L’eau vivement fraiche

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Altéré-e c’est devenir l’autre de la soif. Se perdre dans le radicalement différent de vous. Aussi – la quête de l’eau  vivement fraiche, de l’eau fraichement vivement – prend elle toute son ampleur dans le désert apparent des solutions…

Oui oui une des osais c’est Thyde Monnier dans son livre « La rue courte » qui vous ouvre à de ces phrases. « Un grand pin qui te fait de l’ombre, une bouscrale qui s’envole avec sa chanson, tu les remarques tu t’en fais une joie. Sil n’y a plus d’arbres tu cries contre le gros soleil, s’il n’y a plus d’oiseau tu te sens d’un coup le cœur privé de quelque chose, mais tout le reste de bon qui est toujours là tu le remarques pas et tu vas pas en prendre plaisir. La petite herbe qui ne vient pas plus haute que deux doigts, mais qui te fais tapis sous les sandales (…) des mousses il y en a des centaines de milliers, il y a celles qui leur faut tout le rocher et le sec, celles qui préfèrent l’humide, celles qui étouffent les arbres, celles qui dévorent les autres pour vivre. Y en a cent de milles, j’te dis (p 390 livre de poche). Oyé, ollé, ohé, une page et demi tente de le prouver. Toi tu me diras « je ne suis pas une mousse et je croyais que pour être heureuse, il me fallait plus que du soleil, de l’eau et le ventre d’un (..). Déracinés tous, ils vivent en ville, dans les rues que l’air y est bouilli et que le soleil a plus de force et y sont plus beaucoup heureux » (p.392)…

« Quand tu comprends ça il te vient un calme que tu as pas idée, comme après une nuit de fièvre tu trouves l’eau si fraiche. Qui n’est pas froide mais juste à ta chaleur et que quand tu es dedans tu te dis  « voilà ce que j’ai cherché depuis ma naissance » et tu t’allonges dedans avec tes bras et tes jambes qui sont calmes et ton cœur qui bat régulier si tranquille » p. 393).

 

Comme cette eau qui vous respirait tout entier au point que vous vibriez au rythme de tout ce qui vous entoure comme si le massage affectif effectué par la nature vous ouvrait aux prochains nouveaux livres. Ou que la force que cette eau ( si intimitière) vous faisait entrer dans tout le corps représentait le vrai progrès. Des civilisations dont les druides concevaient l’eau comme « sacrée » demeure ici afin de nous le rappeler !!!

 

A bourlinguer encore et toujours, c’est trouver de ces lieux invisités qui vous conduiront direct à cette eau vivement fraiche. Tentez donc les bords de mer très sauvages, fuyez ces plages domestiquées. Ou bien en moyenne montagne loin avant les sommets enneigés et les balisages asservis. Dans les plaines dodues masquant leurs sources. Evidemment dans certaines oasis…etc.  oui là insiste cette rencontre de l’eau vive (vivante et plus preste que la vitesse). Oui là vous vivrez à quel point la vraie nature demeure une sensualité à jamais envahissante. Une plénitude qui vous transporte plu vite qu’une fusée. Un bienfait qui ressemble à la fuite éperdue de tous les sanglots devant lui. De réels prodiges.

 

Une seule expérience personnelle relierait tout ceci. Voyons. Un vélo de terrain vous permet de parcourir assez vite ces kilomètres qui transforment votre journée en aventure dense. Dans une chaude journée d’été où l’on peut apprendre à son palais à demeurer source fraiche –  je parcourais des chemins juste esquissés à flanc de falaises. A près un gros tronc d’arbre en travers – la surprise enchantée de découvrir juste après une minuscule rivière à l’eau si minéralement pure. De 40 carats au moins dans l’eau de son diamant. Ayant bu à grands traits cette eau si vive et si fraiche, sentant son torrent dévaler tout le corps- je décidais d’y plonger les pieds essoufflés. A peine posés que tout le corps réclamait le même traitement. Je m’allongeai nu dans ce courant tranquille mais si présent. Et montai quatre à quatre les escaliers de la félicité. Plus que détendu hors de toutes les dites règles sociales – du simple fait de l’après midi torride qui poussait à l’ombre la plupart des humains et de la certitude que l‘expérience ne serait pas dérangée – je devenais courant, rivière, eau vive, fraicheur qui ne tournait pas au froid cinglant, oui limpide morceau du paysage. Et avant que les pensées aient pu se mettre en route, les sensations avaient déjà fait leurs tours plusieurs fois. Les émotions retrouvaient ces lieux de loisirs complets où plus rien n’est compétition juste l’amplification résolue de plénitudes toujours plus vastes – où vous vivez totalement votre prétendu « environnement » (non un décor mais un clair amplificateur d’intensité de vie). Sentiments très ravis par cette porte qui ouvrait sur la vraie nature si proche de nous et pourtant si séparée. Nous sommes de la même nature que la Nature, son étoffe même, et le vivons si peu ou si brièvement que les souvenirs peinent à se construire. Tant de merveilles coulent entre nos doigts trop pressés de posséder qu’ils n’appartiennent plus à rien de fort..

 

Joindre cette expérience de raffinement diamanté de l’eau, de sa splendeur partagée par les cinq sens, cette profondeur et accentuation de vie – avec le rappel que l’eau fut « sacrée » pour « les gardiens des sources », vous fait plonger direct dans leurs préoccupations mentales, le fourmillement de leurs pensées, leurs points de vue achalandés de tant d’émotions vécues sans écran…Que ne perd on pas à croire posséder la matière ! Comme si la propriété privée privait, réellement, de 98 % des « propriétés » (caractéristiques particulières et possibilités latentes) de cette matière qui s’offre toujours - nous ern écartait, nous en séparait, nous en exilait, sans goût, sans odeur, sans toucher , sans profondeur d’images ou moelleux de sons ???

 

Qui que ce soit peut dire ce qu’elle/ il veut – la radicale perfection spontanée d’une expérience surpasse toujours la sécheresse non vécue des considérations insincères.

 

En cet été (qui n’a toujours pas été – quand pourrons- nous, collectivement, vivre un été où tout aura été ?) – nous vous souhaitons tant de rencontrer votre eau vivement fraiche…

 

La vérification se fait du simple fait que, pour vous « casser la soif », vous avez besoin de nettement moins de gorgées que la plupart de vos concitoyen-ne-e-s. La force de l’eau a dû s’impacter, se compacter en vous ? Quelque part, vous resterez, naturellement, une oasis dans les déserts des incommunications actuelles…

 

Quelles fraicheurs alors de savoir vous aborder !!!

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   Onglet 1 « la star des stars » , onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,   LE ROMAN DE L'ECONOMIE,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? etc), onglet 2.

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

Publié dans sentez la santé

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