Vers un monde où tout le monde est perdant ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

 

 

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Nombre de faits semblent converger afin de dessiner un monde où absolument tout le monde est perdant. Incapables de la moindre action collective sérieuse et unitaire ou bien complètement égarés dans des spectacles sans but ni sans fin, toujours plus sommaires et inutiles – le plus grand nombre se complait dans des impossibilités logiques, des enfantillages, des contre vérités, des germes d'actions rendues impossibles, des fuites devant le réel complet ou des raisonnements avortés. Alors qu'il faut une vraie mutation collective face à l'ampleur des problèmes qui s'accumulent toujours plus, tout le monde, dans son petit coin, semble se rétrécir à l'impuissance. Qui sait e,ncore embrasser tous les problèmes en demeurant plus grand et plus fort qu'eux ? Qui a, encore, l'esprit plein d'audaces, pour oser le courage absolu des grandes synthèses (la réalité telle quelle non telle que nous voudrions qu"elle soit.) ? Qui possède encore la hauteur de vue qui secrète les grands projets collectifs ? Avec assez de désintéressement (la stupidité inégalable  de ces individus fourmillant aveuglés par leur si minuscule profit personnel et qui, donc, "perdent", effectivement, plus des 9/10 du réel !) pour en énergétiser la concrétisation ? qui demeure encore très ambitieux pour les autres (notre définition de la fonction politique que cet être ambitieux que pour les autres et pas pour soi !!!).

 

Non ! à chaque seconde nous perdons, collectivement, la possibilité d'un grand individu, nous saccageons les pistes qui envolent les imaginations et donc les actions, nous gâchons toutes les chances restantes de l'humanité. Adam Smith disait plus que clairement que "la vraie richesse des nations'" ce sont les talents et on fait semblant de croire qu'il parlait de l'argent ("qui n'est pas du tout la richesse") pour laisser détruire tous les talents (donc le futur !)…etc une société du MENSONGE GENERALISE n'a pas d'issues. Elles s'est tellement rabaissée et dévalorisée qu'elle n'a plus les yeux à la bonne hauteur. Elle a tellement et illégalement piétiné les talents que, sauf à changer à 180 °, elle ne peut faire appel à qui ne peut que lui demander de …changer à 180° !!!

 

Allons nous parvenir à le conclusion que "toute politique ne reste que locale" (all politics is local) ? Les décideurs responsables n'auraient plus pour seul horizon idéologique et politique que les maigres limites, qui de sa circonscription, qui des médias déconnectés du réel, qui d'un parti, qui d'intrigues rétractantes dans les couloirs désertiques des institutions ou des calculs si mesquins qu'ils ne peuvent que tout faire capoter, etc ?

 

La politique supposée avoir une vision globale, générale, collective et englobante s'est entièrement déconsidérée dans des idées véridiques, au départ, qu'ils ont souillées, rendu inopérantes et inutiles. Il semble sensé d'arguer que tous ensembles tout reste possible mais si, dès les premiers pas, vous faites tout pour diviser, ce n'est pas que vous que vous serez perdant. Vous rendez toutes les collectivités perdantes puisque tout le monde vient de perdre des potentiels rhétoriques et des mots de rassemblement. Comme si l'esprit collectif voulait L'INACTIVATION DE TOUT (donc la mort collective par anomie et aboulie) ? Est-ce, ainsi, digne d'une élection au sommet que tout s'effondrât dans l'alliance ou non P.S. - centre ? Qui cela peut intéresser à part quelques politiciens ? N'est-ce pas, outrageusement, exclure (à la vue collective) tous les électeurs/trices de la réflexion collective ? Est-ce que ces manœuvres ont l'air de ne se faire qu'avec des soldats de plombs, rendant totalement incrédible qui s'affilie, en cachette, au 7 juin (le prénom) et 9 octobre (le nom!) ? Clair, que la majorité rejetant, par absentions répétées et usage de votes blancs, l'offre politique telle qu'elle existe actuellement et l'obstination irrationnelle de la minorité de cette offre d'exclure la majorité de la société de la société permet de prédire que dans les élections (si pas de changement complet des mentalités) tout le monde va être perdant. En situation de mutation systémique, ce n'est pas en s'attachant à compter les boutons des guêtres du grenadier de Napoléon, à se crisper sur des détails dépassés et surannés (genre on ne dit pas…mais on dit, ou plaintes contre de photo des algues vertes mais surtout pas contre la réalité qu"'elle reflète de la quelle je m'en fous, etc – et autres graves aliénations…). Celles et ceux qui vont se faire passer pour des gagnants ont déjà tout perdu !!! Les autres conservent une chance !!!

 

Comme si personne n'avait intériorisé, charnellisé les découvertes scientifiques et tout ce qu'elles impliquent pour la connaissance du réel ? Et nos rapports avec lui ? Les esprits synthétiques, plus que nécessaires, pluridisciplinaires, rompus à l'art de l'écoute, préférant prendre en chaque pensée on apport réel (même minime) plutôt que de jouer au "tout ou rien" idéologique ( rappelons que la Bourse fonctionne sur "le tout ou rien" si stupide globalement !). la science, vécue comme un tout corporel, nous fait vivre que l'essentiel du réel soit invisible, pas directement accessible aux sens, que des théories sont nécessaires afin de faire le pont entre ce réel si évanescent et nos corps, que le niveau d'exigence de réflexion général permet ou non à tout un chacun de vivre, à son niveau, les enjeux et apports des sciences…etc. Tout comme si la société, devenue autruche s'enfonçant la tête dans des amusements débilitants de vide et de bêtise, fuyait tellement le réel complet que des odeurs de barbaries, de régressions, de baisses de l'intelligence, d'éboulements moraux, d'augmentations parallèles des indignités, se mettaient à pulluler. Que la politique commune se fasse à la télé AVOUE (vu que la télé appartiendrait illégalement à 11 % de la sociologie des populations) que toutes les décisions politiques sont FERMEES. La société est illégalement exclue de la politique, pourquoi irait-elle voter pour valider ce putsch illégal des minorités plus qu'incompétentes d'argent ? Lorsque le journalisme n'est plus que de validation le vrai mot n'est-il pas propagande ? De retourner vers toutes ces abjections, tissées par mille petites couardises quotidiennes, n'est-il pas 10 000 plus dommageable que d'adopter une attitude puérile contre le F.N. par exemple ? Se faire tout blanc et, en face, décréter le tout noir, automatiquement plein de vilenies, de mécréances et de banditismes mentaux – n'est- ce pas fournir la réponse la plus malhonnête à tous les non- dits, à tous les enchaînements de causes et d'effets trop dissimulés. Et, donc, à terme, à rendre tout le monde perdant ? La société actuelle pourrit par le haut et il reste donc sain que la majorité se méfie, systématiquement, de tous les charabias malhonnêtes des soi- disant dirigeants…Hors de l'ornière des sommets, le meilleur choix n'est-il pas d'offrir une société équitable et qui se montre, le moindre muscle bandé afin que plus de perdant du tout. D'où rupture radicale avec une société à l'usage exclusif et illégal des seuls trop riches ?  Trop riches qui savent, pertinemment, que l'augmentation des inégalités ne peut plus durer et qui le prouvent en vivant déjà comme des perdants (se cloîtrant dans leurs "prisons volontaires" de villes privées – c'est bien se priver masochistement de vivre socialement !).

 

Comme si plus personne ne "vivait" la vraie culture. La culture vivante reste le contraire d'un spectacle, vécu comme tout extérieur, artificiel, superflu, ayant une fin et oubliable à la seconde. La culture porte toutes les solutions, les rend praticables, nourrit autant les émotions que les sentiments ou nous permet, fétu minuscule dans l'univers, d'affronter toutes les situations. Mais si la culture est assassinée par l'entertainment, qu'elle est empêchée d'aider et de guider la société – tout le monde est totalement perdant. Ce n'est pas en s'amusant débilement que nous résoudrons les problèmes.

 

Pourtant être vraiment sérieux ce n'est pas se déguiser en sérieux. Des moisis imposteurs vont-ils dévaloriser et pourrir le mot "sérieux" comme ils l'ont fait des mots "ensembles" et "possibles" ?

 

En tous domaines, le "court-termisme" à bien tué l'essentiel des meilleures facultés mentales !!! l'ennemi principal est identifié !!! ainsi que ses souteneurs !!!

 

La société est en train de se priver de ses meilleures protections. Aujourd'hui même qui aura réfléchi à l'art d'écrire, de transmettre et de concevoir des chefs d'œuvres ? Zéro ou combien ? Qui se sera préoccupé des enjeux majeurs de la science et comment les attitudes effondrées nous privent de ses hauteurs de vue ? Zéro ou combien alors ? Oui qui, en ce moment exact, se préoccupe de l'intérêt général, de comment faire afin de parvenir à amener absolument tout le monde à la dignité d'un revenu SUFFISANT et RESPECTUEUX de l'humain ? Zéro ou combien ? Qui, en cette heure, s'est, visiblement, montré désintéressé et généreux – bref, le vrai Homme ? Ce qui faisait la toute matière des grands films du passé (grands artistes, savants tissant des immensités mentales, écrivains aux prises avec la résistance des mots, nobles caractères, amoureux affectifs, grandes âmes et générosités sans limites, etc), qui en permettait les héros exemplaires – serait-il en train de disparaître (et tout le monde plus que perdant) ? Y –a-t-il encore une chanson avec de la vraie GRANDEUR de mots dedans, ça ne s'effondrerait pas, plutôt, vers le minable partagé ? Aujourd'hui même, qui aura vécu et ressenti à 100 % ce que ressentent les vrais artistes, les scientifiques exigeants ou les écrivains visionnaires ? Zéro ou combien ? Avant l'effondrement collectif par la télé c'était par centaines de milliers qu'on les comptait, pourtant, parfois des millions ? Dynamisant la société par leur beauté, enthousiasmant les débats, ensemençant le futur, faisant que beaucoup se surpassaient en s'oubliant tout simplement eux-mêmes (le côté trop sordide et minable de la force!). Impulsant de l'ardeur qui éclosait en autant d'œuvres ouvrantes. Puisqu'il y avait QUELQUE CHOSE A PARTAGER (un mouvement ça s'appelle!). L'argent sait -il faire autre chose que tout éteindre, tout achever, tout faire mourir ?  Tout le monde sait trop bien, qu'à la rentrée, il ne "paraîtra" aucun livre digne de ce nom ? Et donc tout le monde est déjà perdant.

 

La mécanicité rétrograde et barbare se montrant trop incapable de déceler les génies (et ses roues crantées les expulsant même de la visibilité par photocopillage idiot du passé) aboutit à ce que les survivants vivant, encore, aujourd'hui, le puissant vol de l'aigle de la création. Les ailes plaines du pollen des beautés vécues. Vivant la journée comme un feu ardent où les sensations s'ajoutent aux émotions, où les sentiments créent les plus grands festins que les corps puissent connaître. Oui ces êtres vivent à la seconde cet enchantement paradisiaque mais vous ne voulez pas participer à leur abondance sans limites, celle des "qualités". Là où personne jamais n'est perdant. Que les appareils d'infos soient devenus INCAPABLES de vous transmettre que des individus vivent la toute merveille, là tout de suite et si près de vous, disqualifie à jamais ces médias (ils ne connaissent plus du réel  que le côté trop sordide et minable de la force!). vous avez encore une seconde à perdre avec ces égarés creux ?

 

En paradoxale conclusion – celles et ceux qui risquent de s'en tirer le mieux seront les exclus, les rejetés, les censurés, les non diffusés. Puisque, étant hyper- entraînés aux difficultés il ne vont pas, tels les trop malades de la consommation, se prendre les pieds dans les premiers tapis. Et puis – si bien immunisés contre les poisons violents de cette société du mensonge généralisé – ils se voient très prémunis et préservés de toute cette encre de seiche très toxique que la société va, obligatoirement, balancer lorsqu'elle va sentir qu'elle s'est entièrement fourvoyée et qu'elle a gaspillé les meilleurs d'entre nous, que le sol s'effondre complètement sous elle. Juste pour du vent.

 

Le vol de l'aigle apprend à prévoir, corporellement, ce à quoi aboutissent les trajectoires du réel.  Et vous de saisir, instantanément, qui vous auriez dû suivre !!! S'il est bien trop tard pour "retrouver" son respect (vous devrez faire sans !) tout du moins, pour votre seule survie et celle de vos entourages, sachez trouver les sources prémunies d'où vient le vrai vent !!!

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos" et  "Remue- ménage",  onglet 2 "Présent !", onglet 4  "Nul n'est nul" ou, encore,  "Je ne parle plus à qui a raison".

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les  1 000 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

 

 

Publié dans sciences

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