Management, alibis pour tête à claques ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Le bilan exhaustif de cette aberration mentale se montre catastrophique. Basé sur des formules, qui n'ont pas leurs contraires et ne peuvent, de la sorte, que se rétrécir en un monologue auto- référentiel et, aveuglément, auto-satisfait – la conclusion surgit comme tout ce qui ne faut surtout pas faire pour que votre pensée ne devienne pas une perversion…en tout, ils se le sont alignés sur le pire et plantés au détriment universel…

 

Ces possibles dérives avaient été, clairement, exposées dans le roman "Je ne parle plus à qui a raison" (voir téléchargement gratuit fin de l'article) dans "la fable du chat" où un même événement était vu par les divers regards de toute la hiérarchie, des cadres aux dirigeants…Avec des angles de "déformations" toujours plus grands puisque l'obsession d'en imputer, le plus rapidement possible, la responsabilité à "plus bas que soi", aveugle sur tous les vrais contextes…Au sommet ce n'est plus qu'une fable sans plus rien de réel dedans – que du concentré de préjugés !!!! D'où le titre provocant de "Je ne parle plus à qui a raison"…Mais, uniquement, dans le but d'attirer l'attention sur des dérivations mortelles. En effet, à partir du moment où plus rien ne peut vous raisonner, vous ne pouvez plus vous dire "raisonnable". Vous ne pouvez, non plus, vous prétendre "être" participant à/ de la Raison…En conséquence, "avoir" (comme un objet!) raison, sans "l'être" vraiment, ne peut qu'être toxique. Vous vous situez bien "en dehors" de toute raison…

 

Pour le management, les techniques managériales (vouées à des modes, en plus – faut le faire, eu égard à la Raison!) n'obtiennent plus qu'un unanime "personne n'y croit mais tout le monde fait comme si"…ça commence bien !!! Vu les essais divers et expériences que nous avons dû nous farcir – pourquoi vous infliger ce pensum ?

 

Trouvons une méthode de traverse…

Prenez, alors, l'ouvrage de François Dupuy, la république des idées au Seuil, 2006, "La fatigue des élites", comme aide précieuse afin de parcourir quelques points saillants de cet effondrement du "raisonnable"…De l'entrée dans le tout délire – sans aucun contre- pouvoir pour "ramener à la raison"…Méthodologie: d'ausculter le but du management devient bien un raccourci efficace…Le management (pour ses commanditaires "dirigeants") n'a pour autre but de "se défausser sur les échelons inférieurs de leurs divers non investissements " (p. 70) afin de tout utiliser (sauf soi- même) comme variable d'ajustement…Obliger à ce que tout le monde change exagérément afin de ne pas changer soi- même: n'est- ce pas le "point" de vue du déclenchement de toutes les catastrophes existantes ?

Mais, d'abord, les divers non investissements des dirigeants (comment, inéquitablement, ils se débarrassent de tous les problèmes sur les autres) :

 

1 - ) de "la connaissance et reconnaissance de la réalité telle qu'elle est, à la fois dans sa complexité" (ibid.) mais, aussi, dans les exigences exorbitantes ou abusives mais non-dites! Dans ce contexte, le management ne sait que vous octroyer des grades en fer blanc sans les pouvoirs qui vont avec…Plutôt que de faire un bilan réaliste des vrais coûts et leurs réelles conséquences – soit intégrer le "poids d'inertie" des bien trop hauts revenus de ces dirigeants qui "plombent" et alourdissent par trop tous les résultats – préférer tout masquer, tout trafiquer et tripatouiller…Plus les si hypocrites "externalités" qui représentent le plus pitoyable des moyens pour "prendre" l'argent mais sans assumer les responsabilités qui vont avec. Les dirigeants les pires fardeaux de l'organisation ? 

 

2 - ) de la désaffiliation des dirigeants des organisations qu'ils sont supposés diriger…Peu leur chaut l'avenir concret de l'organisation ils ont rétréci leur attention à eux- mêmes…et le signe explose dans la progression scandaleuse de leurs rémunérations qui ont doublé en 4 ans, alors qu'aucune performance ne le justifie. Et que, pire, le contexte le déconseille…ces "progressions" semblent payées par de si nombreuses suppressions d'emplois. Et…oui oui la baisse des rémunérations des cadres. Les écarts de 4 entre leurs rémunérations d'avec celles des salariés, il y a 10 ans, sont "passées" à 2,5, aujourd'hui…Management : machine de guerre pour "dépouiller" les cadres ? Tout le monde perd sauf les dirigeants…La part du trompe l'œil "management" là dedans ?…Maximale !!! Clair, qu'il est devenu "juridiquement correct" de reprendre les organisations des mains de tels dirigeants, clairs ennemis des collectivités…

 

3 - ) de la décentralisation à outrance, soit confier une région à un cadre, le ligoter à des résultats, mais ne jamais lui fournir tous les moyens globaux lui permettant, loyalement, de remplir cet objectif…Hypocrisie, déloyauté, et arnaque: comment accepter de travailler "avec" de tels dirigeants ? "un moyen commode de confier à d'autres la gestion de la pénurie" (p 64 - François Dupuy "La fatigue des élites")… avec l'illégalité flagrante de fourguer "la responsabilité individuelle du résultat de sa région" (ibid.) à qui n'y peut alors mais rien du tout. Puisque l'amputant des moyens très réels de l'organisation, on lui demande d'obtenir des résultats atteignables qu'avec ces moyens…Pile je gagne face tu perds…Si tout es truqué, on passe les escrocs en procès ? procès de process ? Le management comme trompe l'œil pour masquer l'ensemble de vision d'ensemble et de stratégie à long terme (ce pour quoi ces dirigeants sont beaucoup trop cher payé ?) ???

 

4 - ) des fiches de postes et de fonctions rédigées comme des perversions : "les faits montrent qu'il est rare que l'on puisse travailler dans les termes énoncés dans la définition trop précise d'une fonction' (p 80 - François Dupuy "La fatigue des élites")…D'où le plus qu'inapproprié "ces règles doivent être appliquées avec souplesse et discernement" (donc pas du tout appliquées!)… inapproprié vous croyez ? Ces fiches peuvent être retournées, bien accusatoires à la Kafka, contre ceux "qui ne peuvent effectivement travailler selon cette définition"…D'où la déloyauté perverse de l'en incriminer…Le management pour masquer cette paresse mentale et cette lâcheté dans les rapports sociaux ?

 

5 - ) des abusives notations et des évaluations irréalisables: puisque prises avec des impératifs en "double bind" – "l'impératif de la coopération et de la transversalité" (p 71 - François Dupuy "La fatigue des élites" comme nécessité pratique de l'organisation du travail externe à l'évalué(e) ET l'individualisation des responsabilités et des évaluations )…Nous avons vu, avec la "décentralisation" inique - sans les moyens qui devraient aller avec – l'arbitraire dirigeant…l'EVA (economic value added) telle la valeur augmentée de la tâche confiée. Une rémunération (et une évaluation qui va avec du seul quantitatif) ne peuvent qu'être inaccessibles, avec de telles données : ni raisonnable ni fiable…oser prétendre évaluer avec cela c'est de l'hypocrisie, voire de la lâcheté déshonorante…Bref, du tout arbitraire bien identifié !!!

 

5 - ) des externalisations maximales : "c'est la raison pour laquelle le monde du management donne parfois l'image d'un théâtre d'ombres, où tout le monde se cache de tout le monde, en externalisant, généralement, vers le bas, la pression toujours croissante des échelons supérieurs" (p 79 - François Dupuy "La fatigue des élites")… externaliser c'est juste reporter sur d'autres ses responsabilités, le poids de ses coûts personnels, la masse des conséquences de ses actes …porter en dehors de soi, le plus loin de soi, ce dont on est, en fait, le moteur, l'acteur et la cause lourde…oui, c'est tout transposer le réel - et rendre le tout bien illisible. Particulièrement malhonnête et déloyale que l'externalité,  telle "faire glisser", tour de passe puéril, traficotage piteux, tout le tangible et le palpable…et ne se conduire qu'en régressif garnement…Puisque la "lecture" est claire, c'est de la "hiérarchie à l'envers": sur le bas tout se base ; sagesses, circonspections, vraies responsabilités, y siègent toutes…Le global entier lui tombe et retombe dessus: la totalité REPOSE sur la base du bas…Tout le monde lui reportant l'entier le poids du réel dessus c'est le bas le réel dirigeant…CQFD ?…le "reste" le parasite donc…Tout ne peut aller que mieux si les organisations se grattaient et qu'en tombent les superflus auto- proclamés dirigeants ?…Tout ne peut "aller que mieux" sans eux !!!

 

 

 

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Ce rapide survol de la vacuité du management mais alliée à des conséquences désastreuses…Avec, en plus, les virus que sont les actionnaires inconscients (et dangereux pour cela) ce management représente bien la bombe insidieuse la plus meurtrière qui soit pour les organisations…Tout y est biaisé, déformé rien n'est explicité...une tourbe qui empêche que rien n'y soit clair et praticable…

La réelle efficacité n'est jamais recherchée puisque les manques parlent d'eux- mêmes:

 

a - ) Pas de sérieuses évaluations des politiques de gestion des "ressources humaines" (sic) et de qui les élabore (on n'évalue jamais les évaluateurs!)…Ainsi, pas moyen de connaître le taux de "retour d'apprentissage" obtenu lors de son occupation de telle fonction. Ni le poids des rémunérations excessives sur le futur de l'organisation. Celui des décisions non discutées…etc

 

b - ) Déresponsabilisations tous azimuts des prétendus "responsables" (jamais là pour les difficultés et contraintes – que pour les extravagants revenus!) externaliser, se défausser, reporter sur d'autres, décentraliser dans la mauvaise foi et l'encore plus mauvaise volonté, se planquer derrière …Où se situent les calculs des "plus values" qu'apporteraient de tels dirigeants…qui n'externalisent jamais leurs délirantes rémunérations si destructrices du tissu social…

 

c - ) En cette optique : se cacher derrière une exubérance d'expertises n'est pas non plus très positif. Donc jamais, aucune préoccupation des coûts réels…Afin d'éviter tout face à face provoqué par les conséquences et les résultats de ce management à la dérive – toujours trouver sur "qui se défausser" …de l'anti- management, en fait, de la non dirigeance très encombrante…Alors pour la "gouvernance" mondiale (sic) vous repasserez (pendant moi le déluge)…je pique le fric, après ceci je me "dirige" seul…ailleurs ! Où donc trouver des réserves de respect pour de tels échecs aux sommets ?

 

d - ) Des résultats non affrontés: tel qui fait de la "qualité totale" son axe stratégique n'obtiendra que des résultats décevants…Mais ne cherchera pas à étudier pourquoi. La hiérarchie du privé: c'est toujours la faute des autres parce que, oui, ils ferment leur gueule…Chaos et confusions…Des ex-actions jamais d'actions…Jamais, non plus, de feed backs bien sérieux;: pas la moindre interrogation sur le pourquoi de la fascination envers les structures, envers les expertises à tout bout de champ (sauf sur les "noyaux centraux" des problèmes !)…Eh oui! si la logique de l'organisation l'emporte sur celle de la mission, c'est que la main invisible ne peut exister…plongée dans un bloc de béton qu'elle se montrerait…

 

e - ) Non plus sur ce management de source non sûre (bâtard des sciences sociales mais qu'anglo-saxonnes et des techniques de formation) il s'est échappé de toute réflexion collective (style "cercles de qualité") pour se rétrécir à du normatif unilatéral - normatif qui se goure en plus puisque s'aveuglant "sur '"ce qu'il faut faire" au lieu du "comment comprendre"  (p 60 François Dupuy "La fatigue des élites") il rate tous les apprentissages…d'où le consumérisme qui le ridiculise à donf : on "consomme" du management jetable – les bouffons !!!…D'où, aussi, le simplisme en kit puéril qui s'échappe de ces fantaisies onéreuses …ces jeux et "simulations" n'ont de sens "que toutes choses égales par ailleurs …et justement, d'un point de vue pratique, les choses ne sont pas égales par ailleurs." (p 61 François Dupuy "La fatigue des élites")  

 

f - ) L'inversion de la rareté…(p 42 - François Dupuy "La fatigue des élites") il y a 30 ans la rareté c'est les biens et services accessibles…Désormais, c'est le client (avec surcoûts abusifs des actionnaires). Or les leçons ne sont jamais comprises ni apprises…tous les garnements chez les dirigeants ?   Plus la compétition est intense et moins le produit se différencie (p 54 - François Dupuy "La fatigue des élites")…pillages des gaspillages…tant de souffrances pour rien, en somme ? Mieux "vaut" les coopérations partout ? Quelle absence complète de sens des affaires chez ces prétendus "réalistes" ? Des lunatiques "enmanagementés" ?

 

g - ) Omissions de l'histoire vraie…ce sont une bonne partie des patrons qui ont rejeté le statut de cadre (p 30 François Dupuy "La fatigue des élites") d'où des entreprises anorexiques, à force de downsizing, rendues incapables de retrouver "la croissance des entreprises" avec cette anémie/ anomie de personnels hyper démotivés. Ces dirigeants se sont tiré dans le pied et le font payer à d'autres…les organisations ne fonctionneraient-elles pas mieux sans ces gribouilles, ces incompétents et ces incapables ? et faudrait respecter ces imposteurs lâches et vénaux, qui se déchargent tant de tout honneur et probité ?

 

Alors pourquoi le maintien si néfaste du management ? Techniques hyper biaisés qui permettent tous les monologues, les dirigeants aiment ce qui permet "d'éviter" tout face à face, toute confrontation avec les désastres qu'ils génèrent…comme toute évaluation fondée sur comment, eux, évaluent et comment ils devraient l'être, vraiment, évalués ?

 

En résumé, le management représente toutes les techniques de déloyautés possibles: les dirigeants se dégagent de toutes responsabilités et leurs "inférieurs" sont chargés, absurdement et excessivement, des conséquences directes des non choix, non investissements et manques flagrants de leurs "patrons" …

 

Comment, désormais, "croire" en quelqu'un qui se planque et fuit tout derrière la pitoyable muraille de l'indigne management ?

 

( à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet freethewords.org, onglet 4 "Je ne parle plus à qui a raison",  onglet 3  "Why do we left the left wings ?",  onglet 2  "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" ou, encore,  onglet 3  "Légalité de l'égalité".

 

 

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