Lorsque la Bourse contredit le savoir managérial et commercial sur la confiance

Publié le par imagiter.over-blog.com

3834274501_198ca5d7f8.jpg

Les crises boursières n'apparaissent que suite à des demandes en excès de "trop" de garanties et de "trop" de protections. Vérifiez vous trouverez ? Donc un total manque de confiance en soi- même ? Dans autrui ? Autres ? Bref, les débuts de pistes d'investigation.

 

La confiance se construit précisément parce qu'il existe des règles du jeu qui me garantissent que, si je me découvre, des limites à l'usage des autres individus vont bien s'activer. En effet, "nous ne nous fions pas aux autres, quand nous ne savons pas ce qu'ils feront si tel ou tel évènement se produit ou si nous leur communiquons une information importante. Ils sont donc "incertains" pour nous et leurs comportements sont imprévisibles" (p.165, François Dupuy – Lost in management, février 2011). Puisque nous ne savons pas ce qui est "important" pour eux, nous ne pouvons, non plus, apprécier notre possible pouvoir sur eux. La Bourse, ce qui est si malade devant toute "incertitude", crée, de la sorte, toutes les conditions concrètes qui augmente toutes les incertitudes. Faut le faire !!!

 

Être éthique dans la vie collective ce n'est pas juste être basiquement honnête mais "accepter de réduire l'incertitude de son propre comportement" (p.166– ibidem). Remarquons qu'il s'agit là de la base de toute relation forte et durable. Est- ce pourquoi la Bourse évite-telle si méticuleusement l'usage de ce savoir si fertile ? Rien de durable ne devrait s'y fonder, est- ce cela ?

 

Et afin de "construire la confiance" il n'a jamais été trouvé mieux que des règles du jeu. "Ce n'est pas un processus mais juste une règle au jeu. Ce n'est pas contraignant, c'est librement consenti. Ce qui en résulte ce n'est pas de la méfiance face à une possible "procédurisation", qui ferait perdre le non visible, mais de la confiance qui permet d'aller beaucoup plus loin dans l'action collective" (p 167 - ibid). Les règles du jeu ce sont les garanties que ce qui avait été décidé soit respecté. Pour une activité qui fuit les risques c'est d'une bêtise colossale que de fuir, ainsi ouvertement, les bases incontournables et matérielles de la confiance. A quand les C.D.S. de la confiance ? La simplicité en tout c'est de la confiance construite, en fait. Alors l'artificialisation exorbitante de la Bourse casserait sans cesse toute renaissance de la confiance?

 

C'est que les changements semblent toujours plus réactifs que procréatifs. Et, le plus souvent, cosmétiques (ravaler les façades). Voir page 195 et suivantes (ibidem) .

 

Comment ?

 

Face à l'angle aveugle des marchés qui ne voient que leurs seuls intérêts et sont crédités de chercher (et trouver par hasard en toute omniscience !) une vue pleinement globale de la situation (ce qui sous- entend une connaissance détaillée de chaque conséquence systémique de tel choix ou tel autre) semble comme chassée de la place publique. "Comme dirait les sociologues, chacun pense – ou feint de penser – que la règle définit le jeu et donc que les acteurs appliquent de façon linéaire ce qu'on leur demande d'appliquer et ne déploient leur intelligence que pour se conformer à ce qui a été décidé" (p 145). Et l'étonnement de tout observateur sur l'application obstinée avec laquelle chacun fait semblant d'y croire. On vous dira "les marchés ont pour but de prélever des fonds", purée nous sommes aidés pour mettre fin à la spéculation (95 % de ces activités de soi- disant "prélèvements de fonds"). On vous serine que ce sont des transactions ou chacun profite (et les crises alors à qui profitent- elles ?) ou (pire !) on dit, traditionnellement, la Bourse non les Bourses. Bingo ! dire la Bourse résout donc toute la crise…etc. Comme si l'ampleur des chaos, des crises était toute contenue dans ces "copié- collé" "copie récitant bien le cours" "apparences très extérieures". Comme si ces "règles" au pays du sans règle, du dérégulé (retiré des règles), pouvaient fonctionner. Genre de réactions qui ajoutent encore de la défiance à la défiance (si en plus ils ont tous les alibis, ont toujours raison, tout risque externalisé sur les autres, etc) – il faut être "encore plus" contre la spéculation boursière. Ou bien l'impossibilité radicale d'avoir confiance !!! Pour nous plus aucune confiance raisonnable possible dans "l'arrogance de la finance"…

 

L'hégémonie c'est du pouvoir CONTRE le reste de l'entreprise. La Bourse, se décrétant hégémonique et indépendante de tout, n'est plus que contre les intérêts des autres. C'est du eux (contre mes intérêts mêmes les moins avouables) et nous (tous les droits unilatéraux et indiscutables)…" Si l'on parlait le langage du management, on dirait que c'est le résultat d'un fonctionnement matriciel mal compris, qui déséquilibre l'organisation dans un sens, sans qu'aucun réel contre-pouvoir n'émerge pour le tempérer" (p. 151 – ibid). La Bourse refusant (avant examen) toute règle met , sans cesse, en déséquilibre son réel. Et refuse tout arbitrage plus sage. Inutile donc d'insister : il faut quitter, au plus vite, un tel solipsisme sociopathe !!!

 

La Bourse, avec une mauvaise foi et une mauvaise volonté permanentes, n'applique strictement aucune de ces recettes pourtant bien vérifiées. Pourquoi ? Nous ne voyons plus, aujourd'hui, après cette obstination bestiale, que du futur de résultats chaotiques, erratiques, des aboutissements incohérents et des barbaries (comme de faire payer ses dettes par d'autres)….

 

Pourquoi ?

 

"Pourquoi est-il donc si difficile de mettre tout cela en œuvre ? Parce que les règles ne définissent pas le jeu, elles le structurent. Sous ce barbarisme se cache une réalité simple que tout le monde connait et ignore à la fois : les règles ne sont pas importantes par ce qu'elles disent mais par l'usage qui en est fait." (p 145 - ibid). Les non-règles de la "dérégulation" (qui exige, si naïvement, qu'autrui respecte ce que vous ne respectez pas du tout : les droits des autres) entrent dans le conte de fées absolu : décréter la confiance. Or la Bourse ne sait strictement rien de la confiance. Comment demander ce qu'on ne peut même pas décrire ?

 

 De l'inexcusable méconnaissance de cette réalité (pas de jeu dans le jeu sans règles !), deux perversions dramatiques peuvent en découler : la catastrophe conformiste – à la tête de nombreux crimes et massacres sur Terre – qui délire en "suffit de suivre les règles à la lettre – surtout, d'ailleurs, les autres et je vais m'en faire le maton tatillon – pour que tout aille bien"...et, d'autre part, l'aveuglement dirigeant du "suffit que j'édicte des règles (ou des non-règles) sans m'occuper des humains qui sont derrière et tout va bien. Si ça dysfonctionnait ce serait la mauvaise volonté des autres non mon auto aveuglement qui en serait la source"…Vous imaginez l'alliance toxique entre les deux ? Dirigeants détraqués + conformistes des règles incomprises ? c'est fait ? eh bien , vous possédez une ces clés explicatives de la situation mondiale actuelle !!! le "comportement moutonnier des Boursiers" et les "réactions trop stéréotypées des dirigeants financiers"…

 

Ainsi, alors que c'est un travers psychologique de vouloir à ce point réduire l'incertitude*** qui nous entoure…plus ça va plus on enfonce le toujours pire (dans le sens des conformistes sans issue) eh oui ! plus il y a d'objectifs à atteindre. Sécurité maxima et stratégie des chocs. Passivité des peuples et agressions perpétuelles envers eux. Gains exponentiels et non participation au sort commun. "On ne peut atteindre tout ça en même temps. Du coup on ne va jamais jusqu'au bout de rien. La nouvelle soi- disant priorité chasse la précédente". Et le chaos est "structuré" par la stochastique Bourse justement parce qu'ils ont tout à cacher de ce qu'ils font. La Bourse et l'opacité c'est pis que si ça allait ensemble !!!

 

 *** songez aux très grands malades de la Bourse qui veulent, à la fois, zéro incertitude ET des gains à 2 chiffres de pourcentages. Au lieu de leur dire : hé ho, le détraqué strictement impossible. Tu veux gagner autant et bien "internalise" tous les risques et sois uniquement de ta poche. Sinon, impossible et je m'y opposerai" – non! on détraque toute la société, on externalise tout, on reporte les risques plus loin, ailleurs, loin de notre vue (et donc de notre contrôle – vous appelez "ça" des décideurs ?) juste pour "calmer" de tels déments. La sécurité exagérée exige une IRRATIONALITE GENERALISEE donc des "retours de réels" extrêmement blessants. Aux mains de tels forcenés, de fait, l'Humanité augmente tous les dangers. On ne fuit pas le réel sans conséquences.

 

"Toute cette perspective replace au premier plan la question de la confiance, donc celle des règles du jeu, donc celle de l'éthique " (p. 264 - Lost in management ). "iI faut donc être sûr des hommes autour de vous, mais surtout des règles du jeu que l'on a fait émerger dans l'organisation, et être persuadé que cette DOUBLE CERTITUDE assurera un fonctionnement moins maternant peut-être mais plus performant que ce qui est écrit dans les manuels de management" (p. 229 - ibid). Double certitude qui diminue l'incertitude !!! "Au lieu de la stratégie de "rapines" : on "leur" prend ce que l'on peut quand on le peut, ce qui ne fait que légitimer et nourrir la défiance initiale, qui elle même va renforcer le culte du secret" (p. 227 - ibid) ce très bon condensé des activités de la spéculation boursière avoue, de flagrante manière, que la Bourse fait tout pour qu'il soit perdu confiance en elle. C'est que le collectif répond lorsque trop de nouvelles stratégies de protection (les crises c'est l'excès de protection sectoriel) rendraient inerte le système. Un savoir existe  donc bien (la régulation, pas la règle), elle le refuse et préfère les conduites erratiques dangereuses. Déréguler ça veut dire perdre tout régulier, toute régularité repérable et reproductible, - et donc augmenter (derrière les papiers de façade) toutes les conditions d'incertitudes !!!

 

En dernière analyse, les crises dramatiques de la Bourse sont dues "à sa trop faible intégration ". Pas d'intégration des processus ! EIle ne suit jamais, elle- même, les non-règles qu'elle amoncelle "contre" les autres. Afin de s'en séparer, de se cacher à leur vue ? Et, de la sorte, la mise en œuvre (l'essentiel) de la complexité (le beaucoup moins essentiel) des décisions et processus est inexécutable. Sans la présence d'un tiers "perdant" (qui ne le saura que plus tard!)…la face cachée de la Bourse interdit le "jeu du prisonnier". Tous matons ?

 

Autant dire – au niveau des responsables financiers et monétaires - que les tableaux de bord excluent ("ignorent") l'essentiel de la réalité et ne représentent plus que l'avidité aux leurres et trompes l'œil des dirigeants (tout ce que je ne vois pas n'existe pas ! mais les extrêmes sont insignifiants, rafistolait Talleyrand – tous les dirigeants seraient- ils, ainsi recadrés, "extrémistes" ?). Les "indicateurs" de toutes sortes, sous alimentés du réel, n'indiquent plus que de fausses directions…ainsi, la seule mode du reporting dans tous les services surchargent tellement les processus que "le temps n'est plus où on cherchait à comprendre le problème avant de rechercher les solutions".

 

Résultats ?

 

Les solutions toujours prises dans l'urgence" constituent bien LA PLUS GRANDE PARTIE DES PROBLEMES ACTUELS.

 

Les génies exclus barbarement par le stupide marketing "nous manquent, vraiment, à en hurler ") – voir les analyses de Gilles Deleuze sur "le marketing de l'édition qui EMPECHE toute détection de génies du simple fait, qu'incomparables et inattendus, ils ne puissent entrer dans les circuits de reconnaissance d'étiquettes passéistes !!!".

 

En plus d'avoir détruit toute "confiance" de fond – ils barrent, frénétiquement, la route aux synthétiseurs qui pourraient mettre fin au danger systémique !!!

 

Ce ne sont ça les vrais "casseurs" ???

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité", onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? etc), onglet 2.

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

 

Commenter cet article