Id- entités

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Nous avions pris le privilège de participer à d'immenses rassemblements contre l'illégalité mondiale des gouvernances non élues. Certain-e-s se satisfont du vocable alter-mondialistes: nous non ! pour qu'il y ai altermondialisme il faudrait une réelle mondialisation or ce n'est qu'une hypercentralisation très hiérarchisée, avec toujours moins de participants sur le tarmac. Une seule preuve, une banque U.S., Lehman Brothers, s'effondre et le système tout entier de la "mondialisation" est en danger. Révélateur non ? Une décentralisation des enjeux et des avoirs ne pourrait permettre cela. Aucun impact du local sur le global n'est visible (: donc, architecturalement, montant- descendant, aucune mondialisation !)... Et pourquoi une banque étasunienne aurait, seule, cette influence rhizomique ? Pourquoi pas une banque péruvienne, etc ? Non, vous pourrez trafiquez tous les mots, cela ne change rien: aucune vraie mondialisation, mais son exact contraire PUISQUE UNE hyper concentration. Point barre.


Le cadre, toujours plus exigeant étant posé (cf ***), nous voulions signaler un phénomène omniprésent dans ces alter-mondanités et qui nous a brisé, réellement, le cœur. Plus de la moitié des si peu citoyen-ne-s ne viennent "que" pour l'identitaire. Eh oui! le big choc ! S'en foutent du monde réel, de la Terre unitaire et unifiée, de la décentralisation mondiale, de l'inter-national (ce qui est entre toutes les nations), de la justice terrestre ou de la fin de la barbarie capitaliste. Non ! seul leur petit lopin d'identité les envahit tout entier. Autruches qui "ignorent" et "veulent" ignorer tout le réel (et donc les moyens d'agir) mais s'hallucinent sur leur seul copeau d'espace. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, cet exclusivisme est excluant : aucune place pour rien d'autre. Evidemment, les pouvoirs bourgeois de se frotter les mains: quelle bonne affaire que "l'identitaire" !!!

 

Offrons- leur, alors, tout le staff mental : disons que l'identité ça doit être plus qu'important pour qu'ils lui sacrifient tout le reste. Pas de démagogies ni de mirages: impossible d'abolir les injustices systémiques et l'économie capitaliste, lorsque l'on est tout garrotté(e)s par les nœuds trop serrés de l'identitaire.

 

Ne nous reste qu'à ouvrir l'équipée d'aller voir le mot en personne. Id- entité, id comme idem, le pareil, le tout même que, la paire conforme, l'analogue, le similaire, le très semblable à…la boucle qui extravague infiniment ce même vocable vide. Idem c'est de la non information puisque sa fermeture autarcique ne permet que le reflet du reflet du reflet. Id- dit que ce qu'il va dire, qu'il va dire, va dire, dire – sans y parvenir jamais…Bref la répétition, pétition, pétition, pétition: la modulation du son identitaire s'entend comme une plainte. Décidément identité ça commence très très mal. Celui qui veut arracher sa singularité irréductible n'appartient qu'au même, à l'identique. Et sur le mode image hors cadre, de la référence à l'absence: cette autre qui n'est pas là. La suite ? Identité, semblable oui mais à quoi ? A entité, soit la globalisation la plus floue qui puisse exister, le regroupement tellement évanescent qu'aucune main ne peut le saisir, le vague enveloppement incertain qui disparaît dès que nous le scrutons…

 

Entité, de entis, participe très présent de esse, être. Voici l'essence de l'entité d'identité. Identité qui est la même chose que:) : voyons voir... "L'identique désigne d'abord l'identifié, la reconnaissance de celui- ci en tant que celui- ci, is dem selon l'origine latine, soit celui- ci même. Mais l'identique ne vient aussitôt à désigner du même coup – et ce apparemment dans toutes les langues du monde; ce qui incite à présumer la complicité des deux sens – l'équivalence d'un terme à l'autre, la reconnaissance de celui-ci en tant que celui- ci, idem en latin soit le même que celui- ci : sens exactement contraire à celui dont il prend ainsi le relais puisque substituant l'idée d'égalité à celle de la spécificité inégalable, l'idée de reproduction à celle de singularité" (Clément Rosset – Retour sur la question du double). C'est, peut- être, énoncé de manière compliquée, mais, c'est très sûr, Madame, que tant vouloir " la spécificité inégalable" par le moyen de la "reproduction identique" infinie, ce n'est pas le bon choix.  Est-ce plutôt pour cela que, dans leur secrète intimité, la plupart des gens "n'aiment pas" l'égalité: l'identité nous ramènerait, par la bande, par trop aux racines égalitaires ? Nous, nous adorrroooonnnns l'égalité…

 

Mais nous voulons percer jusqu'au fond le secret de l'identité (en aucun cas la littérature ne doit être une mondanité !), nous ne nous contenterons pas de ce premier paradoxe. "La pensée de l'identité rassemble et confond deux idées contraires du même et de l'autre : désignant à la fois et contradictoirement ce qui est sans égal et ce qui est égal à autre chose" (Clément Rosset – Retour sur la question du double). Tentons de débroussailler le compact disc dont fait, intimement, partie l'identité…" Une identification consiste à ramener un terme inconnu à un terme connu; opération impossible dans le cas du réel qui est seul à être ainsi, le seul à être seul", nous côtoie toujours Clément Rosset, dans "Retour sur la question du double", dont vous captez, soudain, le sens du titre, le réel, lui, n'a pas de double. Nous oui, ce double nous double bien trop souvent. Et c’est…l’identité qui n’en est pas une !!! Alors que tout l'univers conspire à nous le faire entendre : chaque seconde seconde même cet objectif…

 

Karl Pribam a noté, à ce sujet, que la vision sensorielle et la vision psychique de nous-mêmes différent. La vision psychique procède plus par miroirs, lentilles, prismes, tanguant entre le microscope de nous-mêmes et l'hologramme de cette sensation ainsi vue de nous-mêmes. Nous ne sommes pas seuls à être uniques. Mais nous persistons tous à devenir uniques et tous juxtaposés sur le mode non concurrentiel. Ce sont uniquement des perversions mentales qui ont rajouté cela (le concurrentiel), ensuite, comme un cheveu sur la soupe…

 

Ernst Mach, qui tout de même permit  Einstein, s'immisce dans le débat en clarifiant que l'univers est " un être unilatéral dont le complément en miroir n'existe pas"… ceci c’est de l’identité bien dure qui résiste à tout !!! Clément Rosset nous soutient et épaule dans la très même direction. Puisque nous n'avons pas "ce privilège du réel qui consiste en un monopole d'existence (il n'a aucune réplique)", nous avons besoin de l'Autre pour nous reconnaître (plus rarement nous connaître). A défaut nous possédons, aussi, le langage (cet oubli étourdi de notre part) qui se trouve, sans cesse, "dans" l'espace: "(…) une leçon de texte irréprochable ; car il est de toute façon vrai que l'ici évoque la série de ses ailleurs, le maintenant la suite des instants où il prend place, et, de manière générale, le même la gamme infinie de tout ce dont il est autre". Dès le départ, si nous ex-istons c'est que nous sommes "sorti" de l'action d'être, qui nous a expulsé de lui (ex, qui n'est plus l'identifié, mais qui ne l'est plus que sur le mode de…, deus ex machina…). Etre issu-e-s formait bien l'issue bien consistante. L'issue est bien issue de quelque part.

 

Pour le réel dont aucune duplication n'est possible (pas deux réels en même temps !), à part la poésie ou les arts, nous avons peu de moyen de le "comprendre" tel qu'en lui- même. Or tout le monde sait l’ostracisme suicidaire que subissent ces deux méthodes de connaissance !!! Donc nous nous auto-handicapons lourdement pour rien…

Pour nous cependant qui ne respectons pas cette pensée dominante…sans issue – à partir du moment où vous accédez aux vraies façons de savoir, aux bonnes méthodes – nous pouvons nous approcher de la compréhension de nous-mêmes. Les paradoxes sont à côté des discours majoritaires. Les discours majoritaires créent toutes les impasses, les sacs de nœuds, les malentendus, les catastrophes, etc – parmi lesquels nous nous débattons. Etre à côté (para) de cette doxa, révèle, soudain, un très solide bon sens et un "réalisme" à toute épreuve. Lorsque Galilée proposa de "regarder dans la lunette", toutes les "autorités" de toutes les origines, en refusèrent l'acte même. Prolongeant, par cet enfantillage,  si cruellement, les approfondissant et étendant même, tous ces imbroglios de l'espèce humaine. Ces "autorités" ne feraient-elles autorité que sur le néant ? En tout cas pour l'id-Entité strictement d'aucune aide. Nous pouvons aligner tous les thèmes où elles nous desservent plus qu'elles ne nous servent. Leurs présences en tout ne sont-elles pas trop encombrantes ?

 

L'id- entité, qui naquit ainsi d'idem, d'idée . Oui de connaissances, si nous accédons aux connaissances c'est bien pour faire connaissance, yes or no. Qu'idem ouvre à IDEE représente l'ouverture d'un nouveau champ de savoirs: les paradoxes constructeurs! Nous ne pourrions communiquer que parce que nous sommes tous uniques. L'on ne communique tous que comme uniques. L'univers, lui-même, avoue être uni vers mais vers quoi? L'id-entité, telle le même que de ce qui est absent, ajouté aux nouveaux paradigmes de l'approche paradoxale, va nous faire déboucher sur des trouvailles bien plus passionnantes que l'identité..."Comme en témoigne la banale carte d'identité qui n'assure de la personne que pour autant qu'elle la présente comme différente d'aucune autre, non identique à quelque autre personne que ce soit, garantissant ainsi son "identité" particulière par l'exhibition d'un certificat général de "non identité" ", nous fignole le boulot le Clément Rosset du "Retour sur la question du double". Point d'identité sans son double (sans la non identité). L'approche paradoxale, ce nouveau paradigme, s'annonce d'une fécondité redoutable. La filiation (non génétique) que nous sommes parvenus à établir c'est identité, identique, idem, idée, idéalisme. L'identité peut très bien dériver vers l'idéalisme (le monde des idées – pas du non réel, stop de stop, à force d'avoir laissé contaminer trop de débats par tant d'intrus, les chattes n'y retrouvent plus leurs petits – comme d'habitude, solutions = trouver de nouvelles méthodes…)- le monde des vrais penseurs se constitue de congruences (que les choses tiennent ensemble – dans un moteur vous ne pouvez mettre un bout de frigo, une chaussure et une salade, etc. pour les idées c'est pareil, il s'agit de trouver les "articulations" par lesquelles la préhension (avec les mains) de la compréhension opère !!!) et d'efficacité (tout le contraire de l'efficacité bidon des "gestionnaires'" qui, dans l'addition totale du globalisé, "coûte vraiment beaucoup trop cher" et n'est donc pas efficace du tout…)etc. pas d'exhaustivité possible ici…etc.

 

Nous reste, dans notre geste, autant à "créer de nouveaux champs de savoirs", qu'à montrer, à l'aide de l'approche paradoxale, ce nouveau paradigme, le pourquoi de l'identitaire. Le comment a produit de voir que l'identitaire peut virer à la chimère (construction réelle d'un assemblage irréaliste) qui devient énorme obstacle dans la recherche des solutions mondiales. Le pourquoi peut commencer par une synthèse.-

 

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**** nous avons prouvé que qui cherche une spécificité inégalable et une singularité dans l'identitaire se trompe carrément de méthode, du fait que l'identité soit identique, et qu'elle participe des seuls universaux mentaux du "même". Tout en se situant dans le désir de l'unique ou de l'autre comme unique (vous êtes tout autre = donc inégalable et incomparable). De se différencier et non de s'identifier (autre dérive possiblement virale contenue dans l'identitaire). Cette déchirure ( notre époque qui fait tous ses efforts pour fuir le réel) ne peut se résoudre "à l'intérieur" de l'esprit identitaire. Il faut "sortir du cadre" entièrement puis "recadrer" avant de revenir avec les nouvelles données…

 

Depuis 2 500 ans, où Aristote a gravé des constantes logiques, l'Humanité n'a pas avancé d'un seul centimètre dans cette direction. Cette obstination à toujours trop souffrir alors que les solutions se trouvent tout à côté (para) de vous et de votre discours (doxa), qui ne sert à rien d'autre qu'à vous marteler vous-mêmes. L'inconvénient c'est que vous vouliez, aussi, marteler les autres. Donc, l'approche paradoxale nous offre que c'est le "tiers exclu" (1/3) qui constitue la base de la logique (exactement le même dessin que l'identité). Le hors cadre, le non à l'intérieur de la forteresse enkystée, sclérosée ou pétrifiée, celle/celui que vous excluez toujours détient les clés (métaphores des solutions). La preuve de vos erreurs massives sur les méthodes (nous parlons à l'égard des humains non des choses: d'exporter les recettes utilisées pour les objets sur les humains n'aurait pas dû tenir plus de quelques secondes, cela fait des millénaires que cet instrument de torture sert à …résoudre les problèmes sociaux (sic)), oui, la preuve de vos erreurs massives sur les méthodes – c'est que plus aucun problème ne trouve sa solution. Ils s'accumulent jusqu'aux catastrophes systémiques

 

Jacques Lacan avait bien tenté avec son "treizième chameau" (13) de montrer que les solutions, les dénouements, les aboutissements, les résultats, oui les issues – n'appartiennent qu'aux hors champ, à ceux que vous chassez, renvoyez, expulsez et écartez…C'est comme ça. Les violences symboliques (très BCBG) sont, en fait, les plus dévastatrices qui soit, et qui en use va, très bientôt, avoir beaucoup de mal à cacher sa barbarie…

 

Notre quête longue nous a permis, ainsi, de récolter auprès de ces tiers exclus (pierres d'angles "ignorées" de tous les édifices de notre civilisation) vos solutions…Cadeau !

 

La civilisation repose principalement sur les épaules des "grandes âmes". Ces grands esprits, ces êtres à la générosité sans limite, ces cœurs purs, bref ces âmes vraiment collectives…La perversion de la hiérarchie sociale repose, pour un regard "exercé", sur la certitude de l'honnêteté sans faille de ces "grandes âmes". Bref, dans les couloirs des pouvoirs, on se refile le "on peut absolument compter dessus, c'est du solide et du costaud. Fiable à 100 % (ensuite, on ne se posera plus jamais ces questions check up)"…L'enfer du décor se dénude, bon c'est eux la souche première, le soubassement, la fondation, la racine – maintenant, on va "profiter" à fond d'eux. Ils sont "encerclés" par toute "notre" organisation sociale – nous allons tout pomper, sans interruption, de leurs génies particuliers. 

 

D'abord, disqualifier, salir, opacifier, le pouvoir de la pensée et de la logique (que nul-le ne pige que ce sont eux les grands de ce monde !). Circuits de désinformations et de diffamations, docteurs spins, et des dizaines d'autres ustensiles – de connaissance bien inutile pour qui n'est pas "dans "le cœur" de l'action"…Voici, cela représente la stricte vérité fonctionnelle de cette civilisation: plus nous déchirerons le cœur des grandes âmes plus ça continuera pareil (subliminalités) , plus l'escroquerie collective d'une société "inégalitaire" peut se faire croire "réaliste"…

 

Cadeau…

 

cadeau…qui se cherche dans l'identité (et se perdra dans ses permanents ricochets identiques) montre son infinie plainte. Cette lamentation d'être re-connue oublie que les "tiers exclus" seuls "savent" les reconnaître…Ils forment l'esprit et votre complainte c'est de se blottir dans leur sécurité chaude. Identité: ce gémissement à être aimé(e) pour "soi-même" (donc identifiable, différent et singulier) qui refuse d'admettre qu'il claque la porte aux nez de celles/ceux qui "savent" aimer. Cette civilisation qui tue journellement l'amour (mais qui, structurellement, se montre, déjà, piégée : angle aveugle, lorsque l'on piétine les '"grandes âmes" on ne se soucie pas de tout de ce qu'elles apprennent – entre temps - et des dispositifs implosifs qu'elles ont mis, ainsi, en place…) – yes jerrican, cette civilisation qui tue journellement l'amour se ferme, elle-même, toutes les issues. Issues bien de quelque part. Qui a les clés ? La boucle est bouclée. Des "grandes âmes" sont issues les issues.

 

Elles détiennent toutes les clés. C'est, clairement, aux cinglés de la civilisation vivant sur le dos des grandes âmes de changer à 100 %. Aucun autre "réalisme" n'existe. Ils ont créé une telle pagaille, ces étourdis, un tel chaos, ces arrogants sans munitions existentielles  - que seul(e) qui n'a AUCUN EGO peut démêler, sans mettre sa survie en péril, cet écheveau borroméen. Bref, l'inconscient collectif ne s'était jamais trompé: celles/ceux qui ont pu vivre sous la ligne de flottaison des foules restent "les seuls sur qui nous puissions compter". Il ne reste qu'à le dire à très haute et intelligible voix…Les seul(e)s aptes à diriger les humains (pas les objets) sont les grandes âmes.

 

Quant au secret de "l'identité" vous pourrez toujours l'entendre. Fallait lui préférer la subjectivité radicale des artistes. Ne vouloir rien des richesses matérielles d'autre que celles de la survie. Mais prendre tout des qualités inépuisables du collectif. A côté de n'importe quelle qualité, la quantité c'est de la fausse monnaie…En conséquence, aucun ego (d'argent, puisque le trop monologué " pour qui se rend-il ? - Juste pour lui- même! " fait exprès de se tromper de méthode – c'est qui "prend"   220 000 fois le revenu des autres qui est à fortement blâmer, pas le "tiers exclu" et sans cesse en schéma actif d'exclusion (cf le pour qui se prend-il ?) n'a pas à s'excuser de "survivre")…Inutile de persister à se gourer toujours plus de recette, tout en continuant, si négligemment, à faire bien trop de mal !!! Etre artiste, écrivain ou penseur vous donne tout le même le droit de transmettre toutes vos propres expériences, ainsi que vos revisitations de celles des autres : au trop pire, le pour qui se prend-il? artistiquement ou littérairement (cela n'arrive qu'exceptionnellement, de plus !) ne pourra jamais excéder 2 fois plus que les autres. Pourquoi faire autant de faux foin pour cet infime ? Et si peu, si si peu,  pour qui, effectivement, "prend"      220 000 fois plus de richesses que les autres. L'entêtement nauséeux à faire exprès de se tromper de cible atteint, là, le seuil où le ridicule tuerait, tout de même !!!

 

Trop Identiques Identités…  

 

Vous vouliez une identité qui vous démarquât, vous particularisât, vous fisse reconnaître et voilà que vous chutez dans l'indifférencié, le magma, la même pâte. Si c'est être pareil à cette inconsistance qu'être identitaire, peut- être, vaut- il le coup de ne pas l'être "identitaire". Et puisque identité = identique = ressembler à un hors champ visuel, pourquoi ne pas "juste" devenir un grain de l'univers, un simple morceau de paysage, un souffle du global, une lumière contemplative, l'enveloppe externe de l'Humanité ? Ainsi, vous vivez, intensément, toutes les sensations d'être identique à (identité) sans que cela ne nuise à qui que ce soit d'autre…Et sans qu'aucune limite ne vous égratigne de partout: chacun-e ayant droit à son "identité", le champ collectif des identités n'est pas extensible: il ne peut en résulter que des frictions…

 

A notre triste compte, depuis toujours nous avons vanté l'universalité de la perte de l'ego. Nous n'avons reçu que des tortures publiques (incitées par les médias, les politiques et les finances). Nous avons, clairement, laissé le message, en 1989, que lorsque ces "gouvernances" de tous les domaines sociaux feraient appel à nous, ce serait à l'unique condition qu'ils admettent tout de leur déshonorées cruautés à notre égard…[Ceci constitue le résumé de tous les témoignages que nous avons recueilli auprès de ces "grandes âmes"]. La majorité écrasée s'est toujours trompée d'admirations: nous pas ! Ceux/celles de l'ombre portent, seul(e)s, le resplendissant soleil du futur. Ceux qui ont cru "voler leur lumière" (tu parles les projecteurs ne contentent que des esprits puérils et mesquins !) vont retourner à la lie de l'humanité (qui constitue toute leur intériorité réelle !)…

 

C'est que vous ne pouvez arracher "l'identité" que si un minimum d'êtres possèdent la patience et l'équanimité de vous l'accorder, en s'oubliant et en s'omettant sans cesse (En se tenant en retrait afin de porter le trait). Que parce que des êtres de fibres (et d'humeurs) égales font entrer vos différences dans une immensité qui nous dépasse tous. Et que ces êtres vous tiennent bien fort et vous réconfortent sur leurs vastes cœurs : c'est tout cela (et bien plus) qui tient debout tout le décor qui seul peut contenter la soif de l'inidentifiable et trop identique identité… Identité un décor fantasmé ? Plutôt cela, hombre !

 

Puisque tout le monde a le droit à son "identité": le nœud de la résolution du conflit (l'identité ne semble qu'un conflit !) c'est l'Autre. Or, à la limite, l'identitaire peut "passer" dans un monde égalitaire…dans un inégalitaire il n'advient que comme dissensus maxima ! C'est qu’une transparence d'égaux vivant la même expérience se voit définitivement obscurcie par l'aliénation, alius (l'autre) transformé en aliud (objet). "L'occident commence là où commence le partage entre un groupe défini, la cité, et l'autre ou les autres", précise Lucien Sfez dans "Les leçons sur l'égalité". Alien – cette action de partage qui met l'autre A DISTANCE et lui assigne sa place "d'autre". Il n'a rien dit, ne peut rien dire. Soi seul crée toute cette monstrueuse architecture (alien- ation!), soi seul repousse l'autre et ose le "chacun à a place", ce qui ne veut rien dire puisque un seul doit, alors, "distribuer" symboliquement les places. Sinon, le brassage sociétal naturel  ne peut garantir ce "genre de place" à personne. Chacun à sa place, par rapport à qui, qui est le chef d'orchestre ?

 

Il n'a rien dit, et je me permets de parler "à sa place". Ensuite, quoi qu'il (elle) fasse tout sera interprété, dévié, faussé, défiguré d'après "mes" mots…

 

Celle/celui qui agirait, ainsi, se poserait en maître absolu, le créateur de l'autre, son dieu en fait. "De l'altérité nécessaire, nous passons à l'altération, puis à la subalternité. Etrange opération qui emprunte ses traits à la métamorphose (…) il s'agirait ici d'une transformation du contenu de l'intimité de l'ancien "même" en une figure qui est identique à celle de son tourmenteur. Phagocytose du même par l'autre pour en faire un même que lui, au point que l'ancien même est devenu étranger à lui-même, à sa propre égalité avec soi. Il est désormais transformé en chose. (p. 221- Lucien Sfez, Les leçons sur l'égalité). L'identité, nous le pressentions, sert de cheval de Troie pour ses inhumaines et perverses manipulations…

 

Ce qui n'arriverait certainement pas, avec qui tend à devenir "juste" un grain de l'univers, un simple morceau de paysage, un souffle du global, une lumière contemplative, l'enveloppe externe de l'Humanité ou, encore, un petit bout du corps de la Terre !!! Puisque, une fois pour toutes, "l'identité" demeurera piégée dans la goutte d'ambre de "se croire être identique à …" (cette vérité scientifique de l'identité !)…Ainsi, se "croire être identique à" (un peu d'univers, de nature, d'immensité ou de lumière, etc – liste illimitée!) …vous fait "gagner sur tous les tableaux". Vous ressentez et vous vivez, intensément mais réellement, toutes les sensations d'être identique à (identité) sans que cela ne nuise à qui que ce soit d'autre…?  Qui a dit que l'acéphale capitalisme (caput, tête !) c'est la porte ouverte à toutes les perversions, déjà ?

 

 Ce qui lui "échappe" (à tous les sens du terme !) le plus – hé ben !

c'est si simple,

c'est  la simplicité en tout…   

 

toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident  vraiment ?"

 

                        Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

            tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

 

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4  " La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir " et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie",  onglet 3  "Why do we left the left wings ?",  onglet 2  "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, Le Roman de L'Economie, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim il a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc),  onglet 2.

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

La façon d’écrire se nomme infini respect

 

Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 300 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

 

 

 

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dan 27/12/2013 18:29


ce qui est dommage avec cet article d'une clarté limpide, c'est qu'i est un peu trop court, trop bref, on aurait aimé quelques lignes de plus.

imagiter.over-blog.com 27/12/2013 19:32



bonsoir toute ironie évidemment mise à part


le pire c'est qu'il y a tant de suites à cet article en ligne (plus d'une !!!) - ne serait-ce que les 5 "Qui sommes- nous ?" (6 ème en cours !!!)  Être là tout de même !!!


merci de cet intérêt si discret !!!