Le Capricieux, ce grand destructeur caché de la société (1)

Publié le par imagiter.over-blog.com

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En 1734, dans ses "Mémoires pour servir à l'histoire des insectes", tome 1, Réaumur avançait ceci. "La Nature n'est pas assez libérale à notre gré. Elle peut être aidée et surtout forcée à nous faire ses présents" (René-Antoine Ferchault de Réaumur, 7 tomes 1734- 1742). Le but de cette citation n'est pas de vous y faire trouver une mégalomanie peu courante ou une aperception aux réelles causalités, ou encore un infantilisme bien capricieux. Pas du tout : nous désirons juste rétablir le phrasé normal et précis. " Le trop riche n'est pas assez libéral à notre gré. Il peut être aidé et surtout forcé à nous faire ses présents ". De tous temps, être riche impliquait un ferme devoir d'aide aux pauvres. Ce n'est pas parce que les intellectuels "autorisés par les illégaux médias" – s'effondrent tous, que le silence « vacarmé » trône partout - que cette astreinte disparaîtrait. Tout au  contraire, elle en sort toute renforcée...


L'absence de vrai choix politique (voir les médias à choix uniquement "unique"!) dessine, pourtant, une globalisation en creux, une globalisation par les conséquences et les effets – oui, une globalisation négative. Nous subissons le (non) règne du néolibéralisme – vu qu'il ne "servirait" qu'à recouvrir de n'importe quel nom le capitalisme le plus sauvage (donc le plus illégal de tous!) de tous les temps. Dont la hure trop inhumaine "perturberait" les chochotes bourgeoises. Pourvu que l'image reste propre, la cruauté intense des classes moyennes n'est plus rappeler. Etc. Devant ce navrant spectacle d'une "décadence par le haut", fort heureusement, le langage constitue notre protection permanente puisque, pas de bol pour les barbares inhumains du capitalisme, libéral – tel que le débusqua ce Réaumur là – c'est libéralités, donc beaucoup de dons, des largesses, des magnificences, des bienfaits. Une profusion, une prodigalité, une abondance. A communs dénominateurs de générosités grandes ouvertes. Or, tout l'inverse advient: toujours moins de trop riches qui s'octroient toujours plus. Au clair dépend des autres. Etre trop riche c'est prendre bien trop aux autres. Il ne peut, en conséquence, que provoquer une "dissociété" immobilisée, stoppée, empêchée, annihilée, bloquée, gênée par les irresponsables et inexcusables de trop riches. Une dissociété rétractée, rétrécie, rabougrie, rapetissée, etc. Seule issue de secours: le trop riche" peut être aidé et surtout forcé à nous faire ses présents". Sans lesquels aucun libéralisme, ni néo ni tout court, n'est possible. Que les droites mettent un peu d'ordre dans leurs désastreux fouillis, dans leurs puérils éparpillements, dans leurs chaos échevelés, dans leurs inadmissibles désordres – au lieu de propager leurs confusions gâteuses partout. Et d'imposer leurs catastrophes en séries comme gouvernance mondiale.  Libéralisme = libérer toutes les largesses, qu'elles deviennent libéralités (signes de la présence réelle du "libéral" !) . Il faut que ses "largesses" ramènent l'associé-té à sa juste et immense taille. Que ses libéralités établissent le réel libéralisme : liberté pas seulement que pour le commerce, hey escroc ontologique !!!

 

En second point, le libéral libère, se dit pleinement libérateur, émancipateur, affranchisseur. Il apporte la délivrance, le dégagement, la liberté de mouvement, le dégagement des contraintes. La fin des jougs et des aliénations. Tous. Or – encore, c'est l'exact inverse qui se déroule autour de nous: l'appellation n'est absolument plus contrôlée…Seule la valise peut circuler autour du monde. Tout n'est fait que pour les objets, ils obtiennent tellement plus d'attentions collectives que pour le simple humain. Pour l'être humain tout est "interdit". Un vague délire vagal autour de la "société du choix" (qui disparaissent totalement dès que vous refusez à une petite caste en rétractation de se dire "la » société!) prétendit l'inverse. Résultats;: partout des jougs et des aliénations. Tout ce qui pourrait, encore, être libérateur, émancipateur, affranchisseur, apporter la délivrance, le dégagement, la liberté de mouvement, le dégagement des contraintes – n'est plus réservé qu'aux choses, aux objets. Enfin, dans la trop monopolisatrice direction du trop petit nombre… Seule sortie de secours: le trop riche" peut être aidé et surtout forcé à nous faire ses présents". Le trop riche n'est pas assez libéral à notre gré...Parole de Réaumur !!!

 

Ces déflagrations de nouvelles méthodes de raisonnements peuvent, peut- être, se faire mieux entendre dans le dévoilement de la structuration  très anti-démocratique des médias ? Prenons une émission de présentation des parutions livresques, musicales ou d'images: vous y avez un présentateur débordant et des personnes qui circulent, en portion très rationnée. Aucun choix n'y existe plus depuis longtemps! Le regard "distancié" n'y perçoit qu'un moule unique où se fond et confond toute la diversité des talents. Ils se doivent d'user des mêmes structures syntaxiques que le (la) voisin-e, de s'affubler de l'identique gestuelle et de ricaner aux mêmes lieux.  A comptabiliser le "temps utile" (là où vous dites réellement ce qui est vous!) vous restez, obligatoirement, en deçà de 40 secondes. Tout votre temps est volé par l'émission (à structuration  totalement anti-démocratique !) ou la prolixité "vide" du présentateur. Vous êtes donc venu …pour rien! Il n'y a qu'un défilement inoccupé d'objets, le tout énucléé de tout humain. Ne pas utiliser ce bref temps"d'exposition" à démanteler en gestes et en paroles brèves cette incitation au suicide collectif – c'est ne plus pouvoir se recommander du nom de "créatif".

 

Toute action commune, toute collectivisation des projets, toute mutualisation des buts - vidées de leurs contenus par cette mécanisation qui "imite les débats en les rendant tous impossibles", ça ne vous parle toujours pas ?

Nous sommes devenus très convaincu(e)s que plus aisément nous voyons TOUTE leur machinerie, plus facilement nous pouvons en rendre compte – plus ils sont très proches de leur fin…libéralement ouverte…  

 

 La seconde figure qui permette d'atteindre la compréhension époquale de l'absurde, très irrationnel, trop utopique, illogique, non fiable, incompétent, inconscient et non durable règne du trop riche: cette fin dramatique de toute Humanité possible – c'est "le capricieux"- dont nous parlerons amplement dans le volet 2… 

 

(à suivre)

 

 

Publié dans méthodes de pensée

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