Tous les salaires doivent partager l'austérité pas seulement les bas salaires

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Un discours plus qu'inéquitable sur les salaires, qui doivent être "bloqués", contrevient frontalement aux "règles d'or" qu'ils font semblant d'établir. Déjà sur 2 points majeurs :

1 – un tel discours ne peut être CREDIBLE que si tous les salaires et revenus se montrent identiquement "bloqués". Or seuls les (trop) bas salaires sont bloqués alors que leur impact ne peut qu'être très limité. Lors que les (beaucoup) trop hauts salaires obtiennent, chacun, l'impact de 20 000 autres. De plus parfois. Il devient alors plus qu'incohérent de ne jamais "bloquer" les seuls revenus qui ont un impact considérable sur le "coût du travail". Oui ou non ? Tout revenu de dirigeant doit, désormais, être considéré comme un "coût fort" qui augmente le "coût global du travail" et diminue donc, d'autant, la part individuelle de chacun- e. Ce coût très réel devant être pris en radicale considération. Une loi sur les revenus maximums ne peut que clarifier la folie par le haut !!!

 

2 – alors que le "blocage" des prix, les prix réglementés sont considérés comme une absurdité – nous avons ici des salaires réglementés, bloqués, très régulés. Or prix et salaires sont de même nature. Oser, comme un conseiller présidentiel, que, "comme tout le monde le sait (?), la fixation bureaucratique des prix a été condamnée par l'histoire" c'est éviter que, comme le salaire minimum "de croissance" est fixé bureaucratiquement, que de fixer certains prix éviterait toute spéculation. Et que de refuser puérilement d'établir un revenu maximal (symétrique au Smic) devient une indéfendable loufoquerie. Pourquoi ?

 

            Le même conseiller nous informe que "depuis 30 ans "on" sacrifie les classes actives, on dévalorise le travail et "on" donne tout à la spéculation et le reste" sans jamais préciser qui est ce "on" !!! Se trouver au gouvernement et ne jamais participer à l'immense spoliation des salariés paraît trop conte de fées, alors ? Un tel immense on qui échappe à l'orne des gouvernements ça fait plus que désordre, non ? Surtout lorsque l'on sait qu'au moins 95 % des "activités" (!) boursières ne sont que de la spéculation, on s'interroge pourquoi de tels esprits se soumettent si légèrement à la "loi du marché" (donc la loi de la spéculation)…Fermer les bourses pour entraves aux investissements à moyen et long terme, pour détournement de la richesse collective en une irrecevable enrichissement qu'individuel au détriment d'autrui, paraît devenir le seul acte sensé alors. Par contre "financer les bourses par l'impôt collectif" pas du tout.

 

            Et puis c'est quoi ces trop hauts salaires des (si peu) dirigeants considérés comme "des charges déductibles pour une entreprise " ? Une "charge" est un coût non ? Alors les trop hauts salaires "coûtent" bien trop à la collectivité. Qui de plus urgent que de limiter leurs impacts si "socialement destructeur" ? Qu'ils oint indexé sur le Smic, que les autres salariés reçoivent la partie qui les concerne sur cette charge non déductible en fait (c'est bien eux qui la paient en bout de chaîne !), ou loi sur les revenus maxima – il n'y a plus que l'embarras du choix pour mettre fin à la "dette". Mais pas sur le dos des pauvres. Ils n'ont rien à y voir !!!

 

Puisque quelle est votre part personnelle dans les 14 300 milliards de la dette étasunienne ? Quelle est votre taux d'utilisation des infrastructures payées par vos impôts ? Une étude a prouvé (juridiquement et économiquement) que des entreprises multinationales osent faire entrer en "plus-values" en "services ajoutés" ou en "sur qualités à compenser" l'existence proche de ces infrastructures. Tout comme les riches utilisent au maximum ces infrastructures (songez aux aéroports, ports, routes, cultures, recherches, communications, diffusions, médias, services à la personne…etc)…sans en payer sa juste quote-part. Et d'autant plus que les "scandaleuses villes privées" servent à ne pas payer d'impôts locaux tout en profitant bien des installations communes…

 

De tous ces faits flagrants, il ressort trop bien que les honteux discours sur "les profiteurs" du système se trompent carrément de cibles, en pinaillant, cruellement, sur les pauvres. Les réels et flagrants "profiteurs" du système ne sont que les trop riches. Et qu'un politique de gauche (moins déréalisé que d'autres ?) avance que "la dette vient de la fiscalité si inéquitable" (les niches pour riches!!!) puisque " seuls les pauvres paient équitablement" - voilà qui replace la "règle d'or" où elle devrait se calfeutrer (un mesquin gimmick que pour les médias!). La "règle d'or" essentielle c'est la justice fiscale. Justice fiscale = absolument aucune dette !!! L'existence antirépublicaine des "niches fiscales" (que seuls les riches utilisent massivement!) augmente, structurellement, la dette en empêchant l'équilibre par les recettes, les vraies rentrées d'argent, le recouvrement égalitaire et sensé des impôts. Les riches "coûtent" bien trop cher à la société d'où la couarde insinuation des dettes…

 

Dettes par insuffisances des recettes ? A tous les sens du terme - tout le monde peut entendre, non ?

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité", onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? etc), onglet 2.

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

 

 

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