - la prolongation de la misère n'existe que parce que le désir de misère d'autrui reste tramée dans assez de cœurs !!! Tout comme tous les phénomènes ont une explication physique, la Société globale ne peut vivre complètement hors des lois physiques…et le matérialisme tempéré appartient bien au réalisme !!! ce que la société "produit" sa mentalité l'a, préalablement, conçu – elle ne peut fuir ses responsabilités !!!

 

Seulement la misère marche avec la souffrance et c'est une chose de "vouloir" (en secret) la misère et une autre de la "supporter" de devoir l'assumer, de devoir vivre avec comme si elle n'existait pas…au départ, c'est parce que votre cœur a formé des échardes que vous avez désiré une réalité sociale toujours épineuse. Que vous préférez le malheur des autres à leur bonheur, leur tristesse que leur joie, les déchirements à l'harmonie – que les brassages intra- sociaux accouchent de ce qui est majoritaire dans les vouloirs !!! mais vous ne supportez pas tant que ça la souffrance qui, elle, ne peut se cacher…et vous "avouez" tout dans les mots…

 

Regardez comment les mots de la corde cordiale tel le pathétique pathos, le si sympathique pathos, la toute entière en pathos empathie, l'affrontement direct par la pathologie du pathos a "été souillé par ce mot euphémistique de "pathos" tel emphase, gonflement, affectation, pompe, grandiloquence ou prétention ? La censure (toute issue du censitaire où l'argent "achète", absurdement,  les droits et les valeurs!) reste le fondement même du règne bourgeois…sym- pathie c'est souffrir avec puisque pathos ce n'est rien de la diffamation, que nous venons de lister, pathos c'est "souffrance" en étymologie…CQFD ? Ce qui n'est pas voulu dans la misère ?

 

Puisque le mot "pathos" ne surgit QUE lorsqu'il est parlé de misère et de souffrance. Faut y être sec et bref, retenu et silencieux en fait …faut se montrer indigent avec les mots…ne pas parler ni de misère ni de souffrance…mais point dans les descriptions dithyrambiques, lyriques, apolégitiques des richesses, des gloires et des pouvoirs…là la logorrhée s'offre tous les droits à la prolixité démesurée et infinie…et où ce mot de diffamateurs se voit dégainé ? Juste chez les petits bourgeois gentilshommes, les lecteurs schizophrènes du Monde, l’édition desséchée qui croit, encore, que se déguiser en sérieux c’est « être » sérieux, que de se planquer derrière d’irresponsables abstractions c’est « se montrer » sérieux ou bien, enfin, les dirigeants "qui forment la classe la plus aliénée par leur entourage de toutes les classes", selon Noam Chomsky…

 

Pas vraiment ailleurs !!! n'empêche que les agitations désordonnées des hurleurs de pas de pathos ! pas de pathos ! pour silence absolu sur les souffrances de la misère !!! ont tant empêché que le moindre progrès ne soit commencé dans la "résolution" de la misère et son imméritée souffrance !!! depuis plus de 200 ans, misère = rien !

 

Non rien n'a été fait, rien n'est toujours fait – alors que la solution par le haut (le bottom-up) est si audible …la misère c'est le besoin, le besoin qui "manque" de toutes les choses les plus nécessaires à la vie. La né-cessité forme ce qui ne cesse jamais…donc toute solution par le haut devient la claire vision des choses : par quoi commencer ? qu'est ce qui est essentiel ? où se situe l'urgence ?

 

Eh bien ! les réponses – maintenant que le de quoi parle le pas de pathos est démasqué, maintenant que ce que la misère veut dire est dit, qu’il n’a pas pu être barré ce qu’elle manifeste - siègent toutes dans le langage. Les besoins ne sont ni connus ni reconnus : ce qui demeure signe d'une société irrationnelle et en désordre permanent, non  ? Urgence pour l'indigence. Retour à l'essentialité des besoins fondamentaux pour fonder la vérité de la société…la peur de la joie préfère la souffrance…oui mais plutôt pour les autres !!!

 

La misère c'est JUSTE des besoins non reconnus. L'étymologie aide avec ce soin du besoin, ce soin auprès de (bi – auprès)…le besoin est soin qui exige de s'y appliquer totalement, de se montrer très concentré, attentif, attentionné ou assidu. Très diligent avec les indigents. C'est bien parce que les bourgeois vivent à l'envers, complètement inversés de la vie, que les besoins ces soins omniscients, ne dirigent pas une Société qui n'a besoin que de savoir…

                                                           …dans quelle direction ferme et franche aller !!!

 

En conséquence, un dirigeant qui ne COMMENCE pas par affronter la misère ne peut plus se nommer dirigeant !!!

 

toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident  vraiment ?"

 

                        Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

            tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

 

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4  " La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir " et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie",  onglet 3  "Why do we left the left wings ?",  onglet 2  "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, Le Roman de L'Economie, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim il a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc),  onglet 2.

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

La façon d’écrire se nomme infini respect

 

Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 200 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article