Forces et formes – en complément compliment pour « à fond la forme ! »….

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Lorsque vous lisez un texte qui remonte le magma intemporel de la beauté littéraire, vous pouvez enfiler les perles dans n’importe quel ordre – cela ne porte même pas atteinte à la consistance de la pensée…

Essayons puisque tout vous sied…Sayons- nous aussi…Le fond remplie la forme, la gonfle, lui donne des contours.

La forme étant au fond une illusion. Faire exprès de faire des fautes d’orthographes, déforme le regard. Pour qui la forme s’impose telle une seconde nature.

Les formes informent sur le fond, qui fait fondre le fond en formes, colle un fondant au chocolat sur la langue, chocolat et douceurs, formes des sens.

Et de conclure, à fond la forme qui forme le fond … à fond le fond qui fonde la forme.

 

Je vous remercie, d'abord, de votre splendide texte "le fond et la forme" – qui s'insère dans l'écrin total de la littérature. Peu ont abordé ce thème comme vous. Si ce n'est les présocratiques, dont Empédocle (le même immobile) ou Héraclite (le mouvement éternel). Quelques "personnages- îlots" comme Gaston Bachelard ou Henri Bergson (L'évolution créatrice). Et, évidemment, les civilisations orientales ou amérindiennes.

Nous ne pouvons parler de changement si nous ne sommes pas nous même un complet changement. Et, au niveau de l'écriture, si nos phrases ne viennent pas directement du chaud magma des métamorphoses.

Votre texte se montre, à la fois, universel et bourré de phrases métamorphiques…

 

Mon complément portera sur "les formes et les forces"; qu'Elias Canetti a, hélas, trop peu développé. Si ce n'est pour dire que les forces se visibilisent dans les formes. Et que les formes sont de la force figée…Outre la beauté mentale de cette conception, nous trouvons les prestes traces du réel à l'œuvre. La forme in- forme tout absolument tout. L'information forme la toute forme, qui devrait, ainsi, tout savoir de chez savoir. Et la forme nous devient même formatrice. Insti-tutrice, du tuteur que nous avons besoin pour grandir. De ceci découle que toutes nos formations, quelles qu'elles soient, se fondent sur des formes.

Or Stef fait affleurer (sans l'abstraire dans l'abstrait!) la présence éternelle du fond. L'apex de ses phrases. Ce fond qui se magmatise en formes. Oui, du fond pro-fond. Du fond qui fonde tout et qui sème sa présence dans toutes les fondations de toutes les civilisations…

Formations et fondations !!! Quel beau couple…

De "croiser", ainsi, la forme qui jauge tous les fonds et les féconde de sa faconde – forme la forme "formée" tout autant que la formation "fondée"…Le fond s'y produit, s'y réalise tout autant qu'il s'y montre inventé, créé, conçu et engendré !!! Actif et passif à la fois. Tendu et détendu, etc.

 

Stef, vous joignez les deux bouts de l'inconnaissable, nous les faites, carrément, toucher du bout du doigt et parvenez, aussi, à susciter le désir de rendre inséparables forme et fond. Garder et regarder, ensembles, fond et forme, littérature et science, femme et homme, connu et inconnu, proche et lointain,  etc – ressemble, comme deux gouttes d'eau, à de la Renaissance, aux prémices d'une nouvelle civilisation…

 

Alors, forcément, que les forces s'ef- forcent vers la même destination – voici qui nous montre que le sens de l'Histoire est avec nous !!! Les formes, qui ne se faisaient connaître que par leurs résultats (informations et formations) – à travers les forces, formule ce qui se trouve derrière le trop visible de l'univers. Les forces telles la chaîne du puits qui ramène le processus permanent (dit aussi vérité) à la lumière. Le fond se tenant, alors, dans une obscurité moins, superficiellement et frivolement, accessible. De toute façon tout reste basé sur le pro-fond qui fonde tout l'essentiel fondamental (comme suggérait un des commentaires !), le compose tout entier (formes et forces) et le produit, le conclut et le réalise intégralement. Jusqu'à sa (notre) réalité qui nous semble trop évidente à force de la routiniser…vers nulle part…

 

Si vous avez d'autres textes de ce sincère calibre et de cette maturité mondiale – clair, alors, qu'une nouvelle génération d'écrivains est bien en marche…

 

(à suivre)

 

 

 

 

Récupération ? Récupérer – merci, on se repose très bien. Quant à "toute œuvre récupérée par le commerce ne vaudrait plus rien": c'est bidon. Seule une pensée de poubelle ose "récupérer" (racler les restes et les détritus). Le commerce a une pensée de poubelle. Empêchons lui toute "récupération" qu'il se fatigue sans cesse...

Publié dans méthodes de pensée

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