Ils veulent encore nous foutre la honte

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Nous étions, peut être, les plus grands fans de Boris Cyrulnik. Là il vient de faillir. La première fois que nous voyons poindre de la malhonnêteté intellectuelle. Dans son opus "Mourir de dire, la honte" 2010 – nous trouvons, en effet, une très déloyale démonstration. Toutes choses égales par ailleurs, et dans le respect que nous lui gardons (mais uniquement, en comparaison de la déchéance intellectuelle actuelle – plus en notre cœur d'antan) – ce serait comme si nous le harcelions, incessamment sans cesse, de Cyrulnique ta mère. Tout le temps, et que nous faisions semblant de dire " vous voyez il a honte de niquer ta mère, vous voyez il a honte de niquer ta mère …". Comme si c'était un fait établi, une vérité, une routine entrée dans les mœurs, une certitude qui se serait passée tout à fait hors de lui, sans qu'il puisse s'en défendre – mais "c'est comme ça", comme "on" l'a dit c'est vrai et concrétisé. Automatique vrai. Comme si c'était le fait, qu'à un bout de communication, quelqu'un nomme suffise pour entériner une "réalité" non démontrée. Vous percevez bien toute l'injustice barbare et la cruauté ahumaine d'un tel procédé.

Eh bien!  toutes choses égales par ailleurs, Boris Cyrulnik use du décalque de ce procédé. Il dit ceci: " chacun de nous a connu la honte que ce soit 2 heures ou 20 ans…etc". Outre que le "chacun de nous" déraille dans l'omniscience intégrale (tout savoir sur tout), cette phrase pèche par ceci. Comme posant le fer de l'esclavage sur sa phrase, officialisant des diffamations (les très mêmes que Cyrulnique ta mère ), entérinant et certifiant ces  mensonges, "autorisant" même la cruauté des classes "supérieures" (sic) – elle devient contre-productive, créant, en fait, ce qu'elle lutte contre…Chassé"de l'Humanité" par des inhumains – ça sonne plus que métaphore non ?

La honte est revenue, carrément, dans son camp. Ceci signe la faillite intellectuelle absolue de la méthode de "l'individualisme méthodologique" qui dit "tout est de la faute de l'individu". Aucune société n'existe, il n'y a qu'amas d'individus non liés. Ce qui aboutit, dans la pratique, à ce que, si un véhicule vous rentre dedans, "vous vous soyez précipité sur le véhicule", si on vous marche sur les pieds, "vous avez volontairement glissé vote pied dessous" et autres. La photo est plus que truquée: vous ne recevez aucune influence, pressions, manipulations, menaces ou encouragements. Il n'existe pas de fils de causalités où l'objectivité démontre que, là, vous subissez les exactions et injustices d'un autre ou d'un groupe, là on vous calomnie et, ici, qu'on vous spolie...Le positif pouvant jouer aussi. Tout est déconnecté, il n'y a aucun collectif et l'individu est une île déserte qui secrété sa propre vie. Tout ce"qui lui arrive" (par qui ? qui serait l'expéditeur.) n'est que de son unique fait. Tout ce qu'il pourrait subir (il ne subit rien mais fait croire que…) c'est lui-même qui se file les coups de poings, se cambriolage, se met des crocs en jambe, distille des désinformations à son sujet…etc Si vous ne trouvez pas que c'est bien cela la honte…c'est que vous ne savez plus rien conjuguer, que vous devenez des fuyards du réel: on ne dit pas je honte, je me honte, mais on me fait honte (j'ai honte – expression d'un état n'est pas action !), on me donne honte, on m'asperge de honte. Ce qui constitue bien une action d'autrui que je subis. Que Cyrulnik passe (première fois) de l'autre côté des victimes, celui des bourreaux (confortés par son inadéquat descriptif) – voilà qui ne peut plus embarrasser que lui. La honte c'est les autres qui te la filent : tu relayes pas, tu fais pas poursuivre dans toi, tu la continues pas. C'est retour à l'envoyeur. Fin de l'histoire: il n'y a aucune honte, il n'y a que des conduites honteuses ENVERS LES AUTRES. Tout est social et le déshonoré "individualisme méthodologique" juste la panoplie des bourreaux…

Qui, soudain, a l'air nul, qui pleut le pitoyable, qui pue la honte? Nous sommes bien là pour décrire le basculement en tout et croyez-nous que nous persisterons…

"L'individualisme méthodologique" représente une telle vergogneuse méthode qu'elle devrait être ôtée de toute méthodologie scientifique. Pour incitation à polymorphes perversions offertes aux dirigeants. Exemple probant, le "système financier globalement gangstérisé (subprimes) devient l'affaire individuelle Kerviel: absurdité absolue ! Comme s'il avait inventé tout le système lui-même. La lâcheté intégrale et l'effondrement intellectuel probant – qui se cachent derrière cette non-affaire – prouvent tous les effets pervers très nuisibles de "l'individualisme méthodologique" (une société qui ne se comprend plus à cause de ses méthodes de pensée c'est plus que  grave !!!)…

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Ainsi, se recadre le " chacun de nous a connu la honte que ce soit 2 heures ou 20 ans " (soit le "doctor spin" de 22 !) : de son étourdi argument, Cyrulnik éclaire soit qu'il n'ait rien compris. Soit qu'il vient d'entrer dans le cercle des malhonnêtetés intellectuelles. Il verrait un individu "honteux" de cette assertion, qui se la circule, obsessionnellement, dans le corps et s'en rend malade. Sans aucun milieu ni environnement, la dérive "monadique" transformée en délire. Tout faux! moins 100 000 / 20. L'enjeu n'est pas du tout LA ! C'est que, tout "l'espace de communication", toute la surface de l'échange social, tout l'espace intellectuel soit ENVAHI, encombré, enlisé, embarrassé, embourbé, par ces sornettes. Pendant que sont déversés les "22" – impossible de faire ou dire autre chose. C'est ça l'enjeu: de laisser "occuper" l'attention par l'armée envahissante des inutilités (les diffamations en forment les pires!). L'inefficacité immobiliste, le renforcement des blocages sociaux sont trop à l'œuvre. Les enjeux se montrent colossaux. Il ne s'agit pas moins que de se confronter à tous les procédés de la déloyauté qui augmentent, grandement, les risques du "suicide collectif". La (les) cible(s) du "22" n'ont aucune honte en elles (tout erronée! Perte de temps que de poursuivre du vide! sinon une répulsion, une indignation et  une impatience envers tous ces enfantillages toxiques. S'il y avait "honte" "utile" (ça fait du bien d'en parler ! ouaipppppppp. Avec Cyrulnik on obtient de ne, surtout, PAS EN PARLER, ces si minables "cercles de silence" (ridicules !) comme "gloires" (!) et "prouesses" (!) des ex- élites..) dans ce dispositif ce serait du côté des "diffamateurs". Que la déchéance, en effet, que de lâchement, tenter de nuire aux autres par des pires que mensonges, que de se placer hors des horizontalités de jugements et que de faire aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'ils vous fassent – oui c'est bien un honteux échec…Donc nulle "honte" dans les cibles de la démonstration de Boris Cyrulnik. Se tromper à ce point sur "l'objet" de la recherche, sur la méthodologie, sur les analyses des processus et sur la conclusion finale ça tient du prodige: un ouvrage de bout en bout antiscientifique !!! Qui désinforme et élève bien plus de murs qu'il ne pose de ponts: qui est, de la sorte, même liseré de néfaste et nuisible…

 

Afin donc de sauver les meubles, de rendre "un peu utile" cet ouvrage plus qu'inutile (encombrant pour rien !) puisqu'il n'y a "aucune honte à être scandalisés par des gens et des procédés de grandes injustices" – demandez donc à Boris Cyrulnik à qui il "pense" lorsqu'il dit 22 ? et pourquoi il vient de piétiner, stupidement, la rencontre qu'il semblait en espérer ?

(à suivre)

 

vous pouvez trouver une suite sur le site internet  freethewords.org

Publié dans méthodes de pensée

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