The afunfairs are the afunfairs (2)

Publié le par imagiter.over-blog.com

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En français ce pourrait être « Nul n’est nul » – avec en sous titre - ou bien les mots seraient les meilleurs guides du réel – l’idée est de faire, sur 120 pages, une suite de sketches ininterrompus, avec une intrigue, des personnages brossés très drossés, et des chapitres, dont effectivement le premier :..afin de produire un « concentré » de mors que chacun-e peut (ou non) diluer , afin d’éviter , an maximum des possibles, de ne demeurer que dans les abstractions…Toujours plus de chairs du réel !!!

 

…pigeons donc les pigeons

         y a-t-il mieux que l’oiseau pour aérer tout l’aérien ?

         ET MAINTENANT NE RESTERAIT QUE LE VOLATIL VOLATIL

         l’oison du poison s’évapore

         tu vois le venin est soudain trouvé bien bénin ou lénin

         le félin immédiatement sous vélin

         le fauve étant après tout une fauvette

         le lion c’est l’ion de quelque chose tout de même

         et lions par millions

         alors pourquoi le seul primat du primate ?

         oui pourquoi de pourquoi le seul primat du primate ? Lui seul prime, est primeur aussi frais que premier ? Le primate ne peut plus rester insulte vu son primat !!!

 

Tous les animaux sont animés mais de quoi, par quoi, par quoi ?

Il est simplement sûr que nous allons tous être animés ; très animés, oui de ce qui les anima; et que seul est gourou le kangourou !

 

Lorsque, enfin, Alumi tourna la dernière page, une toux chuintante vrombit doucement : “Dernier exemplaire du Palbum ! veuillez en prendre soin !”.

A cet instant l’aimant attira et retira le livre, le replaça, méticuleusement, dans son écrin protecteur. Qu’est ce donc qui t’ob-nubile ?

…Alumi lut Rémi, pour leur premier vol nubile ils furent volubiles !

 

Les prédateurs sont les pré-dateurs. Avant la datation et de quoi ?

 

Ce terme prédétermine-t-il les dates ? Prédateurs qui date avant oui l’évènement ?

 

Mais pré-dateurs un danger prédit ? Où se trouverait-il ? Enfoui dans l'ouïe, vu dans la voix, embouqué dans les bouquins- plus simplement à se languir dans le langage qui en serait le gage, toute la gageure ?

- mais alors, suivant cette datation, nous aurions perdu tout notre passé.

- pourquoi donc ?

- nous devisions de visions.

- mais encore ?

- maintenant nous allons deviser de viser- et juste !

 

Quel que soit l’angle de visée, les mots auraient donc un sens qui nous échapperait, et il nous faudrait, comme fouiller, retourner, débusquer, visiter, creuser, enquêter, se mettre en quête ou conquête de chaque mot, dans chaque mot. En lieu de cela, incroyable ! une fois de mieux, nous tournerions carrément le dos à ce qui nous sortirait de nos canevas cadenas. Le langage cherche sa propre solution en lui-même. C’est donc dans une attitude totalement différente par rapport à lui que nous la trouverons. Plus de platitude des attitudes, ça ne prend plus !

 

D’espoir, Alumi lève les cils. Le Palbum rutile, utile de toutes ses vitres fumées. Le gardien aurait même précisé en aparté à Rémi :

…« anti-fumisteries ! pour ceux quiiiiiii ... »

 

Les ouvrages rutilaient à l’ombre apaisante. Ouvrages ouvrant quoi d’ailleurs ? Ouvrages ? Ceux que l’on veut, à toute force, ouvrir. Furetant furieusement, Rémi découvrit l’oiseau rare, sous le titre “Ne pas planter les plantes !”.

 

Ah, clore par la flore pour éclore ! débitait la première ligne déjà fière de sa lignée. Ne pas planter là les plantes ? Mais alors, là, comme la flore n’existe qu’en tant qu’on la dé-flore, sûr qu’il va être difficile d’en saisir toute l’essence. Déflorée déplorée ! Faudra peut être se faire une fleur en choisissant plutôt un langage fleuri.

 

Les plantes poussent. Quoi donc ? A première vue, plantes et arbres semblent pousser le ciel. Ou bien pousser vers le ciel. Mais qu’est-ce qui pousserait donc les plantes à pousser ? Quelle est cette force qui pousse la fleur dans sa verdeur ? Qui dévaste les racines des arbres ? Qui fasse que plantes et arbres puissent croître et se développer indéfiniment ?

 

A la différence des animaux animés, toujours en mouvement, la flore semble vibrée par une force. Qui la force à quoi ? Ou autrement dit comment serait apparue cette force expansive ?

 

Un être microscopique invente la chlorophylle (eau + lumière) et devient l’algue ; puis, une société d’algues pluricellulaires pousse la mousse qui invente une tige minuscule, mais, molle, lui permet, tout de même, de se dresser au dessus du sol ; ensuite, la fougère lignine se crée un squelette de bois rigide, avec double système de canalisations, pour faire descendre les sucres, et aspirer sels et substances minéraux du sol. Jean-Marie Pelt nous a très bien introduits à tout cela. Maiiiis !

 

Le plan des plantes ? Celui qui va arborer l’arbre, d’abord feuillu et pluraliste, ce qui va animer l’animal, puis fleuri, ce qui va animer les salons pour finir. Les fleurs grandissant, se produisent et reproduisent par les oiseaux, insectes, animés par le mouvement de leur danse sexuelle. C’est que les fleurs se parent et se parfument, c’est à dire s’animalisent pour trouver la boucle. Et nous la boucler ? Ensuite, le legs des légumes ou le bruit des fruits. Tout ce qui fait que nous soyons si bien dans nos assiettes !

 

Le plan des plantes ? Un plan a toujours été, autant un projet, qu’une carte dé-scriptive. Alors !

                  

LA PLANTE SEMBLE S’ACCROCHER FERMEMENT à LA TERRE, bien la tenir entre ses serres, palpant soigneusement l’espace, tout en secouant sa crinière de feuilles. Et semble ne vouloir jamais s’arrêter dans ses avances. Si trop toujours en avance !

 

                   FORCE qui s’anime.

        

Incroyable ! oui oui les plantes fabriquent leur nourriture elles-mêmes ! dans une danse qui aspire l’eau du sol et transforme la lumière en sucre; arabesque qui semble joindre deux sphères tournantes, entre elles.

         La plante, l’arbre, sont eux-mêmes, et, les reflets d’eux-mêmes - sphère complète ! La demi-sphère, occupée par les racines dans le sol, figure le reflet - la tige ou le tronc – puis, la demi-sphère supérieure, arrondissant les branches et feuilles qui veulent toujours escalader plus haut, vers les cieux. Un élan irrépressible puisant les précieuses substances du sol, pour rejeter le si précieux oxygène. Vraiment cette manière de se nourrir nous est d’abondance ! Géométrie circulaire et atmosphérique, le végétal est presque autonome, auto-suffisant, à la différence de l’animal, dont nous, chaine continue qui a besoin de chacun se nourrissant de l’autre, l’autre ... ETC

 

                   FORCE qui anime.

         La production de la reproduction ressemble plutôt à un trajet. Le trajet   à un jet. De spores sporadiques. La graine de pollen se projette dans le projet disséminé au vent de germer. Partout milliards de pollens accrochés dans l’air. Mourir pour se reproduire. Germer en terre. Ici, aidé par ses graines ailées, le cône expulsé germe en conifère. Plus loin, des graines avec parachutes, atterrissent, après un voyage carrément sous notre nez. Là-bas, sous l’eau, chaque polype de corail, attendant le nouvel appel annuel de la lune, jaillit soudain dans un accouchement explosif, dont les flocons vivants MONTENT vers le ciel. Partout, oui partout, et ailleurs, la multiplication des splendeurs. Ici même s’offrent de luxueuses fleurs frottis, tendant leurs hectares de nectars, à qui vient y goûter, apollon de pollen, et l’emporte pour ensoleiller l’autre si offerte fleur.

 

         En tous lieux, cette poudre jaune, poudre d’or, vole, plane, arabesque          sarabande, danse somptueusement, juste pour s’unir à la femelle, par dissémination (et non insémination) dans le carpelle, s’estaminant sur   l’étamine, jusqu’à s’attabler à la partie tumescente, dure de la fleur : évidement, le sexe femelle, le stigmate gluant. Le monde vert est à l’envers ! La partie faible, sans force, sinon celle de toute la Nature, est          le pollen, mâle, tandis que la partie dure, gluante, étrangement femelle, sera dénommée le stigmate : serait-ce pour nous stigmatiser ?

 

         Entrevoyons, tout de même, que les plantes prennent l’air, la Nature toute entière, les autres vivants, exactement comme vagins figuratifs ! eh oui ! transporteurs de leur semence -. Pas de plaisir, sinon pour l’imagination, qui se devrait d’être tellement plus fertile devant ces prodigues prodiges !

 

Aussi, ce train à vapeur, qui fonce, projetant ses brindilles de braise dans l’air, ressemble tant au pollen - toutes nos voies de communication sont comme le pollen à la recherche de la fleur -le pollen suspendu des mots, partout, ne s’en distinguant guère, au point quelle pourrait bien être sa fleur ?

L’organe sexuel animal n’assouvit que de façon bien piètre la parole.

Pas la verbeuse flore qui aurait même eu, parait-il, oui la flore sa florence !

Bref, la fleur diffuse le pollen comme une radio radieuse !

Le programme ? La pensée plus le son donne le mot goûté qui peut s’ouvrir comme un fruit, en siruper tout le nectar, la pulpe, jusqu’au noyau infracassable de nuit.

 

          LE COTÉ FRUIT des mots ?

         Qu’il soit décortiqué, épluché, écossé, de ses préfixes et suffixes, il reste, évidement sa vraie “racine” ? D’autant plus, que, tel l’arbre, il en garde la mémoire dans son cœur avec, autour, les cernes annuels de croissance. 

         Pour mieux en affûter le souvenir, l’arbre nous offre son papier, et sur d’autres feuilles que les siennes, nous ne pouvons plus l’oublier.

          

         Oui oublier que la plus farouche fixité, celle du végétal, met véritablement en animation tous les grains de l’air, de la terre, plumes et poils  d’animaux, tout mis en branle par l’immobile définitif !

          Faut pas pousser ! les pousses te poussent, pour se tordre au rythme des changements de temps, vents et marées, pour obéir aux saisons et au ciel, bref pour danser le dessin de l’univers, visualiser la cadence de l’univers - et tu n’aurais rien à ajouter ? La végétation arbore les rythmes de l’accouchement de la vie, exhibe ses organes de  reproduction à l’air libre, hors de nos coquettes coquilles ! Alors éclore pour ne pas clore ? Ou pondre pour ne pas répondre ? Faut choisir !

 

          Mais le plan des plantes ? Chaque mois conserve son propre son, les mois sonnent lorsque l’on moissonne, esquivant comme un “résonateur sphérique”, ré-introduisant tout le son dans la flore. Le monde vert est-il complètement à l’envers ? C’est que tous ses médicaments et drogues persistent à nous remettre à l’endroit ! De tous nos miasmes animaux ? Ne pas se planter ? Redisons : chaque moi, toi, moi, eux, nous, vous, a son propre son qui sonne, qui sonne allons-nous vers ce qui moissonne chaque moi qui sonne ? Mais qui serait donc le moi sonneur ? Vois, le liquide liquide, mais quoi ? Le métal m’étale de quoi alors? Les solides si solidaires de quoi ? Sommes-nous juste de la viande ? Sommes-nous des proies ? Mais qui en serait le moi sonneur ?

        

Il ne serait donc plus vrai que les principaux instruments de musique viennent du bois ?

 

- Bois-tu le bois ?

- Lorsque tu braconnes !

- Ce ne t’est pas demandé, mais bois-tu le bois son - son du bois ?

 

Nous allons donc pouvoir annuler le paradoxe de l’origine étymologique de “végéter”, vegetare, croître, vegetus, vivant, puisqu’un jour nous crûmes (croire, croître ), aujourd’hui nous reconnaissons totalement notre dette au végétal. Des spores, des pores, jusqu’au tronc avec l’écorce toute cérébrale, puis de la plante des pieds jusqu’à la fleur de peau, de partout nous refleurissons.

 

         Pour ne plus jamais entendre des plantes les plaintes !

 

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

 (à suivre)

 

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre",  onglet 2 "La star des stars", "L'ardeur sociale" et "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques, et  Rien de plus solide que le solidaire , sinon,  onglet 4  "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou, encore "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 400 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

Publié dans sciences

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