Le Système solaire de la ville acoustique ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

 

 

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Au premier coup d'œil, le soleil éclata dans toute sa clarté. Aspergeant l'addition tout à fait au hasard de “grands ensembles” où plus personne n'est ensemble - ensemble dans les grands "ensembles" - du fouillis multiplié de perspectives sans perspectives aucunes. Le matin tournait sa page. Sous l'abrupt soleil, la ville sortait de ses brumailles, et brumailles comme simples et niaises juxtapositions, lancées n'importe comment, sans plan ni intention, ni centre, ni raison. Visibles. A l'échelle de poussière

vaporisée de lumière, où s'enroulent nos yeux, les yeux de la femme somnambule flamboyaient. Elle dansait et coulait de telles paroles que nul ne pouvait ne point les entendre.

“ Du soleil … du soleil j'entends Saturne, à son aphélie, se déplacer à la cadence de cent six secondes d'arc par jour. Le rapport entre les deux vitesses extrêmes rayonnant comme une tierce majeure : Do, Mi, La. Entre l'orbite ferme et fermée de Saturne et celle de Jupiter, la gamme descend d'un ton. Le son cinglant sur l'orbite de Jupiter irradie la toute tierce mineure : Sol, Do, Fa. La gamme se repliant d'un demi ton. Le rapport des deux vitesses orbitales de Mars c'est la quinte qui emplit bien vite les ondes cosmiques. Fa, Do, Sol, Ré, La, Mi, Si. Pour la Terre, la quarte s'accorde et

jaillit dans l'accord parfait : Mi, Fa, Mi. Ondulent en sillage Si, Mi, La, Ré, Sol, Do, Fa. Baissant d'un ton encore, l'orbite de Vénus coule une sixte majeure : Ré, Mi, Do. Quant à celle de Mercure, la sixte mineure se gonfle en ellipses bruissantes et luisantes : La, Sol, Fa. Et puis, du soleil, l'on remonte toute la gamme sautant de chaque orbite, comme l'électron ne franchit pas l'espace intermédiaire, les demi-tons et les tons. Jusqu'à l'octave d'Uranus. Tout est en place et tu t'enlaces. Les mouvements célestes se délestent d'un chant continu à plusieurs voix, dessinées par la forme géométrique de l'éloignement des planètes par rapport au Soleil; une musique, qui, par des tensions dissonantes, par des syncopes et cadences échelonnées, progresse en quelque sorte vers des révolutions préparées, et pose ainsi des jalons sonores dans le cours incommensurable du temps. Du temps qui n'est plus que tempo, tempo qui en fait tout un Espace même. Avec, parfois, toutes ensembles, l'orchestre des planètes, chaque planète se trouvant simultanément aux points extrêmes de leurs orbites respectives, une symphonie ou un chant grégorien, un motet ou un mot, un concerto ou un concert, où Saturne et Jupiter font la basse, Mars le ténor, la Terre et Vénus l'alto, enfin Mercure le soprano. Harmonie universelle et tous en selle d'univers, car universelle est l'harmonie Mi, Fa, Mi.

 

Un groupe mélodique s'en dégage alors au sorbet de l'oreille. La musique aurait même eu le pas, et cela dès le mot, sur les autres muses, la musique. La chérie des muses ? Est-ce que Newton permettrait un nouveau ton ?"

 

Déjà la foule crachottée par les boulevards scandait :

-Mais pourquoi aucun musicien n'a tenté de jouer une musique aussi exacte, la musique du ciel ?

“ O il faudrait une chambre d'écho différente pour chaque instrument il faudrait que chaque musicien joue la gamme, qui, avec un demi-ton, un ton plus haut, un ton plus bas, et ne joue que leurs très stricts accords, le rythme venant de l'ampleur du son lui-même, de la dimension de l'espace qu'il fait vibrer. Il faudrait que les musiciens jouent très espacés entre eux, isolés sur des positions soigneusement étudiées, tracées, testées, essayées, senties et ressenties, dans leurs échelonnements verbérés. Il faudrait toute une stratégie de mise en place, de conditionnement du matériel, telle, que …”

- Mais alors, bien que rien ne nous y force, nous épuisons nos corps avec nos uniques moteurs musicaux … Se trémousser c'est s'émousser, il semble. Miroitait la foule.

 

La femme somnambule, avec des cris de bois ondés dans les cheveux, poursuivait dans la buée que tu as bue.

“Si nous étions montés sur une caisse de résonance, comme deux diapasons identiques et éloignés, mais donnant exactement le même son, vibrant avec le même nombre de vibrations par seconde, et que l'on tinte l'un d'eux, il est sûr qu'il va entrer en vibration, en émettant un son d'une certaine hauteur. Mais, en l'arrêtant de la main, nous entendons toujours un son de même hauteur ? Comment est ce donc possible ? Avoir arrêté le son et l'entendre tout de même ? Mais c'est qu'il surgit de l'autre diapason qui, excité par les ondes sonores du premier, vibre pour son propre compte. Pourtant, si les deux diapasons avaient des fréquences différentes, le second resterait absolument insensible aux vibrations du premier. Cette image dessine clairement ce qui se passe pour nous : nous sommes totalement insensibles à la musique du ciel, aux vibrations cosmiques que nous ne pouvons même en imaginer le désir ! C'est donc que nous ne sommes pas sur la même fréquence; pas même sur la même longueur d'onde.”

- Nous l'aurions perdu sciemment avec les scies radiophoniques, aurions perdus … regorgeait la foule.

 

“C'est que la même chose se produit avec les ondes radio : tout le monde sait que pour recevoir l'émission d'un certain poste émetteur, et la distinguer de celle des autres postes, qui émettent simultanément sur d'autres fréquences, nous “accordons” l'appareil récepteur, de façon à ce que la fréquence caractéristique de ses oscillations électriques soit égale à celle de l'émetteur. Cette image concise clairement ce qui se passe pour nous : nos oscillations électriques ne sont égales, accordées à celle de l'émetteur, que pour la musique d'ordinateur, ce sont les rythmes de nos cœurs et de nos tripes qui nous montent aux oreilles et à la bouche; tandis que pour la musique du ciel nous ne sommes, en aucune façon, accordés pour la recevoir. C'est que notre fréquence ne l'étant pas, fréquente, ne risque pas d'être la même que celles des planètes émettrices : fréquentées ! Or, l'énergie nécessaire pour faire entrer en résonance, les oscillateurs (atomes, récepteurs, radios, diapasons) est fournie par les ondes ayant la fréquence caractéristique et de l'émetteur et du récepteur. Cette fréquence- mother serait à , enfin, fréquenter non ? Autrement dit, la joie nous jaillirait comme je m'onde, je m'onde de toutes les vagues du monde. De l'ondée à l'onde, le monde m'onde. Alors, et alors seulement, s'inonderait la radio-astronomie (cette musique du ciel) nous faisant vibrer de la tête aux pieds, mais sans oppression, compression, répression viscérale aucune. Tout simplement comme diapason de chair, diapason de caresses qui rendrait nos pores poreuses, telle une flamme pleine de la fraîcheur du matin, ou une chair aquatique pétrie de toutes les douces molécules d'eau sonores. L'on voit que c'est, peut être, l'inverse qui est imposé ou composé aujourd'hui” s'ébruitait ainsi la femme somnambule aux yeux si noirs, si noirs que la lumière en rebondissait sur tout le visage de riz.

 

…vous pouvez, aussi, vous aider à trouver cette ville proche à travers, les nombreux blogs, dont "Le soi le soin le besoin" du 4 juin 2011, "Cadrer cadriller quadriller" du 5 juin 2011, "Comment le repos repose vos questions ?" du 7 juin 2011, "Comment le développement personnel tourne au savoir- faire révolutionnaire ?" du 9 juin 2011; "Des sauts périlleux à l'intérieur de vous-mêmes ?" du 11 juin 2011, "Hans Diefenbacher, ce sont qui marginalisent qui sont le vrais marginaux" du 22 juin 2011, "On aime pas ceux qui pensent ?" du 23 juin 2011

 

La rubrique "méthodes de pensée" en particulier

 

                        Que le vaste humour vous grandisse et vous nourrisse !!!

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 (à suivre)

 

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,  onglet 1  "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre",  onglet 2  "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" ou bien "L'intelligence indestructible du capitalisme ?" et "La star des stars", "L'ardeur sociale" ou, encore, "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques", et  "Rien de plus solide que le solidaire", sinon,  onglet 4 "Où trouver encore du sérieux ?", "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou bien, encore, "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

La façon d’écrire se nomme infini respect

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 2 100 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

Publié dans Croque tes crocos

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