POURQUOI LES MARCHES CA NE MARCHE PLUS ?

Ce qui reste appelé "marchés" ressemble à une énorme anomalie. Dès, qu'objectivement, vous tentez d'analyser, trop d'étrangetés et bizarreries se présentent à vous. Quelque chose ne tient pas la route: notamment dans les discours dominants à leur égard. Afin d'obtenir du résultat, nous allons rendre visible un raisonnement tout entier. Pour que vous puissiez revenir sur chaque étape de celui-ci, y réfléchir, nourrir les corps de réflexion, chercher d'autres pivots argumentaires, voire amender l'entière pensée.

Habituellement, un raisonnement démarre à cause de l'irruption de faits, de chiffres, de témoignages ou de paradoxes fumants…Ici: les marchés semblent absurdes, illogiques et très anti-économiques! Pourquoi donc une telle place?

Comment connaissons-nous ces marchés? Pas par eux-mêmes, en tout cas, ils ne laissent guère de traces. Les lambeaux théoriques qui s'y fondent ressemblent plus à de la métaphysique qu'à de la science. Nous les connaissons par les politiciens et les médias. Il va, donc, nous falloir bifurquer par leurs fonctionnements propres, pour découvrir "topologiquement à quoi les marchés leur servent"?

D'abord, les marchés c'est qui, c'est quoi? Le marché monétaire est inter-bancaire. Les hedges funds appartiennent, plutôt, aux assurances (et les banques-assurances restent d'origine récente). Les particuliers font appel à des services qui dérivent plus des banques que des professions libérales. Les fonds souverains se sourcent dans des états à travers, plutôt, leurs banques. Ce léger survol permet de saisir que la base des marchés est plus bancaire qu'autre chose. Et pas ces insaisissables et irrepérables feux follets, telle que la mythologie le suinte…

Avez-vous bondi sur cette prise que vous connaîtriez les prémices de raisonner? Les marchés peuvent être bien concrétisés. Ils ne sont ni si virtuels ni si évanescents que seul l'invisible semblait les décrire!

Où ces marchés? Les états ont installé et gèrent les infrastructures de base sans lesquelles les marchés ne pourraient fonctionner. Ils ne se situent donc pas dans un sanctuaire inviolable, opaque, quasiment extraterrestre, où tout serait privatisé et imperméable à toute réflexion. Mais bien immergés dans un flot et un flux d'argent public. Si ce n'est une prise ferme dans les de ces états pour "calmer ces marchés" (nouveau phrasé des médias à leur sujet!) où se cache donc le bon sens?

Les marchés comment? Les législations. Qui laissent même des traces historiques. Avant les années 80, avec un sain esprit plein de bon sens, les états refusaient la libre circulation – sans contrôles – des capitaux. Et ce n'est que "ça" la "mondialisation" (sic) faut le savoir! Les capitaux au noir, les capitaux clandestins (justes pendants du travail au noir et du travail clandestin!) forment la pire des prédations sociales. Donc ces "marchés" ce n'est pas un état naturel, puisqu'ils s'inscrivent dans des processus historiques (donc réversibles: nous pouvons effacer leurs exactions). Leur fin historique devient, ainsi, inéluctable. Les états demeurent les vrais maîtres de la situation: des législations comme des gestions de leur existence matérielle. Pourquoi la légende veut faire croire l'inverse? Dans l'Occident, saturé de mensonges, tout nouveau mensonge s'installe sur une bribe de vérité: raisonner c'est relier ces bribes aux faits et aux structures coalescentes, soit logiquement cohérentes. Ainsi, après l'attaque de la diligence Euro, en Grèce, par ces marchés, un commissaire européen a menacé de les "traduire" (mot exact!) en justice. Ce qui dénote une posture hiérarchiquement supérieure, une souveraineté réelle sur le droit ainsi que le bras exécutif de pouvoir les contraindre à se soumettre, comme tout autres "administrés". La légende des médias sonne différente: les "marchés" savent tout et décident bien. Avec une perspicacité surhumaine ils détectent, par exemple", les endettements des états, arrondissent "ce n'est pas bien!" (d'où ça? d'où parlent-ils et de quoi? appliquent-ils à eux-mêmes ce qu'ils prônent pour les autres- donc universalité?) et tout "se calmerait" (dessin Svp!). Les états se montrent, posturalement, suzerains et souverains sur les marchés clairement vassalisés. Economiquement c'est tout l'inverse. Pourquoi n'exercent-ils pas leurs réels pouvoirs et leurs prérogatives? Là demeure l'anomalie centrale des marchés. Dans la présentation habituelle qui en est faite tout sonne faux. Rien ne peut fonctionner comme décrit. Alors?

Une singularité béante en politique: ils ont les rennes mais laissent gouverner les marchés. Pourquoi? Quels sont les intérêts des politiques? D'autant plus que ce jeu est dangereux puisqu'ils trahissent intégralement le vote qui les a élus pour donner tout le pouvoir à d'opaques invisibles non élus et ce sans aucun mandat législatif. D'où viendrait l'astreinte des marchés sur ces politiques? Autre paradoxe: historiquement, ça ne peut durer longtemps. Alors pourquoi cet irrationnel dominant?

D'autant plus (histoire secrète des mensonges successifs) que la chimère des marchés "créateurs de richesses" est, limpidement, tombée à l'eau en 2008. Autorégulés (par omniscience intrinsèque), les marchés ne pouvaient qu'être autofinancés. Créant toutes les richesses de la planète (Thomas Piketty a montré que, de 1900 à 2000, la "création" (!) de richesses des bourses s'est réduite à + 0,10 %!), elle s'auto-nourrirait, s'auto-alimenterait , elle-même, non ? Patatrac: la preuve que les marchés ne créent aucune richesse "surgie de nulle part" autre qu'extra terrestre ou métaphysique c'est qu'ils ne peuvent combler les pertes par cet argent donc "créé". Et tout l'argent public a dû venir à leur secours: attestation que "les affaires c'est juste l'argent des autres" comme le signait Alexandre Dumas fils. Et que le capitalisme représente ce qu'il y a de plus minable, mesquin, menteur, pitoyable ou navrant qui soit. Que les banques centrales aient fonctionné telles des succursales des Bourses, voilà le plus grand démasquage possible, la démystification centrale. Le capitalisme est bien identifié et confondu comme la forme la plus perverse des mendicités: il ne vit que sur l'argent des autres avec, en plus, l'arrogance de refuser de leur rendre des comptes. Les Bourses/ marchés ne créent aucune richesse mais vivent, parasitairement, sur l'argent des autres. Voilà qui les rend, clairement, anti-économiques, non fiables et structures mêmes du non sérieux radical. Selon le schéma excellemment décrit par Michel Montaigne "tout gain se fait toujours au détriment de quelqu'un".

Les marchés ressemblent plus à des pilleurs de diligences, des braqueurs de banques (bien que ce soient eux les banques!) qu'à des organismes au service de la démocratie. Dans un état de droit réel, leur présence "a-économique" semble, pour le moins, incongrue, déplacée voire carrément inexplicable. Au point que Pignarre et Stengers ont analysé "le capitalisme comme une sorcellerie" qui nous hypnotiserait, hors tout rationnel. Or Pignarre c'est l'initiateur des Empêcheurs de penser en rond et un bon spécialiste de la protection sociale et Stengers une épistémologue et philosophe pointue: c'est donc, uniquement, par épuisement de la Raison qu'aurait exsudé cette sorcellerie…Dans les circuits économiques la présence des marchés se montre, définitivement, incohérente, aberrante, illogique, anti-pragmatique et inargumentable.

Depuis 2008, nous savons, sans possibilités de dénis du réel, que "privatiser les profits" et "collectiviser les pertes" forme la plus grande absurdité possible, l'utopie la plus puérile, un babillage de conte de fées. Les marchés sont bien "financés" par l'argent public. Et les états réduisant leurs déficits se doivent de cesser d'alimenter ce gouffre principal: de financer les marchés. Les marchés disent "trop de déficits", le tac au tac des états répond c'est pour vous subventionner tous ces déficits. Dites le à très haute voix pour que nous cessions de vous financer. Donc plus de déficits. La plus énorme des dépenses sociales imaginables ce sont bien ces 1 700 milliards de dollars d'octobre 2008, non!, plus toutes les dizaines de milliards qui ont suivi. Incohérences béantes, disions-nous: bourses et banques financées par cet argent de tout le monde. Or tout autre acte juridique des états (dotations aux collectivités territoriales, subventions, aides etc.) demeure assujetti à de réels contrôles. Pourquoi la plus grande dépense de ces états (financer la finance) échappe à ce cursus rationnel? Extravagante position dans des prérogatives exorbitantes hors du droit commun. Ne ressentez-vous pas comme un gâtisme ou bien des mains tremblantes qui laissent échapper leur pouvoir?

Concrètement, les marchés (à entendre les banques) dirigent le monde. Sans que nous en soyons avertis. Sans qu'aucun de ses membres ne soient élus ni émanations de pouvoirs élus. Dispositif nettement antidémocratique!

Et l'essentiel de l'action politique internationale devient de "les calmer" en priorité. Ce descriptif, clairement irrationnel et puéril, ne peut être recevable dans tout cycle de décisions. "Calmer les marchés" ne peut pas être un acte politique, ne peut être recevable nulle part dans la Société. Avec un culot jamais vu, un sans gêne qui a dépassé toutes les formes de vulgarités, une gestuelle maffieuse indéfendable, les marchés "donnent des leçons à tout le monde". Alors que depuis 2008, leur moindre fonctionnement appelle à toutes les réprimandes, indignations, colères et répulsions!!!

Oser cet anti-politique "calmer les marchés" devient comme alimenter en légitimité leur juste réprobation contre les déficits des états (dont ils représentent les principaux bénéficiaires) et placer les états en position d'infantilisation complète. Le maître les "gronde" pour qu'ils "apprennent". Strident défaut de la métaphore c'est que cet apprentissage c'est pour devenir meilleur, plus compétent, plus performant etc. Or, ici, ça ne colle plus du tout...Les marchés c'est pile je gagne face vous perdez, un insensé détour dont aucune analyse ne trouve le moindre bien fondé ou la moindre utilité pour la collectivité.

Les marchés apparaissent comme les ennemis directs des états et donc des peuples. Prêts à leur ruine complète pourvu que 0,000012 % de l'Humanité (ce que représente, statistiquement, le noyau profiteur de ces marchés) "gagne" (pensée d'enfant: ce mot, lorsqu'il est décontextualisé, disqualifie qui l'emploie!). Les marchés ne sont que nihilistes, les membres les plus dangereux de la Société…Alors pourquoi privilégier de tels poisons?

Les marchés sont, aussi, les pires ennemis (100 000 fois plus que les syndicats ne le seraient!) des entreprises. Aux U.S.A. (bientôt en Europe) leur "apport" est devenu négatif (ils prennent plus qu'ils n'investissent). Les marchés tuent l'économie réelle: ils sont des dangers publics.

Au niveau métaphorique, ce sont les plus gros délinquants de la planète.

Donc ces marchés n'ont ni le socle moral, ni la légitimité théorique ni le modèle des pratiques, pour donner des leçons à qui que ce soit (avec eux nous ne pouvons aboutir qu'au gangstérisme généralisé!). Ce sont eux qui doivent, le plus massivement, apprendre à en recevoir, des leçons. Les engueuler intensivement pendant 13 semaines c'est le minimum!

En plus l'attaque de la diligence Euro, au lieu nommé Grèce, ressemble comme 2 gouttes d'eau au "consensus de Washington" de l'innommable Milton Friedman, comme aux délires du FMI (qui ont presque ruiné les peuples du Tiers monde). Nous pensions être libérés de cette peste: elle ressurgit en Europe. Noami Klein dans "La stratégie du choc" a décrit ce processus: on crée une crise de toutes pièces - monter en épingle la dette grecque, en la prétendant délinquante, tout en attaquant (10 000 fois plus délinquant) les fondamentaux de son économie – juste pour faire passer la rengaine stupide des néoconservateurs .Réduire les dépenses publiques mais que vers les pauvres et les classes moyennes en rackettant les retraites, les remboursements sociaux, l'éducation, les soins, les transports, la culture, les possibilités de vraies discussions politiques (afin que les "dépenses" publiques – non "réduites" en fait - ne soient plus que dirigées vers eux!), tout en suivant les techniques mêmes du gangstérisme, ici nommées "créer de la fausse pénurie en artificialisant un "guichet" (l'économie d'accès!)", à l'imitation des services publics mais uniquement dans le but de "vivre sur l'argent des autres". Qu'un commissaire européen ai avancé qu'il faut mettre les spéculateurs sous les verrous et qu'il n'ai pas été poursuivi pour diffamation, contraint tous les politiques, désormais, à envisager la fermeture complète des bourses pour incompétence à l'investissement en ce qui concerne les biens et services collectifs. Au minimum. Qu'une Société entière soit sacrifiée pour qu'un seul s'enrichisse est, dorénavant, considéré comme de l'anti-économie, une insulte à magistrat et un acte de claire folie sociale nécessitant, au moins, un enfermement à but psychothérapeutique.

Reste le mystère médiatique. Leurs descriptions des marchés demeurent, inéluctablement, comme de l'hystérie, des crises de nerfs, des dépressions, de permanentes maladies, des explosions moutonnières d'irrationnels, des mouvements browniens, des délires convulsifs, des fièvres, des agitations désordonnées, des excès émotionnels alliés à toute absence de pensées ou réflexions…etc. Sans faille, en bref, toujours très maladifs, ces marchés, et très atteints psychiquement. Ces descriptifs semblent coller à leur réel. Mais retournement insensé et énigmatique: soudain, les médias "autorisent", avalisent et sacralisent ces marchés comme sachant et devinant tout, prenant, immanquablement, les meilleures décisions (pour qui? l'interruption volontaire de tout raisonnement jette le tout dans le nébuleux, l'imprécision, le vague et le brouillant brouillard - la pub susurre, trompeusement, "pour tout le monde"!). Ces diktats ne reposant sur aucun fait montrable. Que du monologue dicté et répété. Bref, ces plus que malades marchés sont incités à garantir la santé économique mondiale. Comment voulez-vous avoir une économie saine guidée par de tels détraqués? Strictement impossible: les médias auraient-ils perdu tout bon sens? Quel soulagement que de se le demander. Si les agissements chaotiques des médias vous semblaient avoir le moindre sens veuillez en faire part à vos voisines. Pour notre part, nous préférons les fait définir comme "les médias fous" (un constat et une certitude).

Le deuxième front des médias ce sont leurs reportages. Là encore unanimité: l'inefficacité des marchés, ils ne fonctionnent que par bulles successives, ils mettent en danger l'économie réelle, etc.- en résumé. N'est-ce pas constat d'échec complet de ces marchés? Dans le règne du mensonge généralisé chaque bribe de vérité éclaire, parfois d'un seul coup, une grande partie du dispositif langagier qui doit conserver un minimum de réel et de vrai, afin de fonctionner à grande échelle: ici l'aveu que les marchés n'appartiennent pas à "l'économie réelle" mais juste à une économie artificielle, une économie irréelle. Encore de l'ultra compromettant pour ces marchés! De là, à poursuivre que cette "économie irréelle" peut, aussi bien, n'être qu'un mythe, qu'une légende, qu'un conte de fées, montés de toutes pièces, ressemble, alors, à un raisonnement complet. Puisque même incompréhensible retournement: ce sont ces dérangés extrêmes qui doivent tout diriger!!! Pourquoi? le dogme affleure dans le "c'est comme ça" qui avoue la dictature (plus qu'illégale!) des marchés…

Dans la Société, avions-nous repéré que, seuls, les politiciens et les médias parlent, abondamment même, des "marchés". Sinon les banquiers (voir leurs étourdissantes lettres de conjonctures!). C'est donc que les médias et politiciens sont les principaux "intéressés" à l'existence des marchés. Commanditaires? Mécènes ou sponsors? Débiteurs ou créanciers? Tout raisonnement se laisse vérifier…

Politiciens? Les marchés (réels ou purs produits médiatiques), pour eux, possèdent des vertus rares. La vertu "grande muette": les marchés ne parlent jamais, et on peut tout leur mettre sur le dos, la source de tous les problèmes et dysfonctionnements. Comme les armées, en plus, ils ne "répondent" pas: encore mieux, on peut charger au maximum de n'importe quoi jusqu'au encore plus déraisonnable! De plus, "ni coupables ni responsables", le manque de lucidité sur le fait que la majorité du "travail" politique c'est d'échapper à toute imputation juridique comme à toute mise en responsabilité (comme une obligation de répondre juridiquement et socialement de ses actes et propos, !) – vous propulse hors du vrai cercle de raison. Préférer les statistiques afin d'établir les tranches et les taux qui déterminent santé, salaires, cotisations, prestations ou impôts etc. – dessine un profil psychologique infantile qui ne veut récupérer que les avantages des privilèges pas leurs contraintes. Ce profil psychologique ne peut que s'aboucher avec "le faux ennemi" servant de faire-valoir, de repoussoir. Ici, les marchés: tout chômage c'est de leur faute (délocalisations, pays à trop bas salaires, actionnaires trop gourmands), toute explosion des inégalités idem, aussi, toute rigueur (toute rigueur "réelle" ne peut que fermer les Bourses pour dilapidations irrationnelles et gaspillages exhaustifs!) etc. Le fait que "la stratégie du choc", décrite par Naomi Klein, soit utilisée à plein en Europe, voilà qui disqualifie à fond les politiques complices. Dans le dispositif artificiel, les marchés représentent toujours l'alibi idéal, le concentré des excuses, la purgation, le blanchiment des réputations!!! Pas de bol, les législations et les infrastructures ce sont les états: eux seuls, peuvent faire cesser ou durer la gabegie des marchés. Ils ont toutes les décisions en main: ils ne peuvent donc, géométriquement, se défausser sur les marchés! A aucun moment ces marchés ne sont hors de leur portée, inaccessibles aux bras du législateur. Démasquer les marchés c'est montrer la trahison, en grand, des politiques (en train de glisser, eux aussi, au statut d'ennemis des nations!)…

Médias? Beaucoup d'éléments, disséminés dans les raisonnements précédents, semblent indiquer que ce seraient les commanditaires des marchés. Ou que les marchés soient leurs commanditaires, les fournisseurs d'accès, les moteurs de recherche. L'incohérence et l'opacité radicales règnent dans les deux hypothèses. Le même procédé d'impératif catégorique (celui qui éteint toute discussion ou qui empêche tout débat de fond!) trône dans les deux (le mot de passe, "c'est comme ça", parce que, "c'est comme ça", souligne l'identique effondrement moral!). "Il faut calmer les marchés", outre son inexcusable puérilité, fonctionne comme le pétrifiant accélérateur des craintes. Vite, vite, ne réfléchissons pas, donnons, jetons, jetons tout notre argent à leur avidité. Sinon ils vont déclencher toutes les catastrophes (1). Afin de retrouver notre tranquillité (2). Cette injonction médusante ("Il faut calmer les marchés") appartient au registre de la peur et ne peut, donc, être utilisée d'amicale façon. Ces médias ne peuvent être du "même bord" que ceux sur qui ils déversent la furie des marchés (concrets ou mystifiants!).

Les marchés comme ces grands invisibles "prévus" pour de multi-usages, hors du cadre, servant, uniquement (sans ordre de priorité), banquiers, assurances, politiciens et médias. Voilà qui sonne réaliste et se vérifie dans de nombreux faits. En plus, la chaîne des raisonnements, à chacune de ses étapes, résonne adéquatement. L'absurdité centrale de l'organisme le plus détraqué, malade, perdant tout contrôle (et donc, même physiquement, pas auto-régulé!) comme incompétent à toute réalité, "doit" diriger la civilisation – trouve son alignement logique ici.

Où parlent les marchés? Ventriloqués qu'ils sont par les médias (diagnostics et médications; ils sont enragés, faut les calmer: donc pétrifiez-vous et filez leur votre fric, "sans discussion"!). Ventriloqués qu'ils sont par les politiques (l'état ne "peut pas tout" même si , en 30 ans , 15 % des avoirs publics ont "glissé" au privé, ce qui semble immense prouesse et que la "libéralisation des marchés" c'est que du politique qui peut "infiniment plus qu'il ne dit" – mais pas pour nous , pour "eux"!).

Donc le mystère demeure (les marchés ne parlent jamais). Les seules infos frontales auxquelles nous  accédions sont fournies par les médias ou les politiques (leurs structurels portes-paroles?). Or elles se montrent si ambiguës, incohérentes, douteuses ou extravagantes que nous ne pouvons rien en faire. Le raisonnement semble encore impeccable mais il doit admettre le maximum de vécus et de ressentis (penser c'est agir!).

Encore, à qui les marchés ne servent à rien? Aux entreprises cotées à qui ils sont de plus en plus nuisibles, aux collectivités territoriales (68% de toutes les dépenses publiques en France), aux Pme- Pmi (60 % de l'emploi- ce qui, avec les fonctionnaires, atteint les 80%!). Ôtez les professions libérales: moins de 15 % de la population peut avoir un contact quelconque avec ces marchés très exclueurs. Vu leur excessive hiérarchisation verticale et centralisation (et dire que des gogos "croient" dans le leurre libertaire et la hiérarchie "horizontale" jeté sur eux, dans les médias). Résultat: seul 0,000012 % de la population "profite" à fond et directement du système. Les un peu plus de 10 % qui les soutiennent (une étude a prouvé que les médias existant "ne reposent que" sur 11 % de la population totale, qu'ils représentent une sous culture basée, centralement, sur les"dénis du réel" et de vrais marginaux!) sont donc hallucinés.

Les marchés ça désavantage tout le monde (ponctions vampiriques sur l'économie réelle) et n'avantage (pour 10 % plutôt symboliquement que concrètement) qu'un très petite minorité. Quel esprit raisonnable, devant ces chiffres, oserait qu'il faille conserver les marchés financiers et de spéculations boursières? Massivement, une énorme majorité veut leur disparition rapide et, pourtant, ça n'advient pas. Pourquoi? pourquoi cette anomalie centrale?

pourquoi le plus nuisible obtient le plus de possibilités de nuire?

Est-ce parce que ces "particuliers" (des marchés vous vous rappelez?) sont les politiciens et les médias?

Est-ce la tactique du détourner l'attention de l'essentiel pour la fixer sur l'accessoire"? Les pratiques des médias et des politiciens (liens incestueux entre eux?) ayant largement dépassé tout ce qui est légitime. Et l'ensemble de la Société ne pouvant que se retourner contre eux? Sauf si elle s'acharne sur le leurre inconsistant "des marchés"?

Ou, encore, les pouvoirs financiers (vus par des sources diverses comme Robert Reich, Joseph Stiglitz ou James Galbraith telle "la plus grande centralisation et hiérarchisation jamais entrevue", lorsque les conglomérats des médias intégrés sont passé de 60 en 1990 à 5 en 2010 etc.) donnent-ils, directement, leurs "ordres" (actions et obligations) aux médias et aux politiques? donc subalternes?

Raisonner est devenu de l'athlétisme de haut niveau, tout comme un summum de sensualités,  de réutiliser ce processus en vous, non seulement, aidera tout le monde mais vous augmentera largement vous-mêmes….Raisonner sur ces trois pistes, l'action salvatrice est au bout!

Les marchés existent-ils ou bien sont-ils une mystification, une simple légende? A vous d'œuvrer pour nous émanciper de ce pouvoir anormal…

 

                                                Les systèmes de rotations

 

     "Essayez de persuader le pauvre, lorsqu'il saura lire, il ne vous croira plus, essayez de le persuader qu'il doit se soumettre à toutes les privations tandis que son voisin possède mille fois le superflu", inaugurait la révolution de 1848, Chateaubriand. Les pauvres se montrent comme les vrais "créditeurs" du système. Et les riches les éternels "débiteurs", mendiants "assistés" partout au point de sembler "ne jamais rien payer".

     Lorsque la géométrie vous est devenue entièrement "physique" les "abstractions" se muent en symétries.

     Le "taux multiplicateur", par exemple, d'appartenir au vocable "écartant", éloignant, excluant (l'intelligence qui se déguise de trop de mots inaccessibles n'en est plus!) se transforme en virevolte d'explication : lorsque, vers les années 1960, les salaires se recevaient en liquide, le "taux multiplicateur" se maintenait autour de 2. Puis les salaires ont été viré (que vous le vouliez ou non ) sur des comptes bancaires : le "taux multiplicateur" peut aller jusqu'à 6. Cela signifie, sommairement, que pour chaque euro reçu la banque en fait 6. Ce que l'on enseigne dans les universités "les dépôts font les crédits" (c'est votre argent qui est prêté!) ne rend pas vraiment compte de ce presque triplement du "taux multiplicateur", en moins de 50 ans. Alors prêt par argent scripturaire (vous est prêtée une ligne écrite vous rendez de l'argent réel) d'explication plus rationnelle ? Autre débat, mais il émerge fortement que tant que vous décrivez superficiellement (sans les pourquoi ou les téléologies de plus) vous aliénez les autres; Vous êtes nuisible! Tout revisiter. Décrire avec un autre regard reste beau comme la santé. Les moissons, de plus, peuvent être amples : la topologie de l'Economie devient, ainsi, après ce nouveau descriptif, une méthode obligatoire. Sa connaissance mettra fin à la métaphysique capitaliste (la pire des Religions!) se symptômisant dans cet "argent venu de nulle part": (masquant la prédation de l'économie réelle par des esprits irresponsables). Tout nouveau paradigme se vérifie en résolvant un certain nombre de problèmes lui préexistant. La topologie de l'Economie remet, immédiatement, du bon sens dans le fonctionnement de l'Economie. Rappelons ce mot très thérapeutique "d'économie" (ne pas dépenser, épargner) qui, par modérations et mesures, sait assurer toutes les prévoyances. Soigner par discernements. Ménager les ménages. La grâce de faire grâce en protégeant des coups et des calamités. Conserver le maximum de valeurs afin de vivre dans le respect de tout. La perversion capitaliste c'est l'inversion de toutes les valeurs. L'antonyme "d'économie" c'est "consommation" : tout est dit, négligences, gaspillages, irrespects, prédations, inattentions, dévastations, ruines etc. votre vie ne sera plus "épargnée", plus rien de prévu pour personne, les ménages ne seront plus ménagés etc. Bref un chaos inutile et que rien ne peut justifier. L'inversion capitaliste se pare de toutes les négativités: le capitalisme forme le nihilisme le plus ténébreux qui niera tout jusqu'au bout.

        Son fonctionnement s'exhibe à tout inverser : du magnifique mot "d'économie" qui fait grâce à tout et se place, lumineusement, du côté de la vie, il a interverti "dépenser", l'insensée et si gamine frivolité de tout saccager, dépouiller, ravager et dévaliser, sans se préoccuper des conséquences. Du côté de la mort : dépenser, consommer signent l'achèvement, la terminaison, la fin imprévoyante de tout. Le capitalisme s'est toujours tapi comme une barbarie masquée. Il est devenu indigne de soutenir  cette mystification démasquée. Le capitalisme n'a plus aucun futur: inutile d'exagérer les prévenances, en l'accompagnant dans   son inéluctable chute (il se sera toujours fait passer pour ce qu'il n'était pas avouant, comme la reine au berger, que nul ne pouvait l'aimer à visage découvert!).

         Afin de rester sain dans la déchéance collective d'adoration à cette hideur capitaliste, la géométrie nous économisa beaucoup de douleurs. Par exemple, ne démontre-t-elle pas, limpidement, que les pauvres sont les vrais créditeurs du système actuel. Ce phénomène demeure inaperçu du fait de l'apport infime de chacun-e dans l'amoncellement collectif. Le total, lui, est parlant. Par symétrie, les riches s'exhibent comme les vrais "débiteurs" du système : ils lui doivent tout ; au sens fort, c'est "tout" qu'ils lui "doivent". "L'argent-dette" (comme l'apprentissage en direct de "l'argent-puits-sans-fonds" dans les SELs –systèmes d'échanges locaux – donc les experts de la compréhension future de "l'argent"!) forment ces concepts de haute technicité (celle qui "ne coûtent rien" à la planète) ressemblant au futur.

         Vous êtes payé à la fin du mois: durant tout le mois votre patron (privé, collectivités territoriales etc) est bien votre "débiteur"(position qui diminue au fur et à mesure que s'écoule le mois). Pareillement, vous payez un loyer en début de mois, votre propriétaire reste très "débiteur" au début du mois (position qui diminue au fur et à mesure que s'écoule le mois).Tant d'autres systèmes encerclent le pauvre et, à chaque fois, il se montre comme le "créditeur" du système. Parce que, avec la somme que votre patron "ne vous paye pas" avant la fin du mois, il l'utilise dans le "système des rotations": l'argent tourne et génère des épis d'intérêts. Ces intérêts "servent" même à payer une partie des salaires alors que la "rotation" a été collective (la masse salariale) et qu'y apparaît que les pauvres ont été les grands "créditeurs". Le "système des rotations" se démasque, alors, comme le système des dissymétries permanente. Le capitalisme (ce piteux archaïsme de 13 ans d'âge mental) ne redistribue pas du tout une part des intérêts générés par l'argent qui tourne. Identiquement, les banques dévalisent le "coefficient multiplicateur" (qui se trouve dans les dépôts, les prêts et les manipulations d'écritures entre les deux). Tout cela n'est qu'un "effet de structure" et ne recèle aucune intelligence : ne pas "profiter" de la "dérive inhumaine" inscrite dans ce binarisme reste la vraie intelligence. Le capitalisme s'étale comme le système le plus bête qui puisse exister (courir après ce qui brille en cassant tout, alors que les trésors étaient drapés dans ce qui a été piétiné et qu'ils "valaient" 100 000 fois que la verroterie spéculative !)…

 

 

 

Avez-vous confiance dans les financiers ?

 

"La rigueur budgétaire" vous connaissez ? Beaucoup moins que cette rigueur budgétaire soit en train de cibler les financiers comme premiers actants de cette nouvelle rationalité…Ceci vous étonne ? pourquoi donc, il fallait bien que ceci  arrivât : le terrorisme financier, fût-il déguisé de légal, commence d’être reconnu comme le supra-terrorisme, celui qui contient tout les autres…Donc les moyens de contrer ses méfaits émergent !!!

 

Comment ? Bon, un peu d’histoire d’abord. Peu d’entre vous ignorent que Goldman Sachs a trahi les intérêts de la Grèce alors que, comme "banque conseil", il avait accès, de ce fait, à des infos confidentielles !!!  Ce qu’il a fait, par rapport à un pays souverain, autorise ce pays à l’enfermer comme money-terrorist.. Zoom arrière : hors de la comptabilité européenne, le premier crédit obtenu de 1 milliard de dollars  a  rapporté à Goldman Sachs 300 millions de dollars de commission. Ca fait cher la seconde de travail ! La Grèce était notée, alors, A par Moody's. Même seconde opération sur 5,7 milliards…

 

Ensuite, les infos biaisées diffusées partout comme on le sait. Et dans les coulisses ?

Qu'à fait Goldman Sachs pour spolier son client ? C'est à la portée de n'importe quel enfant, faut pas croire. L'intelligence financière c'est de la foutaise: on n'a jamais vu autant d'idiots rationnels rassemblés ensemble !!! Eh bien! il a joué sur 2 tableaux. Contact avec AIG pour qu'ils émettent des CDS (credit default swaps), ces garanties contre les défauts de paiement. Et puis, il joue à la baisse la dette grecque (alors que comme "banque conseil" il avait des infos confidentielles !!! Faute professionnelle gravissime : à cause de lui la Grèce a perdu beaucoup d'argent ! où sont les dédommagements pour contrat non respecté ?) . Baisse continue des obligations grecques : versant connu à travers les incohérents médias dominants parlant – avec tant d'admiration - de la prédation financière …

 

Or plus le prix du CDS grimpe plus celui de l'obligation s'effondre. Le pays ligoté est spolié quel que soit le cas de figure. Ce n'est pas ingénieux c'est affreusement déloyal et d'une incommensurable stupidité, sur le fond…Tout autre commerce aurait été "traduit" promptement en justice – délit d'initié aggravé, ma chère !…Car, si les mots ont un sens, Goldman Sachs a VOLE autour de 2 milliards de dollars à un pays tout entier. Soit à tous ses habitants. Qu'un seul grandisse au détriment de tous.

 

Et ce n'est pas fini: à cause des prédations, style Goldman Sachs, lorsque la Grèce a (dans la tourmente très médiatisée) cherché à lever 8 milliards d'euros ça  a été à un 5,6 % (l'Allemagne à 3,5 % )…comme les pays pauvres en fait. Plus t'es pauvre plus on te vole en grand !!! Parce que, pendant ce temps, tous ces ennemis soft terroristes de TOUS les pays s'acharnaient sur la Grèce. JP Morgan qui, le matin, souscrivait 280 millions d'euros d'obligations les revendait, le jour même, avec un gain de 15 %…or c'est l'argent des grecs oui ou non ? Il doit le leur restituer et plus vite que ça !  Idem, pour la banque Caylon, filiale d'affaires du Crédit agricole français – avec, lui, 130 millions d'euros…La curée – non la cœurée !!!

 

Grèce ligotée ? Pire encore ! Oui, un Jean-Claude Trichet de brailler "la rigueur budgétaire", ânonnant "une application rigoureuse du pacte de stabilité et de croissance"…dans ce genre de cas, dire non vous mue en enfant inconscient et oui vous aurait transcendé en vrai adulte ! Parce que RIGUEUR BUDGETAIRE pour les hedge funds ? Que nenni ! Avec des législations aussi infantiles les pays comme les particuliers sont livrés pieds et poings liés, sans défense, aux prédateurs. Qui (c'est clair !) trahiront toujours tout et tout le monde. Un cordon sanitaire afin de protéger la Société de leur grand gangstérisme ? Tout au contraire, comme si tout était fait afin de leur faciliter l’immonde tâche ? Recels, complicités…tiens donc! Si la réprobation prenait tout ce hideux monde dans le même filet ?

 

Surtout pas! Faut augmenter la dissymétrie d'action (plus tangible que la dissymétrie d'information) en favorisant exagérément le terrorisme financier ennemi véritable des pays…Dernier discours d'un président français: SACRIFIER tout le pays, toutes ses collectivités locales juste pour …continuer à être bien noté !!! Par qui, en plus, a perdu tout droit rationnel et moral de noter ! Vous avez bien lu: la crapule financière, en plus, "note" au lieu d'être notée – ( - 1 000 milliards de O (zéros) ! notre note !) !!! Donc on "doit" voler l'argent de tout un pays pour le leur « donner »? Spolier, pas très légitimement, toutes ces collectivités territoriales (qui constituent jusqu'à 67 % des travaux et investissements publics du pays, qui charpentent les PME-PMI seules créatrices massives de "vrais" emplois – bref, le pays réel et l'économie archi réelle QU'il FAUT PROTEGER DES PREDATIONS FINANCIERES !!!)..Ne serait- ce pas plus simple et démocrate de légiférer CONTRE ces types de financiers fous ? Sacrifier 64 millions pour 640 voleurs – n'est- ce pas "trop" contre- productif ? 

 

Puisque – vous l'avez remarqué – tellement de lois ont été pulvérisées, là devant nos yeux, par ces déchets de l'Humanité que sont les financiers. Dans une société de droit le contrat est roi: s'il n'y a pas eu 10 délits de ces fous dangereux nommés financiers y'en a eu 100. En plus, toute règle pour être FONDEE, doit être isotrope (pareille pour tout le monde et s'exerçant dans absolument toutes les directions!)…Donc on veut bien de "la rigueur budgétaire". Mais qu'elle s'exerce uniment et en tout premier lieu aux financiers.

 

"La rigueur budgétaire" – si vous vous liez à un état (bon Etat, mais ce n'est pas pour le soi- disant gouvernants, uniquement pour les peuples !!!) vous lui devez transparence de procédures et loyauté d'effectuations. Vous ne devez obtenir que des gains de services – en cas de gains spéculatifs vous devez rembourser le Pays intégralement. Et verser la même somme (en l'honneur des salariés qui paient tout toujours 2 fois !) au fonds international anti-spéculation. 2 fois la même somme et sur leur "fortune" personnelle. Fin des nationalisations des pertes et surtout des privatisations de bénéfices (cette ahurissante incohérence qui range le capitalisme non au rang des théories mais des sordides tours de passe-passe, des manipulations de grigris et des délits à connaître afin de niquer leurs auteurs)…

 

Vous croyez qu'après un tel traitement (si simple à mettre en œuvre!) ils auront, encore, la suffisance et l'arrogance de venir étaler, devant nous, leurs minables "petits secrets" ?

"La rigueur budgétaire" commence par les financiers. Est- ce si compliqué à appliquer ? que non!

 

Suffit d'écouter les horreurs anti-démocratiques et anti-sociales de la lie de l'Humanité que sont ces financiers (sociopathes?) si vous voulez trouver des sources à motivations !!!

 

"Faire de l'argent c'est ne pas soucier de ce qui va arriver ensuite" (paroles de traders – trouvez un seul voyou "jugé" qui ai aussi peu d'honneur, nous vous payons des prunes carrées !). "La moralité n'a pas sa place dans ce milieu"... Donc neutralité, objectivité et rationalité ? pas du tout. SEULE l'IMMORALITE Y A SA PLACE…pas pareil, c’est bien un parti pris « terroriste », ce qui disqualifie, en plein, le premier argument, non ? "Si vous êtes suffisamment stupide pour écouter les sirènes de cette banque, alors c'est de votre faute si vous perdez de l'argent" (idem) .. Le cynisme obtus à ce point: nul argument ne peut plus accélérer le discrédit des banques que cette accusation de "culpabilité" de se faire dépouiller déloyalement (message: plus jamais confiance dans aucune banque, n'est- ce pas ? on perd toujours avec elles …plus con qu'un financier ? deux, sans doute !). Le voleur boursier a toujours raison quoi qu'il fasse: ça ne fonctionne que dans les monologues, hey stupid !!! En conséquence, des lieux où on monologue sans nuire à autrui – pour eux !!!

 

Encore, "nous allons gagner des millions de livres, c'est vrai. Et alors ?"…se placer, ainsi, au niveau le plus irritant de l'infantilisme inconscient, non vraiment…Y a t-il un seul de ces financiers qui agisse une fois en vrai adulte ? Toujours à la traîne des autres qui doivent, en permanence, REPARER LEURS DEGATS…

 

Par exemple, au Global Policy Institute de Londres, il a été précisé que " la plus grande peur de la City c'est justement l'établissement d'une réglementation de la finance au niveau européen"…Tiens! Les pieds d'argile du soi-disant colosse: la grosse trouille de ces chochotes !!! C'est donc là qu'il faut appuyer. Et le plus fort possible !!! Ou encore, une source dans l'exécutif européen : "il suffit que la Banque centrale rachète massivement sur les emprunts grecs (irlandais portugais ou espagnols, etc) pour faire remonter le cours. Les hedge funds seraient alors forcés de déboucler en catastrophe et de supporter des pertes financières importantes". Rien que la joie extrême d'arroser les arroseurs, de niquer les escrocs, de clouer le bec aux ennemis du genre humain – ce serait le coup du à chacun son tour pour « vérifier si vous supportez ce que vous faites subir à autrui »…Le génie protecteur de l'économie réelle est encore à venir…A priori, il sera extrêmement joyeux…Vivement le rire social global de la grosse nique des escrocs légaux !!!

 

Et comme "signal fort vis à vis des marchés " parfait, non ? le message sera « martelé » (selon les tics coquets des pseudos journalistes) tel - votre sordide jeu est terminé, vous ne vivrez plus comme les morbachs accrochés aux roustons des pays, vous ne volerez plus personne et ne pourrez plus étaler votre arrogance irrespirable: toute spéculation devient, désormais, un délit majeur avec réparations acharnées (quitte à vous y faire passer des années et des années s'il le faut !)à la clé…

 

Qui n'a pas hâte que la rue explose de joie à enclaver les marchés jusqu'à la complète déconfiture ? Bilan: pas un geste spéculateur, pas un acte déloyal de la finance, pas une appropriation illégale de "l'argent des autres" – n'aura servi à une seule personne sur Terre. A part ces déshonorés mendiants permanents, ces archi- dépendants drogués jusqu'au trognon à l'argent d'autrui, ces traîtres permanents de la confiance sociale, ces destructeurs barbares et tellement stupides de la civilisation…Leur défaite semble si proche: l'air libre va revenir !!!

 

Après tout ceci - la coeurée jusqu’à rabord –

si vous aviez encore un milligramme de confiance dans les financiers ce sera sans nous…Et ce jeu déséquilibré, désaxé, détraqué, où toutes les chances se montrent, déloyalement, de leur unique côté. Et, où vous-mêmes n'êtes que, trop arbitrairement, garrottés par des législations (dont on se demande pourquoi elles ne leur sont pas appliquées ?) …vous allez vous faire (du fait que tout le "vrai" gangstérisme se soit concentré entre les seules mains de ces êtres déchus!) absolument absolutiste ratiboiser…Gaffe ce sont eux les terroristes !!!

 

 

( à suivre)