" L'anti-communication comment ça fonctionne ?" (2)

Publié le par imagiter.over-blog.com

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                                               Zooms sur leur vie quotidienne…

 

         "D'ailleurs ils en profitent personnellement, individuellement, bénéficiant de rémunérations très coquettes qui les apparentent davantage aux patrons d'entreprise qu'aux ouvriers ou employés. Et naturellement ils évoluent dans un univers où le projet social, économique et philosophique des décideurs va de soi. Ils ne se retournent pas en arrière pour regarder ce qui se passe (p 77)". "Pourtant depuis 40 ans les mêmes hommes politiques occupent le pouvoir. Depuis que je suis gamin, on voit quasiment les mêmes, que ce soit à droite ou à la soi-disant gauche. Les hommes n'ont pas changé, et pourtant leurs idées n'ont plus rien à voir…En 1970, ils étaient tous keynésiens, en France comme aux Usa. Aujourd'hui, ils sont tous férocement pro-capitalistes…Comment est-on passé en 40 ans d'un consensus à l'autre ? (p 86)". De l'intérêt du plus grand nombre aux seuls intérêts de l'infime minorité des seuls trop riches ? Bref, à de l'anti-politique. N'être qu'un chef de bande ce n'est plus faire de la politique ! Le P.S. pratiquera précisément les politiques contre lesquelles il a été élu. Ils chutent dans la fange la plus collante en s'exhibant, ridiculement,"de gauche mais moderne". La vraie gauche de 1789 serait donc "un archaïsme" et de débiter un ensemble de lieux communs comme unique pensée. Ils savent que s'il y avait débat leurs étourderies ne tiendraient pas 2 minutes, mais croient, qu'à coups de répétitions et répétitions, de matraquages et matraquages, cela squattera quelque peu les oreilles. Surtout lorsque toute autre parole reste interdite. Ne sommes nous pas dans un monde de modernité économique, où il n'y a qu'une seule politique possible ? Comment ce miracle a-t-il été possible sinon parce que "la gauche de gouvernement" défend les mêmes intérêts que la droite. Et donc que "la gauche de gouvernement" constitue bien un parti de droite. Et, qu'au pouvoir, il n'y a plus que la droite : sinon comment expliquez-vous une "pensée unique" avec un fonctionnement qui serait réellement bipartite ?

          DSK cracha, sur sa lancée, que ce n'est pas la peine de s'occuper des plus pauvres parce que ceux-là ne votent pas. Double aveu : pourquoi ne votent-ils pas sinon par la précise prescience que les imposteurs, déguisés en politiques, n'ont plus rien à promettre et plus rien à offrir ? Et que s'ils ne votent pas c'est une silencieuse condamnation de leurs trahisons à ceux-ci ? Pas de quoi pavoiser, pourtant ils ne font que pavoiser, puisque sachant pertinemment pourquoi les pauvres ne votent plus pour eux, ils les abandonnent sans espoir de retour. On ne "s'occupe" plus que des classes moyennes : résultat 2002 où Le Pen lamine ces enfantillages. Preuve que les 60 %, qu'indécemment, l'INSEE chiffre en pourcentage de classes moyennes se dénombrent strictement faux. Pas de classe moyenne sans "la distinction". De 1175 € à 2600 € mensuels: impossible, avec de tels revenus, de pratiquer l'onéreuse "distinction". Ce serait, plutôt, sociologiquement et financièrement parlant, de 10 à 20 % : dans les 40 % restant, beaucoup d'esprits s'illusionnent d'idéologie consommatrice et, ne sont, économiquement, que des petits bourgeois. Clair que l'INSEE triche en définition (toute absence de frontière marquant début et fin de la "classe", mise en chiffres, porte à soupçonner votre pensée de malhonnêteté intentionnelle: le flou statistique ne peut exister!)... "C'est aussi en adoptant des luttes plutôt portées par les classes moyennes, féminisme, antiracisme, condition des homosexuels (p 96)" que leurs impostures s'étalent partout (relayées par les gogos bobos ?). "Plus on renonce au combat politique et social, tout en voulant se persuader qu'on reste de gauche, et plus on se raccroche à la lutte pour l'avortement ou pour le mariage homosexuel, pour se persuader qu'il reste quand même quelque chose de ce vieux corps de gauche". Le "conformisme économique se dissimule derrière une panoplie d'audace et de modernisme sur les questions de mœurs (p 96)". Tandis que sur l'essentiel ils reculent partout. "Les accents progressistes servent d'alibi à une réaction générale, alliant la régression économique et le vernis rétro culturel, la trahison idéologique et la transgression sexuelle (p 97)". "On transforme des enjeux politiques en questions morales", ce qui permet de semer, partout, brouillage, confusion et chaos, sur les frontières qui séparent gauche de droite. Ils se sont déconnectés du pays, enfermés dans leur petit monde, ignorants des réalités. Ce sont donc eux qui nous "informent", qui nous font tout savoir sur la réalité du monde. Où siège l'anomalie ?

           

                        Où trône l'anomalie ? Dans ce qui va se retourner contre eux ? 

 

        "Dans l'état où se trouve le débat politique comment s'étonner qu'on préfère le simulacre à l'authentique, les plumes du costume de clown, le télévisuel et l'immense bêtise à l'esprit adulte ? (p 267)". "Dans n'importe quel autre type de contrat, cette manipulation frauduleuse aurait valu révocation (p 270)". Mais pas de révocation du si peu social dispositif politique-culture-média, qui fonctionne d'une façon très plouc et d'une inexcusable stupidité. Ce qui est essentiel, primordial, central, n'appartient plus à la réflexion ; uniquement, le superficiel, le farfelu, le frivole, l'étourdi, parviennent à toucher ces cerveaux irrémédiablement médusés et immobilisés dans un âge mental de 16 ans."Une reconversion menée par des anticonformistes bourgeois, qui n'ont pas l'impression d'avoir changé de camp, mais d'être "modernes", puisque, animés par des valeurs D'AVANT 1789, ils ont le regard tourné vers 2010 (p 97)". Le renoncement farfelu aux luttes sociales et économiques pour le domaine déconnecté et narcissique des questions de société, brouille l'authenticité de l'appellation "gauches" et même (nous sommes en train de le comprendre ) "d'extrêmes gauches". Dans la balance, audace sur les questions de mœurs contre très réactionnaires et encore plus rétrogrades sur les questions économiques, le curseur établit bien que, si vous ne vouliez pas la très rapide abolition du capitalisme, vous ne pourrez plus vous prétendre de "gauche"…Ni aujourd'hui ni demain!

 

                                   Ils sont donc gravement atteints…

 

      Ces responsables se montrent, partout, très irresponsables, bouchant l'avenir social (le sang de la société, non ? Sinon prouvez-nous que le social n'a strictement rien à voir avec la Société!), censurant le futur (faut le faire! Ils le font!), ne nous offrant comme avenir que le suicide collectif. Les insectes de la secte! Barrons-nous : y'a plus personne à la barre!

       Vous vous doutez bien que Bill, projet direct d'acte du Parlement anglais, poursuive son éclairante démarche. Le capitalisme c'est foutu : définitivement tourné vers la minorité, il va se rétrécir en peau "sans chagrin", non ? Toute nouvelle aventure se passe, désormais, en dehors de lui: comment vous n'étiez pas au courant ? Décidément, vous ne serez jamais "tendance"!!! Oui, oui, Bill c'est le billet (même en langue anglaise où l'amérindien a ouvert "billion" là où vous souscrivez milliard) ; Bill le seul qui touche encore une bille, les "trois bandes du billard" pour extraire l'info. Le "trois bandes du billard", pour info, ça vient directo des services dits secrets. Bye bye buy! Et qui nous vous laissera que vos billevesées… Quel serait notre prochain relais ?

 

Conclusion d'étape: curieusement c'est au sommet de la Société que nous trouvons le plus d'idées fausses: jusqu'à 70 %. Alors qu'elles ont été démontrées inexactes récemment ou de nombreuses années auparavant. Le mode de fonctionnement (cercle de flatteurs sans esprits critiques possibles) n'épuise pas à lui seul l'explication. Il existe aussi, chez eux, cette dramatique "ignorance" (regarder ailleurs, dédaigner de voir clairement les conséquences de ses paroles et actions, mépriser tout ce qui n'est pas en "rapports de pouvoir")- alors que l'intelligence, de structure englobante, ne participe pas, mais est méta-cadre, aux rapports de pouvoir. Minable pouvoir, ce sous-système de dépendance à la bonne volonté de quelques uns, ce jeu artificiel qui ne peut répondre, pertinemment, d'aucune de "ses" règles etc.."Ignorer" ainsi représente le plus grand non-savoir qui existe!

 

 

II -   Trop riches, tous crispés sur leurs archaïques "acquis" corporatistes

 

                                    ...Et plus encore que nous le croyions…

 

( à suivre)

 

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet freethewords.org,   onglet 4  " L'anti-communication comment ça fonctionne ?"

Publié dans economie et politique

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