La censure ne peut plus être que collective (non, y'a plus de "gauche" où se planquer et se garder bonne conscience devant VOS censures, yes jerrican ?)

Publié le par imagiter.over-blog.com

Le contre exemple de 1789 montre que toutes les censures peuvent, toutes, être contournées. Pas inventions de solidarités et d'astucieuses diffusions. Les "dissidents" soviétiques n'ont rencontré que les censures dirigeantes et ont reçu de nombreux relais populaires.

Aujourd'hui, elles pullulent, les censures, beaucoup moins les relais populaires. Mais la censure se propage dans tous les milieux, c'est ça le désastre: les moins incompétents jugent les plus compétents, les moins pertinents rendent toute réflexion profonde impossible, le vacarme de qui interrompt toutes les paroles pour ne rien dire ni proposer devient trop envahissant, les superficiels piétinent les plus réfléchis, les infantiles apparences (que tout le monde dit "trompeuses") rendent de plus en plus d'ex-citoyens des réacs "déguisés" en faux libérés, les slogans creux supplantent tous les raisonnements structurés (sans lesquels aucune action n'est possible – nous le voyons bien, plus du tout d'action – on fait "bouger" les images et c'est tout! – la société se meurt ! ) – bref, la chronique de l'hécatombe est énorme. Mais nous pouvons la résumer simplement: la majorité des gens TRAHISSENT les meilleurs d'entre eux. Avec une mauvaise volonté jamais vue dans l'Histoire, cette majorité écrasée stagne dans des absurdités invivables: plus on est con plus on est intelligent, moins on parle plus on en dit, moins on se différencie plus on est tendance, moins on raisonne plus on est réaliste, plus on fuit la réalité plus on est rationnel, etc, la chronique de l'hécatombe dévale énorme (en aucun, il ne faut la relayer ni diffuser!). Avec une mauvaise foi jamais aperçue dans l'Histoire, cette majorité écrasée campe dans ses impossibilités suicidaires. Ces agités "étourdis" ferment, l'une après l'autre chaque issue: jamais ils ne savent ce qu'ils disent, le sens exact et la portée de leurs mots. Rarement, ils ont conscience de ce qu'ils font, des conséquences en cascades de leurs actes jetés n'importe comment. L'essentiel (changer très vite de style de vie) n'est plus jamais abordé, les conditions minimales de survie collective ne passent plus. Il y a bien présences de censures massives: et partout. En grand. Donc il faut bien que le plus grand nombre s'y mette. La censure ne peut plus être que collective.

 

Multi- forme: elle peut se planquer derrière des diffamations pour détourner l'attention de l'essentiel. Rumeurs alliées aux désinformations. Se centrer sur les chaussettes du censuré ne laisse plus de temps pour passer à son œuvre. Malhonnêteté intellectuelle à tous les étages, tous les milieux et toutes les tribus : et c'est qui n'a jamais écrit une ligne qui juge (avec seule option, condamner), et en 1 seconde, un travail de 20 ans. Si vous affichez votre déchéance en "je ne ferai plus que m'amuser", la société vous octroie des droits à persécuter, vous délivre toutes les corruptions, comme perturber quiconque n'est pas " maton ou indic "de la société de consommation "…régresser à l'infantilisme NON DURABLE de toujours se divertir vous rend meilleur citoyen possible!!! Si vous ne circulez plus dans la société comment pourriez- vous détecter tout cela ? La vraie scène "policière" n'est plus chez les flics mais dans la société de consommation pour qui le "crime majeur" c'est de ne pas participer à l'achat permanent- tout le reste "n'étant pas grave" ! Un regard autour de vous: vous vérifierez la présence de ces troubles censeurs "comme tout le monde" – c'est à dire "déguisés" par les médias (et cela sans fierté ni honneur !). C'est eux la gueule des vrais flics de nos jours …

 

Inconscients des enjeux globaux comme de la valeur des résistants qu'ils malmènent: ils font un mal de chien et créent beaucoup de désordres. Tout ça pour le gâtisme incroyable (ils se sont auto-convaincus que le changement de style de vie "pourrait" leur être défavorable! Plutôt que d'en discuter, ils cognent sur tout ce qui peut brusquer cette nécessaire évolution !) - qui fuit l'usage de tout bon sens. Refuser tout débat, toute conversation, toute discussion ou réflexion – cela pouvait se comprendre "pour quelques jours ou semaines". Mais cela fait des années et des années que cela dure: ce n'est donc plus l'effet d'un excès ou d'un trop plein. C'est bien une obstinée mauvaise volonté (sans issue!) qui se tient derrière la congélation sociale, les blocages partout, le figement collectif – obtenu par LA PARTICIPATION DU PLUS GRAND NOMBRE. On ne nous la fait pas: des résultats s'analysent, les hypothèses tombent une à une et il "e peut y avoir" que cette (ou ce couple) d'explication(s)…Les massives censures actuelles ne peuvent provenir que des plus bêtes ayant quitté leurs cœurs, des arrêtés du ciboulot, des endormis du bulbe, des effondrés du vide mental, des orgueilleux de leur paresse intellectuelle…Jubilations de cancre à censurer les meilleurs. Mais assassinats du futur, de leurs familles et de tous leurs entourages: ils tirent contre leur camp. Un fois plus de penseurs percutants et constructifs: on fait quoi? Hého! Vous ne pourrez plus tirer compulsivement sur personne. IL FAUDRA VOUS CREUSER LES MENINGES. Les vôtres…

Tout ne peut qu'être mieux que la régression démente du capitalisme. Quelque part, ils le savent…

 

Mais pour un arrêt sur image d'eux-mêmes, ils persistent à "prolonger infiniment leur adolescence". Se poser en s'opposant n'existe que s'il y existe de quoi s'opposer. Mais, lorsque, par compulsions maniaques, vous aurez détruit tous les vrais adultes: que ferez-vous dans ce cauchemar construit, aussi, par tant et tant de gens se disant de "gauche". Être contre un système c'est l'être existentiellement: là, il ne peut pas vous baiser. Vous ne vous "déguisez" jamais: si vous n'êtes donc pas existentiellement de gauche, vous ne l'êtes pas du tout…

"Tout le monde" comme obstacles exponentiels (aujourd'hui, la censure ne peut qu'être collective !) et si on ne "parle" pas d'un talent c'est que tout le monde s'y met à ne pas en "parler". Les obstacles mis par cette sournoiserie du nombre:

1 ) l'impossibilité de dire soi-même l'importance de son œuvre et la nécessité temporaire (après ce sera au tour d'une autre œuvre "très collective"!) de passer sur le devant…rien de plus qu'un bon sens concret…non! une réelle modestie que de dire "faites gaffe à ce que je fais". Actuellement, c'est un "autre" qui doit signaler votre œuvre (on vous vole tout à l'avance !) …

2 ) l'impossibilité de faire admettre que ça n'a rien à voir avec la gloire ni le fric qui permettent, eux, les circuits de désinformations, voire de calomnies sur la "valeur" d'un écrit ou autres. A l'école vous avez, au moins, entrevu, qu'il existe "des critères objectifs" (nouveauté réelle, synthèse magistrale de tout ce qui l'a précédé, aspect inattendu, apport à chaque page, exigences envers le lecteur – et tout le monde s'est obligatoirement senti vexé/visé par une page d'un grand c'est qu'il "quitte" la zone à souffrances et mensonges - etc). Donc tout le monde est, obligatoirement, impliqué(e) dans la persistance de l'enfer actuel (ne pas reconnaître les grands – nous torture tous ! ). Sinon – aisé de créer ces "îlots de pure joie", ces "oasis de paroles", ces "réserves d'intelligences" ou des sanctuaires d'absences de toutes censures (d'où qu'elle vienne!). Facile – en conséquence, si ce n'est pas réalisé, c'est bien que le plus grand nombre s'y met afin de l'empêcher… 

Avant, des critiques, tels Jean Pauhlan (pas un modèle mais un honnête, avec des reproches possibles sur d'autres aspects) qui "même s'ils n'aimaient ni l'œuvre ni la personne nous guidaient vers le tri essentiel du oui, ça c'est important". Aujourd'hui chaos voulu : comment les quelques œuvres "importantes" peuvent se faire "voir" ? Tout le monde s'y met (les censures "culturelles" des extrêmes gauches sont anormalement féroces: ils tirent, presque tout le temps, contre leur camp…).

 

Et c'est tout le monde qui fait exprès de pas piger. Plus facile d'écraser un talent que d'affronter des salauds (c'est ça la censure quotidienne ! empêcher "nerveusement" qu'on voit les choses EN FACE !). Tout le monde qui se trompe d'admiration (ne faisant "passer" quasiment que des salauds, sinon comment EXPLIQUER l'état du monde ? ) et a perdu tout bon sens (comment "améliorer un système" si on "ligote" ses meilleurs transformateurs ou transmutateurs ?)…

 

En sociologie critique, cela aurait été nommé comme "la dictature des classes moyennes" (interdiction de l'intelligence, pub de fausses baises qui n'existent pas, interdiction de montrer les conséquences de leur inadmissible style de vie – ces détraqués se considèrent comme le sommet de tout, d'où (pour qu'ils ne se voient pas en face) flicage par les fringues, etc. et les apparences etc. (comme si le vêtement "prouvait" votre supériorité), dérisions destructrices sur tout ce qui quitte l'amusement abject qu'il ne laisse la place à rien d'autre…Que du non reluisant  et du très pitoyable !!! Rien ne peut JUSTIFIER ces cruels enfantillages…

On exclut tous les grands esprits, conférenciers, savants, écrivains, vrais artistes etc. (trouvez un seul à leurs tévés !) etc. C'est bien la concrétisation extériorisée des censures du plus grand nombre.

 

Bref une barbarie à visage inhumain.

 

(à suivre)

Publié dans méthodes de pensée

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