Le capitalisme restreint la circulation des idées

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Le capitalisme restreint concrètement et trop visiblement la circulation des idées…Idées, concepts, culture. Domaines où il n'y a jamais eu de "marché libre", où toutes les règles de concurrences se voient bafouées, où tout est triste monopole sans possibilité de "choisir" réellement. Preuve qu'ils ne supportent aucun débat de fond et que tout doive y demeurer monologues en boucles. Que de "sortir du cadre" par vivre corporellement toute alternative lui est carrément mortel. "Le "marché libre" est en fait une menace, une source d'incertitude et de risque (…) on va donc le faire disparaître"(JKG p. 51)**. Pas de liberté du choix, puisque rien n'étant de poids équivalent, "sont reproduits les phénomènes de rationnement, queues, endoctrinement et contrôle qui caractérisent les systèmes non libres" (JKG p. 51). Ce qui fut tant reproché au système soviétique se voit "récupéré" et utilisé légèrement différemment. Et "la publicité est une réelle propagande", à telle enseigne que c'est   "une perversion de langage de dire que faire les magasins est une liberté "(JKG p. 43). Dans son chapitre "La liberté d'acheter" nous examinons ces asservissements. Le dernier alibi du capitalisme (après progrès obligatoire, vertu civilisatrice, fin de la pauvreté etc.) c'est la société de choix. Or nous observons "avec la déréglementation, la fusion de la propriété et les tactiques quasi monopolistiques de différenciation de produits, de segmentation du marché et de discrimination par les prix" (JKG p. 260) – que les choix n'existent plus vraiment. Sinon à "l'intérieur" d'un cadre si restreint que vous n'y gardez que le choix très rétréci pour le même et le quasi pareil. "Ces dispositifs ont servi et servent à soutirer d'avantage d'argent à ceux qui peuvent payer – et parfois aussi à ceux qui ne peuvent pas" (JKG  p. 260). Créer artificiellement la rareté par la stratégie du guichet (bloquer tous les accès sauf un!). Il découle de ce faisceau de faits, que tout est immobilisé depuis 30 ans, au moins, que plus "rien ne bouge". Maintenir un tel statu quo "se fait par de coûteuses campagnes de désinformations et de diffamations" (JKG p. 263). En plus, en cette anti-civilisation généralisée, ils "détournent" les impôts pour nous tirer symboliquement dessus et nous empêcher de nous en sortir…D'où découle que "les USA arrivent rarement à la table des négociations les mains propres" (JKG  p. 266). Ce qui explique que les pires des destructions aient lieu dans la culture!

Une perversion de langage de dire que faire les magasins est une liberté

Le "marché libre" est en fait une menace, une source d'incertitude et de risque (…) on va donc le faire disparaître

De coûteuses campagnes de désinformations et de diffamations

Les pires des destructions ont donc lieu dans la culture

 

James K. Galbraith (abrégé en JKG) et le "The Predator State", 2008, avec son si parfait sous-titre "Comment la droite a renoncé au marché libre. Et pourquoi la gauche devrait en faire autant "

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à but non lucratif freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos" et  "Remue- ménage",  onglet 2 "Présent !", onglet 4  "Nul n'est nul" ou, encore,  "Je ne parle plus à qui a raison".

 

Publié dans economie et politique

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