POURQUOI LE MAL A-T- IL BESOIN TANT DE PUBLICITE ? C'EST PAS UN BON PRODUIT ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

La déchirure flash de ta parole

Fout ton pays dévasté dans mon cœur pur

Ma blancheur émerveillée toute piétinée

Labourée saccagée

Poudreuse amoncelée

Qu'aucun pas ne pouvait traverser

Sans se souiller lui seul

Tant l'arrachante lumière l'aurait brûlé

J'ai accepté que tu le défigures

 

Ta désespérance, ta vie endommagée, ta rumeur

Rauque de déchets de déchéances répétées

Comme un argument ultime

Tel un cendrier poudré de noirceur

Collante et gluante s'accrocherait

Toute la place est pour toi

Ton expression seule résonne dans toutes les places

Esseulées et spectatrices

 

Tout ceci oui se rue et bafoue mon serein équilibre

Tout se précipite en moi comme l'inondation

pleine et glabre qui lacère

La submersion complète jusqu'aux

plafonds sans fonds

Tu pourfends tout, écorches tout

de souffrances et d'horreurs

Fait disparaître jusqu'au dernier souvenir de moi

Jusqu'au bout de tout, mes nerfs

arrachés à leurs protectrices gaines

hurlent au moindre murmure

chuchoté, la sieste soliloquée

mon champ de décombres nues

 

Tu es entré jusqu'à la dernière goutte de moi

Comme si n'existais que dans le monologue

Toutes les chances et mille autres

T'ont été ouvertes

Tout t'a été permis

Tout déployé que pour toi

 

Et voici que tu refuses et trépignes

Les yeux roulant que l'inverse aussi existe

Que l'autre argument que l'autre vie

Se dise et se montre

Comme toi tu le pus

Et voilà que tu te roules sur le sol

Si la moindre herbe de l'univers se fait micro

De justice et d'égalité pour moi

Tout pour toi et encore tout pour toi

Est la seule loi adaptée à ta petitesse

Que l'on puisse te faire ce qui t'a autant été facilité

Cela te fait tomber en poussières d'iniquités

 

Ma sérénité ne peut être juxtaposée à ton

hystérie vaine sans que ta prétention

ne s'éteigne

Ma blancheur retrouvée après juste l'éternuement

qui projeta tes carnages vers leur rétribution

compare l'excès de tes cruautés

et mes non réponses pleines de sens

Que ma paisible et aisée beauté emplisse l'univers

Et l'autre version cachée depuis des siècles

Déploie sa royauté

 

Le cynisme, la laideur, la brutalité, la déchirure,

L'irrespect, l'inégalité, la sournoiserie

Le vol, la bassesse

Le désespoir qui rapporte

Tout ceci et les pires encores

Veulent bien exister

A condition que rien

Ne les concurrence

Qu'aucun dialogue ne se noue

Que la course dératée point n'existe

 

Vous voyez je suis encore pantelant

Rompu de ses asymétriques assauts

Mais vous trouvez cela normal

Le mal a tous les droits

Le bien juste celui de se faire diffamer

En plus que d'être torturé

 

Pourtant il aura suffit qu'il perde son aura

Devant un seul être

Pour que cette construction s'écroulât

Le monde entier conspirait à faire du bien

Une mièvre image c'est un torride aventurier

Une molle victime c'est un ardent combattant

Un couard lové c'est le plus courageux des êtres

Viens essayer de le cogner,  tu seras trop vite pulvérisé

Sa parole même est un enchantement

Ses regards des caresses ;  son corps un parfum envahissant

Sale con qui nous a beaucoup trop trompé!

Ouais le bien mérite bien son nom

Et que peux-tu y faire tu ne pourras plus

Jamais être son ami

Oui pas un mot de vrai sur ce bien dont la

Plupart se sont cruellement privés

Pour un bon morceau d'éternité

S'étouffant dans les puanteurs mauvaises

Au lieu de voir bien en face

l'immense et pullulante lâcheté du mal

 

Pour moi tu joues le spleen, le desesperado,

la vulgarité aux lèvres veules

mais ne pouvant plus échapper au combat

équitable et à mains nues, tu ne tiens plus ton rôle

le mal c'est plutôt piteux, navrant, minable

et compagnies

la publicité trop relayée par la majorité de l'humanité

lui ouvrait le monologue partout

Ses tenants actuels sombrent dans le burlesque

Leur mot de passe ? ben, "C'est comme ça" !

Quoi de plus mal approprié

Dès que tu l'entends tu rugis de rires…

 

Si tu voulais la vie ardente passionnée

Pleine de rushes sensuels de courses fauves

D'épanouissements ou d'acclamations

D'extases et d'intensités

De sagesses sécurisantes et d'intelligences

pénétrantes – hey stupid !

C'est dans le bien qu'on trouve tout ça

Trop tard pour changer de côté à ta veste

Tu as assez pourri nos vies

et depuis beaucoup trop d'années

Les jouissances à toi vont se fermer

 

Décidément le rôle du mal se porte de plus

En plus mal

Au revers de nos habits de bien être et d'aisance

Clair qu'il usera ses venimeuses griffes

Avant de seulement effleurer

ce bien être dans l'être bien

 

Ouais de ouais, tu m'avais labouré de partout

Et tu chies la couardise que je te fasses pareil

Pourquoi n'oses tu plus répondre

dès que les télés sont virées de l'aire de justice

tu te planquais derrière les médias

pour jouer au dur

jouer au dur n'aura pas duré très longtemps

le mal n'était qu'un mou mollusque

bien camouflé derrière vos lâchetés

et vos égoïsmes individualisés

regarde bien !

dés que tu lui pisses à la gueule

il se dégonfle il se débine il s'effrite

 

qui avait dit qu'on pouvait compter sur le mal ?

mais, vous, vous qui avez trop fait sa pub

vous, dont la majorité de la vie aura été de faire

le contraire de ce que les sages disaient

juste pour contrarier contrarier

et contrarier, qui, qui au fait

pouvez- vous seulement vous le rappelez ???

il vous faudra souffrir tout le temps de vous rembobiner

sans que personne ne puisse vous aider

à vous de sentir un peu

ce que vous aviez tant favorisé

l'injuste douleur que pour les autres…

oui de chez oui…

on ne se trompe pas d'admiration sans conséquences

on ne se fait complice du pire sans effets

on ne joue pas le mauvais cheval

sans se faire désarçonner…

bye bye and don't buy !!!

 

 

(à suivre)

Publié dans le ridicule qui tue

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