Lutter contre la délinquance par une délinquance bien plus grande

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Dernier volet de la tentative de destruction de la civilisation par la si régressive barbarie capitaliste : le traitement de la délinquance. Nous nous trouvons au centre de leur déchéance. Ils nous prouvent qu'ils ont perdu tout jugement, que le mot "Justice" est devenu dénué de tout sens pour eux : s'étant séparé de toute empathie ou sympathie, ils se sont auto-exclus de toute possibilité de compréhension des autres. Nous pas : voyons leurs exactes exactions en ces domaines (...)

    Leur lutte contre la délinquance touche au sommaire  : le seul coupable de tout est le pauvre. Aussi – sommet des absurdités – seule la très petite et très moyenne délinquances sont pourchassées. Et il faut voir comme ! Cela s'analyse comme une escroquerie télévisée : tant d'injustices et de refus compulsifs de toucher à la grande délinquance, juste pour que de passifs zombies soient repus de ces sordides mensonges…Ainsi le chiffre remplace le réel : et il est si facile de faire du chiffre. Suffit de s'installer telle heure tel endroit. Suffit d'aboutir à cette part exagérée des drogues douces dans les tribunaux, encombrés par cette non- délinquance. Les résultats s'amoncellent désastreux : ces gribouillages de Gribouille augmentent la criminalité au lieu de la diminuer. Le tout-incarcération c'est, pour les petits délits, 65 % de récidive (11 % seulement pour les sursis). L'incohérence se révèle dans augmenter le "volume" des petite et moyenne délinquances qui ne représentent que 10 % "en valeur" de l'ensemble de toute la délinquance. D'où, vous arrêtez 10 dealers, comme une demande perdure, 10 autres prennent leur place : vous venez de multiplier cette délinquance en prétendant la diminuer. Est-ce sérieux ? 90 % de la grande et très grande délinquances "en valeur" n'étant jamais inquiétées. Est-ce sérieux ? 10 % de la vraie délinquance est seule traitée. Comment ? Par effet d'annonces : (…)

Pendant que les "faux" délinquants (petite et moyenne) subissent le schéma connu des casseurs insurgés de la protection sociale : ils financent le système à eux seuls! C'est le 1,3 milliard pour les 13 000 nouvelles places en prison, c'est Sodexho qui palpe beaucoup pour les cantines, c'est Valéo qui sous-paie le travail des prisonniers, c'est 90 millions d'euros pour les flashballs et les bracelets électroniques. Etc. Le marché de la délinquance semble monopolisé par des esprits encore plus délinquants (même si glorifiés par les médias fous) puisque si vous vous permettez de mettre des êtres en prison, il semble que vous devriez, au moins, respecter la loi. La "fausse insécurité" (ignominieusement "construite" pour les médias)  a, déjà, rapporté au moins 100 000 € pour chacune des 400 communes équipées, avant 2006, par sa peu utile vidéo surveillance. Puisque la très grande délinquance des "élites" n'est pas incluse dans le "tout société écran". La fiction rapporte donc…puisque tous les grands reportages, à ce jour, sont bien reportés !!! (…)

Il faudrait donc plutôt quitter toutes les attitudes valorisantes qui vous offrent d'avoir toujours raison si vous vous affublez de tels symboles, vous accoutrez de telles fringues ou semez votre discours de formules toutes faites qui, trop souvent, ne servent à rien sinon à empêcher de penser. Il faut donc quitter toutes les rodomontades verbales, puisque les conformismes de gauches et d'extrêmes gauches participent bien à l'incompréhensible survie du capitalisme. Les conformismes de gauches et extrêmes gauches font, de plus, extrêmement souffrir les gens que vous croisez et vos entourages. Pourquoi vous entêter dans ces comportements de bourreaux ? Pourquoi devenez-vous, trop souvent, nos et vos ennemis ? N'est-ce pas que vous vous seriez toujours trompé d'admirations ? N'est-ce pas que vous attendez encore l'autorisation du centralisme culturel et affectif pour trouver que la personne qui se trouve juste à côté de vous raisonne bien et progresse mieux que vous ? Ce pourquoi vous ne relayez quasiment jamais le meilleur de vos voisins et que la télé demeure le membre le plus important de vos familles? Que vous voyez partout les voitures conduire les gens, les supermarchés acheter les individus, et les centralismes vous voler vos cœurs ?

     N'est-ce pas comme du contre-emploi ? En creux, les extrêmes gauches actuelles (du moins, leurs franges directionnelles, celles que les médias "autorisent" à passer – ce qui devrait lever les oreilles de la vigilance) paraissent comme les plus efficaces propagandistes du capitalisme. Sa survalorisation y tourne à plein régime. Trouvez un seul document de ces extrêmes gauches (hors underground) qui ne grossisse pas, outrageusement, l'invulnérabilité du capitalisme et nous vous offrirons des prunes carrées. (…)

    Le principal "échec" de ces extrêmes gauches se montre donc ainsi : un discours extérieur qui semble épouser de vraies luttes mais un fonctionnement intérieur (autant dans chaque composante de la gauche que dans la mentalité de ses leaders) clairement de droite. Soit, partout de l'inertie, de l'abandon, de la stagnation, de la paralysie et de l'immobilisme : tout ce qui est rassembleur, unitaire, réunificateur se montre le plus caché, masqué, camouflé, escamoté. C'est donc le centre même des peurs des dirigeants! Dit autrement, comme pour l'offre commerciale qui se déguise en diversité alors qu'il ne reste plus que peu de choix réels, l'offre politique se déguise de discours divergents mais, réellement, (au niveau des franges dirigeantes évidemment) a clairement rétréci ses choix sur la droite. La vraie gauche n'existe plus qu'à la base : pareil pour les extrêmes gauches qui se sont évaporées au niveau de leurs leaders. Le pot aux roses se clarifie dans l'insistance démotivante qui trône dans leur "pensée" : tout ce qui peut aider à l'émancipation collective est bienvenue. Pas pour eux : les analyses doivent stagner dans le théorique déshumanisé incapable de la moindre pratique, dans des généralités abstraites où aucune action concrète ne peut s'articuler.

(…) un ensemble d'effondrements qui peuvent prendre sens à l'aide de deux petits exemples. Julia Kristeva, dan son travail de psychanalyse a relevé ceci. "La destruction de l'espace psychique est un des dangers à venir, qui met en jeu des questions d'éducation, de culture et de politique. Une des conséquences est la difficulté à lire, à écrire, deux aptitudes très dépendantes de l'espace psychique (…) Je vous surprendrais peut-être, mais j'ai sur le divan des personnes qui qui travaillent dans les médias, maison d'édition, chaînes de télévision, et qui me disent qu'elles ne peuvent plus lire ; elles commencent, deux minutes, une page, et elles ne savent pas ce qu'elles ont lu, parce que l'espace psychique ne s'y recueillent plus, il n'est pas assez serein et solide pour assimiler tout cela et le restituer" ( p. 209, Le livre des savoirs, conversations avec de …). Ces personnes qui peuvent être très arrogantes se dévoilent en pleine régression vers le handicap, ou, du moins, l'amoindrissement de leurs facultés intellectuelles. Le hiatus est qu'elles travaillent dans la culture où elles osent censurer des millionnaires de "l'espace psychique". Il s se permettent de priver la collectivité de ces esprits "en technicités de pointe". Et de poursuivre : "(…) cela signifie également qu'il n'y a pas d'"autre", il n'y a pas de lien, lien d'amour et lien social, pour assurer cet espace psychique. Toujours est-il que (…) notre civilisation est en train de se fissurer en raison de cette mise en difficulté, voire de cette destruction de l'espace psychique !". L'intelligence du capitalisme se démontrant par "destruction de l'espace psychique", rabougrissement de nos facultés, n'est-ce pas confirmation de nos analyses. De plus, des personnes chargées de "communication" aussi infirmes de communication, châtrées de tout amour et sociabilité, par solipsisme et hypertrophie des égoïsmes, est-ce que ça ne fait pas très désordre ? Tandis que les derniers porteurs de "l'espace psychique", ces millionnaires de la vie intérieure, se montrent toujours pourchassé-e-s par la médiocrité médiatique !!! Si le capitalisme ne ressemble pas à un suicide collectif, daignez nous expliquer un peu (…)

(…) second exemple : (…)Le capitalisme ne dispose plus que d'affligeants et piteux modèles de ce type (en perte vertigineuse de toute intelligence) pour faire la propagande de son indiscutable supériorité. Nous constatons, sans effort, un échec gigantesque de sa perception de la vérité, et, en conséquence, un aveuglement complet sur sa propre réalité. Si ça ne vous magnifie pas le cerveau… 

     Une évidente déchéance psychique des dirigeants (en touts domaines : politiques, c'est gouvernants faut-il le rappeler ?) se dessine fermement. Ce qui surnage de ce carnage ? Bien, justement, la vraie intelligence : inter legere lire entre, la "guerre de mouvement" de Gramsci demeure supérieure à la "guerre de position" (à laquelle se limitent les dirigeants figeants, immobilisateurs). La propension excessive à trouver la plus haute forme d'intelligence au si minable capitalisme "sans pensée" participe du chapelet de malentendus. (…)

     Dans le versant "méthode" qu'est l'intelligence, le capitalisme déploierait, plutôt, des insuffisances de méthodes : enfermements mentaux multiples, refus maladif des débats, psychorigidités, incapacités à l'écoute, durcissements dans les monologues et les unilatéralismes, inflammations d'asocialités…etc. Là où les extrêmes gauches nous clamaient discernements et perspicacités, lucidités et sagacités, nous ne constatons qu'aveuglements, surdités, perceptions très rétrécies au réel (d'où atrophie inquiétante du sens de la "globalité", du collectif, de l'intérêt général et de la synthèse!)…Nous détectons donc de réels handicapés et infirmes, qui ne persistent que par une bonne volonté et une gentillesse générale, ce qui infirme la soi-disant intelligence du capitalisme…Médiocre en tout, où y déceler cette générosité qui génère tout  ? Qui engendre, crée et procrée, produit et reproduit, conçoit et enfante – comme l'observait Max Weber, le capitalisme parasite ce qui lui préexiste et le phagocytant, et, plus précisément, par lui-même il est incapable de créer ces qualités humaines qui lui ont permis d'émerger.   Méthodologiquement, le capitalisme n'est qu'un destructeur barbare aveugle à tout ce qui n'est pas si minable ambition (le "profit" semble un concept qui ne séduit que les attardés mentaux ou les paresseux du bulbe). Sa réputation semble très largement surfaite !!! (…)

De cela jaillit que c'est votre changement intérieur réel qui change ou non le capitalisme. Changement intérieur dont vous seuls en savez l'authenticité puisque, au fond, on ne trahit que soi-même. Mutation interne qui unifie sentiments, émotions et intellects avec imaginations, raisonnements et intuitions.  Sans ce changement complet de regard, sans mutation de votre mentalité, sans façon radicalement neuve d'user des mots et des concepts, comme des raisonnements et des actions – toutes les gesticulations extérieures s'éteignent dans le sable des illusions. Pire : ne font que renforcer  ce système ! Si votre mentalité ne précède pas, votre posture ne sera que celle d'un pantin ou d'un zombi cette conduite. Tout changement brusque de style de vie a, obligatoirement, été devancé par un lent et long bouleversement de mentalité. Aucun changement collectif sans un fourmillement de changements individuels. Vous ne pouvez changer si vous n'êtes pas vous-même le changement. Nul n'a à s'occuper de faire "la" révolution juste "sa" révolution. C'est la réponse à comment changer entièrement la Société sans l'obscurcir inutilement de chefs!!! Pigé ou à la pige ?

 

    Entre nous, où est passée l'intelligence indestructible du capitalisme ? Ce segment historique de l'Histoire humaine n'aura donc été qu'une période d'effondrement moral et affectif si douloureuse, qu'une gaminerie sans envergure, un si lamentable échec de la bêtise qui voulut se couronner toute seule en persécutant toute justice, toute intelligence, toute beauté et toute bonté…                                                    

 

Sans une transcendance la civilisation ne peut survivre. Transcendance areligieuse, politique mais comme politique décentralisée au maximum donc sans pouvoir stérilisant (et non transcendant puisque soumis, subrepticement, aux banques!) en conséquence avec beaucoup d'efficacité tous azimuts, transcendance qui "économise" l'économie, transcendance qui nourrit les médias enfin médiateurs etc.

Cette transcendance peut être placée dans le langage (qui surpasse tout le monde…)…ou bien d'autres métacadres (la langage comme métacadre). Transcendance civilisée et morale, culturelle et artistique toute trouvée!

La décroissance sans la fête de la socialisation (un communisme sans concrétisation des conversations, solidarités actives, joies etc. ne vaut rien !) permanente. La joie de vivre (but de la décroissance?) qui n'existe pas, dès le début, qui ne s'épanouit pas en fête qu'est-ce donc? Donc un revenu d'existence + la fête sociale permanente, n'est-ce pas la transcendance économique souhaitable? La seule qui permette la survie de la planète.

Assez de laisser le futur entre les seules mains des sales gosses devenus que se montrent les soi-disant dirigeants actuels !!!

 

(à suivre)

 

vous pouvez trouver une suite sur le site internet  freethewords.org

onglet 3 sous le titre « L’intelligence indestructible du capitalisme »

Publié dans economie et politique

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