The afunfairs are the afunfairs (3

Publié le par imagiter.over-blog.com

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En français ce pourrait être « Nul n’est nul » – avec en sous titre - ou bien les mots seraient les meilleurs guides du réel – l’idée est de faire, sur 120 pages, une suite de sketches ininterrompus, avec une intrigue, des personnages brossés très drossés, et des chapitres, dont effectivement le premier :..afin de produire un « concentré » de mors que chacun-e peut (ou non) diluer , afin d’éviter , an maximum des possibles, de ne demeurer que dans les abstractions…Toujours plus de chairs du réel !!!

 (3)

 

Le Livre murmura à peine lorsque lʼaimant le reposa dans lʼécrin précieux du Palbum.

En plein vol nuptial, Alumi et Rémi semblaient tout mélanger (…) Aussi, depuis ce jour, dans tout arbre dont je mʼarbre, fut inscrit sur le marbre définitif, que la sève sʼève elle-même, qu’elle demeure la solution dʼelle—même…juste pour signaler de réfléchir à la force des verbes et pronoms réfléchis dont lʼaction toujours revient sur le sujet de la proposition.

Toujours besoin d’un exemple ?

Ce sera « Je mʼennuie - je ennuie mʼ- je qui ennuie mʼ, un complet circuit fermé, un point cʼest tout ! Même si cʼest dans la vie quotidienne, ceci atteint sommets d’ontologie !!!.

 

A PLANTER TOUT LE PLANTUREUX DE LʼEVE ANGELIQUE QUI SʼEVE elle-même puis sʼévapore de toutes les pores dʼEve déviée, trouverons-nous la sève ? 

 

Fort heureusement, un nouvel ouvrage ôta la réponse à cette grave question. Gravant, très brusquement, “Matière et Manière” en leurs joyeux yeux. 

 

-La Nature naturellement est naturelle !

- mais cʼest tout naturel ! 

Tautologie parfaite qui ne peut rien expliquer, bon la Nature est bien elle- même, cʼest à dire naturelle, cʼest son essence, son innéité, qui sʼexpriment dʼune façon toute naturelle. Quelle force de la nature - quelle faiblesse de la non nature !!! 

 

- Tous les goûts sont dans la nature.

- Cʼest pour cela quʼil nʼy en a plus aucun en ville ! 

 

La Nature transparaît, alors, comme ce qui nʼest pas la ville, les constructions humaines, tout ce qui est signalé comme perdu, mais pour qui ? Cʼest quʼelle nous en veut si on n’en veut pas ! La Nature, un donné non un construit ! 

 

Ou, plutôt, lʼutilisation de la Nature comme ensemble de tout ce qui existe, des choses créées, chute toujours sur la question : mais par qui ? Avec ses lois, forces, phénomènes, tous naturels; cette utilisation outrancière et toujours plus barbare de la Nature ne permet aucune explication. Sinon le spectacle que la Nature nous décrit comme une extériorisation visuelle, la concrétisation exacte de la danse sexuelle par les végétaux et de la danse de la nourriture par les animaux - lʼextraversion de cette version, rien dʼintériorisé, de caché, dʼintrospectif, tout est là, simplement perdu dans la diversité, le foisonnement infini de ses apparences, quʼil semble impensable, donc impensé, de résumer. 

 

- Une danse somptueuse et cruelle car la Nature est elle bien crue, elle ! - Et pas la culture, tu vois ! Une rature par rapport à nature, infinie réalité physique existant indépendamment de lʼhomme, par opposition à culture peut être ? 

 

Et commença un culte de la culture qui se voulait, confusément, inexprimablement, indiciblement, à transgresser la nature, cette chape de « voyou mental » écrit sur l’original “la nature” ? Nécessité. Ecrite sur l’original “chappe” à qui rien n’échappe ? 

 

Mais dʼoù pouvait surgir ce culte de culture, sinon du seul matériau quʼelle connaisse : la Nature ? Aussi la minait-on, se déguisait-on de ses parures, se lovait-on impudiquement dans son giron, à la Nature ! Cette Nature qui sʼillustre, bientôt illustre, dans sa faune et sa flore, distance ou lisière, à immédiatement franchir ? Les animaux nous montrent à bouger, les plantes à parler.

- Bouge la bougie et parle alors par le fait même de lʼoser.

 

Lʼenvers de toute chose se dit en vers

Le tournesol tourne le sol dans la bonne

direction que le soleil à la raison bonne.

 

La morale est orale ! Vrai, la morale serait-elle uniquement orale ? Le

culte de la culture touchait-il à lʼétincelle, qui brûlerait, quelque peu, la dite Nature, pour en avoir quelques éclaircies ou clairières, transfigurées ou transgressées selon le bon vouloir ? Quitter ces oripeaux à la seule force du poignet des mots ? Telle un pinceau de force, la Parole qui hisse vers telle ou tel - untel ?

- lʼespace, là cʼest mieux, évidemment !

 

Tout ne fut plus que parlers, ce qui était raconté tenait lieu dʼéducation, dʼinformation, de mémoire. Cette matière, toujours transformée, au long des lentes et nouvelles versions, devenait matière à réflexion, et si le sujet restait toujours, comment lʼon surpasserait lʼunivers ambiant !, la manière de le dire pointait, déjà du futur : une structure concentrée de sens difficilement repérable dans la Nature.

 

Puis, vinrent toutes les religions de Parole, avec leur si paradoxal “cʼest

dans l’original écrit écrit !”, puisque le récit récif, maintes et maintes cité et récité, demeura toujours “de Parole” ?

…longtemps, si longtemps, purement oral. La parabole, elle même, comparant la trajectoire et son lancer, restera, pour toujours, le triomphe de la Parole, avec maximum dʼeffets ! Cʼest très exactement pour cela, quʼaujourdʼhui, et ce, depuis fort longtemps, le dit Verbe ne demeure que dans lʼécrit, la Parole sʼécrit, ne se dit plus.

 

Lʼécrit devint donc le matériau que fut la nature morte (mémorial).

Comme toujours, nous mimons et copions; aussi de toutes les pistes, nous nous fîmes copistes; à avoir tant et tant cheminé, de tous nos chemins nous en fîmes des parchemins, où, par chemin, et par chemin parcouru, fut transgressé, donc traversé, cette première chappe dʼune réalité dite Chappe ou chape ?

Qui écrase ou fait amical signe ?

Malheureusement, tous ces grimoires, aujourdʼhui, sont grimés, chacun se grimant de son propre grimoire ! Comment, alors, garder les pieds sur

Terre ?

 

Le culte de la culture, comme celui du soleil, transgressant, ensuite, le sol, sʼenvole ! Lʼunivers intouchable du bout des doigts dans les cieux se devait dʼêtre touché par le doigt des mots.

 

Le culte de la culture fit ce saut, quelque soit la façon dont il retomba, il ne garda plus trace, souvenir, de ses premières sources naturelles, faune et flore, couvertes dʼun épais brouillard, plus de vision dʼensemble etc . Comme il sera dit dans les définitions sans finition des dictionnaires, où désignation égale résignation, et depuis, notre papier ne se fait plus jamais à pied ! Juste copier ! Même les pieds !

 

Cʼest très exactement pour cela que nous nous trouvons, désormais, devant le suprême paradoxe, lʼinsoluble total, le dernier sphinx :

 

Le sauvage sauve

Seul le sauvage sauve

Se sauver de sauvage

 

verbe réfléchi il se sauve et irréfléchi il sauve !

 

Comme quoi il se trouve encore que quelques uns veulent se faire naturaliser, retour à la Nature sans culture.

Dʼautres, trouvent toute leur nature dans la culture, en cultivant toujours les mêmes réponses sans questions.

Si ce nʼest pas comme cela que lʼon sʼexclame “Tout sʼéclaire !” daignez me faire don dʼune lanterne !

 

Nonobstant, la culture bientôt sans culte, ne se vit que sur ce qui apparait, parait, il parait même, dʼunique !

Car où peut être dit la vérité ou sa sévérité ? Dans la cellule où, comme le moine du patrimoine, lʼindividu seul médite la pensée universelle. La cellule.

La cellule qui serait, à la fois, la notion dʼun matériau élémentaire de lʼorganisme vivant et dʼun travail individuel et partiel subordonné. Subordonné au travail coopératif de toutes les cellules de la ruche. Telle une cruche ! Un tout fermé sur lui même. Aboutissant au tissu, tissant, infiniment, toutes ces cellules dans une activité, toujours ouverte sur la continuation, la suite, le discursif, le déroulement, l’enchainement - tel le fil du discours.

 

Il faut toujours “poursuivre”, vous avez remarqué ?

 

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

 (à suivre)

 

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos", "Remue- ménage" et "L'athéâtre",  onglet 2 "La star des stars", "L'ardeur sociale" et "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire" ou comment rendre tous les mots physiques, et  Rien de plus solide que le solidaire , sinon,  onglet 4  "Nul n'est nul", "Je ne parle plus à qui a raison" ou, encore "Assentiments aux sentiments".

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 500 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

Publié dans Croque tes crocos

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