La vraie "histoire du rire" en 5 textes – oui, j'ai été prof de rires


 

 

l'architecture d'ensemble…

                                                                       I          

Depuis des milliers d'années, l'Inde nous devance, largement, sur les chemins du rire. C'est que, dans les villages, même les plus reculés (et cela continue aujourd'hui), les villageois se réunissent, hebdomadairement, pour…rire. N'ayant pas très accès aux médicaments, ils utilisent le rire comme remèdes. Et donc rient tous ensembles. Le très "civilisé" ne semble pas toujours là où on nous impose de le "croire" (***voir en fin de texte) …L'ingéniosité de l'Inde ne reposait sur aucun savoir médical apparent: aujourd'hui, nous savons que le rire augmente le taux de globules blancs, donc accentue les défenses immunitaires du corps. Et alors, y aurait-il nécessité de tout savoir pour "commencer" à bien faire ? En Inde, on ne le savait pas sous cette forme: hé bé! on l'appliquait quand même…Vous vous rendez compte: "tout" un village, du bébé au plus vieux, écroulé de rire, par décision communautaire…

De plus, le rire déclenche, aussi, les endorphines, ces molécules du bonheur, assez anti-dépressives. C'est que, contrairement à ce que croit le sens commun, notre cerveau ne connaît la réalité que par nos sens. Il est dans sa boîte, pas trop au courant, vous savez. Nous pouvons donc le "leurrer", si nous "admettons" que les techniques existent bien. Oh que oui! en lui faisant croire ce que nous désirons. Ce en quoi le cerveau est "magicien" de consentir à nombre de …simulations…qui se permettent de devenir si "réelles". Les amérindiens avaient, eux aussi, atteint le gai savoir où, pour nos corps, rêve ou réalité obtiennent le même impact. Depuis, nous avons donc "redécouvert" que le rêve a un impact réel, chimique et électrique, sur le corps…c'est donc que le rêve" est bien "réaliste", aussi "important" que la réalité…sauf dans l'inquiétante étrangeté du soi- disant "réalisme" à l'occidentale. Qui passe trop de temps à refuser les évidences. Cela fait, désormais, un tas si balaise qu'un esprit raffiné peut suggérer qu'ils sont plus trop "dans" la réalité…

Ces deux civilisations nous ont, de ce fait, ouvert une voie de "très grand réalisme" que bien peu daigne suivre. La majorité "se punit" de ne pas emprunter ces chemins non battus…Nous pas: "sentiers battus", quelle violence, quelle méchanceté, ils ne vous ont rien fait, pourtant, quel acharnement à nuire en vous, nous arriverions à nous méfier. Pourquoi donc battre les sentiers battus ?

Pour le rire, l'Inde semble bien du "plus haut réalisme". Plus que l'occident, sans le moindre doute. Au point que des écoles de rire ne font que suivre (sans le dire) leur exemple, au ponant, depuis si peu d'années. Mais de façon un peu trop maniérée (qui ne prête pas vraiment à rire!).

Revenons à la simplicité de l'Inde. Le rire comme remède d'auto-médication…La simplicité c'est que le rire ne dépend que d'un mécanisme au niveau du diaphragme. Ce qu'il s'agit de comprendre est lui, aussi, si simple: pour rire il suffit de faire semblant de rire. Le rire forcé, imité, affecté du départ déclenche le mécanisme effectif, et…nous rions pour de vrai. Vous simulez vous obtenez le vrai. Et plus vous aidez au déclenchement plus vous riez aisément…par la suite. C'était rouillé, vous dé-rouillez un peu, au départ. De conserver en tête le "pour réussir le rire, il faut juste faire semblant" – vous gardera intacte la faculté de rire toute votre vie. Le but de la simplicité c'est de "rire sans motif et à volonté"…Autant que vous voulez et juste par le déclenchement du mécanisme (aucune nécessité transcendante ni métaphysique, au-dessus!). Aussi simple que cela: même si vous êtes seul, même si vous vivez des circonstances infiniment tristes ou déprimantes: vous utilisez le mécanisme ou la technique du déclenchement et vous riez à chaque fois. Comme médicament, si c'est possible ! Telle une motivation qui tracte: de faire semblant de rire atteint la pleine réussite de rire de bon cœur. Le motif se trouve dans le résultat.

Cette simplicité présente dans les "autres" civilisations parvient, même, à modifier, profondément, nos méthodes de pensée…Ce n'est donc pas négligeable du tout…

                                                                       II         

 C'est que le "progrès", en Occident, manque de simplicité. Ainsi, en 1900, riions- nous, en moyenne, autour de 21 mn par jour. En l'an 2000, nous sommes passé bien – au dessous de la minute. En 2010, nous devons être à 1,8 seconde. C'est une moyenne, ce qui veut dire que si certain-e-s rient plus de 2 heures dans la journée, d'autres n'ont pas rit depuis 10 ans…ou plus. Comment de telles "inversions de progrès", de progrès à l'envers, de progressions négatives sont- elles possibles? L'amour de la réflexion s'étant perdu (voir le ****fin de page) faut toujours faire court (donc un peu faux). Une contribution comme animateur "d'atelier du rire" (méthodes plurimillénaires de l'Inde, décrites plus haut - on "déclenche" le faux rire en articulant les voyelles, immanquablement, une vous réussit et le vrai rire de se déployer! ) a permis de détecter 3 blocages typiquement occidentaux.

Ce sont, traduits en français courant:

1)))  "Si tu ris tu te moques", une chape de perversions nous est tombée dessus. Beaucoup semblent plus acharné(e)s à détruire la joie des autres qu'à construire leur propre bonheur. Donc, en cette ambiance défavorable, il devient plus facile de saisir que rire présente le danger d'être interprété de travers. Le rire qui "moquerait" peut, ainsi, obtenir des gnons & co. Vous vous privez de rire de peur de la répression des autres. C'est malin, tout le monde dans le même bain, se conduit de façon aussi irrationnelle, pleinement irréaliste, et, assez cinglée. Une fois, pour toutes,  on ne rit que pour soi…

2))) ah non! vient nous bastonner l'opinion générale. "Pour rire faut un motif". Ah bon! A ce point ? Rire n'est-il pas le motif de rire ? Que non point, il doit être extra terrestre, au minimum, nous vous concédons qu'il siégeât dans le cerveau avec ce méchant petit hargneux qui nous donne ou non l'autorisation de rire. Ah non! alors, faut que la situation soit comique, qu'il y ai un mot drôle ou quelqu'un qui fait des grimaces. D'où les "écoles de rire" qui se contorsionnent dans tous ces sens. Désolé! ce n'est que la technique du diaphragme dès que "vous l'essayez" – qui obtient des résultats. Rien d'autre. Aucun motif ne fait rire: même immergé(e) dans une situation "définie" comme comique – vous pouvez (plus ou moins facilement) vous empêcher de rire. Ce n'est donc pas la situation qui précède le rire c'est uniquement si vous vous "autorisez" à rire. Pas de blocage à l'horizon: on fait semblant ça rit !!! Vous vous rendez, aussi, compte de la situation déplorable du "sérieux" en Occident: Ne pouvons- nous pas résumer, un peu trop, que ce qui y est décrété sérieux le semble, en général, si peu ? En "série" tout ce sérieux à la chaîne !!! Clair, en tout cas, face au rire, qu'aucune réelle gravité réflexive n'existe: ils font pas le poids !!!

3 ))) "Mais si je ris on va me prendre pour un(e) malade". Vous aurez beau dire que c'est lorsque l'on ne rit pas que l'on est malade, macache. La porte de prison, derrière laquelle est séquestrée la personne, ne s'ouvrira pas…Le blocage fonctionnera tant que l'individu ne "voudra" pas comprendre la technique.

                                                                       III        

"L'avantage avec la réalité, disait Picasso, c'est qu'elle résiste". Vous pourrez bourlinguer (c'est même recommandé!) longtemps vous trouverez toujours, en occident, la pesante présence de ce qui n'est jamais dit. Le non- dit, le refoulé, le caché, le tabou – empêche tout le monde de vivre à plein. Ainsi, des gens dits "simples" se montrent incroyablement compliqués dans leur fonctionnement réel. Une bonne fois, les êtres les plus épanouis demeurent ceux qui utilisent à fond leur intelligence (il en existe 7 autres, en plus de la "scolaire"!) et qui parviennent à un fonctionnement "simple" de leur vie. Etre simple n'est pas refuser toute complexité, tout effort, toute réflexion, toute écoute des autres – comme "bons" (!) prétextes à sa roublardise trop fainéante – c'est se maintenir, tout simplement, sans cesse, du côté des solutions. Et, en conséquence, vivre franchement sa vie. Ce qui n'est pas, obligatoirement, vrai de l'individu auto- déclaré "simple" qui peut, très bien, suivre un trajet tortueux, emberlificoté, embrouillé ou tellement trop compliqué. Ainsi, maintenir les "blocages au rire" représentent tout le contraire du simple bon sens, non ?

Et, nous, voici, toujours le rire tel un champ de blé en nous, face au blocage des "blocages des rires": le mécanisme central qui verrouille l'envie de rire. Le monde à l'envers qui empêche de capter qu'il n'y a rien de plus "sérieux" que de rire à volonté et pour sa bonne santé. Donc celle des autres. Qui voudrait d'une société apaisée et vraiment efficace ne peut qu'opter pour le rire généralisé. Par décision communautaire. Et toc! Mais leurs solennités d'hypocrites ne s'effondreraient- elles pas ? Vous venez de capter "les blocages": ne vivons- nous pas une ère de "dictature des classes moyennes" ? Ainsi, sociologiquement, les médias dominants ne "représentent"-ils que 11 % de la population adulte totale. Nous n'allons pas nous étendre là dessus. Mais pointer ceci: cette dictature réelle se vérifie, chaque jour, dans le fait que celles/ceux qui "savent" vraiment sont balayés, sournoisement, des circuits de décisions. Les plus compétents, les grands synthétiseurs, les meilleurs, les plus emplis de bonté, les analystes les plus pertinents, celles et ceux qui n'ont ni la langue ni les yeux dans leurs poches, les percutants, les très joyeux (ricaner sans joie et rire de "bon" cœur participent à deux mondes opposés!), les très généreux, les brillants partageurs, etc (etc. de nombreuses lignes encore puisque, malheureusement, la liste semble complète!) – toutes et tous exclu(e)s. La médiocrité de cœur domine. Plus d'imaginations vives, plus de solutions collectives. Etc. Cette pesanteur pompeuse forme bien l'air irrespirable où rire devient toujours plus difficile, non ?

                                                                       IV

Ne rien piger à comment le rire. Puis, ensuite, à pourquoi, le rire, il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser…La (prétendue) civilisation occidentale qui s'y connaît en objets (industries, sciences), ne semble pas connaître grand chose aux humains. A leurs plus simples fonctionnements. Et à leurs besoins fondamentaux: le rire demeurant un besoin indispensable, toute précaution - sans principe - eût, alors, été de se renseigner sur les "meilleures" techniques, non ? Patatrac! Boumbadaboum! L'occident semble très arriéré au point de vue civilisationnel. Il ne lui reste qu'à se mettre, sans faute et dans les plus brefs délais, à l'écoute et en posture de vigilance, par rapport aux autres civilisations…De quoi rire, finement, pendant très très longtemps. Ne voici pas que nous sommes en présence d'une civilisation auto- proclamée "supérieure". Nous auditionnions super rieur, nous n'avons, en réalité, entendu aucun rire!!! Est- ce parce que l'étymologie superus n'offre que "qui est en haut" ? Eh bien! si t'es haut, ris !!!

 

(à suivre)

 

(****) par rapport aux si pesants et pompeux matons des médias, il est "interdit" de dire que ce seraient des "arriérés": cet article vient, d'abondamment, le prouver. Sur l'essentiel ils pigent que couic! Hého, triple buse (pas encore interdit!) voir n'est pas savoir! T'as vu, m'as-tu-vu, c'est pas pour cela que t'as pigé quoique ce soit. Tu es un poids mort, nous devons te traîner, arrête donc de (faire) gober que tu aurais le droit de "mener" quoi que ce soit. Une nouvelle image vient de "chasser" ta brève lueur d'intelligence. "Interdit", idem, de dire "ahuris": devant les fantastiques "histoires du rire", c'est plutôt leur tronche, non ? Pourquoi ne pas le dire alors ? Etc.

 

(à suivre – mais pas à la lettre…)

 

 

Les limites du rire (3)

                                                                       I          

Les aventuriers de l'extrême ont expérimenté, qu'après les limites communes de la survie, il puisse exister encore jusqu'à deux autres limites. Dont il n'est parlé nulle part, sauf dans leurs témoignages, pour qui sait déduire de telles conclusions du faisceau de faits présentés. Pour les plus entraînés, ceux qui fonctionnent à la volonté, les plus acharnés à vivre, etc – en eux, se trouve ce dépassement des limites habituelles. En ce qui concerne le rire, même scénario: derrière le rire connu se trouve un rire plus "sauvage". Non vraiment répertorié. Un de mes amis m'a fait découvrir les Ardennes belges profondes. Une forêt touffue où vous avez moins de 0,5 habitant au km ². Dans ce décor préhistorique, des circonstances m'ont fait expérimenter "le chevaucher le rire". Un rire qui galope et monte toujours plus haut, plus haut, plus haut – en son arc tendu. Vous hisse jusqu'à lui. C'est comme si les mandibules de la gorge s'articulaient plus ouvertement, comme si vous preniez appui sur le dernier accord son- respiration pour vous escalader vous- même, comme si tout le corps s'ouvrait jusqu'au "hara", juste au dessous du nombril. Et que votre organisme entier se mette à, complètement, se déplier dans l'univers. Ce rire vous transporte dans l'immense. Un cheval qui se cabre sous vous, de la taille d'un tronc de feu. Une rivière d'énergie qui accumule tout votre corps dans un rush de force inaccoutumé. Vous participez, alors, d'un "savoir" sans beaucoup de consistance mentale apparente: votre rire "sauvage "représente un sens supplémentaire, une palpation puissante de votre environnement. Vous "savez" que ce rire vous fait franchir des distances inouïes, toujours appuyé sur la solidité de sa montée en cavalcades. Tous vos nerfs gainés de son guttural bond, vous vous sentez tellement plus grand que vos habitudes ne vous en avaient familiarisé: libéré de l'air! Le son produit ? Sans doute les notes bleues des voyelles avec bien du rauque dedans. Une course avec/ après la respiration: comme si tout l'intérieur du corps s'étendait tout à l'extérieur. Comme à chaque fois qu'il vous arrive de l'extraordinaire, vous vous tapez sur l'épaule et vous questionnez: n'est- ce pas de l'imagination, un double bang du supersonique de vos pensées, un délire d'électricité…etc Ce check up bien effectué, vous admettez que la sensation laboure, intensément, tout le corps et le porte bien (par l'énergie mise en cause!) à une de nos dimensions latentes les plus hautes…La durée fut longue comme une amoureuse communication musclée avec tout l'univers. Ce rire de l'extrême vous marque à vie !!! Guère de témoignage classé, nos archives en sont toutes dépourvues (où ont-elles donc la tête ?): pourquoi qui "sait" demeure si peu écouté dans un m'as-tu-vu social, burlesquement, si peu fécond ?

Pour le mieux situer, "ce rire sauvage", il se place bien au-dessus de ces crises de "sages" rires qui vous ont massé merveilleusement tout l'intérieur, qui semblent distiller, en vous, un repas bien consistant (puisque vous en êtes repus) et vous plongent, délicieusement, dans un sommeil s'enfonçant dans le toujours plus moelleux. Très réparateur. Le rire y représente bien une force qui vous ouvre à un bien être total. "Le rire sauvage" tel un gigantesque accumulateur d'énergies ? Le repos était contenu dedans: céans, plus besoin de sommeil "réparateur" du tout. Vous en êtes déjà trop revigoré(e). Et, ici, sans modèle préalable, la présence d'un péril permanent (que le souffle poussé à bout s'enroue !) vous contraint à la vigilance maxima…Un bien afin de conter le phénomène…

Afin de compléter  ces expériences "d'aventuriers du rire" nous offrons ce souvenir d'enfance, autour de 8 ans. C'était la lecture de mon premier Astérix (plus, sans doute, d'autres circonstances) – je fus embarqué dans un rire inextinguible. Cela a dû durer 10 mn ou plus. Je ne parvenais plus à m'arrêter de rire: je sentais comme le souffle du coureur qui entre dans le piston de lui-même. Puis, la crainte m'a, peu à peu, envahi: je me voyais mourir faute d'arrêter la machinerie. Dans cet état, vous ne pouvez demeurer assis. C'est donc à terre que je me roulais espaçant mon souffle de plaintes " j'veux m'arrêter, j'veux m'arrêter, s'il vous plait, arrêtez moi! stoppez - moi! ". Temps qui m'a semblé durer infiniment. Je scandai de la main, tapai du pied, les larmes roulant des yeux. Ensuite, mon souvenir me laisse un blanc: ce rire a bien s'immobiliser, mais impossible de revisualiser la scène ou s'arrête la locomotive!!! Depuis ce jour, deux faits m'ont marqué au fer rouge: je sais que l'on peut mourir de rire, le souffle bu par les pistons stomacaux. Mais qu'il existe bien deux catégories de personnes: celles qui décrivent, nomment, étiquettent, classifient – péremptoires et monologuantes – les expériences que d'autres ont vécu. Malheureusement, ils dominent dans cette société: d'où l'inhumanité de celle- ci. Et qui vit réellement l'expérience mais s'en voit dessaisi, volé d'interprétation, voire accusé de tous les maux (détourner l'attention). Empêché de partage. C'est pour cela que si vous trouviez de réelles "recettes de vie" dans l'hypocrisie sociale – veuillez nous en faire un peu part  !!!

Nous rangeons ces deux rires de pionniers dans les "rires existentiels": là, où tout n'est qu'authenticité, où les "autorités" imméritées se voient toutes balayées : où vous vivez votre vie en direct. Et plus personne ne peut vous enlever le trésor que vous a confié l'univers. Dans cette optique, l'argument du "Nom de la rose": les pouvoirs ont atrocement peur du rire – prend tout son sens.

                                                                       II         

Vous venez de découvrir une catégorie de la population que l'on vous cache soigneusement: ils existent ces "aventuriers du rire". Qui ont ouvert en eux le gigantesque espace de libertés que semble être leur rire. Une sonde toujours en avant d'eux. Eux seuls, aussi, ont expérimenté les limites sociales du rire…Nous ne vous offrons que deux anecdotes dans le but avoué d'exciter vos imaginations plus que de vous faire un cours magistral.

J'ai vécu dans la chair que votre propre rire peut vous mettre en grand danger. Afin de vivre plus près du "théâtre de rue", je construis des "sketches" que j'essaie en situations réelles. La vraie expérience se fait toujours en direct avec vous comme principal cobaye. L'histoire est courte et le gouffre entre les conséquences et l'innocence des intentions (apporter de l'émancipation aux cerveaux!) semble si édifiante – que nous allons tout vous en dire.

"Le directeur des consciences (eh oui! ils existent afin de nous protéger de tout virus mental!) courait dans les rues. Partout. Criant: "le sauveur est de retour! le sauveur est de retour!". Et tout le monde de se sauver…Moralité: il n'y a pas besoin de sauveur pour se sauver !!!" Il devait y avoir 30 personnes ou un peu plus. Nous les avions cru modernes, libérées ou rationnelles. Pourtant je reçus une avalanche incongrue de bois vert: ne respecte plus rien, scandaleux, blasphème, répugnant, jetez-le,  ignoble, insensé, salopard…avec menaces physiques à l'appui. Le corps désormais "marqué" que le rire peut être infiniment "politique". Découvreur infaillible des tabous et de ce "qu'il faut absolument planquer"…Aussi perturbateur que Diogène puisque "le rire tue les pouvoirs". Oui, mais le rire qui sait placer ses flèches dans le carquois de toujours plus de connaissances et toujours plus d'intelligences. Le rire, tel un raccourcisseur des délais d'apprentissages, vous met de plein pied là où "ça se passe"…le fond des débats bien dissimulés…

De nombreuses autres aventures étoffent cette "façon de savoir et d'apprendre" mais il faut, plutôt, les ranger dans le rire qui vous met en danger. Par exemple, à un autre    "sketch", nous avions senti le vent de la bête collective pointer son mufle qui croit tout savoir et vous écrase, illégitimement, si vous n'avez pas le "bon profil"…J'avais juste scandé "vous vous mariez eh bien! marrez- vous maintenant !!!"…Salut les dégâts…

Un tel rire vous fait sentir, au millimètre près, comment fonctionne réellement la société. Vous font deviner où se trouvent les "espaces de liberté" et vous "distancient" bien devant toutes les mascarades collectives: vous voyez les choses telles qu'elles sont ! Incroyable mais vrai: le rire appartient bien à l'école de la vérité et de la sincérité irréductible !!! Vous voulez demeurer "réalistes" et rationnels, apprenez- donc à rire à donf…

                                                                       III

Le rire ne paraît avoir aucune autre limite que celles que nos si peu raisonnables peurs imposent. Rire cosmique immense, il déploie tout le corps tout en demeurant un complet mystère. Social, il vous déboutonne toutes les portes que la majorité se claque à son propre nez. Mais pourquoi ? C'est qu'au lieu d'attendre que le rire "extérieur" (professionnel, concocté, marqué, conventionnalisé, séquestré, creux, "etc) ne vous tombe dessus – les "aventuriers du rire" prennent le maximum de risques (donc de prudences, en fait!) pour expérimenter le non artificiel. Ainsi, fûmes nous une troupe qui aimaient "inventer" sans cesse. De ces "bandes" que "l'esprit télé" semble avoir éteintes…

Comme d'habitude, afin de ne pas vitrifier le futur par ce que nous avons déjà fait, nous ne vous dédions que deux anecdotes. Ainsi, même si vous refaites nos "plans", ce n'est pas grave, la propriété n'est plus ce que nous croyions: le principe c'est, plutôt, d'inventer partout et concrètement…Notre "garantie" c'est que, parvenus à ces limites, les masques sociaux ne peuvent plus leurrer: Les êtres vraiment courageux, pionniers ou aventuriers sont bien moins nombreux que qui "fait jouer ses relations afin de cacher au plus grand nombre ces êtres flamboyants". Quel gluant paternalisme, comment accepter qu'ils décident, pour tous, de ce que nous devons voir, lire, aimer (et le revers les"ordres" qui ne pas voir, lire ou avoir le droit de détester…)? Comment de tels esprits préhistoriques peuvent- ils encore dominer ? Vrai, exit , you too?

"Inventer" la scène comique c'est user de tout son savoir existentiel. Il faut que chacun-e soit respecté et rendu(e) à la danse de sa beauté intérieure. Vous créez une merveille autour d'eux, vous ne voulez pas, fondamentalement, les agresser. Ainsi, ça date du temps où vous aviez des "compartiments" dans les trains et la pêche de celui qui vous kiffe le plus. J'ai expérimenté, là, ma "période total pince sans rire". Me voici à l'entrée du compartiment, face à 3 ou 4 personnes, avec un naturel très sérieux et respectueux, articulant "J'espère que la fumée ne vous empêche pas de tousser"…Evidemment, vous récoltez des "non, non! vous pouvez fumer!". Le nectar de la scène provient du "savoir" caché dedans. Immanquablement, quelques secondes après, certain(e)s pigent l'anomalie. C'est dans la géométrie des regards échangés que vous captez que si vous voulez "comprendre" les autres ce n'est pas dans leur fiche anthropométrique que vous "saurez". Et tous ces gens, matons de la société, guichetiers des vocables, flicards de votre spontanéité, etc,  qui vous violent de "votre age, profession, adresse, etc" (comme si un vrai être "humain" est défini par "ça", ce si peu ?) – et, vous côtoieront 1 000 ans sans jamais rien "savoir" de vous…Le rire (avec noyaux de tendresse et de curiosité des autres) appartient au vrai savoir. Son exigence de vérité reste insatiable, l'amour des autres qui y demeure lové, aussi. Un des meilleurs guides d'une vie d'aventures c'est donc le rire…

La seconde grande possibilité, contenue dans le rire, c'est la palpation sensuelle des pièges sociétaux dans lesquels se débattent les autres, ces invisibles mentaux qui les changent en marionnettes de leur propre vie, ces contraintes de comportements qui leur font, trop souvent, trahir le meilleur d'eux-mêmes pour…du néant de pubs. Oui, le rire vous fait "deviner", avoir des intuitions, des images et des sensations fortes. Ainsi, assez récemment, j'avais fait tomber un dossier par terre. Une femme belle m'aida à ramasser et une intuition me poussa à "inventer" la scène suivante. Les premiers merçis, o merci beaucoup, très mercis obtinrent un grand sourire. Puis les " vous êtes trop gentille ; vraiment merci", l'épanouissement complet du visage. Vous avez compris que j'additionnai les mercis sur tous les tons et mimiques, obligeant à la toute spontanéité. Arriva l'apex de l'inversion, le sommet du bien être langagier. Ensuite, le visage de commencer de se crisper, de plus en plus, jusqu'au très sec "ce n'est pas la peine de me remercier" qui tue net le "goût" des mercis, et le pivotement abrupt des talons. Le savoir de cette scène c'est le déroulement des sensations et émotions intenses et diversifiées qui escortent le renversement de situation. C'est pour cela qu'il faut beaucoup d'attentions et de tendresses pour les personnes "impliquées" sinon la finesse percevrait le "coup monté", que nous ne vivrions pas le même scénario. Vous êtes là afin d'accompagner la personne à travers tout le possible qui demeure, dans chacun-e, à sa portée. Dans notre société de plus en plu étriquée, étroite et sans beaucoup de possibilités restantes – comment se débattre dans une scène qui vous est toute imposée, combien de "gestes" restent encore à votre portée - cela appartient carrément à l'art de la survie…Si après cela, le rire n'appartient pas à toutes les santés ???

Afin de conserver le contrôle minima de nos vies, plus d'autres solutions que de tenter les situations d'absences de tous contrôles. Si vous savez surfer sur vos rires, vous obtenez la "connaissance" préalable de la vague qui pourrait vous submerger…

Et le constat hébété que, dans notre anti-civilisation, l'essentiel n'est plus jamais enseigné, appris, transmis, donné... Qui pourrait vous apprendre à rire avec autant d'impacts et de retours d'informations? Qui ? L'exercice ne semble-t-il pas nettement plus difficile que tant de starifications surfaites ? Oui, allons nous disparaître parce que qui "sait" est partout "interdit" par des êtres profondément immatures qui empêchent que l'Evolution se remette à pétrir et brasser notre "corps" social. Le muscle du rire paraît de taille à les démasquer, non ?

Entre qui vit les expériences en direct et qui les détourne (sans les vivre!) pour en faire un étalage spectaculaire (mais que nul ne peut, alors,  vivre!) – qui vous mettez- vous à apprécier ? Le fait que l'immensité thérapeutique et active du rire (qui serait si salutaire à notre civilisation actuelle) n'appartienne pas aux préoccupations des ex-élites (citez-en un seul écrit "solide" sur le vaste sujet !) - cela les discréditerait plutôt elles ou les "aventuriers du rire" ???

 

( à suivre)

 

histoires de rires (4)

 

Rire de bon cœur 

 

                                                                        I

Rire de bon cœur: les mots ne nous cachent jamais rien. C'est nous qui ne trouvons pas l'humilité de les entendre tels qu'en eux-mêmes. Et nous nous privons, pour la plupart d'entre nous, de leurs merveilles. Rire de bon cœur: le seul rire authentique, qui nous apporte un bien être complet, une réelle bonne santé et un sincère état de bonheur. Tout le cœur y est et, en général, on ne peut rien lui cacher. D'où la mécompréhension autour des "comiques sociétalement autorisés" qui portent plus le ricanement que le rire. Abonnés à ne se moquer que des plus faibles, à ceux qui ne peuvent ni se répondre ni se défendre – rien n'est sain dans cette dérision…dérisoire.

Pourtant, la majorité des individus classe cette prédation "légale" sous l'étiquette "rire". Premier gigantesque mensonge (amplement relayé par les médias toujours plus "ignorants" de tout !). Le rire ne raille ni ne moque, il ne forme pas de projectile sous espèces de lazzis ou de quolibets. Le rire n'est pas dirigé contre les autres. Mais trouve son destinataire dans soi-même. On rit pour soi, hé con ! C'est une des sources du bien être par le fait que tout s'y passe "naturellement". Naturel que ce cœur en expansion, soulevé de joie et qui désire s'agrandir toujours plus. Jusqu'à serrer le monde entier dans ses bras. Ce mouvement de dilatation provoque le bien sentir de tout le corps, de la respiration à la digestion, dans une rotondité d'épanouissement. Qui ressemble tant à la paix. Un gigantesque oui à tout l'univers.

Tandis que, tout à l'inverse, le corps du ricaneur se montre très rétracté, comme s'il était la couverte pliée en 4 de lui-même. Ne profilant pas les 360 ° de la paix mais juste la pointe blessante à 30- 45 °. Ne pouvant masquer son appétence à  désobliger, offenser, outrager ou encore injurier – il ne peut obtenir que des chimies corporelles gâtées, détériorées, de mauvais goûts. Digestions aigres et souffles avariés. Le corps n'y respire pas bien et ne peut diffuser le "souffle de ses esclaffements" dans ses moindres recoins. Rien en lui ne s'y déplie mais se retire, s'enfuit, tout griffé de ses méfiances…Vouloir, de la sorte, nuire aux autres de par le rire – se montre aussi crétin que de s'empêcher de respirer afin de scruter la respiration des autres. Un gâchis et une perte de temps complète: les occidentaux sauront- ils un jour devenir "réalistes" ? En toutes choses, pour le moment, nous ne les voyons que choisir les solutions les plus stupides. Hé ho, "l'art" de vivre, vous avez déjà entendu parler ? Et collecter le collectif ?

Deuxième mensonge culotté et sans gêne: ce n'est pas du tout pour les autres que nous rions, mais nous rions pour nous-mêmes. Ne serait-ce que physiologiquement ce sont bien vos entrailles, seule, qui se soulèvent et votre respiration qui fait le piston ? Prétendre l'inverse c'est comme n'avaler que de l'amertume et du brûlant pour le vain argument que "nous ne mangerions que pour les autres". Or, il demeure attristant de constater que la société penserait, plutôt, ainsi. Qu'importe mon bonheur, c'est plutôt celui des autres que je dois perturber, flétrir et corrompre. A quand une réelle prophylaxie sociale du rire ?

                                                                        II

Dès que nous abordons la recherche de nos réels "besoins", aussitôt que nous hiérarchisons ce qui demeure essentiel en nous ou à partir de la récollection des "recette vitales" – nous tombons nez à nez sur la compréhension cette anti- civilisation se montre plus qu'incompétente, incapable, maladroite, inapte ou impuissante dans tous ces domaines. Ah oui! pour les choses, l'inanimé , elle s'y connaît mais pour la "richesse" humaine (la seule qui vaille !) là c'est l'indigence, le manque, la carence, la misère ou la mendicité. Les prétendus dirigeants n'y valent plus une ramette, ils touchent pas une bille, ils pigent quéquette blues…A moins d'établir une double hiérarchie: une pour les humains l'autre pour les objets, il ne nous reste plus qu'à les "remercier" !!! voui voui très beaucoup ! En attendant, faisons avec les moyens du bord, nous avons, parmi nous, ceux qui "savent" – quel masochisme inné nous empêcherait encore de profiter de leurs vrais conseils ( de consilium, délibération – l'on s'en doutait !). Bon ! Dans toutes les écoles, dans tous les lieux d'éducations, la prophylaxie sociale du rire commence par ramener aux consciences les bienfaits de base :

1 )))  C'est pour soi seul que l'on rit. Comment augmenter cette source de bien être qui ne pourra que s'amplifier de savoir qu'elle ne nuit pas aux autres...sinon en respectant, absolument, le rire des autres. En devenant joyeux de leurs joies, comme le conseillait Adam Smith dès 1750. Survient- il dans les têtes de perturber, sans cesse, la lecture de quelqu'un – il a bien fallu un lent apprentissage (de quel droit il s'isole, on ne vaut plus rien alors, et la réalité il s'en fout, et autres réprobations de départ contre la lecture…) ?

2 )))  Les imposteurs du ricanement, proclamés professionnels du rire, se voient ramenés à leur plus petite place. Amertume, animosité, malveillance ou fiel, etc – représentent tous leurs menus si peu affriolants. Leurs activités de maniaques compulsifs ne sont pas "interdites" mais légendées (gaffe, mec, c'est pas du pur !). 

 3 )))   En priorité sociale sont hissés les guérisseurs du rire, ceux qui font du rire une précise thérapie. Puis, les aventuriers du rire qui ont exploré les dangers possibles et nous en préserverons. Tout ceci ajusté, autour d'un radicalement nouvelle philosophie de "l'éducation".  Plus de ce "il faut les dresser ?" ah oui! contre quoi?contre tout alors? N'est ce pas vous qui devriez vous éduquer alors, vous du "rejetons nos rejetons". La neuve philosophie est simple (comme tout ce qui constitue la nouvelle civilisation!): on ne peut apprendre de pensée abstraite avant d'avoir fourni au corps tous les moyens de se défendre. De tout, dont les pensées abstraites au cas où elles  draineraient des poisons. On n'apprend pas l'alphabet et les phrases en premier. Mais toutes les techniques corporelles comme le souffle, le yoga, le rire, la gymnastique, la relaxation, etc (adaptées à chaque contexte). La musique (comme solfège mathématique et art du corps) vient compléter les systèmes de défense du corps qui peut, alors, "encaisser" les assauts du savoir abstrait. Le "rire de bon cœur" fait, ainsi, partie de l'éducation réussie. Vous percevez alors à quel point les occidentaux se montrent, actuellement, carrément mal éduqués. Y'a des fessées qui se perdent. C'est même pour très beaucoup pour cela qu'ils reprochent abondamment tout aux autres. Vive le rire du bon cœur: le cadeau des mots. Rire de bon cœur c'est le rire du bon cœur. Celui qui possède une puissance phénoménale. A la force colossale. Qui vous recharge de bonne santé. Vous n'avez qu'à essayer pour voir !!! C'est fait ! Vous avez, ainsi, aperçu, dans les coins qui cherche à nuire, par exemple, sournoisement (si si, ça se fait, ici ou là, d'ailleurs!), en vous coupant le rire…Strictement inexécutable: lorsque vous "savez" rire à volonté et rire de bon cœur – tout le bien ne peut que vous arriver…Pas à…Comprenne qui voudra ! C'est que vous venez d'obtenir une des plus grandes "réussites" de la vie (croyez- nous!): devenir socialement indestructible !

                                                                        II

Nous venons de mettre en place, même pas le temps d'un rire, une réelle prophylaxie sociale du rire. Nous appartiendrions à une branche du salut public? Il faut rappeler que le rôle fondamental des gouvernements (avant que la protection de la propriété n'ai été rajoutée in extremis!) a toujours été la protection de la salubrité et de la santé publique. Nous venons de piger à quel point le rire fait partie de la salubrité et de la santé publique. Purée, nous serions 'achtement en avance ? Hé, con, on est avvvvantsse les gardes !!! L'immense rétribution de toutes les authenticités c'est l'aisance mentale, la manière gracieuse dont tous les savoirs viennent se déposer sur la page. Et, il faut le dire (quitte à créer des jaloux(ses) – qui sont tou(te)s voué(e)s à se carboniser l'intérieur de leurs brûlantes amertumes, désormais en circuits fermés !!!) c'est une chance insolente de trouver absolument tout ce dont vous avez besoin. Socialement, vous pouvez ne rencontrer qu'obstacles, adversités, médisances, désinformations, infortunes, etc – mentalement tout le chemin se montre toujours déblayé devant vous, tout vous réussi. Vous tendez le bras sur le mur de bouquins. Toc et tact tac tic, le bon "et" la bonne page !!! Trop? Vous avez dit trop ? Y'a jamais rien de trop, nul n'est "trop" généreux, personne n'est "trop" intelligent…etc Alors les "trop", imaginez la civilisation où les chanceux(ses) de l'esprit seraient rejoint(e)s par les chanceux du social. Ca promet (le pire c'est que ça le tiendra à donf!). Voici tout le plan est là et "il saura le dire, au fur et à mesure,  à chaque moment nécessaire"...Purée! y'a une page de science fiction qui viendrait de se coller va iccitte ? Que non point, manant, "anticipation" pas science fiction, "anticipation"…Anticipation, les dominants ont tellement trouille de tout, qu'ils traficotent, tripatouillent, bidouillent tout – ils ont remplacé "anticipation" par "science fiction"…Un virage que l'on "anticipe" c'est bien que le virage existe réellement, et que nous le "sachions" clairement avant d'y arriver. Deux gros crimes face à l'invivable vulgarité bourgeoise. De plus, ça les arrange de faire passer la science pour une fiction. Coup (devons- nous vous le rappeler ?) qu'ils avaient déjà réussi avec la poésie: non savoir et franchement chimérique, fut leur pierre tombale. Or, toute la vraie poésie du 20 ème siècle a été rejointe ensuite par la science, qui a "retrouvé", par d'autres chemins, ses essentielles (re)trouvailles. La poésie: nous voici avec un moyen de connaissance puissant, qui vaut 0 €, qui ne détruit rien de la planète et fait respecter, un peu plus, les humains – un pur trésor quoi – et il nous faudrait admettre que la régressive barbarie bourgeoise (celle qui n'apprendra et ne comprendra jamais rien) piétine encore les fleurons de l'Humanité ? Un des "poètes fictifs" du passé ne disait-il pas…"tout s'achèvera par des rires d'enfants" (***) ? Nous comprenons son émotion à la perfection désormais !!!

 

(à suivre)

 

(***) merci Arthur Rimbaud !!!

 

 

histoires de rires (5) Comment rire au mieux, en fait ?

 

plaçons ce nouvel épisode sous l'égide de la liberté:

"aimer la liberté, c'est aimer les autres ;

aimer le pouvoir, c'est s'aimer soi- même."

( William Hazlitt, Political essays, 1819)

En effet, nul ne peut être absolument libre tout seul. Etre libre c'est bien être avec les autres.

Par contre, beaucoup peuvent avoir du pouvoir tout seul. Et contre les autres. Si tant rarement avec…

 

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Comment rire au mieux, en fait ?

 

En quatre (mouvementés) épisodes, nous venons de parcourir un petit bout du chemin de "l'aventure du rire". Vous vous êtes aperçu que l'Humanité actuelle se prive (se punit exagérément ?) d'énormément de "savoirs" qui datent, pour certains, d'avant même la préhistoire. Dont le rire, très ancestral number one ! On dirait que la majorité écrasée s'est rétrécie à des "savoirs" pour plantes d'appartement…des savoirs trop artificiels pour, corporellement, pouvoir être mis en pratique…presque des non savoirs !!!

On va pas pleurer sur leur sort dû à leur mesquinerie attitude!!!

Armé(e)s, plutôt, de cette neuve lucidité: vous ressentiriez, aussi, que les vraies et fiables "hiérarchies" humaines semblent toutes en inversions par rapport aux apparences. Qui "sait" rire domine quelque peu toute la mascarade sociale. La "distanciation énergétique" que cela lui procure demeure inaccessible à qui ne daigne fournir aucuns efforts: de ce fait, le sommet de la hiérarchie appartient bien à la maîtrise du rire…La fontaine de jouvence se trouve dans la bonne pratique des rires: façons de se reposer et de respirer à fond, pas si "élitaires" que cela, non ?

Brisons donc là! Rire, en "amorçant" avec arrondir les (la) voyelle(s) qui vous convien(nen)t le mieux – doit se faire dans la détente la plus complète. Inutile de tordre votre corps à prendre comme des bonnes postures du rire. Il n'y en a pas. Chaque fois, le rire se fraie un chemin comme cela convient le mieux au corps tout entier. Ce n'est jamais tout à fait le même chemin, ni tout à fait un autre. Plus votre charnel sera détendu plus le rire sera "massif", plus il fera "respirer" tout le corps, jusqu'à son dernier minuscule recoin. Ceci est très important à marteler, vu la tendance, pire que farfelue, de la majorité à "croire" aux apparences (autant dire à s'y arrêter! Un peu trop de matons sur cette Terre!). Ce qui, selon le gai savoir de Frédéric Nietzsche, vous vaut : "celui qui s'approche du savoir avec des yeux d'intrus n'en connaîtra jamais plus que ses tous premiers contreforts". C'est clairement asséner que eh bien! il ne saura jamais rien. Mais rien de rien: de se "déguiser" en sachant ne vous file pas (par osmose ?) du savoir. Combien d'imposteurs, combien d'imposteuses qui se tiennent à "l'entrée"de tout savoir. Normal, ils/elles n'ont pas pu aller plus loin, trop occupé(e)s à tenter de nuire aux autres !!!

Nous retrouverons cette geste "de se tromper toujours d'admirations", de ne "prêter l'oreille qu'à ceux qui n'en savent rien mais consacrent tout leur temps à déguiser leurs mots"…Normal, ils n'ont rien d'autre à faire. Que les soi-disant maladresses fleurent bon l'authenticité. En sont garantes: même Goethe, dans son Faust, avait capté que "c'est mentir que d'être poli". Trop poli, trop façonné, trop fabriqué : bien trop d'arrière-pensées que là dedans !!! Le brut c'est du décoffrage en direct! Que les soi- disant manières d'ours exhalent, plus souvent qu'à leur tour, de vrais respects pour les autres…Qu'il est plus qu'insensé de confier tant de gloire aux ennemis vérifiés du plus grand nombre !!!

De quoi rire en paix…Puisque, tilt! et parties gratuites! Avoir la paix en soi multiplie  la puissance qui jaillit tant de rire de bon cœur. Si vous nuisez aux autres, votre cerveau demeure "tordu" de la connaissance intime que vous avez de ces faits (vous pouvez aplatir toute forme morale, cela ne change rien!) puisque nul(le) n'a jamais pu vivre sans sa tête. Et surtout pas Louis XVI ….Vous "savez" la technique de "rire à volonté" et, tout comme vous faites du vélo absolument décontracté(e), c'est avec légèreté que vous vous enclenchez le rire. Le rire vous envole. Si vous étiez "ravi(e)" c'est bien preuve qu'une force vous a arraché(e) à votre pesanteur !!! Rire de bon cœur "prouve" que vous ne riez que pour vous-mêmes. Contre rien ni personne: ce qui dessinerait contrer et n'apporterait, au corps, que le goût de la contrariété (trop désolé c'est écrit dedans! Vous pouvez "jouer" aux frimeurs - devant la justice de la langue vous ne tiendriez pas la distance!). Rire de bon cœur c'est cajoler son bien être, son épanouissement, sa plénitude, son inépuisable joie. Rire de bon cœur représente le seul rire qui nous mette en direct avec l'univers. C'est comme ça, oui c'est comme ça (que les fraudeurs du "c'est comme ça" dirigé comme une matraque contre tous les réfractaires- plient et admettent ces vérités). C'est bien ce qu'ils tendent à exiger, en sous-main, de tous les autres ? Non, un sourire n'est pas un sous-rire…c'est un souvent souvent, plus souvent encore !!! T'as bien ta souris et ton ordi, non ? Tu sais donc qui te souris en vrai !!!

Si la réalité est isotropique, autrement dit, si c'est vrai pour eux (c'est comme ça!) - c'est vrai partout et pour tout le monde (sinon plus de "réalité"!). Ou bien c'était faux, dès le départ, et ils ne "connaissent" donc que l'arnaque (et rien de plus facile que d'arnaquer les arnaqueurs – il suffit, au début, de tout dire comme eux jusqu'à ce que…). Remboursez, remboursez…Le rire n'est pas de tous les côtés: devenir son complice nécessité au moins de cliquer sur le choix de son bord, bordel !!! Rire de bon cœur vous permet de toucher la peau de l'univers, de palpiter à son pouls, de respirer à son amplitude, d'avoir son goût dans la bouche…De cajoler son joli…Ca vous remplit tellement d'immensités que vous vous en ressortez trop de trop reposé(e). Preuve que vous vous "reposiez" bien sur du solide, du costaud et du plus que sûr.

Comme nous vous l'avions esquissé, rire de bon cœur devient un guide parfait. Louvoyant impec entre les mensonges, slalomant entre les manipulations, ressurgissant indemne des très gros circuits de diffamations-désinformations (sans lequel finito el capitalismo !!!)– vous formez comme les princes(ses) de la Terre. Indestructibles, accrédités à l'accès à la fontaine de jouvence, rajeunis de vivre, en plein dans le feu – le rire vous accompagne sans cesse. Evidemment, il reste utile de "savoir" comment "boire" au maximum le soleil, comment articuler les articulations dans le dépassement des limites physiques qui n'épuise pas le corps (juste avant trop de fatigues, vous avez le court instant du second souffle, sans aucun prix à payer)…Très identiquement aux ivresses: nos corps nous disent, pile, lorsque les enivrements tournent en malaises: l'extase c'est de demeurer au sommet (à la gorgée près!) de la vague d'ébriété. Kif kif pour le rire ! La tension première qui offre une intense détente. Comment "retenir", des yogas, l'accouplement yoni des "mouvements les plus tendus et rigides" simultanés avec les "mouvements les plus relâchés  et souples" ? Come on ! do it yourself !

Comment visualiser et avoir le spectacle de votre lumière intérieure ? Comment s'envoler comme un oiseau ? Comment, partant, de la posture du guetteur, tendre si bien l'oreille, jusqu'à parvenir à entendre les "harmoniques" de toutes choses ? Etc. Comment tant de "savoirs" en voie de fin de transmission. Songez à ces mots de Guy Debord "l'art de la conversation est presque mort et bientôt tous les merveilleux parleurs auront disparu". Une de mes multiples chances (donc considérées comme du "loser" par cette tragique société ayant foutu son futur en cul de sac!) c'est d'avoir beaucoup trop goûté (goût inoubliable que d'accepter que l'autre puisse vous changer avec ses mots: clair que converser c'est  toutes les "conversions" possibles! de la plus haute alchimie!) aux nectars d'éternité. L'énergie "durable" vous connaissez ?

D'où les limpides motivations de toutes nos (mes) actions: transmettre ce qui a fait de nos vies des merveilles. Vous cherchiez des vies "réussies" où chaque jour est un brasier de sensations, des corps qui savourent tous les savoirs, des têtes lumineuses…eh bien! nous sommes "arrivé(e)s" à ces vies plus que réussies !!! transmissibles…

Le but de la quête, par tous moyens appropriés, fut l'OR RIANT !!! bien orientés, vous dénicherez, aussi, sans coup faillir,  cet orient superbement orienteur !!!

Réussir tout seul est-ce que cela conserve du sens ? Et se le garder pour soi ? Transmettre ne forme-t-il pas un labeur qui épure et distille la quinte essence (la 5ème essence) de votre apport à la collectivité humaine ? Nous ne pouvons pas tout dire à la fois, dans le même mot, du son unifié. L'écriture reste linéaire, successive, continue, se trace dans le temps, se décrypte dans l'espace: l'expérience se vit en un flash, en une globalité sphérique, dans une instantanéité irreproductible. Réussir à joindre les deux "données" du réel - constitue les limites des toutes ambitions: collectives, elles déplient tellement plus d'immensités. Dire nous demeure un excitateur, un instigateur, une motivation qui aiguillonne et éperonne – sans comparaison…Les hasards m'ont fait savoir beaucoup sur les rires: si des associations et des collectifs n'avaient pas pris le risque de m'essayer pour animer des ateliers de rire (et en discuterJ), je ne serais, peut –être, pas parvenu aussi loin. Persister dans le "nous" (avec alternance alternative de "je"!) c'est bien refuser de trahir ou de détourner leurs apports…Pas de quoi en fouettez une crème pâtissière !!!

Cadeau…compte- rendu de notre groupe de paroles sur le "rire" datant de…1999… en tires (6) Ok ????

 

Riposta, italien, pour réponse, de ce fait, le plaisant trie, enjoué sur la joue, hiles hilares, si t'es guéridon ou, encore, si t'es chauve - - souris donc!

 

géométrie secrète –

 

La rue porte la torche d'une crainte

on descend sur le bouquet du

lampadaire, on tourne sur le

mur qui est colimaçon du

rire

 

 

                                                           %%%%%

 

 

surprises, soudains, saugrenus, inattendus, effets de distances, télescopages

 

 

27 Août 2010

 

histoires de rires (2) ...pour l'accroche est- ce mieux ?l