La consommatopie

Publié le par imagiter.over-blog.com

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La seule utopie ? Recherche impossible de perfection et rejet exagéré, frisant le fanatisme, de toute solution alternative. Du moins d'après les critères dominants : les deux y sont en plein. Nous, ce serait plutôt Nowtopia, le maintenant-topie, le Heretopia, l'ici- topie, sans recherche de société idéale, totalisante et uniformatrice, mais juste faire de son mieux autour de longues et méticuleuses recherches de "consensus" (le contraire de la société où rien n'est sérieux de la consommation) et une ouverture ardente à tout ce qui est différent (plus c'est différent plus la chance collective de s'en sortir devient grande, oui ou non ?).

 

Bref, vu nos formations, expériences et bonnes insertions sociales – nous avons toutes les qualités requises afin de soigner la grave addiction consommatopique. Comme ce sont des définitions étalées partout par les pouvoirs dominants - ils ne peuvent, sans dommage, s'en dédire. Des circuits et organismes anti-addictifs existent. Utilisons-les tels quels et proposons des solutions alternatives, des vigilances de soutiens, aux gravement atteints de la consommatopie…

 

La très dangereuse consommatopie ce sont les illusions de durabilité partout, les toxiques illusions de perfection en achetant toujours plus, en s'enfermant dans une prison d'objets qui n'apportent que des assauts d'insatisfactions. En s'acharnant dans l'intempestivité de l'achat chronique, comme unique mode de vie sans issue. En nous isolant, si impoliment et rustrement, des autres, tous concurrents en perfection consommatopique. Oui oui si vous n'avez pas une voiture, de la cosmétique, un look, une maison ou un mari (femme) parfait(e) (l'interminable addition est démente) vous n'êtes personne dans le nulle part de la consommatopie. Vous ne valez rien même si vous êtes paré de tous les talents et dons. Vous êtes assigné à n'être que l'esclave porteur de marchandises, le porte manteau décérébralisé des seuls objets. La déchéance qui va avec cette dangereuse addiction consommatopique se décline par toutes les bassesses qu'elle déclenche: la publicité, comme le fond de la misère mentale (mentir et tricher tout le temps pour vivre), le marketing trop détraqué puisque Gilles Deleuze a prouvé que c'est la mécanisation anti-intelligence, par reconnaissance acéphale des succès passés, qui empêche toute émergence de vrais nouveaux talents (n'imitant, par définition, rien du passé robotisé). Et, enfin – honte des hontes – un système économique social basé sur le plus farfelu et le total frivole puisque c'est la consommation (cet infantilisme prolongé) qui est prétendue "principal moteur de la croissance". D'où les graves et injustifiables délires de la dette (jusqu'à un total de 356 % du P.I.B. aux U.S.A., par exemple) – ces démences précoces ou tardives ? Etc.

 

Devant la décrépitude consommatopique, nous ne pouvons prendre de gants : ce sont des malades qu'il faut soigner malgré eux. Leurs souffrances sont trop évidentes (trop nombreux désordres alimentaires, dépressions exponentielles, aboulies, douleurs augmentées aux tortures cruelles de la publicité puisque "vous n'êtes pas et ne serez jamais l'idéal", (l'interminable total est dément) etc). Tout n'est qu'assauts barbares de méchancetés dans l'organisation de la consommatopie : des insultes marketing permanentes qui vous refusent le statut humain (alors que tout de leurs actions prouve que l'inhumanité est en eux), de harcelants mépris outrageants publicitaires, des aliénations politiques***qui ne poursuivent jamais la grande délinquance spéculatrice (celle qui crée tous les déficits et les austérités : aux traîtres, citoyens !!!), etc. Tout ceci trace bien le gigantesque soulagement collectif lorsque ces dealers de la consommatopie vont être mis hors d'état de nuire. La répulsion à leur égard va atteindre un niveau de réprobation universel tel que la réalité va enfin crever l'enveloppe des miasmes déréalisateurs.

 

*** un des plus aliénés semble Cameron qui, lors de l'emprisonnement de 2 mois d'adolescents, pour "avoir volé une bouteille d'eau", se détraque, sous nos yeux, en confiant au journaliste "comme moi, vous ne savez pas ce que contient l'acte d'accusation. C'est bien que la justice ait ce courage"... Lorsque nous espérions, plutôt, voir un tel courage tourné, principalement, vers la grande délinquance boursière (vrais gros trafiquants de la consommatopie, dont Cameron ne serait qu'un petit revendeur ?) …

 

Tandis que des flots de gratitudes vont s'élancer vers les résistants indomptés. L'autre versant de la consommatopie (après la perfection totalisante et uniformisante comme cruautés) c'est le refus hystérique d'autres solutions (toute irruption du réel crève la bulle). Totalisant et sans différence : tout le réel y serait donc de VERIFIER que la bulle du capitalisme n'est que minuscule dans l'immensité du réel et c'est leur fin immédiate, aux dealers. Les dealers de consommatopie  foutent des panneaux avertissant qu'il n'y a rien de l'autre côté, qu'il n'y a nulle part où aller et que nous devrions rester là où nous sommes. Les résistants par nous sommes (fort heureusement) tous différents (et vous, malgré votre addiction, restez uniques !) ont quitté la paralysie, comme l'hypnose qui nous colle dans cette bulle, ont avancé pleins d'air pur, ont essayé l'impensable (l'impensé de la joie collective) et l'impossible. Et vivent désormais un bonheur insurpassable…Ayant réussi - l'autre côté de la consommatopie est merveilleux de simplicité – les résistants anti-dealers ont prouvé que leur autonomie (le rythme qui vient de soi, la loi qui se crée par authenticité de vie) était tellement supérieure à la bassesse juridique du capitalisme (cette délinquance s'insinuant jusque dans les lois !) – qu'il leur suffisait d'être pour vaincre. Ce qui convaincra, plus que tout autre chose, les enfants du futur, croyez- nous.

 

Ainsi, les dealers se sont  démasqués comme ces antisociaux qui voulaient emprisonner nos capacités à imaginer autre chose que notre routine quotidienne (ce qui leur fait perdre tout droit de s'adresser à nous – ils ne sont que répugnants déchus, point barre !). C'est même cette asthénie affective et cette anomie mentale qui permettent de mesurer la gravité de l'addiction consommatopique (à éradiquer vigoureusement si nous voulons la survie de l'Humanité). Et, en effet, nous voyons à quel point ces dealers (dits aussi dirigeants) se mettent à trembler devant des actes juste sains. Se mettre à expérimenter une nouvelle façon d'être qui ne peut plus voir que comme infantilisme déshonoré que de se soumettre à la drogue consommatopique. Et cet être, lui, dure – nulle acquisition nouvelle ne peut venir chasser une durabilité gratuite, oui ou non – la compulsion obsessionnelle maniaque de la consommatopie vaincue – jusqu'à produire un avenir alternatif (de quoi quitter avec gratitude la dégringolade consommatopique !). Qui danse, partout, de gigantesque bonheur (parler à tout le monde puisqu'il n'a jamais existé entre tout le monde d'autre barrière que la drogue consommatopique) – va être un tel bond civilisationnel qu'à l'évidence un monde meilleur, ici et maintenant, nowtopia et heretopia, va resplendir dès que vous aurez terminé la lecture de ce texte et l'aurez répandu tout autour de vous.

 

Grâce, en fait, à la propagande anti Utopie. Si c'est nulle part*** dans le temps et l'espace, le faire ici et maintenant devient le précis contraire de l'u-topie. Donc la concrétisation victorieuse de ce qu'ils voulaient dissimuler derrière ce vocable dissuasif. C'est, en conséquence, parce qu'ils ont trafiqué le concept d'utopie, que ce qu'ils qualifiaient d'utopie (en faisant un clair résumé à notre place) va, irrésistiblement, vaincre. Economie absolue de moyens – Machiavel avait plus que tort, c'est en étant, fermement, mais "immensément" non pourri, qu'on fait tomber les pourris !!!

 

*** en fait, la vérité étymologique dirait Atopie (A privatif de topos, lieu) comme nulle part, sans aucun lieu. U-topie (u topos) voudrait plutôt dire "pas en ce lieu ci"…capitalisme mensonge sur tout…mais niqué par lui-même, envenimé par sa folie furieuse: après tout atopie ou utopie – sont des mots qui vont faire sombrer le capitalisme QUOI QU'IL FASSE DESORMAIS (stratégie oblige !) …

 

La dialectique (vécue par tout le corps) plus l'humour universel (les arts martiaux – ils le sont tous – seront demeurés royaux et, sans toucher aux capitalistes, les auront tous démonté, abattu et fait tourner en bourriques !) - nous permettent de rejeter la consommatopie qui vous placerait dans le nulle part et de vivre l'ici et le maintenant comme la splendide fin de leur…utopie capitaliste... Retournement du retournement du re…opter l'optique c'est optimum (un des 1/10 de "la" stratégie !)…

 

La force de l'esprit vaincra toujours les dealers, les truqueurs et les ennemis du genre humain.

 

Toutes les solutions sont désormais à notre portée. Puisque nous venons de repousser tous les problèmes dans leur camp si vénéneux. Y rester c'est mourir d'overdose, oui ou non ?

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité", onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? etc), onglet 2.

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

 

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