LA VIOLENCE COMME "PRODUIT DÉRIVE"- et prémédité - DE LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION

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Le drame d'un film de fiction qui "instrumentalise" suffisamment un adolescent pour lui faire commettre ses crimes "à sa place" devrait nous réveiller complètement. Et nous faire placer toute la responsabilité, l'entière responsabilité de cette contagion des "fictions tueuses" sur le monde adulte. Au lieu de chuter dans l'indignité d'abandonner toute responsabilité et d'enchaîner les adolescents dans la charge de tout, de les transformer en uniques coupables et responsables de tout. Quel déshonneur !

 

         Les mots participent bien d'une sorte de tri entre les gens. Ainsi, la stupidité de potache du "diable qui serait dans les détails" (qui ne fait que laisser entrevoir qui aime vraiment "faire du mal") a recouvert, presque entièrement, l'essentiel qui est bien plutôt que le "diable" c'est la répétition, la routine, les préjugés pétrifiants, l'immobilisation stérile, le retour du même. C'est cela le diabolique : Simone Weil ne va-t-elle pas jusqu'à préciser que "le diable est la pression sociale" ?

 

         Puisque nous voici revenu au matérialisme, nous ne pouvons plus faire autrement que de nous apercevoir que ces habitudes, préjugés, routines ou inacceptables pressions nous aveuglent totalement sur la réalité. Les conformismes sont en train de nous conduire tout droit vers la destruction. Comment sortir du piège mortel ?

 

 

Un exercice pratique afin de commencer de circonscrire le phénomène ?

 

Prenons l'excellent ouvrage "Les écrans de la violence" (enjeux économiques et responsabilités sociales) de Divina Frau-Meigs et Sophie Jehel, chez Economica. Ce livre "trace" la jonction lumineuse entre violence et écrans. Il n'est plus possible d'éviter ces faits ! D'autant plus, que le "message" des "écrans de la violence" c'est :

1 - le droit et la loi ne comptent pas

2 - l'autre est un ennemi potentiel

3 - les individus ne peuvent se fier qu'à eux-mêmes (et - bizarrement - aux "écrans de la violence !!!)

 

En sont complètement absents :

1 - les solutions non violentes

2 - l'entraide et la solidarité

3 - les femmes, sauf comme victimes ou symboles sexuelles

 

Mmes Frau-Meigs et Jehel précisent que, dans la nuisance de ce message, soi-disant couvert par le "politiquement correct", l'individu incapable de devenir justicier est toujours présenté comme un homme mort. Tuer est la seule voie : régression à l'avant-civilisation. Mais (ce qui est gravissime d'irresponsabilité !) ce tir groupé de "messages" est couplé à une minimisation des conséquences réelles de la violence suivant l'escroquerie d'une violence "propre" (à l'image mensongère de la guerre "propre" !). Au lieu des valeurs démocratiques comme respect de soi et de l'autre, discussion, écoute, tolérance, le "message" des "écrans de la violence" pousse au manichéisme puéril (les "bons" et les "méchants"), à la soumission à la loi du plus fort et à toutes les intolérances : bref, à la destruction quotidienne de la démocratie.

 

Or ce "message" des "écrans de la violence" (ainsi démystifié ) a été reçu 5 sur 5 et mis en pratique par une frange de la population. Bref, a obtenu un complet et massif succès. Mais chez qui ? Chez qui ?

 

Un détour par le "No logo" de Naomi Klein vous aurait permis, par exemple et entre autres, de parcourir la "traçabilité" de "l'émergence" de Nike (avec ses sweatshops pire qu'inhumaines !) qui s'est faite en "copiant" les attitudes des "ghettos" ("banlieues") étatsuniens, en les apprivoisant par dons de plans de basket dans les quartiers, par l'image accompagnée, très, et un ensemble de procédés qui permet, ensuite (volte-face lorsqu'on "n'accompagne" plus), de se retourner "contre" la frange adolescente et de leur vendre de 8O à 150 dollars ces chaussures qui n'en ont coûté que 2 ou 5. Où se trouve la rétrocession des "droits d'auteurs" ? La corrélation entre nihilisme de la société dite de consommation et mythologie des exclus est complète. Incontournable.

 

C'est que, alors que les États-Unis s'accorde 17 % de produits violents, la France (achetant des "packs" U. S. !) s'en offre 46 % . Serions-nous en Europe que nous n'en serions pas trop au courant : en effet, un peu plus de 1 % des productions européennes atteignent la France. Par contre, côté U.S.A., l'hospitalité semble fortement exagérée. Par exemple, 60 % des films sortis en France ne connaîtront pas la télévision. Pour que nous soyons "matraqués" par qui ?

 

Après ce bref survol des infrastructures, nous revenons à la "réussite" totale des "écrans de la violence", de la société de consommation et des publicités qui vont avec, auprès d'une frange de la population . Frange qui suit, méticuleusement, les injonctions nihilistes et anti-humanistes des ci-devant. Mais qui ? Qui ?

 

C'est la minorité violente des banlieues. La meilleure élève, et de loin ! En effet, elle ne fait confiance à plus personne. En effet, tout quidam leur apparaît comme un danger. En effet, le seul but poursuivi c'est devenir une copie des tentations anti-sociales des publicités. En effet, éteinte par un excès de pauvreté, cette minorité pense (ayant si bien "intégré" la consommation !) qu'il est légitime d'exercer la violence (faute d'autres moyens !) si c'est  pour pratiquer rituellement la consommation. Qui déresponsabilise de tout, exonère de tout, couvre toutes exactions faites en son nom ? Qui ?. Un témoignage d'un rappeur ajuste que "tout est fait pour pousser les jeunes à la consommation. Dans les quartiers (abandonnés des institutions mais pas de la "société de consommation"!) cette priorité peut conduire à la violence puisqu'ils pensent que cette violence leur donnera les moyens d'accéder à la société de consommation". N'est-ce pas probant ? N'avons nous pas là des candidats qui ont pleinement (et au-delà de toute espérance ) réussi le concours de consommation ? En clair, la société de consommation a réussi dans les banlieues. A 100 %. Ou encore, les banlieues sont la victoire éclatante des slogans d'icelle.

 

Or à quoi assistons-nous ? Face à une telle "réussite", la schizophrénie "globalisée" fuit de reconnaître sa victoire où elle a lieu et d'admettre les liens entre causes et effets, efforts et résultats, buts poursuivis et succès de terrain…etc. Alors que les buts poursuivis semblent être de créer un monde de solitude généralisée où tout le monde soit séparé de tout le monde et où tout le monde se rétrécisse à devenir un consommateur infantilisé (qui ne sera plus citoyen adulte !) qui se méfie de tout le monde (mais pas des objets !) qui est prêt à tout pour consommer (rejet de toutes institutions sauf celles des mercenaires de la consommation) et qui ne participent plus du tout à la Société. Et comment parvenir à cette destruction quotidienne de la Société sinon par la peur, la peur permanente et la peur grandissante. La peur qui est distillée par le spectacle de l'insécurité .

 

Vouloir annihiler les "écrans de la violence" conduit à admettre qu'il ne faille surtout ne pas s'acharner sur les effets, les résultats et les comportements , mais bien sur les causes, les genèses et les mentalités (et comment s'est instillé le nihilisme occidental !). Tout autre attitude reste parfaitement irréaliste  même si "dominante"!. Vouloir mettre fin à l'insécurité c'est donc combattre fermement tous les "écrans de la violence" qui ont le monopole de l'incitation permanente à l'égoïsme monstrueux, à la brutalité et au non respect des autres. Ne pas annihiler ces écrans de la violence c'est choisir de ne jamais lutter contre les racines des vraies insécurités. Ce retournement des apparences met bien en vue un nombre important de nihilistes vrais qui se sont donc infiltrés partout, dans toutes les institutions et médias, se déguisant en biens pensants (seule les analyses de leurs actions permettent de détecter leurs buts réels !). Ce sont eux les réels "commanditaires" de la frange violente des banlieues .

 

Car que se passe-t-il ?. La Société semble rejeter son "succès" : la banlieue comme plénitude de la société de consommation anti-citoyenne.. C'est à n'y rien comprendre. Là où ça réussit , là ce n'est pas du tout ce qu'il "fallait". Comme si, dans un concours, étaient "refusés" ceux qui sont les mieux classés. S'il y a système le système suit ses propres mécanismes : on ne peut (sans tomber dans l'irrationnel) en vouloir aux "résultats". Plus raisonnable de vérifier le système. Et c'est ce qui n'est pas fait : s'acharner sur les "comportements" n'est certainement pas scientifique et encore moins adulte. Les comportements surgissent tous de mentalités qui les précèdent. Ces mentalités précédées elles-mêmes d'éducations mais de propagandes ou publicités non éthiques…etc. Vouloir toucher au comportement sans remonter à la mentalité déclenchante c'est signer son incompétence au réel, comme son incompétence tout court. C'est pourtant ce que fabrique la Société refusant de s'attaquer à ce qui provoque les "comportements" : ce n'est donc pas aux "banlieues" qu'il faut s'en prendre mais à la société de consommation qui n'arrête jamais de nous "matraquer" de ses injonctions anti-sociales. "La violence est un processus marketing censé vendre des produits dérivés" rajustent Mmes Frau-Meigs et Jehel. La représentation de la violence ne reflète donc pas un besoin du public mais "c'est une politique de marketing, une logique économique sur le court terme", d'autant plus que le spectacle de la violence c'est ce qui "coûte le moins cher" à produire, ce qui voyage bien et s'exporte mieux encore. Ainsi, (effet papillon !) c'est à cause de la mesquinerie et la médiocrité des fanatiques de l'argent que toute la Société devrait dériver vers toujours plus de violence, devrait être toujours plus structurée par ce matraquage quotidien. Si vous permettez à la propagande de la violence "comme seule issue sociale" de continuer, vous êtes ses meilleurs complices. Et vous êtes les plus mal placés pour y mettre fin ! Ne pas remettre fondamentalement en question les centres producteurs des "comportements" violents et égoïstes c'est, de fait, ne pas vouloir résoudre le problème. Et sera, désormais, pointé comme ceci.

 

Parler "d'insécurité" (ne serait-il pas plus démocratique de parler "des" insécurités ?) sans remettre en cause le principal "fournisseur" de ces insécurités (la société de consommation et ses "écrans de la violence" !) tourne bien le dos au réalisme. Ne faut-il pas d'immenses moyens technologiques, une ubiquité de communications et télécommunications, pour faire "violence" à la Société …etc ?. A l'évidence les banlieues n'ont jamais eu ces moyens : elles subissent, elles ne dirigent pas. C'est un des points où les mensonges au pouvoir s'effritent fortement. Le "débat" sur l'insécurité a voulu masquer ses vrais propagandistes et propagateurs ("les écrans de la violence") , le terre à terre de la vie quotidienne les démasquera tous ! Un début ? Mmes Frau-Meigs et Jehel parlent aussi de la télévision en ces termes : "Le téléspectateur est considéré comme un simple consommateur, pas comme un citoyen qui paie une redevance et auquel les chaînes sont redevables, au moins les chaînes publiques. Il faut vendre un produit publicitaire autour d'un programme (…) Le contenu des spots publicitaires fonctionne quasiment à l'inverse des contenus de programmes violents : il repose sur le rire, l'humour, la paix d'un monde optimiste où la violence n'existe pas ; les effets spéciaux y confortent l'amour éternel, le bonheur dans la famille et la beauté d'un monde tout de luxe et de volupté. C'est comme si les valeurs positives de la société s'étaient réfugiées dans les spots. Faut-il y voir un hasard ? " (pp. 130 et 131). Le pot-aux-roses ainsi découvert !!!

 

      Nous voici bien face au paradoxe central de "l'insécurité" : les ferments les plus violents des banlieues sont la réussite la plus éclatante de la société de consommation. Ils sont bien comme le capitalisme voudrait que nous soyons tous : prêts à tout, et même violences et dérapages, pour l'acquisition de ces objets prétendus "symboliques" et, régressivement, agités par la propagande économique. La Société n'a donc aucun droit de s'en prendre à eux puisqu'elle leur a dicté de devenir ce qu'ils sont devenus ..La schizophrénie "globale" qui fait que la Société fuit les propres résultats de ses efforts incessants qui sont alors réussite des publicités, triomphe de la destruction des cultures et des liens sociaux …etc, qui fait qu'elle rejette ses propres "success stories", nous conduit, sans détour, à affronter des constats comme :

 

   -  si la plus complète "réussite" de la société de consommation ce sont les franges violentes des banlieues et si la Société voulait, réellement, résoudre l'insécurité, quel moyen plus direct que de s'en prendre au "dealer" identifié de ces franges violentes : la société de consommation est ce "dealer" très dangereux ! Face aux "écrans de la violence" ne voit-on pas rejetés, tous les jours, les humains solidaires, non-violents, s'adaptant à l'autorestriction, respectueux des autres, citoyens toujours avant que "consommateurs"…etc - comme "échecs" du capitalisme , comme surtout à ne pas devenir (et donc les "violents" des banlieues comme à devenir ?) . Alors que l'idéologie sécuritaire tendrait à oser dire qu'il faille toujours plus de ces "esprits citoyens" face aux consommateurs barbares - elle va s'acharner à les démolir (posant, implicitement, qu'elle "préfère" les banlieues ?). A n'y rien comprendre ! Chocs non des civilisations mais des paradoxes. La Société ne veut ni de ses "réussites" (franges violentes comme avant-gardes du capitalisme) ni de ses "échecs" (les humains et citoyens qui préfèrent l'auto-restriction à la corruption consommatrice!). Bref, elle ne sait absolument pas ce qu'elle veut ! Absolument plus ! Elle doit commencer par faire son autocritique avant que de s'en prendre à qui que ce soit. Comprendre les mécanismes reste le seul moyen de les faire cesser. Tant que la phase d'imputabilité n'est pas close, il n'est pas possible de refonder quoi que ce soit. Qui se permet de toujours mettre la charrue avant les bœufs ? Faute de traverser la contradiction de l'expérience, le radicalement autre de l'expérience de la contradiction, nul ne peut progresser. Et la Société immobilisée, stoppée de partout, ne risque pas moins que l'implosion.

 

Un fait divers nous dévoile ainsi l'envers du décor du fonctionnement de la société de consommation, vraie machine à trouver et diffuser tous les potentiels de violence. Son meilleur "produit dérivé".  

 

 

                                                                                   Madame, Monsieur,

                                                                                    Bonjour,

 

******* EST-CE BIEN RAISONNABLE DE COGNER SANS ARRÊT SUR LA VICTIME ? (la "diffamation globalisée" comme ultime arme du capitalisme)*********

 

                                                                            I          

La victime reste celle qui subit les conséquences d'actions surgies d'ailleurs et hors de sa portée.

D'abord, donc :

  • 1 - une personne qui subit et ne fait que déployer des réactions (saines et pertinentes ?) face à une situation qu'elle ne connaît pas, qui lui échappe, avec des comparses strictement inconnus d'elle - sauf par les coups redoublés qu'elle ramasse.
  • 2 - l'image entière du réel oblige à scander : pourquoi la partie du réel qui concerne les déclencheurs de la situation, celles et ceux qui ne donnent que des coups et lancent des actions (par exemple, des vagues successives de diffamations), reste-t-elle totalement cachée ? Oui pourquoi ,
  • 3 - parce que, de cet acte barbare (cacher la moitié du réel), il résulte que la victime soit traitée (en plus! ) comme si elle "organisait" toute la situation (à partir de quoi ? où sont ses moyens logistiques et financiers ?), était pleinement d'accord avec vu qu'elle la mènerait même (à son déprofit ? en n'y récoltant que perturbations incessantes et encombrantes de sa vie ? de tels masos n'existe pas !)

    Alors -devant ces non-sens à perte de vue - seul le point 2 mérite un coup de projo.

Pourquoi sont lancées de telles vagues de diffamations ? N'est-ce pas parce ce système ne peut survivre sans diffamer de plus en plus, ouvrant bien, là, une faille béante? Et, alors, la victime de ces diffamations de nous tracer le fil rouge de cette globalisation (en cours) du système diffamatoire ? N'est-ce pas plus raisonnable de s'en prendre aux diffamateurs ? Puisque, pourquoi ces calomnies sont-elles déversées sur un si vaste territoire, de nombreux pays, certains continents, alors que la personne visée n'habite "que" dans une région ?

    L'explication la plus logique, la plus démontrable et prouvable reste : afin d'arracher l'attention de tout le monde de cette personne, de déplanter les regards, de détourner l'écoute - bref, d'affirmer, barbarement, que seul le "système" (ou l'Empire )a le droit à toute votre attention (le nouveau contrôle ose, ainsi, que nul être humain n'a plus le droit à aucune attention !).

   La dialectique fonctionne à plein : puisque -retournement de l'image entière du réel- la victime sur laquelle vous vous acharnez, comme si elle y était pour quelque chose de subir, fait l'objet d'énormes dépenses afin que vous continuiez à agir ainsi. Le point faible de la globalisation des contrôles impériaux c'est la jonction diffamé(e)-manipulé(e)s : ainsi, ne serait-il pas plus raisonnable, d'utile pour vous, de vous mettre du côté de la victime ? D'enfin, écouter, lire, voir sa version (principe généraux du droit - pas de Droit sans défense) puisque vous avez tant à apprendre? Le "système" est bien plus faible que l'on croit : ici, il dépend du seul fait que la séparation diffamé(e)-manipulé(e)s demeure complète . Dès la jonction, tout s'effondre !!! Tout ? non, juste le système. Qui n'est donc pas tout.

 

                                                                                II   

   Parce que (ce n'est pas fini!)la victime l'est de n'être qu'un discours, la dictature de mots déversés (à chaque fois, adaptés et différents) dans chaque groupe social. Soit une accumulation de bout de phrases (se prend pour..) supposés la décrire, supposés réellement prononcées par elle, disséminés pendant plusieurs années un peu partout. Au final : y'a plus un mot de vrai . Et, pourtant, il est fait comme si et cet ensemble ne tient plus que par la peur de chacun(e) de se trouver à la place du(de la) diffamé(e). Or, la posture manipulée n'était "supportable" que s'il y avait alibi : mais, là, plus aucun alibi, plus aucune raison défendable, plus aucun motif, rien ! Juste une persécution et tous ces manipulé(e)s saisi(e)s dans leurs hideuses postures.

   Puisque la neuve mise en place du contrôle par la diffamation implique que les manipulé(e)s se croient si infiniment supérieur(e)s à la personne diffamée, que cette posture de supériorité leur glisse que cette personne "mérite" tous les coups bas, les aveuglant sur leur soi-disant lumineuse compréhension des faits et actes d'icelle, les assourdissant sur toutes questions pratiques(pourquoi dérange-t-elle tant, pourquoi ces masses colossales dépensées pour sa seule diffamation, ça doit bien cacher quelque chose, et si nous prenions, comme nous aurions dû le faire depuis si longtemps, connaissance de ses écrits, paroles et actes ?). C'est que le reniement de toute civilisation y bat son plein: voilà une personne à qui est volé sa vie (pas de droit de défense, une seule version dicte) mais son humanité et sa parole (sa vie n'est décrite que par ces diffamations et toute parole personnelle se voit , sauvagement, martelée). Rien ne peut plus excuser une telle attitude : ainsi, "l'Empire" dit vous pouvez vous en prendre à x, bien, mais ne voyez-vous pas que n'émergent que la hure flicarde, la hideur inquisitoriale, la mauvaise foi répugnante et la mauvaise volonté ricanante de ces manipulé(e)s ?. Tous actes qui pourront être retournés contre eux, dans une autre ère d'hypocrisie, et les faire alors condamner, pour ce pourquoi ils sont glorifiés, aujourd'hui. Sans le joker de la personne diffamée les manipulé(e)s se trouvent, seul(e) à seul(e), face à leur hideur.

C'est qu'il existe un infranchissable fossé entre diffamateur et diffamé : le site du diffamateur se trouve très loin du site du diffamé, les deux n'ont rien à voir, pas de contamination possible, mais le coup de projo sur le site diffamateur laisse à nu ceci :

     La victime n'a pas le droit de dire un mot. Aussi bien doit-elle demeurer, étrangement, immobile. Elle subit mais n'a le droit:

  • - ni de réagir
  • - ni de ne pas apprécier du tout
  • - ni de s'exprimer pour le dire
  • - ni de se défendre, ce qui ferait émerger une autre version (ce que ce système ne survivrait pas à une version non unique)

   Si vous pensiez que la dictature n'existe pas (et que dicte la dictature…)vous devriez, sérieusement, revoir vos conceptions!!!

   Oui, est-ce bien raisonnable de ne cogner que sur la victime ? Est-ce bien raisonnable de s'autoconvaincre (et si facilement?) que de cogner sur la victime va améliorer la vie collective ? Est-ce bien raisonnable d'omettre, soigneusement, les investigateurs /trices de cette intolérable situation (et qui, comme au début, ont toujours aussi peu de légitimité et de droit de le faire!)?

   Puisque que de trafiquer, défigurer, distordre, triturer, déformer, altérer, falsifier à ce point, la réalité ne peut durer très longtemps. Les manipulations parviennent, immanquablement, à ne plus être perçues que comme de minables grosses ficelles. Alors, vous, vous les manipulé(e)s, vous vous retrouvez à découvert, complètement dénudé(e)s, dans la répugnante posture du persécuteur/trice. Seule l'encre de seiche de "motifs" qui "donnent droit" à persécuter avait pu estomper cette répulsive attitude. Vous voici, saisi(e)s dans cette inexcusable posture de persécuteurs oui mais n'ayant aucun motif de persécution, en plus.

 

   Le système n'existe que parce qu'il reste une séparation entre diffamé(e) et manipulé(e)s. L'abolition de cette séparation ne peut qu'effriter très fortement le système.

 

   Ainsi, la première victime du système globalisé (d'autres disent de "l'Empire" ! je trouve, alors, que "Barbarie " serait bien plus approprié !) se révèle être la meilleure résistante à ce système. Celle qui en sait le plus long sur lui, alors qu'il ne sait toujours rien sur elle !!! N'est-il pas infiniment plus raisonnable de s'en prendre au système sans dégénérer sur mais un tel système serait bon qui permet de telles résistances ?

 

 (à suivre)

                                                           

LA VIOLENCE COMME "PRODUIT DÉRIVE"- et prémédité - DE LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION ,

 

ce texte et d'autres sur le site internet "freethewords.org"

 


 

 

 

 

 

 

 

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