vulgarité du regard / Plongeons dans les horreurs dites "pubs"

Publié le par imagiter.over-blog.com

 

Tout noyer dans la pub. Le gigantisme qui écrase. Faute d'argument ontologique, faute de raison essentialiste ou par manque de logique réaliste – vous vous trouvez face au mur sourdingue qui crache, en boucle: j'ai pas raison mais je prends toute la place. Je prends toute la place parce que je n'ai pas raison ; toute la place de qui pourrait montrer et démontrer que j'ai pas raison…

La vulgarité de l'image remonte à la vulgarité du cœur: que m'importe les résultats de mes prédations. Ma façon de piétiner tout le monde, sous mon "invasion" si grossière, ne me gêne pas du tout. Les troubles que j'instille ne me troublent point non plus...La "terre brûlée", où après moi plus rien ne peut repousser, m'installe dans la limpide catégorie d'une barbarie hyper active, une régression monumentale de l'Humanité – rien ne me "touche". Je suis vidée de tous sentiments, émotions ou sensibilités. Un pâle fantôme dans une armure d'une tonne. Toute ma vie aura eu lieu dans un espace artificiel empuanti de tous les mirages, faussetés, leurres, fourvoiements, chimères, faux-semblants ou illusions. Cet épais nuage n'aura jamais laissé passer la plus minuscule flèche de réalité. Je ne connais absolument rien du réel. Pour seule flagrante preuve, mon inaptitude affolée à assumer la moindre responsabilité, le moindre port corporel de dignité et de sérieux. Et pourtant, c'est bien l'histrion que je suis qui "dirige" le monde. Enfin, plus concrètement, dans la société archi BLOQUEE par ses anti- élites mêmes (trop d'egos aveugles et sourds qui passent tout "notre" temps à s'annihiler l'un(e) l'autre – cela bloque le passage à toute action réaliste, non ?) – moi, le bouffon, suis celui qui empêche toutes (tous) ceux/ celles qui sauraient diriger ce monde, de pouvoir le faire. Comme vénéneuses menottes, c'est l'hallucinée pub (qui ne connaîtra jamais rien du réel) qui leur décerne l'appellation "d'utopistes"… Tout ce qui demeure réaliste, accessible, accostable, agrippable ou saisissable sera, abouliquement, traité "d'utopie".

La vulgarité du regard aura aboutie à la vulgarité d'esprit. Comment concevoir une pub qui ne soit pas "je vire tout le monde de l'image"? Je représente le plus grand gangstérisme anti-démocratique de ce siècle et je persisterai à l'extension du domaine de la corruption. Solipsisme reste mon mot de chevet. Inhumanité ma pratique quotidienne. Insensibilité la principale aptitude citée sur mon c.v. Toute discussion ne me semble envisageable que comme un monologue absolu. Unilatéral reste mon dommage collatéral le plus connu. Ainsi, d'autres ancêtres publicistes reprochaient, farouchement, à Mao (devant les fêtes de l'innombrable où son visage était constitué de centaines de milliers de figurants- ex- citoyens:!) son"culte de la personnalité". Depuis, nous sommes submergés par tous ces "cultes de la personnalité" sans issues – qui tirent tous la civilisation vers le suicide globalisé… Entre le "star system", l'égotisme journalistique, les hallucinations solipsistes des pouvoirs, les leurres des ex- élites effondrées, les irréalismes complets des soi- disant financiers – LE REEL NE PEUT PLUS PASSER !!!  La vulgarité d'esprit aura conduit tous les regards (embastillés par la folie "par le haut"!) à ne plus rien voir de pratique. Donc de praticable…

 

Qui "pragmatique" ce "culte" (l'objet fondamental de la pub ?) ne peut guère qu'abîmer la civilisation entière, l'amoindrir,  la dégrader, la détraquer, la dégrader, la déchoir – l'anéantir par ses si inexperts attouchements…Sincèrement, qui n'aime pas vraiment peut-il, salubrement, diriger quoi que ce soit ?

 

                                                        Yes , jerrican ?

 

                            Combien si nombreux êtes vous donc à avoir, lâchement,                                       abandonné le monde entier aux forces de haine ?

 

                                                           Et... c………     **********

 

 

(à suivre)

Publié dans economie et politique

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