le "profit" (extrait de son leurre individualiste) ça "coûte" trop cher!

Publié le par imagiter.over-blog.com

MG 8799Les « profits » représentent ce concept purulent de puérilité, de naïveté, d’utopie et d’irréalisme. Ce n’est paradoxal que de dire l’inverse. La déraison n’est pas du côté

que l’on croit. « Profit » c’est bien le concept le plus antiscientifique de l’époque. De plus, ça tourne le dos à la sagesse (et cela ça demeure sacrément universel !). Aussi, aviez-vous eu mal au cœur d’entendre Obama chuter dans « la culture du profit reste le centre des U.S.A. » ? Or le profit n’est pas une culture mais bien une anti-culture, qui va chercher ses dogmes du côté d’Al Capone et consorts…

Refusant de s’insérer dans la globalité, le profit constitue donc le babillage d’un bébé. Et, ces oripeaux attendrissants enlevés, le visage de la hideur de l’antisocial en acte !!! La personne qui « profite » (vocable de mac, non ?) refuse de voir et savoir que « son » profit a un « coût » global exorbitant. Profit = sommezt indépassable des gaspillages « collectifs » !. Coût et gaspillage dont Michel Montaigne a dessiné la géométrie : « tout gain se fait toujours au détriment de quelqu’un ». Il n’existe aucun argent métaphysique, issu de nulle part, de création extra terrestre, mais tout l’argent provient de la richesse collective (il en est même la mesure, comment vous n’étiez pas au courant, hey stupid ?). La richesse qui n’est que collective, Même les discours dominants (dominés par leur malhonnêteté intellectuelle structurelle !) ne peuvent cacher que les salariés « créent » de la richesse collective. Et pas qu’un peu. Que l’économie se constitue pas qu’un peu d’un immense circuit commun. Tandis que, à l’opposé, Thomas Piketty a prouvé que les bourses ne « créent pas «  de richesse (0,10 % de 19000 à 2000 c’est pas terrible !)

L’économie casino (la plus barbare et cruelle qui soit réalisable avec les possibilités actuelles !) forme une économie « à somme nulle ». Un profit = une spoliation. Un profit = un détournement de  l’argent public etc. Les deux sénateurs étasuniens Sherrod Brown et Byron Dorgan "How free trade hurts? 23 décembre 2006) (cités  p. 264par James K. Galbraith  dans son "The Predator State", 2008, avec son si parfait sous-titre "Comment la droite a renoncé au marché libre. Et pourquoi la gauche devrait en faire autant) montraient, limpidement, les dégâts (donc négatifs, soustraction « unprofits » de ce « free trade » (forcé, et à sens unique).

De surenchérir David U. Himmelstein et Steffie Woolhandler, économistes de Havard, dans "I am NOT a health reform", 15 décembre 2007, lorsqu’ils nous rappellent "que le gaspillage bureaucratique dû au caractère privé de l'assurance maladie peut être estimé à 350 milliards de dollars par an (presque 2 % du PIB )" ( signalé par JKG p. 194).. Donc tout abandon des retraites par répartition devrait intégrer ce genre de "gaspillages du privé" (nommés profits par effraction) !!! Profits = publicités mensongères. John K. Galbraith éclaircissait excellemment, dans "Les mensonges de l'économie" 2006, que les grandes entreprises privées se révèlent "bien plus bureaucratisées que le public" et que donc l'esprit "fonctionnaire" y trônerait davantage. Songez au "fonctionnaire de fait » que représente le boursier sans risque, lorsque les Bourses se voient entièrement subventionnées par les banques centrales…

Les profits cette gigantesque connerie, cette fumisterie pour gogos, cette pacotille indigne de tout esprit adulte, masquent, aussi, la structure des « revenus » (revenus de salaires, revenus de patrimoines et revenus de spéculations) dont la science topologique vous fait comprendre que « l’évolution » de ce trio se fait sur le mode géométrique et non arithmétique. Cette topologie explique l’explosion des inégalités, ce à quoi ne parviennent pas toutes les autres contorsions mentales hypocrites. Mais le sens commun est privé de compréhension parce que tous les syndicats ne retiennent que les revenus de salaires, avec multiplicateur d’inégalités à 40 ou quelques centaines de fois plus que le SMIC. Personne n’a pu expliquer pourquoi les syndicats ne font pas entrer dans les cycles de marchandages les  énormes revenus patrimoniaux (et leurs gains géométriques) – comme ceux des revenus de spéculation très anti-shareholders !!! Donc un revenu « global » de 22 000 SMIC « coûte » infiniment plus cher à la collectivité qu’un unique SMIC. Et d’opter pour quelques centaines de fois le SMIC paraît accessible à tout esprit vraiment adulte. Dans ce cadre, être « trop » riche constitue bien le sommet de toutes les vulgarités. Pas plus plouc et arriéré qu’un trop riche. « Un revenu maximum durable » est « l’alternative » réelle que Mme Tatcher avait « oublié » de nous signaler !!! Comme quoi ellle a perdu toute crédibilité et fiabilité dans la connaissance des « alternatives ». Ce genre d’esprit représente bien les « dangereux utopistes » actuels…

A ce niveau de pérégrination dans la réflexion nous ajoutons ce texte « Pourquoi ça doit toujours rapporter à quelqu’un ». Ce tas de poussières que ça doive « rapporter pour être sérieux » constitue le centre de tous les ridicules de l’époque. Dans ces conditions et devant les pubs de seins nus, bien à notre tour de rire à gorge « déployée »…

Faut que ça rapporte à quelqu'un.  Ce sont les phrases les plus rabâchées, dont la patine tient lieu de justification, qui, soudain, explosent comme les plus furieuses déraisons. En est le cas de ce "faut que ça rapporte à quelqu'un". Penser c'est savoir établir des hiérarchies, des différenciations entre essentiel et accessoire. Ici, trône le monde à l'envers, le caprice frivole prend la place de la nécessité vitale. Le familier tient lieu de raisonnement, puisqu'il "faut", autant que boire ou manger, aveuglement de la tête baissée qui fonce que (fermeture aiguë de l'angle d'action!)...quelqu'un…Tout l'argument s'est rétréci au frelon fonçant sur la cible sous-titrée "il n'y a pas de pilote dans l'avion".

Tout être sage, tout adulte, tout humain raisonnable, choisit plutôt le il faut que ce soit utile à tout le monde, que ça nuise au moins de monde possible, que ça ne ruine, de préférence, personne. Mais que cela correspond le plus aux besoins collectifs tramés par les contraintes de ne pas détruire la planète, de ne pas démanteler la Société et de préserver la civilisation. Alors, dans ce contexte, le "il faut que ça rapporte à quelqu'un" devient tout à fait secondaire, mineur ou annexe. Le plus qu'infantile capitalisme en a, étourdiment, fait son essentiel, son prioritaire, son indispensable. L'impératif apparaît comme la civilisation entière rapetissée et abrégée en la minorité attitude, la société déviée et déportée pour le seul avantage du très petit nombre, ou la Nature écourtée et rognée pour la folie complète de qui "croit" à l'argent comme supplantant la réalité. "Faut que ça rapporte à quelqu'un" efface donc toute autre préoccupation. Que trop relaient ces lubies indéfendables retarde, outrageusement, les prises de consciences. Ce qui ne dessert personne, en général, sert tout le monde. Tout pour un c'est plutôt rien pour les autres. Donc l'entêtement maladif d'une poignée de marginaux capitalistes à "gagner". Tilt. "Gagner": le mot central de la folie? Le mot qui aveugle de trop d'évidences?    "Gagner" semble bien tout "perdre" – l'avenir de la biosphère, de la vie même, la cohésion de la civilisation, et l'épanouissement de chaque humain. Synonymes= égarer, déposséder, atrophier ou manquer. Bref, ne jamais être là où il faut, à côté de la plaque, faisant toujours le contraire de ce qu'il faudrait faire. Gagner de la monnaie de singe qui "manque" toutes les valeurs de la vie, c'est pas très réussi non?

Que ça serve à tout un-e chacun-e sans desservir personne!- que cela soit utile à absolument tout le monde sans privilégier personne. Une civilisation du service public généralisé semble plus hautement préférable à l'impasse d'une anti-civilisation du profit (cet inadmissible infantilisme). Le profit comme cette distorsion manique, cette obsession compulsive, cette impossibilité tordue où tout est de travers (va de travers: les effets pervers du profit semblent colossaux par rapport à tout avantage collectif envisageable!). Tant que l'ion n'aura pas arraché des cerveaux ce poison irréaliste du profit (toujours caché, sournois et sinueux, incapable de se dire etc.) entortillé, toujours tourné et mal tourné la société demeura beaucoup trop agressive. C'est en effet les fous du profit qui s'avèrent la massive cause de tous les dysfonctionnements: destructions des liens sociaux et de la civilisation. Ce sont eux les ennemis du genre humain, ce sont eux les vrais gangsters. Les nihilistes du tout destroy. Les insurgés contre le réel collectif, les vers dans le fruit qui pourrissent tout. A vérifier, avec sagesse et raison, les traces empoisonnées qu'ils laissent derrière eux, nous admettrons que leur barbarie doit être abandonnée. Non il ne faut plus du tout que ça rapporte à quelqu'un mais à absolument tout le monde. Oui le profit est déclaré comme un délit condamnable ou soignable comme compulsif, du genre à soigner en psychiatrie comme pulsions maniaques incontrôlables. Oui la simplicité appartient à tout ce qui n'entre pas dans la perversion maxima que toutes les civilisations aient rencontrée: la maladie du profit. L'abolition sereine et adulte de cette folie furieuse va enfin tout apaiser (payer, apaiser ont la même racine étymologique, pacare "pacifier, apaiser", fin du 10 ème siècle, soi paier de "s'acquitter de", donc, à l'avance, ne pas se rendre coupable de, paier "se réconcilier avec quelqu'un" mot qui ressemble au centre de la justice, au nœud qui résout la paix: celle de la paix de la paie!).

Vous voyez à quel point la stupidité du "profit" a tout raté, tout perdu. S'est égaré dans les anormalités boursouflées et les décalages stridents. Toujours en dehors des grands axes de l'Humanité (comment vivre en paix et en bonne intelligence avec tout le monde). N'avez-vous pas hâte de quitter cette arriération du profit absolument ringard ?

 

(à suivre)

Publié dans economie et politique

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