Les insuffisants sentimentaux

Publié le par imagiter.over-blog.com

 

 

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Asentimentalités – le nom précis de cette carence. Tout comme l'agnosie vous prive de reconnaître ce qui est perçu alors que vos yeux et oreilles fonctionnent bien. Ou que l'agueusie vous ôte la sensibilité gustative. L'asentimentalité vous éloigne de l'empathie, vous laisse avec la coquille vide de la description des sentiment mais sans aucun contenu… L'asentimentalité vous prive de reconnaître autrui dans ce qui est perçu (comme s'il/ elle était absent(e)) alors que votre cœur et votre symbolisme mental fonctionnent bien.             Mais comme à vide !

 

C'est une carence, une déficience qui touche, plutôt, le haut de la société. Politiciens, traders, banquiers, financiers ou médiatiques peuvent en être très atteints…voir nos blogs à ce sujet.

 

Les universités qui se doivent de distiller l'universalité des connaissances, ont trop fui depuis trop longtemps la globalité des savoirs et des méthodes…Le fait que les savoirs "diversitaires" aient été les seuls à nourrir la disette actuelle de l'intelligence – ne manque pas de faire jeter des regards sur l'arrêt des exigences d'unifications, de recherches grandioses, de vastes visions du monde, de synthèses magistrales…Ainsi, les manques sautent plus aux yeux…

 

Manque strident d'études et de formations sur les sentiments. Et leurs pathologies (dont l'asentimentalité !).

Manque discordant d'études et de formations sur les émotions. Dont la perte des émotions collectives autre que dans le festif mécanisé.

Manque de liens entre les vécus et les ressentis faute d'avoir jamais appris à exprimer (dans une kyrielle d'exercices!) ces vécus et ces ressentis.

Manque, enfin, d'intégration de la pensée, des affects et des émotions dans une unité supérieure aux 3 facettes de la vie. Toute aussi réelle et importante l'une que l'autre !!!

 

Dans les milieux universitaires (sauf chez les transversaux, ces francs assoiffés de vraies connaissances et qui usent des pluri-disciplinarités afin de parvenir à leurs exigences !) les insuffisances en émotions authentiques, en expressions corporelles fluides et en sentiments totalement vécus sont devenues préoccupantes. Les QE (Quotient émotionnel) peuvent s'avérer très bas (et vous avez un crétin émotionnel doté d'une intelligence scolaire surdimensionnée)…Le corps est universellement sacrifié à une pensée non incarnée incapable de "répondre d'elle-même" hors des schémas appris…

 

Et – alors que les enjeux planétaires sont devenus primordiaux et cruciaux –(chaque décision doit y être décisive !) – les prises de conscience n'existent quasiment pas. Il peut être parlé de bouleversements climatiques sans que les résonances corporelles soient à la taille des problèmes constatés. Tout perd de son importance avec des insuffisants sentimentaux. La hiérarchie du réel s'émousse, les urgences s'épuisent dans le brouillard. Et, surtout, les facultés d'agir sont, dramatiquement, absentes. Le mécanisme mental dominant survient, trop grand, trop envahissant, pas du tout contrôlé, qui est d'en discourir encore, d'encore couper les cheveux en quatre et d'enterrer (si anti- scientifiquement, si irrationnellement) toute action immédiate à mette en oeuvre.

 

Comme si le réel décrit et analysé n'avait AUCUN IMPACT. Aucune importance et aucune conséquence…

 

Comme si la situation dramatique dans laquelle se trouve l'Humanité ne nécessitait pas des actions quotidiennes. Réfléchies et répétées sans relâche. Toutes tournées vers le but d'inverser les conséquences de mauvaises manières de vivre…comme si de s'être détachés de la Nature nous anesthésiait tout bon sens, tout sens des mesures, de la pondération, comme toute pratique des contrôles, des vérifications, des évaluations, des comparaisons, des régulations, des expériences, des rationalisations, des tests, des examens, des estimations ou prises intensives de connaissances sérieuses. Bref, les opérations constituantes de la pensée.

 

Comme s'i y avait fuite dans les enfantillages et ses frivoles provocations : afin de se trouver "un père", une autorité. A part qu'à ce jeu (mot si détestable pour une époque en danger) tout humain serait piétiné par ces désirs incontrôlés (faute d'une auto-"élucidation permanente de la société par elle- même) . Et que donc le manque de sens de l'action oblige à secouer fortement les universités congelées hors de toute réalité segmentable en actions concrètes et instantanées… 

 

L'asentimentalité inhibe toute action – les mentalités sont touchées en plein cœur – le futur est en train d'échapper à la majorité des mains humaines…

 

Seules solutions adaptées : entreprendre, en gigantesque, les  actions quotidiennes.    Chaque jour son lot d'actions individuelles et collectives…

 

Seules solutions adaptées : entreprendre, en gigantesque, les actions quotidiennes.    Chaque jour son lot d'actions individuelles et collectives…

 

L'urgence de la situation oblige la société à SE RESOCIALISER !!!

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos" et  "Remue- ménage",  onglet 2 "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques, et  Rien de plus solide que le solidaire , sinon,  onglet 4  "Nul n'est nul" ou, encore,  "Je ne parle plus à qui a raison".

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

Publié dans Croque tes crocos

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