Les meilleurs

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Après le déshonorant mensonge, que le capitalisme supprimerait toute pauvreté. En l'augmentant très fortement (965 millions de mourants de faim en 2010). Système déchu. Visitons, alors, un autre dommageable lieu commun : le capitalisme nous ferait connaître les "meilleurs" en tout...

Dès que nous avons commencé à sonder, tous azimuts, nous avons obtenu une convergence d'opinions sur les concours administratifs "où les meilleurs sont évincés, recalés, écartés au même titre que les éliminés, les non retenus ". La raison en serait qu'un "bon esprit critique mettrait en danger les hiérarchies et perturberait la mise en œuvre des décisions prises". Vous voyez ces colosses dont 90 % de la masse corporelle n'est formée que de ces pieds d'argile ? Le prouver ? La volatilité des appréciations verbales, des us et coutumes et leurs non- dits ne rend pas la tâche impossible. Mais ardue et, vu l'enjeu, bien superflue. Puisque dans le privé c'est bien pire. Ce hurleur permanent du privé qui nous tance que le service public émousserait les initiatives, empêcherait les projets, émasculerait tous les ardents, eh bien, tiens! les cerveaux qui fuient à l'étranger, c'est ça l'explication et blabla…etc Oui, celui- là de privé évince tellement plus que le public. C'est bien là que L'EVICTION DES MEILLEURS FAIT RAGE

Dès 1750, Adam Smith, soi- disant fondateur du capitalisme, se scandalisait contre ces "ententes de fabricants et de boutiquiers" qui avaient le culot de poursuivre les "associations de travailleurs" devant la Justice. Tout en pratiquant la même chose, en pire. Ce "pire" que ce cher Adam Smith résumait en ce slogan, plus qu'anti-capitaliste, du "tout pour moi et rien pour les autres". Depuis 1750, ces derniers jours de 2010, nous avons assisté à une entente du même format des banques – qui nous tire pas du tout vers le meilleur mais nous entraîne vers les médiocrités indécrottables. G.K. Galbraith a assez, excellemment, aussi, montré que le capitalisme c'est LE REFUS DE TOUTE CONCURRENCE, et non ce que sa déshonorée propagande pour gogos avance – pour que nous vérifiions en ce sens.

La culture, par exemple, représente l'ensemble d'activités où l'arbitraire le plus tyrannique étouffe toute amélioration collective. Le principe devient simple: toutes choses égales par ailleurs, il faut et il suffit que la vraie concurrence puisse œuvrer dans la socio-économie culturelle et nous aurons une "preuve scientifique" que tout le capitalisme veut "le meilleur pour tous". Malheureusement, ça ne le fait pas. Les déchus critiques vendent même la mèche: la déchéance morale qui siège en ces lieux use "des cercles de silences comme d'injures directes". Si ce n'est la preuve juridique, dite en peu de mots, que "les meilleurs soient évincés, recalés, récusés, éloignés, exclus, expulsés, écartés au même titre que les non retenus "...qu'est- ce alors? Pas un centimètre d'évolution donc depuis Shakespeare et "sa conjuration des imbéciles"…C'est dire, qu'à force de "nous" priver des meilleurs, le capitalisme n'est plus qu'une forme figée, gelée, immobilisée, lézardée, statufiée, clouée – rien ne peut y avancer, rien n'y progresse ni évolue, aucune modernité ne peut y éclore. Tous crispés sur leurs archaïsmes mortifères et leurs corporatismes mentaux qui enlèvent, chaque jour, un peu plus d'intelligence à la collectivité!!!

 

Le capitalisme, barrant, très illégalement la route aux meilleurs – se démasque comme le règne des médiocrités à tous les étages. Déchéances morales, déshonneurs affectifs, incompétences émotionnelles, inadmissibles stupidités intellectuelles. Et tout cela sur fond de destruction irrécusable de la planète. Comme il fallait s'y attendre, les médiocres ne nous emportent que vers les pires avenirs. Des milliers d'exemples tombent sur la scène quotidienne: ainsi, après que leurs clones avaient tout fait pour que soient méconnus les meilleurs, en leurs temps – lorsqu'ils font de la "com" (toujours ces charabias pour cerveaux d'âge mental de 8 ans!) ils ne "savent" plus citer qu'Albert Camus. Hého, faut se réveiller, nous ne sommes plus en 1950 mais en 2010. Le fait que vous ne sachiez "que" citer Camus, 1950, devient bien la preuve juridique que vous êtes en train (au moment même où vous rédigez vos mensonges!) de censurer les meilleurs. Tout autant que la visite guidée de votre règne ne nous y fait découvrir que bassesses, insuffisances, carences, lacunes, déficits. Etant donné qu'une nouvelle génération de génies ou de grands écrivains pointe tous les 25 ans vous ne pouvez, dans ces conditions, que nous en priver. Si vous n'avez aucun 2010 à nous citer en nom de "grands" – du moins. C'est bien le cas ? Elles/ ils existent (et vous le savez bien) et très ILLEGALEMENT vous nous en spoliez et dépossédez. Ils sont à nous pas à vous: bas les pattes !!! LAISSEZ PASSER : ceci reste même inscrit aux frontons de vos bouges à fric. Ayez le front de soutenir l'inverse !!! Laissez faire, laissez passer, et plus vite que ça – dans tout ce qui concerne la culture !!!

Et c'est cela la reproduction de la médiocrité toujours plus étroite et racornie: d'adopter la posture du paternalisme intégral. Oser se draper dans les restes inquisitoriaux, du bureau des censures des années 1900 siégeant directo au ministère, de la chape morale à laquelle obligent les plus immoraux  – tout ceci a bien été PRIVATISE. C'est le privé qui nous prive "des meilleurs". Et dans tous les domaines…Ils nous les confisquent…Ce qui demeure le fond pitoyable c'est ceci: ce manque d'amour total pour les autres, la sécheresse absolue de cœur, la méchanceté même qui veut nuire: ce n'est sûrement pas pour vous PROTEGER qu'ils vous mater/pater nalisent  ("imposer un contrôle, une domination sous couvert de protection" ne se défile pas le dictionnaire !) – mais afin de vous "séparer" du meilleur de vous- même…Toute censure comme toute diffamation – se comporte tel l'ennemi frontal du plus grand nombre…Faire semblant de ne pas le savoir vous éloigne de toutes les issues (bien issues de quelque part non ?)   

 

Ce qu'il y a de fondamentalement insupportable, outre de plonger si atrocement dans des esprits mesquins – c'est la destruction sociale massive que cela provoque. Oui. Si la société est bloquée ce ne peut être que par le haut. Malgré des journalistes fous, a t on vu une société, en exercice courant, "dirigée par le bas", stoppée par la base ? Et si c'est bloqué c'est bien à cause des dysfonctionnements mentaux, pleuvant du sommet.

Auscultons quelques exemples. Qui osait "les cercles de silence" comme summum de l'anti- concurrence intellectuelle en acte – en suinte de jubilation mauvaise. S'en tartine, s'en barbouille jusqu'à quel écœurement. Mais au sens fort "ne sait pas ce qu'il dit", encore moins les conséquences de ses actes. Posture typique du cancre inconscient qui laisse aux vrais adultes le soin de tout réparer. Tout en persévérant à vouloir voler la place de directeur des consciences, fusse au détriment de 90 % de la société…

Puis, les arriérés cyniques qui défendent le star system avec des arguments bidons comme: vaut mieux donner à un(e) 100 millions de dollars qu'à 1 000 cent mille: puisque c'est plus facile à surveiller, manipuler, bâillonner, étouffer un seul (vous voyez d'ici le genre de "respect" pour la star !). Or, le résultat inexcusable c'est un gaspillage déshonorant de talents, une sous- utilisation due à tout ce qu'il y a de meilleur dans ces sociétés…

Et toutes ces passions tristes qui empuantissent toute la société viennent du déchu "haut", ce prétendu "sommet" de la société. Ah bon! Sans les meilleurs est- ce donc possible? Enthousiasmes, partages, émulations, entraides, dons, générosités, gratuités, tout cela jeté et piétiné. Ces malpropres dégueulassent toute la société avec ce que les gens, en général, ne sont pas réellement. Ils voudraient plutôt que refleurissent toutes les positivités. Les pubs déshonorées les martèlent, sans interruption, de jalousies, envies, caprices, méfiances (sauf de la dégradation marketing ?), avilissements, craintes, diffamations, mesquineries, fermetures aux autres, toutes antisocialités favorisées...

Toujours plus sordide: "quelqu'un qu'on ne connaît pas (ces génies qu'ils font tout pour étouffer!) ne manque pas", se gaussent- ils. Eh bien! oui, et pas qu'un peu, il manque énormément ; pas la personne cryptée telle ou telle mais la FONCTION qu'elle "devait" remplir. L'absence de cette fonction hurle, collectivement, son vide haletant. Ces esprits qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez se montrent, à l'évidence, plus qu'incompétents pour estimer ce qu'est une globalité. S'il y a des personnes qui ne comprennent rien à la société ce sont bien eux. Outre que malsaine leur joie est donc absolument stupide. Et se retournera, immanquablement, contre eux….

 

Ce qui se vit le plus péniblement c'est la pluie de déqualifications, de dépréciations et de dévalorisations qui nous tombent dessus. Avec ces prédateurs du pire, le monde vaut infiniment moins…Les "double bind" surgissent de ce genre de mentalité toute déformée de perversions. Ils font chuter tout le monde dans leurs impossibilités. Le cadre qu'ils imposent, si abruptement (faut toujours montrer leurs façons d'agir juxtaposées à ce qu'ils osent dire sur les autres !!!), se montre tellement étroit, enserré de partout – que nulle liberté de manœuvres ne s'y peut déployer. Et que donc (structure prévaut) quoi que vous disiez ou disiez vous " dépassez" du cadre. Vous ne pouvez (complexe de Peter – ils ne se trouvent pas "à la place de leur plus grande efficacité", ils endossent des rôles "bien au-dessus de leur taille mentale"!) vous ne pouvez que heurter (entièrement de leur faute, remarquez!) chacune de leurs phrases "non finies"… Leur monde intérieur est si infime que même le coin de votre sourire va les offusquer. Vous venez d'entre apercevoir à quel point, ils s'octroient des droits plus qu'illégaux sur la vie des autres…mais comme des chochotes. Un rien les choque, ces déclinés, un souffle les offense, un reflet les vexe. C'est que, n'ayant guère leur temps"œuvré" à un œuvre (quelle qu'elle soit!), tout leur temps disponible ne l'est que pour nuire aux autres.

D'abord, en commençant par gratter à la loupe le moindre frottement (tandis que les plaies béantes qu'ils laissent se voient brumisées dans des fondus enchaînés!) de leur personne. Ensuite, en étant (comme nous) à bout de répulsion…pour continuer à décrire une telle déchéance…de ce fait, etc de chez etc…oui etc.

Prenez le temps d'écouter juste d'écouter la vulgarité morale, la petitesse de vue, l'âge mental trop régressif, les "pré-occupations" vraiment maussades – de ces prédateurs "licites" – vous saurez bien de quoi il retourne…

 

Puisque votre regard va, immanquablement, se poser sur les vrais ennemis de la collectivité: qui stoppent les meilleurs…Vous les voyez, alors, les auteurs des prédations précitées, bloquer, sécher, rater, échouer, sans cesse, sur les processus de raisonnements, s'arrêter en chemin. Seuls les meilleurs savent aller jusqu'au bout des argumentations. Nous priver des meilleurs c'est, franchement, suicider la société

Sans les meilleurs (esprits hyper synthétique, intelligences impersonnelles donc vrai désintéressement, analystes acérés et surtout, ce que pointait Isaac Newton "comme savoir mettre en relation ce qui semble isolé et séparé" comme essentialité du génie – ensembliers et relateurs )…aucune idée ne parvient à destination. Aucune action ne peut être finalisée. Aucune lumineuse compréhension n'embrasse toute la collectivité avec gradation des intensités de saveurs pour tout un chacun-e. C'est que le génie génère (conçoit féconde engendre et fait naître) toute la collectivité. Le génie est, obligatoirement, généreux – même si des aspects de sa personnalité pouvaient faire croire l'inverse, nous parlons de ce qui dans sa génialité en action – fait mouche de générosité (pas d'une sympathie obligatoire à l'individu). Seul le génie possède une vue d'ensemble, un regard globalisant. Lui seul atteint le modèle complet donc, même dans sa plus infime parcelle corporelle, sait, instinctivement, gérer la totalité du problème avec l'aisance de qui nage comme un poisson dans l'unité. Unité dont il forme le net moyeu. Les risques d'erreur diminuent. Avec le génie chacun-e ne peut qu'être utilisé(e) au mieux de ses compétences.

 

Oui, oui, les meilleurs apparaissent tels qu'en eux-mêmes. Jamais les effondrés mesquins ne "vérifient" or vérifier fonde, ontologiquement la vérité. La vérité existe tout simplement puisqu'elle peut être "vérifiée". Oui examinée, considérée, inspectée, évaluée, estimée ou recherchée. Un objet d'objectivité que nous pouvons observer, sous toutes les coutures, sans qu'il ne cherchât à se dérober. Lisez donc les meilleurs: "les plus emplis de bontés" (étymologie de melior, comparatif de "bonus", bon). Qui ne peuvent donc que refuser toutes faussées compétitions (où le "meilleur" se mue en qui se montre prêt au "pire" afin de gagner, réussir et autres mots bien piégés!). Il y a pourtant une réelle victoire rhétorique: les meilleurs, qui l'emportent dans l'ordre de la bonté.  Tout autant que qui l'emportent dans l'ordre de la qualité. Le verbe rattaché ? Améliorer, qui rend meilleur, à l'orée de l'or vital, oui vous vous êtes (a)méliorés…Progressés, en progressistes progressions, vous vous êtes attelés. Renouvelés loin des scories des passions tristes. Oui les "préférables", ce qui sont déjà les objets de choix sensés, raisonnables et rationnels…Et, même "modernisés" à donf – le capitalisme, qui fait une déshonorée guerre aux meilleurs, forme bien un archaïsme ridé, une vieillerie poussiéreuse. Une inexcusable bêtise.

 

Tant que les meilleurs ne passeront pas aucune "modernité" ne sera possible…Au niveau civilisationnel, nous n'avons donc pas franchement quitté la préhistoire !!!

 

A ajouter (humour cosmique) cette phrase de Camus : la liberté ce n’est que la chance d’être meilleur…tout s’expliquerait- il, si les médiocres, qui volent la place mentale des meilleurs, se privent tant de liberté – et VOUS en privent, ce serait afin d’empêcher tout le monde de devenir meilleur ? ‘(ce qui « signifierait » fin du capitalisme ?)

 

(à suivre)

 

 

Publié dans méthodes de pensée

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