Le marketing ne sait pas lire

Publié le par imagiter.over-blog.com

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La phrase la plus stupide, prononcée depuis un siècle, l'a été par l'un d'eux: "avec les moyens techniques que nous avons nous ne pouvons manquer le prochain génie". Ce sont justement ces moyens techniques, moulinant des données passées et trépassées, qui nous font manquer TOUS les génies. Les moyens techniques,  sans moyens moraux, intellectuels ou existentiels équilibrants, ne servent à rien (personne ne sachant les décrypter !)… Les moyens techniques comme désertion d'un esprit effondré laissant une mécanisation décider pour lui (on nous souffle "même de vivre pour lui" – selon la métaphore c'est la télé qui me regarde m'avachir chaque jour, un peu plus, devant son vide de photons et pas moi qui la regarde !).

 

Le génie apparaissant dans des formes radicalement neuves – donc indétectables par des automatismes (listings comparatifs, mots clés, originalités des images …etc), le meilleur moyen de passer à côté c'est justement de croire la technique infaillible et de ne plus utiliser le "mieux disant" (son propre corps !). Ne vouer, pire que follement, son esprit à cet automate – vous "sépare" définitivement des autres. Vous vous montrez complètement marginalisés par rapport à l'entière Humanité. Le génie, la voix de l'Humanité, ne peut absolument pas être perçu par ces creuses têtes de marginaux. La phrase s'affine: c'est la présence même du marketing, comme décideur insensé, irresponsable et inculte qui empêche qu'émergent les génies. A la connaissance d'autrui. Résultats d'un demi-siècle de marketing: quelques bons écrivains. Plus aucun grand écrivain. Et strictement aucun génie (nos enquêtes esquissent leur élimination "indifférente" et barbare style la bêtise U.S. incarnée des "dégâts collatéraux"). Or, statistiquement c'est absolument impossible (l'absence de tout génie!) : du moins dans le règne du "laisser faire, laisser passer" (on nous souffle que "le capitalisme c'est justement ne rien laisser passer (censures et diffamations partout) et ne rien laisser faire (société hyper répressive sauf pour le marketing pire que fou" !)…Donc la barbarie marketing A ELLE SEULE fait barrage à la vitale émergence des génies. Tous les jours elle assassine, allégrement, "nos" Mozart.

 

Face à ce désolant carnage, il nous faut des esprits capables de détecter le nouveau, le jamais vu, le jamais entendu, le jamais argumenté, etc: traces incontestables du génie en action. Il nous faut des esprits agiles (et non psycho rigides comme le névrotique marketing) afin qu'ils se coulent dans le "champ neuf de savoirs" du possible génie, sachent suivre la moindre de ses articulations inhabituelles de raisonnements, etc: en bref, qu'ils soient branchés génies.


Des pistes ? Beaucoup trop !

 

D'abord le "les céfrans parlent aux français" où vous pouvez trouver la description d'un monde où Socrate serait, sans cesse, houspillé par un frauduleux comptable, où Bouddha serait placé en hôpital psychiatrique par un vigile glorifié d'être si inculte, où Shakespeare serait interdit de théâtre par un présentateur télé, où Molière ne pourrait imprimer aucune ses pièces du fait d'un critique journalistique, où un spectateur, incité à consommer toujours plus irresponsable, "déciderait" de faire dis-"paraître" Goethe, Cervantès, Homère, Dostoïevski, Lao Tseu, etc du fait qu'ils n'avaient pas de frigo, de chauffage, de bagnole ou de télé (donc qu'ils ne connaissent rien à la vie !!!)…etc de etc.

 

Le monde de la barbarie marketing, où pas un seul de leurs livres n'est "lisible", persiste, ainsi…dans sa haine suicidaire de l'intelligence. Avec des délires maniaques tels ceux qui déraillent qu'avoir tort c'est avoir raison. Que se tromper sur tout c'est se tromper sur rien. Qu'être con c'est être intelligent. Que ne pas désirer "devenir" génie c'est être génie. Que croupir dans un statut d'adolescent irresponsable qui veut tout trouver "amusant" (mais sans "savoir" jamais rire!) c'est être adulte. Que plus c'est superficiel plus c'est profond. Que moins c'est écrit plus c'est écrit. Que moins vous avez d'expérience plus vous avez d'expérience. Qu'avoir raison tout seul et en avance c'est avoir tort. Que de survoler un texte deux secondes donne plus de "savoir" que d'y consacrer des heures. Que tout art, que toute littérature ne doivent servir, asservir, desservir qu'à ne pas être barbant, pas prenant la tête, pas formateur et (donc) pas transformateur (des vagues de fond qui pétrissent l'être et de ce fait ne l'amusent pas plus que ça, puisqu'elles le transmutent intégralement !) – alors que littérature et art c'est pour quitter les "barbantes" barboteuses (cette barbe du puéril comme seule loi inique ! de ces "adulescents" qui rétrécissent toute vie à "juste" de l'amusement obligatoire qui n'amuse plus du tout, et qui peuvent même, carrément, déchoir dans le pré- fasciste soit tu me divertis soit je te zappe !) et muter oui muter, enfin d'enfin, en ce tout de "Tous" les possibles qui s'ouvrent, pleinement, en la plus belle fleur du futur…


Aucun cerveau détraqué de marketing ne peut comprendre ceci: leur inculture plastronnée a bien régressée plus avant que les barbaries de la décadence de l'esprit romain…

 

Second élément qui prouve, brillamment, que le marketing ne saura jamais lire…Un témoignage "scoop". Dans ma prime adolescence, un écrivain, sociétaire de la Comédie française, pianiste exceptionnel, meilleur ami de Gérard Philippe, lecteur au TNP, et tant d'autres, pour d'inexplicables raisons, m'a confié le meilleur de lui (je n'ai vu nulle part mention du niveau exact de ce qu'il m'a livré). Je pensais garder tout ceci loin des mains trop sales du capitalisme, dans mon cœur pur. Mais ses arguments demeurent trop décisifs pour ne point en découvrir une partie. "Lorsque je suis dans un comité de lecture, disait en substance Georges Perros, mon corps veut immédiatement fuir. Ces êtres qui ne sécrètent que des abstractions irrespirables me semblent appartenir à l'inhumanité la plus coupante. Impossible que la moindre vie puisse se trouver autour d'eux. Dès que je sors quel soupir de soulagement. Etc". Si, de son temps, l'inhumanité structurelle de ces clairs anti-lecteurs (se faisant passer pour "les" réalistes), en était déjà là: où en est la cruauté au sommet d'aujourd'hui? Ce qui les rend marginaux de trop d'inhumanités est clairement nommé: l'excès toxique d'abstractions. Jamais ils ne lisent le texte en lui-même mais ils ne lisent QUE les abstractions qu'ils ont en tête. Qui les séparent des autres et les hallucinent sur leur "position" en surplomb. Alors que leur "être" ontologique se "situe", plutôt, dans "la lie de l'Humanité". Pourquoi ? parce que leur (dys)fonctionnement aboutit à ce qu'ils salissent infiniment le texte nouveau né, en le violant, inefficacement, de scories du passé ; absolument absents à ce qu'apporte ce nouveau ; totalement incompétents à se mettre à la place des autres, etc – toujours plus éloignés de la vraie intelligence (inter legere, lire entre) – que des échecs trop massifs assurés (mais sur le dos des autres !). Sûr qu'un comité de lecture qui ne SAIT PAS lire ça fait désordre. Comme il y en a plusieurs…

 

Aussi, ai-je appris la "lecture découvrante", selon consorts & Paulhan. Ce regard "ouvert", existentiel, qui "sait" détecter, dès les premiers textes, le génie en herbe (parce pour écrire cette phrase il faut avoir, déjà, parcouru tout…etc.). Bref, des passeurs, des esprits désintéressés qui lisent le vrai texte pas le texte marketing (le faux, le frauduleux!). Qui savent se mettre à la place de l'autre, qui voient les trajectoires des concepts, connaissent tout le champ des savoirs et les enjeux essentiels inscrits dedans. Qui savent (même s'ils "n'aiment pas" l'auteur!) faire abstraction de cette puérilité pour ne lire qu'un TEXTE pur…ils font vraiment CORPS AVEC LE SAVOIR (en parlent en toute connaissance de corps!). Etc. Ces merveilleux lecteurs dé-lectés rendent d'immenses services à la communauté. Le marketing ne crée que d'immenses catastrophes pour la collectivité.

 

C'est, précisément, le mode de pensée qui ne peut que nous ramener aux cavernes et à la bougie. Balayant toute civilisation, tout art, toute littérature, toute évolution, comme tout Progrès – par l'immobilité de leurs esprits vitrifiés, l'immutabilité de leur non savoir, l'ankylose de leurs non fiables routines, le blocage absolu qu'ils posent sur tout. Ils représentent LA MORT EN MARCHE. Tandis, qu'écrivains, artistes ou génies demeurent, toujours, les "délégués de la vie"…Les résultats sont là: alors que le génie reste universel, généreusement unifiant l'Humanité, lui espérant toujours plus haut, plus d'élévation, d'intelligence, de ténacité créatrice (de l'exigence pure et dure!) – l'esprit avachi du marketing montre son vœu clair de tout rabaisser, de demeurer avec un cœur hyper plouc, divisant tout, souillant le reste, etc. Comment procède-t-il ?


Tel l'enfant, crédité par la commune physiologie, d'une nette prestesse, par rapport à tout adulte, sur les jeux vidéos – qui ne sont que "vitesses visuelles de réactions aux éclairs lumineux" – le glacial marketing "capte" (avec le cerveau comme un fauteuil, soit de grande anti- sensibilité) que, avec tels et tels paramètres, tel ouvrage a fonctionné. Or, la moitié manquante de sa photo c'est l'impossibilité de "reproduire" ce "succès". Tout simplement parce que pour "produire" il faut, d'abord, que ça SE produise. Et que donc le commerce (et son marketing) ne précède jamais, ne crée jamais, ne découvre jamais, ne génère jamais. Il ne "sait" que suivre, s'ajouter, profiter, copier, re-produire. Ceci a été démontré dans "L'ardeur sociale – techniques pour s'extraire de l'individualisme" que vous trouvez sur freethewords.org, onglet 2…L'entêtement de cancre du marketing à dénier le fonctionnement du réel – aboutit à son clair bilan de plus qu'incompétent: il a tout détruit, il nous faut tout reconstruire.

 

Comme ce qui précède, crée, découvre, génère ce sont les génies et les grands penseurs – il faut désharnacher les sangles d'esclavage que le marketing-fou-furieux leur a posé dessus. La meilleure anthropologie a bien clarifié que le commerce PEUT DEVENIR UNE ACTIVITE SOCIALEMENT DESTRUCTRICE – s'il dépasse le tiers des activités sociales. A l'image ambivalente du médicament baume ou poison selon la "dose". En conséquence, en aucun cas, le commerce ne doit faire main basse sur les "contenus" (la pensée, les méthodes de pensée, l'art, l'évaluation et la futurologie des deux, les concepts, la philosophie, tous les "noyaux durs" de tous les savoirs comme de leur diffusions LOYALES !!!).  Avec son cambriolage du magistère des créatifs (pour une déchéance catastrophique en résultats!) – la société perd son "centre de gravité" et la gravité des dérives perverses actuelles sont là pour le prouver. Sans la culture "protégée de l'immaturité financière", la civilisation ne peut qu'être "suicidée", à très brefs délais !!!

 

Avec les moyens (sans aucune connaissance des "fins" !) techniques - qui ont tellement rendu "malades" les détraqués du marketing (perte de sens des mesures, méphitophélisme, irresponsabilité sociale, "séparation" d'avec la nature humaine, perte de toute faculté de pensée, cruauté financière exorbitée) – nous venons d'acquérir la certitude que cette automation ne peut que, bestialement, nous empêcher de reconnaître tous les génies. Qui, statistiquement, sont bien présents, parmi nous, ici et maintenant. Mais que notre société "détraquée par le haut" ne peut, dans ses blocages pervers actuels – connaître et reconnaître …

 

L'avantage titanesque de cette situation mécanique c'est que l'être humain, vous, lui, eux, nous, moi, peut reconnaître, amplement, le génie qui passe. La philosophie arabe clarifiait bien que "pour qu'un génie nous paraisse, il faut, au moins, deux êtres, l'effectif génie et celui qui admet qu'il l'est bien"…

 

A quand au moins deux ?

 

toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident  vraiment ?"

 

                        Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

 (à suivre)

            tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

 

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie",  onglet 3  "Why do we left the left wings ?",  onglet 2  "Comment devenir un (e) athée du capitalisme".Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,   LE ROMAN DE L'ECONOMIE,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? etc), onglet 2.

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

La façon d’écrire se nomme infini respect

 

Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 300 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

 

 

 

Publié dans qui fuit le réel

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